Stereophonics

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Stereophonics
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Stereophonics en 2007.

Informations générales
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical Rock alternatif[1], post-britpop[2], rock[3]
Années actives Depuis 1992
Labels Stylus Records, V2 Music, MapleMusic Recordings (Canada)[4], PIAS France
Site officiel www.stereophonics.com
Composition du groupe
Membres Kelly Jones
Richard Jones
Jamie Morrison
Adam Zindani
Anciens membres Stuart Cable
Javier Weyler

Stereophonics est un groupe de rock britannique, originaire de Cwmaman, au Pays de Galles. Formé en 1992, il est mené par Kelly Jones (chant, guitare, textes), et composé de Richard Jones (basse), Adam Zindani (guitare, chœurs) et Jamie Morrison (batterie).

Décrit de « rock britannique classique accompagné d'un chant whiskey[5] », le groupe est axé dans les genres rock alternatif et « rock traditionnel britannique »[6]. Le premier album des Stereophonics, Word Gets Around, est publié en août 1997 et atteint la sixième place des classements britanniques, aidé par les singles Local Boy in the Photograph, More Life in a Tramps Vest et A Thousand Trees. Le groupe atteint le succès avec Performance and Cocktails (et ses singles promotionnels The Bartender and the Thief, Just Looking et Pick a Part That's New) en 1999, et compte désormais dix singles classés au top 10, ainsi qu'une chanson classé première des classements, Dakota (2005). Avec plus de 10 millions d'exemplaires vendus à travers le monde[7],[8], Stereophonics est l'un des meilleurs groupes de rock gallois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts (1986–1996)[modifier | modifier le code]

Tout commence dans le début des années 1990 lorsque Kelly Jones (Guitare, chant), Richard Jones (basse), et Stuart Cable (batterie), trois amis d'enfance décident de monter un groupe de rock qu’ils baptisent à leur début Blind Faith ce qui était aussi un nom de groupe d’Eric Clapton. Peu de temps après ils le rebaptisent Tragic Love Company, en s'inspirant des noms de leurs groupes préférés : The Tragically Hip, Mother Love Bone et Bad Company. Plus tard, Stuart Cable inspiré par l'inscription « Stereophonic » qu’il peut lire sur le phonographe de sa grand-mère décide avec l’accord des membres de changer le nom du groupe en The Stereophonics jusqu’à ce qu’en 1996 le groupe prenne le nom définitif de Stereophonics. Selon la légende, les musiciens se seraient rencontrés à un concours annuel de cheese rolling à Cwamaman[9].

Originaires du Pays de Galles, ils ont fait leurs débuts dans des pubs de la région en faisant de nombreuses reprises. Ils sont fortement influencés par des groupes tels que AC/DC et Creedence Clearwater Revival. Leur carrière professionnelle commence elle réellement en 1997, lorsque Richard Branson (créateur de Virgin) leur propose de signer un contrat pour le nouveau label qu'il vient de créer, V2 Music.

Word Gets Around et succès (1997–2000)[modifier | modifier le code]

Intitulé Word Gets Around et sorti en 1997, le tout premier album du trio gallois se popularise grandement, notamment en Grande-Bretagne[10]. Il comprend riffs de guitares, et un mélange de rock et de poésie, avec des textes romantiques écrits et chantée avec une voix éraillée par Kelly Jones. Ce mélange ne passe pas inaperçu aux yeux du grand public, et le groupe décroche en 1998 un Brit Award dans la catégorie « meilleur espoir britannique » et leur album devient disque de platine en Grande-Bretagne (500 000 ventes).

Deux ans plus tard, en 1999, fort de leur succès les Stereophonics sortent un second opus, Performance and Cocktails. Ce dernier comprend des morceaux tels que The Bartender and the Thief. Leur popularité continue de s'accroître au Royaume-Uni mais aussi dans le reste de l’Europe. Trois pistes de l’album se classent dans le top 10 des charts anglais[réf. souhaitée] et ils obtiennent un double disque de platine.

Succès grand public (2001–2004)[modifier | modifier le code]

En avril 2001, un nouvel album un peu plus acoustique que les précédents est enregistré. Il s'agit de Just Enough Education to Perform (JEEP). Là encore, les tubes sont au rendez-vous et certaines de leurs musiques, telles que Have A Nice Day et Mr. Writer restent aujourd'hui encore parmi les plus connues du groupe, malgré les critiques des journalistes et des médias sur leur titre Mr. Writer qui, justement, dénonce les comportements de ces derniers.

L'année 2003 marque un tournant pour le groupe qui sort son quatrième album nommé You Gotta Go There to Come Back. Il représente au travers une nouvelle facette des Stereophonics qui nous livrent un album plus mûr que les précédents, tant au niveau des paroles que de la musique. Celles-ci sont plus travaillées et plus approfondies[réf. souhaitée]. Elles se distinguent bien des chansons plus rock des débuts[réf. souhaitée]. Cet album est sans doute[style à revoir], le plus abouti de tous. Il comprend des chansons telles que Maybe Tomorrow. En septembre 2003, le batteur Stuart Cable est renvoyé d'après les rapports, pour son manque de motivation. Il est finalement remplacé par Javier Weyler[11]. Steve Gorman, des Black Crowes, remplace Cable pendant les concerts et enregistrements live jusqu'à l'arrivée de Weyler. Lors d'un entretien avec le magazine Rip It Up, Kelly Jones, concernant le départ de Cable, admet que la situation était difficile[12].

Peu de temps après la fin de cette tournée (décembre 2004), Kelly et Richard décident de recruter un nouveau batteur, et ils choisiront pour ce poste, un Argentin, Javier Weyler, qu’ils avaient déjà eu l'occasion de rencontrer peu de temps auparavant ; selon Kelly Jones, « le groupe était dans ce club rock, tout le monde prenait du bon temps et le proprio nous a invité à une soirée privée dans une maison où des musiciens jouaient sur trois étages. On connaissait déjà Javier de Londres où il travaillait dans un studio de Fulham et a assisté aux démos de l'album You Gotta Go There to Come Back »[réf. nécessaire].

Décès de Cable (2005–2010)[modifier | modifier le code]

Stereophonics à Cardiff.

De nouveau à trois, les Stereophonics reviennent à leurs racines musicales, et sortent Language. Sex. Violence. Other? en 2005. Ce dernier leur permet d'accéder au sommet des charts anglais notamment grâce à leur tube Dakota. La tournée mondiale qui suivra la sortie de cet album sera l’occasion pour le groupe d’enregistrer leur premier album live Live from Dakota. Dans le même temps, Kelly Jones termine en mars 2007 un album solo, intitulé Only the Names Have Been Changed. Les pistes du disque portent toutes le prénom d'une fille, d'où le nom de l'album[13].

Formé depuis dix ans, en 2006, le groupe décide de sortir à cette occasion un album live, Live from Dakota, ainsi qu'un DVD, Rewind, en avril 2007. Ce dernier retrace leur carrière à travers, un documentaire de près de 100 minutes, des interviews de Ron Wood (The Rolling Stones), Noel Gallagher (Oasis), Bono (U2), Tom Jones, The Black Crowes, plus de deux heures de concert extrait de leurs différentes tournées depuis 1997, et plusieurs vidéos de la tournée acoustique de Kelly Jones (2000), jusque là inédites.

Sorti en octobre 2007, Pull the Pin est le sixième album studio des Stereophonics. L'album est écrit et enregistré en novembre 2006 mais sa sortie sera repoussée à 2007[14]. Le titre vient d'une expression qu'employait souvent Kelly Jones quand il était plus jeune. Pour lui, Pull the Pin avait comme signification « Fais ce que tu veux ». Le premier single issu de ce dernier est Bank Holiday Monday, et le second It Means Nothing. Kelly Jones explique, qu'il a « écrit la chanson dans une chambre d'hôtel en Allemagne. C'était au moment où les attentats du 7 juillet 2005 ont lieu. Ce n'est pas une chanson à propos de ces attentats ; c'est plutôt sur notre façon de réaliser à quel points nos proches nous sont chers dans des moments comme celui-là ». À l'occasion de la sortie de ce nouvel album, un nouveau musicien arrive au sein du groupe. Il s'agit de Adam, le leader du groupe Spider Simpson, qui accompagne désormais la formation en tant que guitariste solo et chœur.

Depuis ses débuts, le groupe réalise la première partie de groupes tels que U2, Lenny Kravitz, David Bowie ou encore les Rolling Stones (en France au stade de France et au Stade Vélodrome de Marseille en juillet 2003) et remplissent des stades entiers tels que le Millenium Stadium de Cardiff (DVD Day at the Race). Enfin, ils jouent le 28 août 2010 lors du festival parisien Rock en Seine[15].

Nouveaux albums (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

Kelly Jones en concert avec le groupe, au Nova Rock-Festival 2013.

Le septième album studio du groupe est intitulé Keep Calm and Carry On. Il est publié le . Le choix du nom est fait à partir d'une affiche vue dans le pub The White Horse, à Richmond, où le groupe passe du temps lors de l'enregistrement de l'album. Le premier extrait de l'album est Innocent. Le second single Could You Be the One?, est sorti le 15 février 2010.

Le 24 septembre 2012, le groupe annonce (via le site officiel[16]) la venue de son nouveau batteur, Jamie Morrison (ex-Noisettes). Le huitième album studio intitulé Graffiti on a Train, est annoncé et publié pour le 4 mars 2013[17], alors que deux singles (In a Moment et Indian Summer) accompagnés de vidéos associées, sont déjà parus, en plus de Violins and Tambourines, première piste révélée en 2012, non parue en single, mais assortie d'une vidéo, le 8 octobre[18]. À la fin février 2013, l'album était mis en streaming[19].

En mai 2015 sort le 1er single C'est la vie, extrait du 9e album studio Keep the Village Alive[20] qui sort finalement en septembre.

Projets parallèles[modifier | modifier le code]

En 2007, le batteur des Stereophonics Javier Weyler travaillait déjà sur son tout nouveau projet, appelé Capitan Melao. Celui-ci lui permet de mettre en avant tout son talent puisqu'on le retrouve pratiquement à toutes les commandes (voix, guitare, batterie, basse...). Dans cet album les chansons sont fortement inspirées par la vie de Javier. En résumé, « Capitan Melao a la séduction de la Bossa nova, la douleur du Bolero, la colère du Rock et les mots d'un poète découragé cherchant toujours l'amour, qu'il a eu puis perdu » (Capitan Melao).

Javier annonce mi-février qu'il profitait de son temps libre pour travailler sur de nouvelles chansons pour son projet personnel.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

Singles
Années Noms Extraits
1997 Local Boy in the Photograph Word Gets Around
1997 More Life in a Tramps Vest Word Gets Around
1997 A Thousand Trees Word Gets Around
1997 Traffic Word Gets Around
1998 The Bartender and the Thief Performance and Cocktails
1999 Pick a Part That's New Performance and Cocktails
1999 Just Looking Performance and Cocktails
1999 Hurry Up and Wait Performance and Cocktails
1999 I Wouldn't Believe Your Radio Performance and Cocktails
2000 Mama Told Me Not to Come (avec Tom Jones)
2001 Mr. Writer Just Enough Education to Perform
2001 Have a Nice Day Just Enough Education to Perform
2001 Step On My Old Size Nines Just Enough Education to Perform
2001 Handbags and Gladrags Just Enough Education to Perform
2002 Vegas Two Times Just Enough Education to Perform
2003 Madame Helga You Gotta Go There to Come Back
2003 Maybe Tomorrow You Gotta Go There to Come Back
2003 Since I Told You It's Over You Gotta Go There to Come Back
2004 Moviestar You Gotta Go There to Come Back
2005 Dakota Language. Sex. Violence. Other?
2005 Superman Language. Sex. Violence. Other?
2005 Devil Language. Sex. Violence. Other?
2005 Rewind Language. Sex. Violence. Other?
2007 Bank Holiday Monday Pull the Pin
2007 It Means Nothing Pull the Pin
2007 My Friends Pull the Pin
2008 You're My Star Decade in the Sun: The Best of Stereophonics
2009 Innocent Keep Calm and Carry On
2012 In A Moment
2015 C'est la vie Keep the Village Alive
2017 All in One Night Scream above the sounds
2017 Caught By The Wind Scream above the sounds

Autres[modifier | modifier le code]

DVD[modifier | modifier le code]

Années Noms
1998 Live at Cardiff Castle
1999 Live at Morfa Stadium
2000 Call Us What You Want But Don't Call Us in the Morning
2002 A Day at the Races
2006 Live from Dakota
2006 Language. Sex. Violence. Other?
2007 Rewind
2008 Decade In The Sun

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Stereophonics rock band asked to help Cwmaman Institute », BBC (consulté le 24 août 2015).
  2. (en) « Stereophonics Biography », MTV (consulté le 24 août 2015).
  3. (en) « Stereophonics - Word Gets Around Review », Pitchfork (consulté le 24 août 2015).
  4. (en) « Stereophonics »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), MapleMusic Recordings (consulté le 6 novembre 2013).
  5. (en) « Stereophonics @ The Forum, Melbourne (04/05/08) », FasterLouder.com.au, (consulté le 4 octobre 2009).
  6. (en) Alex Ogg, « Stereophonics Biography », AllMusic (consulté le 4 octobre 2009).
  7. (en) « Stereophonics announce Royal Hospital Kilmainham date for June 30 », The Sunday Business Post, (consulté le 26 mars 2016).
  8. (en) Steve Bagnall, « Stereophonics set to rock Wrexham with summer concert », North Wales Daily Post, (consulté le 26 mars 2016).
  9. « Brain Magazine ».
  10. (en) « It was the 1997 debut that launched them from the Valleys to rock stardom. Now - two decades later - we look back at what makes it THE classic 'Phonics record », sur walesonline.co.uk (consulté le 19 juillet 2017).
  11. (en) Stereophonics drummer fired. BBC News..
  12. (en) « Interview with Stereophonics »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), février–mars 2010 (consulté le 15 novembre 2011).
  13. « Kelly Jones - Only The Names Have Been Change - Chronique », sur soundofviolence.net (consulté le 19 juillet 2017).
  14. (en) Stereophonics: Friends in the North video interview avec stv.tv.
  15. « Festival Rock en Seine 2010 (samedi 28 août 2010) », sur froggydelight.com (consulté le 19 juillet 2017).
  16. (en) « "Welcome Jamie Morrison - Great to have you on board!" »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 19 juillet 2017)
  17. (en) « Stereophonics - Graffiti On The Train - chronique », sur soundofviolence.net (consulté le 19 juillet 2017).
  18. Un ticket au « site officiel »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 19 juillet 2017)
  19. (en) « Stereophonics: Graffiti on the Train - exclusive album stream », sur The Telegraph (consulté le 19 juillet 2017).
  20. Clip de C'est la vie : Stereophonics annonce son retour dans les bacs avec ferveur, sur chartsinfrance.net, consulté le 20 mai 2015

Liens externes[modifier | modifier le code]

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