Étourneau unicolore

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Sturnus unicolor

L’Étourneau unicolore (Sturnus unicolor) est une espèce de passereau de la famille des Sturnidae. Très similaire à l'étourneau sansonnet dont il diffère principalement par sa couleur noire uniforme, l'étourneau unicolore se rencontre surtout sur le pourtour méditerranéen[1].

Historique et dénomination[modifier | modifier le code]

L'espèce Sturnus unicolor a été décrite pour la première fois par le zoologiste néerlandais Coenraad Jacob Temminck en 1820[2].

Description morphologique[modifier | modifier le code]

Un étourneau unicolor juvénile brun
L'étourneau unicolore juvénile présente un plumage brun.

L'étourneau unicolore mesure en moyenne entre 22 et 23 centimètres et pèse entre 70 et 100 grammes pour les femelles et entre 80 et 115 grammes pour les mâles[3].

Le corps est rond, le bec plutôt long et la queue courte.

Le plumage est intégralement noir avec des reflets métalliques iridescents. En dehors de la saison de reproduction, le plumage comporte des multiples taches blanches à l’extrémité de ses plumes sur le dos, la tête et la poitrine. L'iris est brun[3],[4].

Un dimorphisme sexuel est présent. La femelle est généralement moins brillante que le mâle. En période de reproduction, le bec de ce dernier est jaune et la base de son maxillaire inférieur est bleutée, tandis qu'elle est rosée chez la femelle. Cette dernière présente un cercle clair autour de son iris que n'a pas le mâle[3],[4].

Les juvéniles sont bruns.

Comportement[modifier | modifier le code]

Locomotion[modifier | modifier le code]

Alimentation[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une espèce omnivore, dont le régime alimentaire varie selon les saisons. En automne, l'étourneau unicolore absorbe principalement des fruits sauvages ou cultivés (cerises, prunes, olives), des graines, parfois des céréales, alors qu'au printemps et en été il se nourrit principalement de petits invertébrés, notamment des coléoptères. Il peut également consommer de petits amphibiens et lézards[3],[1].

Comportement social[modifier | modifier le code]

L'étourneau unicolore est une espèce particulièrement sociale. Comme l'étourneau sansonnet auquel il peut parfois de mêler lorsqu'ils se côtoient dans les mêmes zones, il peut former de grands rassemblements d'individus.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Œufs d'étourneau unicolore - Muséum de Toulouse.

Il peut s'hybrider avec l'étourneau sansonnet[1]. La femelle pond entre 3 et 6 œufs. Les jeunes sont autonomes à partir de l'âge de 3 semaines[5].

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Distribution géographique[modifier | modifier le code]

Son aire de répartition s'étend depuis l'Espagne et le Portugal, en Corse, en Sardaigne, en Sicile et jusqu'au Nord de l'Afrique (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye)[1]. L'étourneau unicolore est également retrouvé en Grèce, à Malte, Son aire de répartition chevauche également celle de l'étourneau sansonnet notamment en Espagne et dans le Sud de la France[3].

L'étourneau unicolore est principalement sédentaire.

Habitat[modifier | modifier le code]

Il occupe des environnements agricoles, urbains et périurbrains. L'étourneau unicolore niche dans des cavités comme des trous situés dans des troncs d'arbre, des fissures...

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Philippe Clergeau et J-D Vigne, Institut national de la recherche agronomique, Muséum national d'histoire naturelle, « L'étourneau sansonnet : Sturnus vulgaris », dans M.Pascal, O. Lorvelec, J.-D. Vigne, P. Keith & P. Clergeau, Évolution holocène de la faune de Vertébrés en France : invasions et disparition, 381 p. (lire en ligne), p. 253-254.
  2. Temminck 1820 Manuel d'ornithologie éd.2 1 p.133
  3. a, b, c, d et e (en) Adrian Craig et Chris Feare, « Spotless Starling », dans Adrian Craig, Chris Feare, Starlings and Mynas, Londres, Christopher Helm Publishers Ltd, coll. « Helm Identification Guides », (ISBN 978-0713639612).
  4. a et b Javier Blasco-Zumeta et Gerd-Michael Heinze, « 417 - Spotless Starling » [PDF] (consulté le 1er octobre 2016).
  5. Alexandre Knochel, « Étourneau unicolore », sur www.oiseaux.net, (consulté le 30 septembre 2016).

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Références taxonomiques[modifier | modifier le code]