Les Subsistances

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Les Subsistances sont un lieu culturel de diffusion et de production artistique situé dans le 1e arrondissement de Lyon qui associe aujourd’hui un laboratoire de création (théâtre, danse et cirque contemporain) et l’École nationale des beaux-arts de Lyon qu'elle abrite depuis 2007. Le site comprend 22 500 m2 de bâtiments (dont 8 300 m2 de surface rénovée) et 16 000 m2 de terrain.

Histoire du site[modifier | modifier le code]

Un couvent jusqu'au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

C'est en 1640 que les visitandines (sœurs de l’Ordre de la Visitation) acquièrent l'actuel terrain du quai de Saône, entre les collines de Fourvière et de la Croix-Rousse, pour y construire un petit cloître et une église. L’ensemble forme alors le couvent Sainte-Marie des Chaînes, ainsi baptisé parce qu'en amont de la Saône, les douaniers disposaient des chaînes en travers de la rivière pour déjouer les réseaux contrebandiers qui voulaient s'introduire à Lyon par voie fluviale[1].

Pour faire face au manque de place et à l'affluence des jeunes sœurs, l'on décida de la construction d'un couvent plus important. Selon la légende, la mère supérieure (Sépharique d'Honoraty) aurait déclaré, faisant référence aux difficultés financières que subissaient les sœurs dès le début du XVIIIe siècle : Pour rédimer nos dépenses, nous nous passerons d'architecte. Je ferai les plans moi-même, et que le Bon Dieu nous patafiole si nous n'y arrivons point ![2]

Le bâtiment fraîchement construit s'effondre avant d'être reconstruit, ce qui n'est pas sans aggraver la situation financière du couvent.

En 1789, celui-ci est déclaré propriété nationale et les nonnes en sont chassées par la Révolution en 1792. Elle le quittent définitivement.

France-lyon-conservatoire-musique-cour1.jpg

Les Subsistances militaires au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L’armée prend possession du site en 1807, en faisant un lieu de stockage et de campement militaire. En 1840, l’armée construit le grand carré, appelé alors la Manutention Sainte-Marie des Chaînes. Il y sera fabriqué de la farine et du pain, conditionné du café, du tabac et du vin pour les soldats casernés, et ce jusqu'en 1991[3],[4].

Une verrière métallique est construite sur la cour centrale en 1870, dans le style de l’École Eiffel. Trois moulins à blé sont bâtis, en 1853, 1870 puis 1890, ainsi qu'une boulangerie, permettant au site d'assurer une très importante fabrication de pain qui alimentera les camps militaires de la région en temps de paix et les fronts pendant les guerres.

Ce n'est qu'en 1941 que le site, occupé par l'armée jusqu'en 1991, est rebaptisé Subsistances militaires. En 1995, l'État rend possession du site à la Ville de Lyon.

Un pôle de création artistique depuis 1998[modifier | modifier le code]

Photo prise depuis les toits de la Basilique Notre-Dame de Fourvière.

Rénové à plusieurs reprises depuis 1997, notamment sous l'impulsion de Gérard Collomb, maire de Lyon, il abrite aujourd'hui un laboratoire de création et, depuis , l’École nationale des beaux-arts de Lyon, à la suite d'une tranche de travaux s'échelonnant de à [1].

Guy Walter et Cathy Bouvard reprennent en 2003 la direction des Subsistances et créent le Laboratoire international de création artistique.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Les Subsistances sont situées au 8bis, quai Saint-Vincent, dans le Ier arrondissement de Lyon.

  • Lignes de bus C14, 19, 31, 40
  • Stations Vélo'v : Quai Saint-Vincent (Homme de la Roche) - Quai Pierre Scize (Homme de la Roche)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Site Officiel de la Ville de Lyon - Les Subsistances
  2. Site Officiel des Subsistances
  3. Site Officiel des Subsistances - Les Subsistances militaires
  4. Jean Pelletier et Charles Delfante (préf. Gérard Collomb), Atlas historique du Grand Lyon, Seyssinet-Pariset, Éditions Xavier Lejeune-Libris, , 228 p. (ISBN 978-2-907608-40-4), p. 126-131

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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