Stijn Streuvels

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Stijn Streuvels
Stijn Streuvels en achterkleinkinderen.jpg

Stijn Streuvels, au centre de la photographie.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 97 ans)
IngooigemVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Mère
Marie-Louise Gezelle (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Karel Lateur (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions

Stijn Streuvels, pseudonyme de Franciscus Petrus Marie dit Frank Lateur, né à Heule le [1] et mort à Ingooigem le , est un écrivain belge d'expression néerlandaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

La famille Lateur s’établit à Avelgem en 1887 et exploite une boulangerie dans cette localité. Frank Lateur interrompt ses études secondaires et choisit le métier de boulanger. Il travaille successivement à Avelgem, Courtrai, Heule et Bruges et s’installe dès 1892 comme boulanger dans l’entreprise familiale à Avelgem. En 1905, il abandonne ce métier et, peu de temps avant son mariage avec Alida Staelens, il construit le « Lijsternest » (le nid de grives) à Ingooigem où, de 1905 à sa mort survenue en 1969, il se consacre exclusivement à ses activités littéraires.

Het Lijsternet, sa maison.

Il publie ses premiers récits en 1894, collabore à la revue Van nu en straks (littéralement D'aujourd'hui et de tout à l'heure), et donne, avant la Première Guerre mondiale, le meilleur d'une œuvre composée de romans et de récits, qui peint de manière réaliste la vie des paysans de la Flandre-Occidentale, soumis aux exigences de la terre qu'ils travaillent, tout en y associant les thèmes métaphysiques du destin, du cycle cosmique de la nature, et de la dépendance de l'homme.

La seconde partie de son œuvre, qui traite avec moins de bonheur des mutations sociales, économiques ou intellectuelles qui affectent la Flandre, ou de problèmes religieux, fournit encore deux chefs-d'œuvre relevant de la première source de son inspiration : Vie et mort dans le séchoir (1926), un récit mystérieux où la description est enrichie de plongées hardies dans l'inconscient et Le Déclin du Waterhoek (De teleurgang van den Waterhoek) (1927), qui laisse la victoire à la technique, au modernisme et à la jeune génération. Il a également tracé de merveilleux portraits d'enfants (L'Enfant de Noël, 1911 et Poucette, 1922, traduits par Camille Melloy) et laissé une importante œuvre de mémorialiste (Heule, 1942 ; Kroniek van de familie Gezelle, Chronique de la famille Gezelle, 1960).

Prix et honneurs[modifier | modifier le code]

Prix
Décorations
Honneurs

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon son acte de naissance, n° 193, daté du 4 octobre 1871, mais la naissance est bien du 3 octobre, l’acte est visible en ligne sur le site Familysearch, page 378.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

  • Journal Le Soir, 15-16 août 1969