Stolberg

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Ne doit pas être confondu avec Stolberg (Harz).

Stolberg
Blason de Stolberg
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Flag of North Rhine-Westphalia.svg Rhénanie-du-Nord-Westphalie
District
(Regierungsbezirk)
Cologne
Arrondissement
(Landkreis)
Aix-la-Chapelle
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Dr. Tim Grüttemeier
Partis au pouvoir CDU
Code postal 52222, 52223, 52224
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
05 3 34 032
Indicatif téléphonique 02402, 02408 (Venwegen), 02409 (Gressenich, Werth, Schevenhütte)
Immatriculation AC
Démographie
Gentilé stolbergeois
Population 56 751 hab. (31 décembre 2017)
Densité 576 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 46′ nord, 6° 14′ est
Altitude 140 m
Superficie 9 850 ha = 98,5 km2
Localisation

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Stolberg
Liens
Site web www.stolberg.de

Stolberg est une commune de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Allemagne), située dans l'arrondissement d'Aix-la-Chapelle dans le district de Cologne. Elle appartient à la circonscription judiciaire d'Eschweiler.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville se situe à 10 km à l'Est du centre d'Aix-la-Chapelle, à 14 km au Sud d'Aldenhoven, à 55 km à l'Ouest du centre-ville de Cologne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Premières occupations humaines au néolithique.

Les Celtes s'y installent, et y exercent la métallurgie : le secteur est riche en minerais, surtout de fer ; l'énergie hydraulique de la rivière Vichtbach favorise son extraction.

Cette industrie perdure avec les Romains, puis très certainement avec les Francs, de même sous le Saint-Empire romain germanique, où s'ajoutent à partir du XVe siècle la fonte du cuivre, du plomb, de l'or, de l'argent.

En 1575 Stolberg devient aussi un des rares centres de production du laiton dans le monde. De nombreuses constructions, et des tombes bourgeoises au cimetière, témoignent encore de cet âge d'or du début de l'industrialisation.

Construction du château de la ville au XIIe siècle, le "Burg Stolberg" (à ne pas confondre avec le château de Stolberg, village dans le Harz).

Importante implantation luthérienne et calviniste à partir de 1647.

Après la seconde bataille d'Aldenhoven, les troupes françaises s'installent en ville, qui est incorporée au département de la Roer.

Après la conquête prussienne en janvier 1814, Stolberg fut rattachée au royaume de Prusse par le traité de Paris du 30 mai 1814, acte confirmé au Congrès de Vienne.

Reliée au réseau ferré allemand en 1841.

En 1888, un industriel nommé Moritz Kraus rachète le château féodal en ruine, y effectue d'importants travaux, et le donne à la municipalité en 1909.

Sous la république de Weimar, la ville est durement touchée par la "crise de 1920", et compte 1 800 chômeurs pour une population de 17 000 habitants.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'industrie métallurgique de la ville se tourna vers la production d'armements, employant 2 500 travailleurs forcés, dont 600 prisonniers de guerre (38 camps de travailleurs forcés et prisonniers de guerre dans toute la ville). La petite communauté juive de Stolberg disparaît[1].

Stolberg est occupée par les alliés le 12 septembre 1944 après de violents combats. Elle se trouve en zone d'occupation britannique, et, de 1948 jusqu'en 1995, accueille une partie des Forces belges en Allemagne (FBA). Le Camp « Reine Astrid » était situé dans la forêt Propsteierwald. Dans le cadre de l'OTAN, la Belgique s'était vue attribuer un corridor de 60 km de large en Allemagne visant à protéger son territoire national.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château fort (Stolberger Burg)
  • Église Ste-Luce (Katholische Kirche St. Lucia)
  • Temple protestant sur le Finkenberg (Evangelische Finkenbergkirche)
  • Cimetière des maîtres en laiton (Kupfermeisterfriedhof)
  • Hôtels particuliers des maîtres en laiton (Kupferhöfe)
  • Pharmacie historique de l'Aigle (Historische Adler-Apotheke)
  • Musée Zinkhütter Hof
  • Ruelle du vieux quartier de Breinig (Straßenzug Alt-Breinig)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir sur internet le documentaire "Les juifs, le communisme, et la révolution russe de 1917", qui est une mise en images par Hervé Ryssen du dernier livre (censuré) d'Alexandre Soljenitsyne "Deux siècles ensemble", pour comprendre une partie des actes antisémites en Allemagne dans les années 30

Liens externes[modifier | modifier le code]