Stress hydrique (biologie)

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Le stress hydrique, ou osmotique, est le stress subi par une plante placée dans un environnement qui amène à ce que la quantité d'eau transpirée par la plante soit supérieure à la quantité qu'elle absorbe. Ce stress se rencontre en période de sécheresse, mais aussi lors de l'augmentation de la salinité du milieu (conduisant à l'abaissement du potentiel osmotique du milieu) ou en période de froid.

Tout d'abord, le stress hydrique baisse la croissance et la productivité encore plus que tous les autres stress (Kramer, 1983). Parfois, des changements dans les gènes ou dans la biochimie de la plante peuvent induire plus de productivité, par exemple la plante va faire de nouvelles racines, en particulier en surface, pour pouvoir absorber plus d'eau. Au niveau cellulaire, la conformation des membranes, l'organisation des chloroplastes et l'activité des enzymes sont affectées. La plante devient plus sensible aux autres stress.

Les végétaux qui poussent sur des sols ayant peu de réserve en eau utilisent deux stratégies : la tolérance et l'évitement.

Dans le cas de la tolérance, le métabolisme fonctionne malgré une faible quantité d'eau, des ions et des solutés (composés osmotiquement actifs) s'accumulent dans la vacuole. En effet, plus la solution est concentrée et plus l’attraction est forte, plus le potentiel hydrique est faible et moins l’eau est libre de quitter la solution. Une plante comme Craterostigma plantagineum a été identifiée comme particulièrement résistante au stress hydrique.

Dans le cas de l'évitement, la réduction de la transpiration est un élément essentiel de la résistance à la sécheresse car elle permet le maintien d'un potentiel hydrique élevé. Cette diminution s'obtient par la réduction et la protection de la surface transpirante, ou encore l'enfoncement des stomates, et même la production d'hormones comme la cytokinine . Exemple d'espèces adaptées au stress hydrique : sclérophytes, malacophytes, éphémérophyte, psammophores... D'autres espèces sont adaptées à l'inondation, comme le riz, grâce à diverses enzymes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ecophysiologie végétale de Jean-Claude Leclerc et l'équipe d'écophysiologie des petits fruitiers.
  • physiologie végétale René Heller, Robert Esnault, Claude lance.
  • Response of plants to multiple stresses Harold A.Mooney, William E.Winner, Eva J.Pell.
  • Stress responses in plants : adapatation and acclimatation mechanisms Ruth G.Alsher, Jonathan R .Cumming.
  • Mechanisms of environmental stress resistance in plants Amarjit S.Basra, Ranjit K.Basra