Studio des Ursulines

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Studio des Ursulines
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Entrée du cinéma
Lieu Paris 5e
Coordonnées 48° 50′ 34″ nord, 2° 20′ 31″ est
Inauguration
Nb. de salles 1
Capacité 122
Catégorie Art et Essai
Réseau Indépendant
Site web http://www.studiodesursulines.com

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Studio des Ursulines
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Studio des Ursulines

Le Studio des Ursulines est une salle de cinéma du 5e arrondissement de Paris, située au 10, rue des Ursulines.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

En 1925, les comédiens Armand Tallier et Laurence Myrga choisissent l'ancienne salle des Concerts Colonne dans la petite rue des Ursulines pour installer un nouveau type de cinéma, destiné à projeter des films d’avant-garde, à un public éveillé et cultivé : c’est ainsi que naît le cinéma d’avant-garde en France, et qu’apparaît la première salle de cinéma « spécialisée », précurseur des salles « Art et Essai ».

Le Studio des Ursulines présente sa première séance le  ; dans le public on reconnaît entre autres André Breton, Man Ray, Fernand Léger, René Clair, Robert Desnos. Au programme de cette première séance, sont notamment projetés Entracte de René Clair, ou La Rue sans joie de Georg Wilhelm Pabst[1].

Scandale de 1928[modifier | modifier le code]

La salle est le cadre, le , de la première du film de Germaine Dulac, d'après un scénario d'Antonin Artaud, La Coquille et le Clergyman, qui est chahutée par les surréalistes, André Breton et Louis Aragon en tête. Ce scandale entraîne une bagarre et l'arrêt de la projection. Armand Tallier ne fait pas appel à la police et reprend la programmation du film quelques semaines plus tard.

Armand Tallier représente alors le cinéma du cœur et de l’esprit plus que le cinéma de l’argent. Il est d’ailleurs associé, dans les années 1950, à la création du mouvement Art et Essai, avec la naissance de l’AFCAE (Association Française des Cinémas d’Art & d’Essai) en 1955.

Le Studio des Ursulines aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Depuis mars 2003, la programmation du Studio des Ursulines est majoritairement destinée en journée à l'Art & Essai jeune public, et en soirée au cinéma d'animation et/ou à des rencontres type ciné-club.

Accès[modifier | modifier le code]

Le Studio des Ursulines est accessible par les stations de RER (RER)(B) Luxembourg et de métro (M)(7) Place Monge, ainsi que par plusieurs lignes de bus RATP (BUS) RATP 21 27 38 82 85.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

  • Dans le roman "Les Raisins verts" (1950) de Pierre-Henri Simon, Denis Van Smeevorde se rend un soir au Studio des Ursulines pour y voir la présentation d'un film soviétique.
  • Une des dernières scènes du film Jules et Jim se déroule au Studio des Ursulines, où les trois héros se rencontrent par hasard.
  • La fin du film Chantrapas et une scène de Après mai ont été tournées au Studio des Ursulines.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Tumulte aux Ursulines, d'Alexandre Deschamps, Nicolas Droin, Laurent Navarri, 15 minutes, 2007, entretien entre Alain Virmaux et Prosper Hillairet, au Studio des Ursulines, sur le chahut de la Première de La Coquille et le Clergyman [1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Potignon, Nos cinémas de quartier - Les salles obscures de la ville lumière, Parigramme, 162 p. (ISBN 978-2-840-96456-8), p. 20

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]