Strychnos ignatii

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Strychnos ignatii est une espèce de petit arbuste de la famille des Loganiacées, originaire des Philippines. Elle était anciennement appelée Ignatia amara[1].

La fève de Saint-Ignace est sa graine. Elle est, comme la noix vomique, très utilisée en homéopathie pour des troubles du comportement peu importants (anxiété, spasmophilie, trac, syndromes dépressifs en réaction à un choc affectif, troubles du sommeil)[2].

Les graines de cette plante contient deux alcaloïdes la strychnine et la brucine[3]. Étymologie

Étymologie[modifier | modifier le code]

La plante, et surtout son fruit, furent appelés ‘Ignatii’ par Georges Kamel, frère jésuite morave, missionnaire et botaniste (apothicaire) aux Philippines, en hommage à saint Ignace de Loyola, fondateur de l’Ordre religieux auquel il appartenait. Aux Philippines la plante est connue sous les noms de ‘aguwason’, ‘dankkagi ‘(en langue bisaya) or ‘igasud’ (en langue cebuano).

Utilisation pharmacothérapeuthique[modifier | modifier le code]

Orientation homéophatique[modifier | modifier le code]

En homéophatie elle est prescrite souvent pour les patients :

  • hypersensibles
  • émotifs
  • avec des sautes d'humeur
  • plutôt introvertis.

Ces patients peuvent avoir des difficultés à se concentrer, et peuvent somatiser par des spasmes ou d'autres douleurs fonctionnelles.

Le remède homéopathique est utilisé pour des pathologies où le sujet « somatise » en relation avec un épuisement ou de l'anxiété (contractures musculaires du dos, sensation d'étouffer, maux de tête, douleurs diverses à l'estomac, ulcères gastriques et duodénaux…). Il est également utilisé en cas de troubles fonctionnels causés par des contrariétés, entraînant une réaction de stress.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. IPNI
  2. « Ignatia amara : Homéopathie Conseils »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur homeopathie-conseils.fr (consulté le 11 juillet 2017)
  3. (en) Datta De et N. G. Bisset, « Alkaloids of Strychnos ignatii », Planta Medica, vol. 56, no 1,‎ , p. 133 (PMID 17221391, DOI 10.1055/s-2006-960910)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :