Stratopédarque

Le stratopédarque (en grec : στρατοπεδάρχης, « maître du camp ») est un terme grec désignant un commandant militaire de haut rang à partir du Ier siècle avant de devenir une fonction propre et un titre honorifique sous l'Empire byzantin.
Histoire
[modifier | modifier le code]Epoque romaine et proto-byzantine
[modifier | modifier le code]Le terme apparaît pour la première fois à la fin du Ier siècle dans le Proche-Orient hellénistique. Son origine est floue mais il est utilisé dans certains inscriptions comme la traduction du poste romain de praefectus castrorum (préfet du camp). Flavius Josèphe utilise le terme pour se référer au quartier-maître général de tous les casernements, tandis que Denys d'Halicarnasse en fait usage pour désigner le centurion primipile dans une légion qui a perdu son chef[1]. Le terme apparaît aussi dans la Bible, où il est interprété comme un synonyme de préfet du prétoire, le commandant de la garnison de la garde prétorienne à Rome ou à ses principaux subordonnés, les praefectus peregrinorum et les princeps castrorum[2]. Quoi qu'il en soit, à partir du Ier siècle, il est utilisé au sens large comme un terme littéraire se référant au général et donc comme synonyme du terme ancien de stratēgos[3]. Au IVe siècle, l'historien Eusèbe de Césarée écrit que le stratopédarque est équivalent au dux romain. Au Ve siècle, Ardaburius est désigné comme stratopédarque de toutes les armées par Olympiodore de Thèbes, tandis que les actes du Concile de Chalcédoine font de Zénon, le stratopédarque de toutes les forces d'Orient. Dans ce cas, c'est une traduction du latin magister utriusque militia. L'historien Eunape dit d'ailleurs que le stratopédarque est le plus important de tous les offices. D'autres auteurs hellénophones utilisent également le mot de stratélate pour désigner la fonction d'Ardaburius, voire celui de stratège. Quant à l'historien Albert Vogt, il postule que le stratopédarque désigne l'officier responsable de l'intendance et de l'entretien des camps fortifiés[4].
Rodolphe Guilland souligne surtout que le terme de stratopédarque est rare avant le Xe siècle, ne désigne pas une fonction précise et sert surtout de synonyme anachronique pour se référer à un magister militum ou à un gouverneur de thème (stratège). Il est par exemple utilisé par Théophane le Confesseur pour Jovien, général avant de devenir empereur. De même, Jean Zonaras l'utilise pour Rusticius, général de l'empereur Léon Ier. Plus largement, le terme sert pour toute une série de généraux : Kratéros, qui arrête Théodore Studite est stratopédarque de l'Orient, Eudokimos est stratopédarque de Cappadoce et de Charsianon sous Théophile et un certain Mousilikès est un subordonné du stratège de Sicile. Enfin, un sceau a été exhumé d'un protospathaire du nom de Constantin, également stratopédarque[5].
Période méso-byzantine
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Lors de la période méso-byzantine (IXe et XIIe siècles, le terme de stratopedon désigne l'armée en campagne plus que le camp lui-même. De fait, le terme de stratopédarque est plus utilisé dans le sens de commandant en chef. Ce mot acquiert un sens technique en 967 quand l'empereur Nicéphore II Phocas nomme l'eunuque Pierre Phocas comme stratopédarque avant de l'envoyer à la tête d'une armée en Cilicie. Le Taktikon de l'Escorial, écrit quelques années plus tard, montre l'existence de deux stratopédarques, l'un en Anatolie et l'autre dans les Balkans. Ce parallélisme se retrouve aussi dans l'existence de deux domestiques des Scholes sur les deux continents. Cela a conduit Nicolas Oikonomidès à suggérer que la fonction de stratopédarque a été créée en remplacement de celle de domestique des Scholes, interdite aux eunuques[6]. Au cours des XIe et XIIe siècles, ce parallélisme semble ne plus exister. En effet, la fonction de stratopédarque devient l'un des titres officiels des commandants en chef de l'armée byzantine, comme l'attestent plusieurs sceaux[6].
La nature exacte de la fonction de stratopédarque reste difficile à définir. Il apparaît rarement dans la documentation technique, notamment dans les manuels militaires et son usage reste largement littéraire, utilisé comme synonyme de stratège ou de domestique des Scholes. Il devient alors un mot utile pour désigner le général qui a autorité sur une armée de campagne ou une force composée de plusieurs régiments (tagmata)[7],[8].
Période byzantine tardive
[modifier | modifier le code]Le titre de megas stratopedarchēs ou grand stratopédarque (grand-maître du camp) est institué par l'empereur Théodore II Lascaris pour son principal ministre et confident Georges Muzalon[9]. Le Livre des Offices de Pseudo-Kodinos au milieu du XIVe siècle situe la fonction de grand stratopédarque comme la septième en termes d'importance dans la hiérarchie des offices impériaux, entre celle de prōtostratōr et celle de megas primmikērios ou grand primicier. Selon Kodinos, le grand stratopédarque est chargé de l'approvisionnement de l'armée et a quatre stratopédarques comme subordonnés. Un pour les monokaballoi (en grec : μονοκάβαλλοι), une unité de cavalerie ; un pour les tzangratores (en grec : τζαγγράτορες), les arbalétriers ; un pour les tzakōnes (en grec: τζάκωνες ou Tzakoniens), une garde palatine composée d'infanterie de marine et un pour les mourtatoi que Kodinos présente comme une garde palatine mais dont la nature réelle est inconnue[6],[10].
Toutefois, dans les faits, la fonction de stratopédarque ou de grand stratopédarque est vidée de sa fonction militaire après 1261 et n'est alors plus liée à des fonctions ou de commandement militaires[6]. Le dernier grand stratopédarque de l'Empire byzantin est Démétrius Paléologue qui occupe aussi le poste de gouverneur de Constantinople et qui périt lors de la chute de celle-ci en 1453[11].
La fonction de grand stratopédarque existe également au sein du despotat de Morée, entité autonome de l'Empire byzantin et coexiste avec plusieurs stratopédarques qui sont ses subordonnés[12]. De même, ces offices existent au sein de l'Empire de Trébizonde, fondé en 1204 et qui évolue indépendamment de l'Empire byzantin dirigé par les Paléologues.
Liste des titulaires connus
[modifier | modifier le code]Liste des stratopédarques
[modifier | modifier le code]| Nom | Période | Nommé par | Notes | Refs |
|---|---|---|---|---|
| Pierre Phocas | 967–977 | Nicéphore II Phocas Jean Ier Tzimiskès |
Eunuque lors du règne de Nicéphore II, il est élevé au rang de stratopédarque pour les armées d'Orient et joue un rôle important lors de plusieurs campagnes. Il mène notamment le siège d'Antioche (968-969), faisant des Hamdanides d'Alep un vassal de l'Empire byzantin. Il participe ensuite à la bataille de Dorystolon et meurt en 977, lors de la rébellion de Bardas Sklèros. | [13],[14][15] |
| Nicéphore | 1048–1050 | Constantin IX Monomaque | Eunuque et ancien membre du clergé, il est un proche de Constantin IX sans maîtriser les affaires militaires. Nommé rhaiktor et stratopédarque, il parvient à soumettre l'émir de Dvin, Abu al-Aswar mais échoue et meurt contre les Petchénègues. | |
| Isaac Comnène | c. 1042–1054 | Constantin IX Monomaque | Un sceau le mentionne comme magistros, vestarque et stratopédarque d'Orient. Il est congédié par Théodora vers 1055. Il pourrait en fait avoir occupé la fonction de domestique des Scholes. | [16],[17] |
| Romain Sklèros | c. 1055/57 | Constantin IX Monomaque Théodora |
Arrière-petit-fils de Bardas Sklèros, il grimpe dans la hiérarchie par sa soeur, l'amante de Constantin IX. Il termine sa carrière comme proèdre, stratopédarque d'Orient et duc d'Antioche. Il pourrait en fait avoir occupé la fonction de domestique des Scholes. | [16],[18] |
| Alexis Comnène | c. 1074 | Michel VII Doukas | Mentionné comme stratopédarque en 1074 par Nicéphore Bryenne. | [16],[18] |
| Eumathios Philokalès | 1092/3–1111/2 | Alexis Ier Comnène | Parmi les meilleurs généraux d'Alexis Ier, il est nommé stratopédarque et gouverneur de Chypre en 1092/93, jusqu'en 1111/1112. Vers 1118, il devient mégaduc. | [19][20] |
| Aspiétès | c. 1105 | Alexis Ier Comnène | Il sert comme stratopédarque d'Orient et gouverneur de la Cilicie vers 1105 et subit une défaite face à Tancrède d'Antioche. | [21],[22] |
| Isaac Comnène | Inconnu | Jean II Comnène (?) | Basiléopator, sébastokrator et stratopédarque, il est attesté par un sceau comme détenteur de ces fonctions. Le premier titre paraît plutôt se référer au frère d'Alexis Ier mais le surnom de Doukas se rapporte plutôt au fils de l'empereur. En-dehors de ce sceau, il n'est connu que comme sébastokrator. | [23] |
| Manuel Lykaïtes | XIIe siècle | Inconnu | Connu que par un sceau qui le fait stratopédarque et duc du camp de Malagina. | [24] |
| Andronic Comnène | XIIe siècle | Inconnu | Mentionné sans plus de précisions par Eustathe de Thessalonique. | [24] |
| Michel Phocas | c. 1235–1253 | Jean III Doukas Vatatzès | Lié par le mariage à l'empereur Jean Vatatzès, il est attesté comme stratopédarque des Thracésiens et de Philadelphie. Dans ce cadre, le stratopédarque fait office de fonctionnaire fiscal dans une province. | [24] |
| Théophane | Milieu du XIIIe siècle | Inconnu | Mentionné comme stratopédarque et paradotes (fonctionnaire fiscal) dans un acte concernant les domaines du monastère de Saint-Jean le Théologien. | [24] |
| George Sophianos | c. 1280 | Michel VIII Paléologue | Stratopédarque et gouverneur de Karyopolis en Morée. | [12] |
| Siouros | c. 1303 | Andronic II Paléologue | Stratopédarque des tzangratores, il dirige des troupes face aux Ottomans mais est vaincu près de la forteresse de Katoikia. | [25] |
| Petzikopoulos | Avant 1325 | Andronic II Paléologue | Connu par sa femme, Mélane, fille d'Eulogie et par ses fils, Démétrios Doukas Petzikopoulos et Jean Sénachérim, tous actifs à Thessalonique vers 1325-1327. | [26] |
| Jean Choumnos | c. 1344 | Jean V Paléologue | Pansébaste sébaste et stratopédarque des monokaballoi est mentionné dans un chrysobulle lui conférant des terres à Zichnai. Il est soit le fils de Jean Choumnos, soit celui de Georges Choumnos., lui aussi grand stratopédarque. | [27],[28] |
| Demetrios | c. 1348 | Jean VI Cantacuzène | Il est mentionné dans un acte synodal de novembre 1348, dans lequel il est récemment décédé. Sa mère est issue de la famille Xanthopoulos. | [24],[29] |
| Akrokondylos | c. 1375 | Inconnu | Mentionné parmi les donateurs de terres du monastère Brontochion, à Mistra. | [24],[30] |
| Cantacuzène | Avant 1453 | Inconnu | Fils anonyme du protostrator Manuel Cantacuzène. | [31] |
Liste des grands stratopédarques
[modifier | modifier le code]| Nom | Période | Nommé par | Notes | Refs |
|---|---|---|---|---|
| Georges Muzalon | c. 1255 | Théodore II Lascaris | Ami d'enfance de Théodore II, il est élevé au rang de protosébaste, de grand stratopédarque puis de grand domestique et de protovestiaire. Il est assassiné par Michel VIII Paléologue après la mort de Théodore II. | [32] |
| Balanéidiotès | c. 1259 – avant 1266 | Michel VIII Paléologue | D'origine humble, il est au service de Théodore II et fiancé à Théodora, fille de Martha Paléologue (la soeur du futur empereur Michel VIII) et du grand domestique Nicéphore Tarchaniotès. Les fiançailles sont abandonnées quand Théodore contraint Théodora à épouser Basile Kaballarios, bien plus âgé. Néanmoins, ce mariage n'est pas consommé. Quand Michel VIII devient empereur, il permet à sa nièce d'épouser Balanéidotès et le nomme grand stratopédarque. | [33],[34] |
| Jean Synadénos | c. 1276/77 | Michel VIII Paléologue puis Andronic II Paléologue | Il est nommé grand stratopédarque vers 1276 ou 1277 et dirige une armée contre Jean Ier Doukas, dirigeant de la Thessalie. Vaincu, il est capturé lors de la bataille de Pharsale en 1277, avant d'être libéré. Vers 1280, il épouse Théodora, fille de Constantin Paléologue et nièce de Michel VIII. Plus tard, il fait partie des officiers qui lèvent le siège de Berat. Vers 1283/1284, il est envoyé aux côtés d'Alexis Raoul à la tête d'une flotte vers Démétrias. Il se retire ensuite et devient moine. | [33],[35] |
| Libadarios | c. 1296 | Andronic II Paléologue | Protovestiarite et gouverneur de Néokastra, il élimine la rébellion d'Alexis Philanthropénos en 1295 et devient grand stratopédarque en récompense. Il est parfois identifié à Constantin Doukas Limpidarès, général combattant les Turcs et qui rejoint les Angevins en 1307. | [36][37] |
| Alexis | fin XIIIe siècle/début XIVe siècle | Andronic II Paléologue (?) | Connu seulement par l'intermédiaire du poète Manuel Philès. | [38] |
| Raoul | début XIVe siècle | Andronic II Paléologue (?) | Connu seulement par l'intermédiaire du poète Manuel Philès. Il est marié et a plusieurs enfants. Il s'agit peut-être du fils du grand domestique Alexis Raoul. | [39] |
| Manuel Paléologue | XIVe siècle | Inconnu | Il s'agit peut-être de Manuel Tagaris. | [40] |
| Ange Sénachérim | c. 1310/11–1311 ou 1315 | Inconnu | Fils du grand domestique Jean Ange Sénachérim, il s'agit d'un soldat expérimenté, qui a combattu les Turcs, les Albanais et la compagnie catalane. En 1310-1311, il a pour mission d'escorter 21 000 Turcs qu'il a séparé des Catalans pour les positionner en Macédoine et dans l'Hellespont. Seulement, Michel IX Paléologue tente de les attaquer en chemin, sans succès. Il a une femme et des enfants, qui meurent avant lui. | [41],[42] |
| Manuel Tagaris | c. 1321–1329 | Andronic II Paléologue | Soldat réputé sa bravoure, de modeste ascendance, il défend victorieusement Philadelphir contre les Ottomans et gagne la main d'une nièce de l'empereur, Théodora Asanina. En 1321, il a pour mission d'arrêter Andronic III Paléologue, le petit-fils d'Andronic II, rentré en dissidence. Toutefois, Tagaris convainc l'empereur de l'impossibilité de la tâche. Il est le père de Georges Tagaris, lui aussi grand stratopédarque. | [43],[44] |
| Andronic Paléologue | c. 1321–1324 | Andronic III Paléologue Andronic II Paléologue |
Nommé grand stratopédarque par Andronic III au début de la guerre civile de 1321-1328, il devient gouverneur de Stenimachos et Tsepina. Il fait finalement défection auprès d'Andronic II. En 1324, il sert d'émissaire auprès de Michel III Chichman Asen. | [43],[45] |
| Sphrantzès Paléologue | 1334–1339 | Andronic III Paléologue | Noble de basse extraction, nommé grand stratopédarque pour avoir assassiner le renégat Syrgiannès Paléologue. Il meurt du typhus en 1339, lors d'une campagne en Acarnanie. | [27],[46] |
| Andronic Paléologue | 1341–1342 | Jean V Paléologue | Nommé grand stratopédarque après le couronnement de Jean V le 19 novembre 1341, il est bientôt promu protostrator et combat Jean VI Cantacuzène lors de la guerre civile de Byzance de 1341-1347. | [43],[47] |
| Georges Choumnos | 1341–1342 | Jean V Paléologue | Dignitaire et gouverneur de Thessalonique en 1328 puis de Constantinople en 1339, il est également epi tes trapezes. Il est nommé grand stratopédarque après le couronnement de Jean V le 19 novembre 1341 mais tombe en disgrâce et est arrêté en 1342 pour avoir plaidé en faveur d'une paix de compromis. | [48][49] |
| Jean Vatatzès | 1343–1345 | Jean VI Cantacuzène | Protokynegos et grand chartulaire, il est un partisan de la régence anti-Cantacuzène lors de la guerre civile de 1341-1347. Toutefois, en 1343, il rejoint finalement le camp de Jean Cantacuzène, qui le nomme grand stratopédarque. Il est tué par des mercenaires turcs à Garella en 1345. Son fils épouse une fille de Jean XIV Kalékas et ses deux filles épousent le mégaduc Alexis Apokaukos et l'émir des Karesioğulları. | [50][51] |
| Démétrios Tzamplakon | 1345–1366/7 | Jean VI Cantacuzène | Fils d'Alexis Tzamplakon, propriétaire terrien en Macédoine et partisan de Cantacuzène. Il s'oppose sans succès à la prise de Serrès par les Serbes en 1345 et se retire à Christopolis par la suite. | [52],[53] |
| Georges Tagaris | 1346–1355 | Jean V Paléologue Jean VI Cantacuzène |
Fils du grand stratopédarque Manuel Tagaris. Il est envoyé par l'impératrice douairière Anne de Savoie auprès des Saruhanides en 1346. Il est attesté en 1355 comme un partisan de l'union des Églises. | [54],[55] |
| Pierre Koutzalas | c. 1348 | Inconnu | Propriétaire terrien près de Tríkala, il est attesté dans un acte de donation du monastère de Lykousada. | [56] |
| Michel Philanthropène | c. 1350 or avant | Jean V Paléologue (?) | Attesté comme propriétaire terrien en Chalcidique et comme cousin de Jean V. | [57],[58] |
| Georges Synadénos Astras | c. 1354 – avant 1366 | Jean VI Cantacuzène Jean V Paléologue |
En 1354, il se voit confier la restauration de la Basilique Sainte-Sophie. Par la suite, il est attesté, comme gouverneur d'Ainos, Lemnos et Thessalonique. Il meurt en 1365-1366 de la peste. | [52],[59] |
| Demetrios Ange Métochitès | c. 1355 | Jean VI Cantacuzène | Fils de Théodore Métochitès, gouverneur de la Stroumitsa en 1326 et de Serrès en 1328-1329. Il est attesté comme partisan de l'union des Eglises. | [57],[60] |
| Alexios | 1358 – before 1373 | John V Palaiologos | Son of the Modèle:Transliteration Demetrios Palaiologos, ruler, along with his brother, the Modèle:Transliteration John, of the coastal region around the Strymon River and the island of Thasos from c. 1357 until his death sometime between 1368 and 1373. In 1362/3 he founded the Pantokratoros Monastery on Mont Athos along with his brother. | [57],[61] |
| Marc Paléologue Iagaris | 1430 – inconnu | Jean VII Paléologue | Il mène plusieurs ambassades auprès des puissances occidentales et de l'Empire ottoman entre 1417 et 1438. Il est promu de protostrator à grand stratopédarque en 1429-1430. | [62][63] |
| Phrangopoulos | vers 1437 | inconnu | Attesté dans une correspondance entre Jean Eugénikos et le cardinal Bessarion. | [64] |
| Démétrios Paléologue Métochitès | 1444–1453 | Jean VIII Paléologue Constantin XI Paléologue |
Gouverneur de Lemnos, il est nommé grand stratopédarque en 1444 et devient le dernier gouverneur de Constantinople, perdant la vie lors de la chute de Constantinople en 1453. | [12],[65] |
Grands stratopédarques de l'Empire de Trébizonde
[modifier | modifier le code]| Nom | Période | Nommé par | Notes | Refs |
|---|---|---|---|---|
| Sebastos | c. 1340 | Basile Ier de Trébizonde | Il fait partie des chefs de l'opposition à Irène de Trébizonde au début des guerres civiles trapézontines. Vaincu et exilé à Limnia, il y est exécuté en juin 1341. | [66] |
| Theodore Pilélès Doranitès | c. 1349/50 | Alexis III de Trébizonde (?) | L'une des principales figures des guerres civiles, il est emprisonné en 1349-1350, libéré et promu comme protovestiaire, puis à nouveau emprisonné et exécuté en juillet 1352. | [67] |
| Sampson | c. 1355 | Alexis III de Trébizonde | Seulement attesté comme escortant le chef rebelle Nicétas Scholarès à Trébizonde en octobre 1355. | [68] |
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Tajra 2010, p. 42 (note 29).
- ↑ Tajra 2010, p. 41-43.
- ↑ Kazhdan 1991, p. 1966
- ↑ Guilland 1967, p. 498.
- ↑ Guilland 1967, p. 498-499.
- Kazhdan 1991, p. 1967
- ↑ Kazhdan 1991, p. 1966-1967.
- ↑ Kühn 1991, p. 262-265.
- ↑ Macrides 2007, p. 299
- ↑ Bartusis 1997, p. 272-279
- ↑ Laurent 1957, p. 196-206
- Guilland 1967, p. 512.
- ↑ Guilland 1967, p. 499.
- ↑ PmbZ, Petros (#26496).
- ↑ Kühn 1991, p. 265.
- Guilland 1967, p. 500.
- ↑ Kühn 1991, p. 266–267.
- Kühn 1991, p. 267.
- ↑ Guilland 1967, p. 500–501.
- ↑ Skoulatos 1980, p. 79–82.
- ↑ Guilland 1967, p. 501.
- ↑ Skoulatos 1980, p. 30.
- ↑ Guilland 1967, p. 501–502.
- Guilland 1967, p. 502.
- ↑ PLP, 25394. Σιοῦρος.
- ↑ PLP, 6275. Εὐλογία; 17638. Μελάνη; 22529. Πετζικόπουλος; 22531. Πετζικόπουλος, ∆ημήτριος ∆ούκας; 25150. Σεναχηρείμ, Ἰωάννης.
- Guilland 1967, p. 508.
- ↑ PLP, 30953. Xοῦμνος Ἰωάννης.
- ↑ PLP, 5335. ∆ημήτριος.
- ↑ PLP, 512. Ἀκροκόνδυλος.
- ↑ PLP, 10978. Καντακουζηνὸς Μανουήλ.
- ↑ Guilland 1967, p. 504.
- Guilland 1967, p. 505.
- ↑ PLP, 2057. Βαλανειδιώτης; 27510. <Ταρχανειώτισσα> Θεοδώρα.
- ↑ PLP, 27125. Συναδηνός, Ἰωάννης Κομνηνὸς ∆ούκας Ἄγγελος.
- ↑ Guilland 1967, p. 505–506.
- ↑ PLP, 14859. Λιβαδάριος; 14940. Λιμπιδάρης, Κωνσταντῖνος ∆ούκας.
- ↑ PLP, 608. Ἀλέξιος.
- ↑ PLP, 24105. Ῥαούλ.
- ↑ PLP, 21514. Παλαιολόγος Μανουήλ.
- ↑ Guilland 1967, p. 506.
- ↑ PLP, 25146. Σεναχηρεὶμ Ἄγγελος.
- Guilland 1967, p. 507.
- ↑ PLP, 27400. Τάγαρις Μανουήλ.
- ↑ PLP, 21428. Παλαιολόγος Ἀνδρόνικος.
- ↑ PLP, 27282. Σφραντζῆς Παλαιολόγος.
- ↑ PLP, 21433. Παλαιολόγος, Ἀνδρόνικος.
- ↑ Guilland 1967, p. 507–508.
- ↑ PLP, 30945. Xοῦμνος Γεώργιος.
- ↑ Guilland 1967, p. 509–510.
- ↑ PLP, 2518. Βατάτζης Ἰωάννης.
- Guilland 1967, p. 509.
- ↑ PLP, 27755. Τζαμπλάκων ∆ημήτριος.
- ↑ Guilland 1967, p. 510.
- ↑ PLP, 27399. Τάγαρις Γεώργιος.
- ↑ PLP, 13618. Kουτζαλᾶς Πέτρος.
- Guilland 1967, p. 511.
- ↑ PLP, 29774. Φιλανθρωπηνὸς Μιχαήλ.
- ↑ PLP, 1598. Ἀστρᾶς, Γεώργιος Συναδηνός.
- ↑ PLP, 17980. Μετοχίτης, ∆ημήτριος Ἂγγελος.
- ↑ PLP, (609.) 91128. Ἀλέξιος.
- ↑ Guilland 1967, p. 511–512.
- ↑ PLP, 7811. Ἰάγαρις, Μάρκος Παλαιολόγος.
- ↑ PLP, 30090. Φραγγόπουλος.
- ↑ PLP, 17981. Μετοχίτης, ∆ημήτριος Παλαιολόγος.
- ↑ PLP, 25091. Σεβαστός.
- ↑ PLP, 5887. ∆ωρανίτης, Θεόδωρος Πιλέλης.
- ↑ PLP, 24786. Σαμψών.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Alexander Kazhdan (dir.), Oxford Dictionary of Byzantium, New York et Oxford, Oxford University Press, , 1re éd., 3 tom. (ISBN 978-0-19-504652-6 et 0-19-504652-8, LCCN 90023208)
- (en) Mark C. Bartusis, The Last Byzantine Army : Arms and Society (1204-1453), University of Pennsylvania Press,
- (de) Hans-Joachim Kühn, Die byzantinische Armee im 10. und 11. Jahrhundert: Studien zur Organisation der Tagmata, Fassbaender Verlag, (ISBN 3-9005-38-23-9)
- (en) Ruth Macrides, George Akropolites : The History, Oxford University Press,
- V. Laurent, « Le dernier gouverneur byzantin de Constantinople : Démétrius Paléologue, grand stratopédarque », Revue des études byzantines, vol. 15, , p. 196-206
- Rodolphe Guilland, « Études sur l'histoire administrative de l'Empire byzantin : le stratopédarque et le grand stratopédarque », Byzantion, vol. 46, , p. 63-90
- (en) Harry Tajra, The Martyrdom of St. Paul: Historical and Judicial Context, Traditions, and Legends, Wipf and Stock Publishers, (ISBN 978-1-61097-006-8)