Étourneau sansonnet

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Sturnus vulgaris

Sturnus vulgaris
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Adulte nourissant un juvénile

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Sturnidae
Genre Sturnus

Nom binominal

Sturnus vulgaris
Linnaeus, 1758

Répartition géographique

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populations autochtones :

     /    Zones de nidification, en été

     /    Zones de nidification, permanentes

     /    Zones d'hivernage

populations introduites :

     /    Zones de nidification, en été

     /    Zones de nidification, permanentes

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

L'Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) est une espèce de passereaux de la famille des sturnidés, originaire de la plus grande partie de l'Eurasie, mais qui a été introduit en Afrique du Sud, en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande, et qui occupe désormais tous les continents excepté l’Antarctique[1].

C'est l'une des quelques espèces qui semble bien s'adapter au contexte urbain. Ses populations urbaines et périurbaines se sont récemment densifiées, au point de le faire considérer localement comme espèce envahissante.

Description morphologique[modifier | modifier le code]

L'étourneau sansonnet est devenu l'un des oiseaux les plus familiers dans les régions tempérées, avec son corps rondelet, ses ailes courtes, triangulaires et pointues, sa queue courte et carrée.

L'étourneau sansonnet a une longueur de 17 à 22[2] cm pour un poids variant de 60 à 95 g. Son envergure est de 37 cm en moyenne.

Il a le bec conique, long, fin, pointu. Ses pattes sont longues et fines, brun rosé et son œil est brun foncé.

L'adulte en plumage nuptial est noir et brillant avec des reflets iridescents verts et rouge violacé, et moucheté de blanc sur le dos et le bas du ventre. Le bec est jaune.

Le plumage internuptial est similaire, mais a perdu de ses reflets iridescents, et les taches claires de la partie inférieure remontent jusqu'à la gorge et sont plus nettes sur le dos. Le bec est sombre.

L'espèce présente un discret dimorphisme sexuel : la femelle est plus terne, mais présente plus de taches sur la face ventrale. Les juvéniles sont d'un brun terne ; dans leur premier hiver, ils ressemblent aux adultes, mais sont plus bruns, spécialement sur la tête. Le dessus de leur corps est gris-brun, le dessous est plus clair.

L'espèce ne peut guère être confondue avec les autres que dans la péninsule Ibérique, en hiver, où il faut la distinguer de l'espèce très voisine Sturnus unicolor, qui comme son nom l'indique, a moins de taches sur son plumage.

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Comportement[modifier | modifier le code]

Locomotion[modifier | modifier le code]

Étourneau sansonnet en vol.

L'étourneau marche ou trottine, plutôt que de sautiller. Son vol est énergique et direct, grâce à ses ailes et à sa queue courtes.

Il peut parcourir jusqu'à 1 500 kilomètres lors de ses migrations pour atteindre des sites d'alimentation, et atteindre des vitesses comprises entre 60 et 80 km/h[3].

Alimentation[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une espèce omnivore, principalement insectivore et frugivore. À l'état sauvage, l'étourneau s'alimente principalement de petits invertébrés (cousin, différents lépidoptères...), dont la nature varie selon son habitat, qu'il trouve dans le sol en creusant des trous à l'aide de son bec pointu[4],[5]. Parmi les fruits qu'il absorbe, se trouvent cerises, olives, raisin

Il forme des rassemblements d'individus au niveau de ses sites d'alimentation[5].

Comportement social[modifier | modifier le code]

Nuée d'étourneaux
Nuée d'étourneaux au-dessus de Rennes, octobre 2014.

Cet oiseau peut être solitaire comme il peut aussi former des nuées de plus de 100 000 individus, qui s'organisent en dortoirs pour la nuit. Lorsqu'elle est grégaire, cette espèce donne un spectacle impressionnant à voir et à entendre, en particulier le soir quand les oiseaux viennent se percher dans des buissons de roseaux ou les arbres, attirant par là souvent des oiseaux de proie tels que les émerillons ou les éperviers. Originaire des forêts de feuillus, l'étourneau s'est établi au voisinage de l'homme : de grandes bandes (exceptionnellement jusqu'à un million d'individus), peuvent se former dans les centres des villes, où leurs fientes provoquent beaucoup de désagréments.

Comportement vocal[modifier | modifier le code]

Le chant de l'étourneau est un pot-pourri à la tonalité aiguë, peu musical, entrecoupé de sifflements, de chants imités et de cliquetis[6].

Chez l'étourneau, le mâle comme la femelle peuvent chanter[7]. Cependant, la femelle ne chante qu'en dehors de la période de reproduction et son chant est plus stéréotypé que celui du mâle[7],[8].

Les vocalisations de l'étourneau sont extrêmement variables et se divisent en deux principales catégories : les sifflements et les gazouillis, aux structures très différentes[9]. Les sifflements sont composés de vocalisations courtes, de forte intensité, et constituent les classes I et II du chant. La classe I des sifflements rassemble les sifflements communs à plusieurs individus voire à l'espèce, tandis que les sifflements de classe II sont caractéristiques d'un individu. Les gazouillis, qui constituent la classe III du chant, sont d'intensité plus faible et sont composés par la succession complexe et extrêmement organisée de plusieurs « motifs » qui peuvent également se répéter[10]. Les gazouillis sont plutôt caractéristiques d'un individu et comportent de nombreuses imitations[10].

Le contexte social de l'utilisation de ces vocalisations diffère entre les sifflements et les gazouillis. Ainsi, les sifflements sont plutôt utilisés dans les interactions entre mâles[9] tandis que les gazouillis sont plutôt utilisés dans les interactions mâle-femelle[10]. Le chant des mâles est très variable, mais l'influence de ses variations sur le choix du partenaire sexuel par la femelle est encore mal connu[11].

Développement du chant et influences sociales[modifier | modifier le code]

Les étourneaux font partie de la catégorie des open-ended learners, c'est-à-dire des espèces d'oiseaux qui peuvent apprendre de nouvelles vocalisations tout au long de leur vie [12].

Le sifflement apparaît brutalement vers le neuvième mois de vie de l'étourneau[13]. Le gazouillis, lui, se met en place progressivement, et se développe à partir d'une forme très variable de chant (subsong) qui va progressivement acquérir sa structure définitive et stable et sa forme adulte[13].

L'influence sociale, et notamment d'adultes, est primordiale pour le développement du chant chez l'individu[9],[14],[15]. Ainsi, des oiseaux élevés en captivité sans modèle adulte développent des chants atypiques par rapport à des individus sauvages. L'expression de certaines vocalisations dépend également du contexte social : les individus élevés en captivité ne produisent pas ou peu de sifflements de classe I par rapport à des individus sauvages[9].

Lors de leur développement et de leur vie adulte, les mâles copient majoritairement d'autres individus mâles et les femelles d'autres femelles, créant ainsi des lignées intrasexuelles d'apprentissage du chant[16],[8].

Imitation vocale[modifier | modifier le code]

L'étourneau est une espèce reconnue pour ses grandes capacités de flexibilité et d'imitation vocale. Les étourneaux peuvent apprendre des vocalisations d'autres individus, mais aussi imiter des sons d'autres espèces (merle, loriot, aboiement de chien, voix humaine...) ou encore des sons de leur environnement non biologiques (bruits de porte, alarmes de voiture...)[17],[18],[19],[20],[21].

Grâce à cette faculté d'imitation, le partage de vocalisations est donc courant entre étourneaux, notamment au sein d'un groupe d'individu. Ce partage entre individus reflète ainsi l'organisation sociale et les affiliations au sein d'un groupe, les individus partageant le plus de vocalisations entre eux étant également les individus les plus liés socialement[16]. Ce partage vocal permet de distinguer différentes populations ou colonies entre elles, et peut aboutir à la formation d'un dialecte propre à une population d'étourneaux.


Interactions avec d'autres espèces[modifier | modifier le code]

Étourneau sur un cheval (Islande)

Il semble qu'autrefois, l'étourneau déparasitait certains grands mammifères.
Selon Adrien Linden, les étourneaux sansonnets « sont les amis des bestiaux, des cerfs et autres ruminants. ils vont familièrement se percher sur leur dos et les délivrent de la vermine qui les tourmente. Ils font mieux : ils remplissent auprès d'eux l'office de vétérinaire. Je viens de vous parler des Œstres qui pondent sur les gros animaux, et je vous ai dit que les larves de ces mouches se logent entre cuir et chair et que leur présence détermine une tumeur dans laquelle ces larves vivent grassement ; eh bien, les Sansonnets crèvent ces tumeurs avec leur bec, arrachent les larves qui s'y prélassent et les croquent, à la grande satisfaction des gros animaux, hôtes involontaires de ces parasites. » [22]. Ce comportement a pu régresser ou disparaître avec l'élevage hors-sol et la généralisation d'antiparasitaires.

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Répartition[modifier | modifier le code]

Il est très abondant dans toute l'Europe mais aussi en Asie mineure, en Russie et jusqu'en Mongolie et aussi sur le continent nord américain.

S'il est sédentaire en Europe du Sud et de l'Ouest, ses populations nordiques et orientales migrent en hiver vers ces régions, et même plus loin vers le sud, sur tout le pourtour méditerranéen.

Cette espèce, adaptable et omnivore, est considérée comme « nuisible » dans nombre de pays où elle a été introduite. L'étourneau sansonnet niche dans des trous, dont il chasse volontiers d'autres espèces, ce qui peut entraîner une compétition pour les sites de nidification.

Extensions et régressions[modifier | modifier le code]

Bien qu'il y ait environ 200 millions d'étourneaux en Amérique du Nord, ce sont tous les descendants d'une centaine d'oiseaux (60 en 1890 et 40 en 1891) relâchés dans le Central Park de New York, par Eugene Shieffelin, à la tête d'une société d'acclimatation, qui essayait d'introduire en Amérique du Nord toutes les espèces d'oiseaux mentionnées dans les œuvres de William Shakespeare[réf. nécessaire]. Un siècle après leur introduction, en se multipliant rapidement, les étourneaux ont conquis toute l'Amérique du Nord jusqu'en Alaska. Les descendants de ces étourneaux peuvent poser problème en Amérique du Nord, parce que des espèces indigènes perdent des sites de nidification au profit des étourneaux, plus agressifs. Il s'agit d'espèces telles que le merle bleu, l'hirondelle noire, l'hirondelle bicolore, ainsi que certaines des plus petites espèces de pics.

Habitat[modifier | modifier le code]

L'étourneau s'accommode d'un grand nombre d'habitats, et on peut le trouver dans tous les environnements assez ouverts, des terres agricoles aux prés-salés, des zones arides aux zones boisées, et de plus en plus fréquemment en pleine ville.
Il nidifie dans les trous d'arbre en forêt ; dans les nichoirs de jardin, dans les fissures des murs et des toits en ville. Il affectionne aussi les ruines et la chaleur des villes en hiver[2].

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Colonisation urbaine[modifier | modifier le code]

C'est avec le rat, le pigeon, le merle noir et la mouette rieuse, l'une des rares espèces qui s'est récemment très bien adaptée aux grandes villes. L'environnement urbain et tout particulièrement l'éclairage nocturne et le phénomène dit de « pollution lumineuse » ont fortement modifié son comportement : l'étourneau est en effet un oiseau diurne qui a une très mauvaise vision nocturne. Si dans leur environnement nocturne normal, les étourneaux se rassemblent la nuit en dortoirs, ils y restent calmes et silencieux, même quand 300 000 étourneaux y sont dérangés par un prédateur (renard, chat, rapace nocturne…) alors qu'en ville où le halo lumineux est de plus en plus intense et permanent, ces mêmes étourneaux sont beaucoup plus actifs et nerveux, se déplaçant à n'importe quelle heure de la nuit quand ils sont dérangés[23].

Systématique[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

L'étymologie de sansonnet est incertaine, ce terme pourrait dériver de Samson ou de sassonet « crible », l'oiseau étant criblé de petites taches[24].

L'étourneau est parfois paré du titre flatteur de "grive mordorée" dans les pâtés dont il est l'objet.

Taxonomie[modifier | modifier le code]

On distingue plusieurs sous-espèces :

  • Sturnus vulgaris caucasicus
  • Sturnus vulgaris faroensis - l'étourneau des Féroé
  • Sturnus vulgaris granti
  • Sturnus vulgaris humii
  • Sturnus vulgaris minor
  • Sturnus vulgaris nobilior
  • Sturnus vulgaris poltaratskyi
  • Sturnus vulgaris porphyronotus
  • Sturnus vulgaris purpurascens
  • Sturnus vulgaris tauricus
  • Sturnus vulgaris vulgaris
  • Sturnus vulgaris zetlandicus - l'étourneau des Shetland

Étourneau des Féroé[modifier | modifier le code]

S. v. faroeensis est la plus grande des sous-espèces. Le plumage des mâles adultes est noir avec des reflets bleus en hiver, verts en été. On ne trouve cette sous-espèce que dans les Îles Féroé. À l'origine, les étourneaux d'Écosse et d'Angleterre étaient semblables à ceux du continent, mais ils s'éteignirent en Écosse avant 1800, et devinrent rares en Angleterre. Ce n'est qu'un siècle après, vers 1900, que les S. v. vulgaris recolonisèrent en provenance du continent, et depuis, vers 1940, cette sous-espèce s'est étendue à l'Islande, où ils prospèrent, à l'Est et à l'Ouest. On trouve S. v.vulgaris occasionnellement dans les Îles Féroé.

[réf. nécessaire]

L'étourneau sansonnet et l'Homme[modifier | modifier le code]

Les nuisances provoquées par l'étourneau sansonnet[modifier | modifier le code]

Une nuée de sansonnets au Danemark en février 2006.

Opportunistes et agressifs, ces oiseaux peuvent concurrencer l'existence d'autres passereaux, en particulier dans les pays où ils ont été introduits, comme en Amérique du Nord.

Par la puissance du nombre, ils sont capables de causer d'importants dégâts aux récoltes dans les champs, les cultures maraîchères et les vergers[6].

En ville, leurs déjections peuvent abîmer les monuments situés sous leurs dortoirs ou leurs lieux de station. Souvent, aux périodes de migration, il arrive que plusieurs centaines d'étourneaux se posent sur un seul arbre, et en laissent tomber des fientes en quantité impressionnante, à même de combler le pare-brise d'une voiture ou de détériorer tout autre objet se trouvant en dessous.

Le bruit qu'ils produisent, lorsqu'ils sont en nombre, peut aussi être fort gênant la nuit quand leurs dortoirs sont à proximité d'habitations humaines.

Législation[modifier | modifier le code]

En raison de leur expansion, des mesures de contrôle de population ont parfois été nécessaires dans certaines régions.

Au Royaume-Uni, par contre, l'espèce est protégée, car ses effectifs se raréfient. Il en est de même dans plusieurs pays d'Europe de l'Est, où elle n'est présente qu'en été (et où elle débarrasse les agriculteurs des chenilles et autres insectes nuisibles).

Il est légal, par contre, aux États-Unis et au Canada, de tuer les étourneaux en tous temps.

[réf. nécessaire]

Campagnes d'effarouchement[modifier | modifier le code]

L'effarouchement des étourneaux consiste à les effrayer pour les inciter à changer de dortoir. Cette opération a un intérêt dans les endroits où les rassemblements infligent des nuisances importantes à la population humaine (bruit, fientes). Elle consiste à émettre des bruits, des sons impulsifs, intenses et surtout brefs. On utilise des fusées (crépitantes, sifflantes, détonantes), des effaroucheurs acoustiques (appareils émettant des cris de prédateurs et surtout – ils sont plus efficaces – des cris de détresse d'étourneau ou de geai), des fusils-laser[réf. nécessaire]. On peut demander le concours de la population qui doit utiliser des casseroles, des instruments de musique… Les méthodes d'effarouchement doivent être changées régulièrement car l'étourneau a une grande capacité d'adaptation.

Exemple d'une campagne d'effarouchement[25] :

  • 1er soir : quand il fait nuit noire, alors que les oiseaux sont prêts à dormir, on les réveille en faisant le plus de bruit possible ;
  • 1er matin : avant le lever du soleil, on réveille les oiseaux et on les force à quitter le dortoir ;
  • 2e soir : avant la tombée de la nuit et jusqu'à la nuit noire, on tente d'empêcher les oiseaux de venir se poser sur les arbres ;
  • 2e matin : avant le lever du soleil, on réveille les oiseaux et on les force à quitter leurs dortoirs ;
  • 3e soir : avant la tombée de la nuit et jusqu'à la nuit noire, on empêche les oiseaux de venir se poser sur les arbres (comme le jour précédent).

Pendant les opérations, il faut s'assurer que les oiseaux ne choisissent pas un autre site où ils sont indésirables.

Plus récemment, certaines municipalités ont recours à l'effarouchement par des rapaces. En lien avec des fauconniers professionnels, la technique consiste à faire voler un oiseau de proie (le plus souvent une buse ou un faucon, plus rarement un autour ou un épervier, selon l'espèce indésirable) afin de dissuader les nuisibles.

Utilisation[modifier | modifier le code]

L'étourneau est parfois consommé en pâté.

L'animal est apprécié de certains chasseurs amateurs de petits oiseaux car, avec des cartouches de petits plombs, ils peuvent tuer plusieurs oiseaux d'un coup sans grande difficulté (remarque : le plomb est une munition toxique, qui peut être facteur de saturnisme pour le consommateur…). La France est un des derniers pays d'Europe occidentale à encore utiliser des filets, généralement rabattants, pour la capture des étourneaux, ce moyen permettant d'en prendre plus d'une centaine à la fois. A contrario, en Belgique, la tenderie (capture de passereaux au filet, au trébuchet, etc.) et toute autre forme de capture (à la glu) de passereaux sauvages est interdite depuis 1993, ainsi que la détention de ces moyens de capture. D'ailleurs, le tir des passereaux en général y est également prohibé. Dans les villes où l'étourneau n'est pas détruit, abonde et peut devenir une nuisance, on promeut la réintroduction ou la protection de certains prédateurs (rapaces diurnes, fouine) et des destructeurs naturels de ses couvées et nichées (corvidés,écureuil...). À Paris et à Bruxelles, notamment, faucon crécerelle et faucon pèlerin sont ainsi devenus des nidificateurs assidus limitant les populations pléthoriques d'étourneaux, mais aussi de pigeons domestiques, proies favorites de ce second rapace.

Variété domestique[modifier | modifier le code]

Seul un individu de variété brune, issu d'élevage, est considéré comme étant un animal domestique en droit français. Les autres formes de cet oiseau relèvent donc de la législation concernant les animaux sauvages[26].

L'étourneau est un oiseau spontanément bruyant, et bon imitateur, comme beaucoup d'espèces dans sa famille. En captivité, il apprend vite à imiter toutes sortes de sons et de paroles, à tel point qu'il a été surnommé le « mainate du pauvre ».

L'étourneau sansonnet dans la culture[modifier | modifier le code]

Dans la langue française[modifier | modifier le code]

L'expression « roupie de sansonnet » est utilisée pour désigner une chose négligeable : c'est de la roupie de sansonnet. Le mot « roupie » est utilisé ici dans sa vieille acception de morve, goutte au nez.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Christopher Feare, The Starling, Oxford, Oxford University Press, , 315 p. (ISBN 978-0-19-217705-6)
  2. a et b Ursula Stichmann-Marny, Erich Kretzschmar & Wilfried Stichmann, Guide Vigot de la faune et de la flore, Éditions Vigot, , 448 p. (ISBN 978-27114132-7-0 et 2-7114-1327-6), p. 61
  3. (en) George M. Linz, H. Jeffrey Homan, Shannon M. Gaulkler, Linda B. Penry et William J. Bleier, « European Starling: A review of an invasive species with far-reaching impacts », dans G. W. Witmer, W. C. Pitt, K. A. Fagerstone, Managing vertebrate invasive species: proceedings of an international symposium., Fort Collins, Colorado, USA, USDA/APHIS/WS, National Wildlife Research Center, (présentation en ligne), p. 378-386.
  4. (en) Nikolaas Tinbergen, « Foraging Decisions in Starlings (Sturnus vulgaris L.) », Netherlands Ornithologists' Union,‎ (lire en ligne).
  5. a et b (en) Melissa Bateson et Lucy Asher, « The European Starling », dans R. Hubrecht et J. Kirkwood, The UFAW Handbook on the Care and Management of Laboratory and Other Research Animals, Oxford, Wiley-Brackwell, , 8e éd., 837 p. (ISBN 9781405175234 et 9781444318777, DOI 10.1002/9781444318777.ch45, présentation en ligne).
  6. a et b J.A. MacMahon, Deserts, National Audubon Society Nature Guides, Knopf A.A. Inc, 1997 (ISBN 0-394-73139-5), p. 604.
  7. a et b (en) Laurence Henry et Martine Hausberger, « Differences in the social context of song production in captive male and female European Starlings », Comptes Rendus de l'Académie des Sciences - Sciences de la Vie, série III, vol. 324, no 12,‎ , p. 1167-1174 (DOI 10.1016/S0764-4469(01)01394-4, résumé).
  8. a et b Laurence Henry, « Influence du contexte sur le comportement vocal chez l’oiseau », Bulletin de la Société zoologique de France, vol. 123, no 3,‎ , p. 231-238 (ISSN 0037-962X).
  9. a, b, c et d (en) Martine Hausberger, « Social influences on song acquisition and sharing in the European starling (Sturnus vulgaris) », dans Charles T. Snowdon et Martine Hausberger, Social Influences on Vocal Development, Cambridge, Cambridge University Press, , 362 p. (ISBN 9780521017978, DOI 10.1017/CBO9780511758843.008, présentation en ligne), p. 128-156.
  10. a, b et c (en) Martine Adret-Hausberger et Peter F. Jenkins, « Complex Organization of the Warbling Song in the European Starling Sturnus vulgaris », Behaviour, vol. 107, no 3-4,‎ , p. 138-156 (JSTOR 4534727, résumé).
  11. Marion Coulon (dir : Laurence Henry), Rennes, Université de Rennes 1 (mémoire de Master 1) Variabilité interindividuelle du chant des mâles chez l’étourneau sansonnet Sturnus vulgaris : conséquences sur le choix de partenaire sexuel par les femelles, 2007, 21 p.
  12. (en) Marcel Eens, Rianne Pinxten et Rudolf Verheyen, « Song learning in captive European Starlings, Sturnus vulgaris », Animal Behaviour, vol. 44, no 6,‎ , p. 1131-1143 (ISSN 0003-3472, DOI 10.1016/S0003-3472(05)80325-2, résumé).
  13. a et b (en) Martine Adret-Hausberger, « Song Ontogenesis in Starlings Sturnus vulgaris: Are Song and Subsong Continuous? », Bird Behaviour, vol. 8, no 1,‎ , p. 8-13 (DOI 10.3727/015613888791871278, résumé).
  14. (en) Poirier Colline, Henry Laurence, Maryvonne Mathelier, Sophie Lumineau, Hugo Cousillas et Martine Hausberger, « Direct Social Contacts Override Auditory Information in the Song-Learning Process in Starlings (Sturnus Vulgaris). », Journal of Comparative Psychology, vol. 118, no 2,‎ , p. 179-193 (PMID 15250805, DOI 10.1037/0735-7036.118.2.179, résumé)
  15. (en) Bertin Aline, Martine Hausberger, Laurence Henry et Marie-Annick Richard-Yris, « Adult and Peer Influences on Starling Song Development. », Developmental Psychobiology, vol. 49, no 4,‎ , p. 362-374 (ISSN 0012-1630, DOI 10.1002/dev.20223, résumé).
  16. a et b (en) Martine Hausberger, Marie-Annick Richard-Yris, Laurence Henry, L. Lepage et I. Schmidt, « Song sharing reflects the social organization in a captive group of European starlings (Sturnus vulgaris) », Journal of Comparative Psychology, vol. 109, no 3,‎ , p. 222-241 (DOI 10.1037/0735-7036.109.3.222, résumé).
  17. (en) Andrew M. Hindmarsh, « Vocal mimicry in Starlings », Behaviour, vol. 90, no 4,‎ , p. 302-324 (ISSN 0005-7959, JSTOR 4534373, résumé).
  18. (en) Fernando Nottebohm, « The Origins of Vocal Learning », The American Naturarilst, vol. 106, no 947,‎ , p. 116-140 (ISSN 0003-0147, JSTOR 2459841, résumé).
  19. (en) Meredith J. West, A. Neil Stroud et Andrew P. King, « Mimicry of the Human Voice by European Starlings: The Role of Social Interaction », The Wilson Bulletin, vol. 95, no 4,‎ , p. 635-640 (ISSN 0043-5643, résumé).
  20. (en) Meredith West et Andrew P. King, « Mozart's Starling », American Scientist, vol. 78, no 2,‎ , p. 106-114 (ISSN 0003-0996, résumé).
  21. (en) Martine Hausberger, Peter F. Jenkins et J. Keene, « Species-Specificity and Mimicry in Bird Song: Are They Paradoxes? A Reevaluation of Song Mimicry in the European Starling », Behaviour, vol. 117, no 1-2,‎ , p. 53-81 (ISSN 0005-7959, JSTOR 4534930, résumé).
  22. Adrien Linden, Lecture du Jeudi, Un nid d'oiseau. Les défenseurs de l'agriculture, 5e édition, Paris, Librairie Ch; Delagrave, voir p. 80 à 82
  23. Marc Théry, du CNRS et Muséum national d'histoire naturelle, article « L'éclairage artificiel trouble les rythmes biologiques » (Espace des sciences)
  24. Définitions lexicographiques et étymologiques de « sansonnet » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  25. Faites du bruit pour effrayer les étourneaux, campagne d'effarouchement de la ville de la Roche-sur-Yon, 13, 14 et 15 novembre 2006 (3e opération).
  26. Arrêté du fixant la liste des espèces, races ou variétés d'animaux domestiques

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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