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Steven J. Ricchetti

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Steve Ricchetti
Illustration.
Fonctions
Conseiller du président des États-Unis
En fonction depuis le
(3 ans, 4 mois et 30 jours)
Président Joe Biden
Gouvernement Administration Biden
Prédécesseur Hope Hicks
Derek Lyons
Chef de cabinet du vice-président des États-Unis

(3 ans, 1 mois et 19 jours)
Vice-président Joe Biden
Prédécesseur Bruce Reed
Successeur Josh Pitcock
Biographie
Nom de naissance Steven J. Ricchetti
Nationalité Américaine
Parti politique Parti démocrate
Conjoint Amy Ricchetti
Diplômé de Miami University (BA)
George Mason University(JD)
Profession Lobbyiste (profession majoritaire en nombre d'années)

Steven J. Ricchetti (ou Steve Ricchetti) est un assistant politique américain, conseiller du président Joe Biden[1]. Il a été auparavant chef de cabinet du vice-président Joe Biden (durant l'administration Obama), après avoir été chef de cabinet adjoint des opérations sous le président Bill Clinton.

Entre deux séjours dans les administrations démocrates, Ricchetti a travaillé comme lobbyiste pour des clients principalement industriels.

Enfance, éducation[modifier | modifier le code]

Steven J. Ricchetti a grandi à Westlake, dans l'Ohio[2].

Il est diplômé du Lycée de Westlake[3].

Il a reçu son diplôme de premier cycle de l'Université de Miami dans l'Ohio (où il a été président du corps étudiant)[4] en 1979 et son J.D. de la George Mason University School of Law[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Ricchetti a travaillé tantôt dans la sphère privée, tantôt dans la sphère publique (pantouflage).

Il a commencé dans le privé, de 1982 à 1985, pour la compagnie industrielle Allied Corp (devenue AlliedSignal)[6].

En 1987 à 1989, il dirige le département « politique » de la Blue Cross Blue Shield Association (ou BCBSA, basée à Chicago, qui est une fédération de 36 compagnies d'assurance maladie américaines distinctes fournissant une assurance maladie à plus de 106 millions d'américains)[6].

De 1990 à 1992 il est directeur exécutif du Comité de campagne sénatoriale du groupe des démocrates [2],[6]. Il supervisait alors la campagne du candidat démocrate Harris Wofford aux élections spéciales de 1991 pour le Sénat en Pennsylvanie[7].

De janvier 1993 à février 1996, à la Maison Blanche, il fait partie de l'administration Clinton[6], en tant qu'assistant adjoint du président pour les affaires législatives. Il fait le lien entre le président Clinton et le Sénat[2] et conduit notamment des travaux pour sur la loi de relance économique de 1993, sur la loi sur les télécommunications de 1996 et d'autres lois.

De 1996 à 1998 ou 1999, tout en créant son cabinet de lobbying, Ricchetti repasse dans le secteur privé, comme lobbyste pour divers clients, au sein de la société de relations gouvernementales « Public Strategies Washington » (PSW)[6].

En , il retourne à la Maison Blanche. Il y est chargé des relations avec les démocrates du Congrès lorsde la procédure de destitution contre Clinton[2]. En , Ricchetti devient chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche (succédant à John Podesta) et il gère un portefeuille plus important de resonsabilités[2].

En 2000, Ricchetti il est inclus dans le groupe de travail du président Clinton sur le PNTR chinois (relations commerciales normalisées permanentes). Avec le secrétaire au Commerce William M. Daley, il « a mené la campagne réussie de l'administration pour assurer des relations commerciales normales permanentes avec la Chine »[8] et coordonné avec les dirigeants de grandes sociétés américaines (ex : Boeing, AOL et Intel) la stratégie de communication visant à « vendre les avantages de l'accord commercial au Congrès et au public »[9].

En janvier 2001, Ricchetti crée et dirige, avec son frère Jeff Ricchetti, une société de lobbying (« Ricchetti, Inc. », spécialisée dans les relations avec le gouvernement et les conseils politiques)[10],[6],[11]

En 2002, il est brièvement employé par Siemens Corp[6]

Les années suivantes, « Ricchetti, Inc. » a représenté les intérêts d'un certain nombre de clients, dont AT&T, Eli Lilly & Co., l'American Hospital Association (en), United Technologies, l'American Council of Life Assurers et l'American Bankers Association[12].

En mars 2012, il est nommé conseiller du vice-président Joe Biden[6]. Bien qu'il se soit désenregistré en tant que lobbyiste du Congrès plus de 3 ans plus tôt (fin 2008, peu après l'élection d'Obama et la prise de poste de Joe Biden respectivement à la présidence et à la vice-présidence)[12] sa nomination est controversée car le président Obama avait promis de ne pas nommer de lobbyistes[13],[14]et il avait publié "une nouvelle politique d'éthique destinée à freiner la porte tournante entre l'administration et l'Avenue K » (K Street (Washington, D.C.) est l'une des grandes avenues de la capitale, à l'époque comme rassemblant de nombreux Think tanks politiques, économiques et industriels, et de grands organismes de lobbies ; l'expression « K Street » est métonymiquement utilisée pour désigner le mouvement lobbyiste aux États-Unis[12] Comme Ricchetti n'avait pas personnellement pas eu d'activité de lobbying durant 2 ans[6], il n'avait pas demandé de dérogation à la politique de l'administration, c'est cependant son frère Jeffrey qui avait repris son agence[12]. Une déclaration émise par le bureau de Joe Biden en 2012 a affirmé que depuis 2008, Ricchetti avait "conseillé des clients en termes de politiques publiques, de stratégie de communication et d'éléments basiques, mais sans agir en tant que lobbyiste auprès du gouvernement fédéral au nom d'un client » et qu'il « devra encore se récuser si son travail présente un conflit d'intérêts au regard des règles d'éthique"[15]. Selon le Washington Post « Ricchetti Inc. » gagné 1,8 million de dollars l'année précédant cette nomination de conseiller du vice-président des États-Unis, et Ricchetti était redevable de 217 000 $ supplémentaires pour le travail accompli l'année de cette nomination[15]. Depuis selon l'ONG Open Secret qui surveille les activités de lobbying, l'activité de cette entreprise a fortement diminué, passant de 5 agents lobbyiste en 2005 à 1 en 2019[11].

En décembre 2013, Ricchetti a succédé à Bruce Reed comme chef de cabinet du vice-président (avec le grade d'assistant du président)[16].

Ricchetti était le planificateur en chef d'une éventuelle candidature de Biden à l'élection présidentielle de 2016, mais Joe Biden a finalement décidé de ne pas se présenter[17],[18].

Campagne présidentielle de 2020[modifier | modifier le code]

En 2020, l'entreprise de Ricchetti a représenté les intérêts de 9 clients clients[11] (dont de l'industrie pharmaceutique et des télécommunications/électronique) :

  • Americans for Tax Fairness ($20,000),

$ Applied Materials Inc ($40,000),

  • Eisai Co Ltd ($90,000) ;
  • Finseca ($210,000),
  • GlaxoSmithKline ($20,000) ;
  • Horizon Therapeutics ($50,000) ;
  • Intellectual Ventures LLC ($90,000) ;
  • InterDigital Inc ($80,000) ;
  • Tesseract Inc ($35,000).

Ricchetti a organisé la Campagne présidentielle de Joe Biden de 2020, menant les efforts de la campagne pour lever des fonds auprès des financiers de Wall Street[19].

Le , il a été annoncé que Ricchetti deviendrait conseiller du président dans la nouvelle administration Biden[1].

Autres activités[modifier | modifier le code]

Ricchetti est membre du conseil des conseillers du Center for Congress de l'Université de l'Indiana.

Avant 2012, il siégeait aux conseils d'administration du Center for American Progress, du Trust for the National Mall et de Bloomberg, avant de démissionner de ces postes pour occuper un poste dans le bureau de Biden en tant que conseiller du vice-président[15].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Steven J. Ricchetti » (voir la liste des auteurs).
  1. a et b Shear, Michael D.; Glueck, Katie (November 17, 2020). "Biden to Name Campaign Manager, Congressional Ally and Close Friend to Key Staff Jobs". The New York Times. (ISSN 0362-4331). Consulté le 17 décembre 2020.
  2. a b c d et e Robert Pear & John Broder (2000), In a Lobby-Happy Washington, Politics Can Be Even Thicker Than Blood, article du New York Times (5 septembre 2000, Consulté le 17 décembre 2020.
  3. (en) Stephen Koff et clevel, « Joe Biden's Buckeyes: the vice president really likes hiring Ohioans », sur cleveland, (consulté le )
  4. (en) Stephen Koff et clevel, « Westlake native becomes chief of staff for Vice President Joe Biden », sur cleveland, (consulté le )
  5. (en) Mike Allen, « BRUCE REED LEAVING WHITE HOUSE in Dec. -- STEVE RICCHETTI named Biden chief of staff -- SHAILAGH MURRAY promoted -- NEW BUZZ: Jeb might run -- HOW TO TELL the two JMarts apart », sur POLITICO (consulté le )
  6. a b c d e f g h et i (en) The Center for Responsive Politics (Centre pour une politique réactive) A 501tax-exempt et charitable organization 1300 L. St, « Revolving Door: Steve Ricchetti Employment Summary », sur www.opensecrets.org (consulté le )
  7. Robert Zausner, "Casey's Backstage Role Was A Key To Senate Win", Philadelphia Inquirer (December 10, 1991)
  8. « Remarks on Permanent Normal Trade Relations With China and an Exchange With Reporters », sur www.presidency.ucsb.edu (consulté le )
  9. (en-US) Joseph Kahn, « INTERNATIONAL BUSINESS; White House Steps Up Efforts for China Trade Deal (Published 2000) », sur The New York Times, (ISSN 0362-4331, consulté le )
  10. (en-US) Robert Pear et John M. Broder, « In a Lobby-Happy Washington, Politics Can Be Even Thicker Than Blood (Published 2000) », sur The New York Times, (ISSN 0362-4331, consulté le )
  11. a b et c (en) The Center for Responsive Politics A 501tax-exempt et charitable organization 1300 L. St NW, « Ricchetti Inc Lobbying Profile », sur OpenSecrets (consulté le )
  12. a b c et d (en-US) T. W. Farnam, « Biden hires former lobbyist », sur Washington Post, (consulté le )
  13. Dana Milbank, Settling in to Washington's ways, Washington Post (March 7, 2012).
  14. Emmarie Huetteman, Former Lobbyist Becomes Biden Chief of Staff, New York Times (November 13, 2013).
  15. a b et c (en-US) T. W. Farnam, « Don't cry for Biden counselor Steve Ricchetti », sur Washington Post, (consulté le )
  16. Vice President Biden Announces New Chief of Staff, White House Press Office (13 novembre 2013).
  17. Colleen McCain Nelson & Carol E. Lee, Joe Biden Supporters Ramp Up a Campaign-in-Waiting, Wall Street Journal (September 13, 2015).
  18. Edward-Isaac Dovere, The man plotting Biden 2016: Steve Ricchetti is the man behind the vice president and possible late-entry presidential candidate, Politico (September 2, 2015).
  19. (en) Brian Schwartz, « Joe Biden's campaign chairman rallies Wall Street donors for a big fundraising push ahead of primaries », sur CNBC, (consulté le )