Direction de la maintenance aéronautique

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La direction de la maintenance aéronautique est un organisme à vocation interarmées. Elle est chargée d'assurer la meilleure disponibilité des aéronefs du ministère des Armées, d'en maîtriser les coûts et de garantir la cohérence des actions de maintien en condition opérationnelle.

Historique[modifier | modifier le code]

Depuis 1996, la disponibilité des matériels aéronautiques de toutes les armées n’a cessé de se dégrader, jusqu’à atteindre en décembre 2000 un niveau moyen pour l’ensemble des flottes de seulement 54,6 %. Seul un aéronef sur deux est alors en état de voler. Cette situation était due à des causes structurelles (diminution du poids relatif de l’aéronautique militaire dans l’aéronautique générale, restructurations industrielles, etc.), conjoncturelles (fortes contraintes budgétaires), réglementaires (Code des marchés publics, mise en concurrence européenne, etc) et organisationnelles (dispersion des processus et des responsabilités du soutien en service au sein du ministère de la Défense).[réf. nécessaire] Pour retrouver une situation acceptable, la Structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la défense (SIMMAD) est créée par un décret du ministre de la Défense publié le 4 décembre 2000[1].

En 2018, la SIMMAD devient la direction de la maintenance aéronautique, désormais subordonnée au chef d'état-major des armées[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

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"Écu fantaisie au champ d’azur, formé d’une demie rondache, du franc quartier à senestre et d’un demi-carré en diagonale de la pointe au flanc dextre, liseré crénelé du chef et orlé à senestre le tout d’argent ; un demi vol d’or mis en fasce de l’abîme et dépassé à dextre, une ancre stylisée du second métal adextrée posée en fasce ployée à la trabe rompue d’azur foncé ; brochant, une épée haute en pal à une étoile au chef, les deux également d’argent, en franc canton senestre de la pointe un V d’azur foncé surmonté d’un tourteau de gueules lui-même d’un foudre à huit flammes d’azur foncé" L’insigne est construit sur un carré basculé fondu avec un disque, le tout de la couleur du ciel ; le carré représente les quatre participants, le rond symbolise l’effort mutuel d’intégration, mais aussi l’aspect global de la mission de la SIMMAD. Chaque participant est identifiable par un symbole qui lui est propre :

  • une aile d’or pour l’armée de l’air ;
  • un glaive pour l’armée de terre ;
  • une ancre d’argent pour la marine ;
  • le logo de la DGA (flèche, bouclier et point cible) ;
  • la flamme de la grenade de la gendarmerie.

L’aile porte l’ensemble car la SIMMAD est un Organisme à Vocation Interarmées (OVIA) rattaché à l’armée de l’air. Elle s’appuie sur le bouclier de la DGA. L’extrémité de ce même bouclier est mise en commun avec le corps de l’ancre dont les deux pattes épousent le bord gauche du carré. Le glaive de l’armée de terre est posé sur la diagonale du carré ; il pointe résolument vers l’avenir symbolisé par une étoile. La flamme de la grenade brûle sur le point rouge de la DGA. Pouvant figurer un avion, l’étoile représente le caractère aéronautique de la mission de la SIMMAD. Le mouvement enveloppant symbolisé sur le pourtour de l’insigne traduit la volonté d’intégration, tout en restant soumis aux directives des états-majors que l’étoile représente également. Enfin le secteur de roue dentée est emprunté aux mécaniciens : il représente les aspects technico-logistiques des activités de la SIMMAD.

Implantation[modifier | modifier le code]

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la direction de la SIMMAD est répartie en 3 pôles :

Le service contrat finances de la SIMMAD dispose :

  • du centre de gestion et de réparation (CGR) situé à Toulouse
  • de 2 sections spécialisées d’achat et de mandatement (SSAM) situées sur la base aérienne de Mérignac et au sein du détachement air de Beauséjour.

Les équipes d'expertises techniques centralisées (EETC) ou sections d'expertises techniques (SET), issues des ex UGMN sont réparties sur les bases aériennes de l'armée de l'air, et ont vocation à courts termes pour la plupart d'entre elles d'être regroupées sur la base aérienne de Mérignac. Depuis septembre 2015, elles dépendent de la Sous Direction de la Technique et Navigabilité (SDTN). Ils sont implantés sur les sites suivants :

  • Avord (E3F),
  • Bordeaux au sein de la SIMMAD (C-130H Hercules, CN-235 Casa, DHC-6 Twin Otter, Rafale),
  • Cognac (Drone),
  • Evreux (C160 Transall),
  • Istres (C135/KC135),
  • Nancy(M2000)
  • Orléans (A400M ATLAS),
  • Romorantin (planeurs et motoplaneurs),
  • Salon-de-Provence (avions légers),
  • Tours (Alphajet),

SDTN pilote aussi l’activité des équipes techniques

  • ETIA Rafale à Mont de Marsan
  • STMAI de Montauban
  • ETIA 3S d’Ambérieu
  • ETIA NH90 situé au Luc
  • ETIA CARACAL à Mérignac
  • ETIA Fennec à Orange, antenne détachée du STMAI de Montauban.

Depuis quelques années[Quand ?] la SIMMAD s'est engagée au profit des armées à externaliser la gestion du maintien de la navigabilité de certains aéronefs. (Xingu, TB30, EC225, Airbus, Falcon)

Dépendant du chef de la division des flottes, des antennes SIMMAD auprès de l’industriel (ASPI) sont positionnées dans les ateliers industriels de l’aéronautiques (AIA) et chez certains industriels :

  • AIA Cuers-Pierrefeu,
  • AIA Floirac,
  • AIA Clermont-Ferrand
  • Cellule de coordination technique du marché OGMA
  • Cellule logistique Air à Marignane
  • Antenne ORRMA à Brétigny sur Orge
  • CICOMORE situé au sein de l’AIA de Floirac

Missions et chiffres clé[modifier | modifier le code]

Selon les termes du code de la défense (articles R.3233-20 à R.3233-28) fixant ses attributions, la SIMMAD (Structure intégrée du soutien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la défense) est chargée d’assurer la meilleure disponibilité des aéronefs et d’en maîtriser les coûts. Cette fonction s’exerce au profit de l’ensemble du parc aérien du ministère de la défense, aux équipements de soutien et aux armes et munitions. À ce premier volet s’ajoute une seconde mission d’expertise technique et logistique qui conduit la SIMMAD à proposer aux états-majors des actions d’optimisation qui concourent à améliorer la cohérence du maintien en condition opérationnelle. Ainsi conseillés, les états-majors définissent la politique générale de MCO de leurs matériels aéronautiques respectifs. Données au 31 décembre 2014 :

  • 3,5 milliards d'euros coût global du MCO aéronautique SIMMAD
  • 1 228 aéronefs de 46 types différents
  • 1 426 personnes réparties sur 25 sites
  • 55 milliards d'euros de patrimoine aéronautique
  • 2 milliards d'euros budget de la SIMMAD Technique
  • Plus de 5 200 faits techniques annuels
  • 208 260 directives et instructions Logistiques
  • 550 000 références en stock
  • 175 000 ordres de mouvements de matériels Contrats
  • 340 actes contractuels par an et 35 marchés principaux

Notes et références[modifier | modifier le code]