Afrique subsaharienne

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L'Afrique subsaharienne est l'espace coloré en vert sur la carte.

L'Afrique subsaharienne, ou l'Afrique au Sud du Sahara (également l’Afrique noire), est l'étendue du continent africain au sud du Sahara, séparée écologiquement, culturellement, ethniquement et technologiquement des pays du nord par le climat rude du plus vaste désert chaud du monde. C'est une zone vulnérable au dérèglement climatique.

Description[modifier | modifier le code]

Regroupant 48 pays (îles comprises), l'Afrique subsaharienne comptait environ 1.001 milliards d'habitants en 2015[1], un chiffre qui devrait atteindre 1,5 milliard en 2050.

Bien que ses pays connaissent une croissance économique rapide, l'Afrique subsaharienne reste une des parties du monde la plus démunie et la moins développée. Sur le plan sanitaire, elle est frappée par les fléaux de la malnutrition, du sida, des taux élevés de mortalités maternelle et infantile[2] et un accès pauvre aux soins de santé. Malgré les hausses de scolarité au cours des dernières décennies, des millions de jeunes, surtout des filles[3], ne reçoivent pas d'enseignement élémentaire.

L'Afrique subsaharienne[4] est généralement subdivisée en quatre sous-régions connues sous les noms d'Afrique de l'Ouest, d'Afrique de l'Est, d'Afrique centrale et d'Afrique australe.

Étymologie[modifier | modifier le code]

L'Afrique subsaharienne est aussi appelée Afrique noire car elle est principalement peuplée d'individus ayant la peau de couleur noire, par opposition à l'Afrique du Nord (appelée aussi Afrique blanche) peuplée principalement par des populations à peau blanche ou hâlée (Berbères, Égyptiens, Arabes).

Environnement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Écozone afrotropicale.

Énergie[modifier | modifier le code]

Les Nations unies ont adopté en 2015 des objectifs de développement durable pour 2030.
L'accès à une énergie bon marché, fiable et moderne en fait partie[5].

Bien que bénéficiant d'un ensoleillement exceptionnel (un km2 de désert reçoit en moyenne par an « une énergie solaire équivalent à 1,5 million de barils de pétrole. La surface totale des déserts sur la planète entière fournirait plusieurs centaines de fois l'énergie utilisée actuellement dans le monde »[6]), et malgré quelques projets de coopération et développement sur ce thème, l'Afrique subsaharienne manque d'infrastructure de production solaire et éolienne, laissant en 2017 encore un demi-milliard de personnes sans accès à l'électricité selon un rapport de la Banque mondiale de février 2017[5].

Dans le monde presque tous les pays ont mis en place un cadre réglementaire et légal destiné à favoriser ce type d'énergie, mais les pays africains sont en retrait pour leurs politiques environnementales favorisant l'accès à l'énergie. "Jusqu'à 40% d'entre eux sont dans la zone rouge, ce qui veut dire qu'ils ont à peine commencé à prendre des mesures pour accélérer l'accès à l'énergie", selon la banque mondiale[5]. Quelques pays (en 2017 : le Kenya, la Tanzanie, l'Ouganda, et d'autres) se classent mieux et l'Afrique du Sud, le Maroc et la Tunisie sont en meilleure situation énergétique[5].

Le rapport de la Banque mondiale, qui sera revu tous les deux ans, est un moyen pour les différents pays de comparer leurs politiques au niveau régional et mondial pour essayer d'atteindre cet objectif dans les délais fixés[5].
La Banque mondiale a un portefeuille de prêts d'environ 1,6 milliard de dollars en faveur de l'accès à l'énergie mais qui s'est surtout constitué en Asie et en Amérique latine. L'Afrique progresse cependant avec en 2016-2017 260 millions de dollars de nouveaux projets prévus pour l'accès à une énergie locale au Kenya, au Rwanda, au Niger et en Zambie[5].

Le projet Desertec, qui visait à couvrir 0,3 % des 40 millions de km2 de déserts de la planète en centrales solaires thermiques, permettrait de couvrir les besoins électriques de la planète en 2009 (environ 18 000 TWh/an)[7],[8], mais plutôt au profit de pays riches périphériques et il semble avoir été au moins provisoirement gelé.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'Afrique subsaharienne, qui ne comptait aucune ville de plus de un million d'habitants il y a soixante ans, en affiche trente-huit en 2010.

Mortalité infantile[modifier | modifier le code]

L'Afrique subsaharienne reste la région du monde où l'on enregistre le plus fort taux de mortalité infantile (121 pour mille contre 7 pour mille dans les pays développés). Mais un rapport conjoint de l'Unicef, l'OMS et la Banque mondiale souligne que des progrès notables ont été accomplis. Ce taux a en effet diminué entre 1990 et 2010 dans la plupart des États concernés, à l'exception de la Somalie, du Zimbabwe et du Cameroun. Quatre pays - Madagascar, le Liberia, l'Érythrée et le Malawi - sont même en passe d'atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Ce plan, adopté en l'an 2000 par les Nations unies, a pour but d'éradiquer la pauvreté dans le monde d'ici à 2015. Parmi les moyens d'y parvenir : réduire la mortalité infantile de deux tiers. Chiffre cible pour l'Afrique subsaharienne : 58 pour mille[9].

Économie[modifier | modifier le code]

L'Afrique subsaharienne est la partie du continent la plus démunie, notamment en matière économique, et la plus mouvementée politiquement : en effet, disposant d'un PIB par habitant très faible (environ 1000 dollars PPA/an) et d'un IDH de 0,465 (moyenne mondiale de 0,729). Le nombre des mal nourris (206 millions de personnes) a augmenté de 37 millions sur les dix dernières années[10].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Données; Afrique sub-saharienne », sur Banque Mondiale, (consulté le 17 mai 2017)
  2. « L'Afrique subsaharienne : le taux de mortalité maternelle le plus élevé au monde », sur AMREF, (consulté le 29 septembre 2014)
  3. « 16 millions de jeunes filles sont hors du système scolaire en Afrique subsaharienne (spécialiste) », sur seneweb.com, (consulté le 29 septembre 2014)
  4. www.imf.org Exemple d'utilisation officielle
  5. a, b, c, d, e et f Développement des énergies renouvelables: l'Afrique subsaharienne en retard , d'après dépêche AFP du 15 février 2017
  6. Projet Desertec, site RTLinfo.be
  7. Thomas Schnee, « Désertec : un projet solaire de 400 milliards d'euros », lexpress.fr, (consulté le 25 juillet 2011).
  8. Brève d'information Actu-Environnement du 2009/08/24
  9. GEO N°403 de septembre 2012 p.18
  10. Rapport annuel de la FAO (30/10/2006) cité dans Alain Faujas, « 854 millions d'affamés dans un monde plus riche » dans Le Monde du 30/10/2006, [lire en ligne]