Stephen Miller

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Stephen Miller
Illustration.
Stephen Miller le 18 juin 2016.
Fonctions
Haut conseiller du président des États-Unis

(4 ans)
Avec Jared Kushner
Président Donald Trump
Gouvernement Administration Trump
Prédécesseur Brian Deese
Valerie Jarrett
Shailagh Murray
Successeur Mike Donilon
Cedric Richmond
Biographie
Date de naissance (36 ans)
Lieu de naissance Santa Monica (Californie)
(États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Diplômé de Université Duke
Religion Judaïsme

Stephen Miller, né le à Santa Monica (Californie), est un communicant américain. Ayant participé à la campagne de Donald Trump pour l'élection présidentielle de 2016, il est nommé après sa victoire conseiller politique à la Maison-Blanche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il grandit dans une famille juive[1] aisée, sympathisante démocrate. Adolescent, il découvre le conservatisme en lisant Guns, Crime and Freedom de Wayne LaPierre, vice-président de la NRA. Au lycée, il entre en conflit avec la direction afin de rétablir le serment d'allégeance, soutient la guerre d'Irak et critique l'usage de l'espagnol, le considérant comme une « béquille » des Latinos. Il se lie avec l'animateur de radio conservateur Larry Elder (qui l'invite ensuite plus de 70 fois dans son émission) et avec David Horowitz, un ancien marxiste devenu néoconservateur, qui l'aide à se lancer en politique. Il étudie à l'université Duke, où il défend, dans le journal de l'institution, des joueurs blancs d'une équipe de crosse faussement accusés d'avoir violé une stripteaseuse noire (Duke lacrosse case (en))[2].

Il gagne en notoriété, intervenant sur CNN et Fox News. À 24 ans, il devient le porte-parole de plusieurs élus du Tea Party au Congrès, à Washington (district de Columbia). Il travaille avec Jeff Sessions. En 2013, il milite pour faire échouer une réforme bipartisane de l'immigration, qui aurait permis la régularisation de clandestins. En 2014, un an avant l'annonce de candidature de Donald Trump, il lit une interview du milliardaire et la diffuse à ses amis en commentant : « Trump a tout compris, j'espère qu'il va se présenter ». Il participe à la campagne de ce dernier pour l'élection présidentielle de 2016. Il envoie des courriels au site conservateur Breitbart News dans lesquels il fait la promotion de la littérature suprémaciste blanche, défend des thèses racistes au sujet de l'immigration et la réhabilitation des symboles confédérés[3],[4].

Le , en tandem avec Jared Kushner, il est nommé haut conseiller du président des États-Unis. Il écrit le discours d'investiture du président sur le « carnage américain » qu'aurait provoqué Barack Obama et rédige le décret suspendant pour les ressortissants de six pays à majorité musulmane l'entrée aux États-Unis. Il déclare notamment : « Les juges ont accaparé beaucoup trop de pouvoir et se comportent comme la branche suprême du gouvernement. Nos adversaires, les médias et le monde entier vont bientôt découvrir que les pouvoirs du président pour protéger le pays sont très importants et ne peuvent être contestés »[2]. Il est également le principal auteur du discours prononcé par Donald Trump à Varsovie en 2017, et destiné à présenter les grandes lignes de la diplomatie trumpienne. Le texte plaidait pour la défense de la civilisation occidentale, qui a « composé des symphonies, cherché des innovations » et qui désormais serait menacée par « le terrorisme et l’extrémisme »[5].

Les opinions de Stephen Miller en matière d’immigration sont si radicales que son propre oncle a écrit une tribune dans laquelle il faisait remarquer qu’avec les politiques préconisées par son neveu, leur famille n’aurait jamais été autorisée à venir aux États-Unis. La représentante démocrate Ilhan Omar déclare sur le réseau social Twitter en qu'il serait « nationaliste blanc », ce qui lui vaut de virulentes critiques, y compris de la Maison-Blanche, qui l'accusent d'antisémitisme[3],[4].

Lors des manifestations de 2020 consécutives à la mort de George Floyd, il intervient sur Fox News afin d'expliquer que l’envoi de l’armée à Portland contre des manifestants antiracistes était nécessaire pour « la survie du pays »[5]. En , à la veille de l'élection présidentielle de novembre, il est le plus ancien conseiller de Donald Trump encore en fonction[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Matt Flegenheimer, « Stephen Miller, the Powerful Survivor on the President's Right Flank », The New York Times, 9 octobre 2017.
  2. a et b Philippe Gélie, « Stephen Miller, l'enfant prodigue du trumpisme », Le Figaro Magazine, semaine du 7 juillet 2017, pages 24.
  3. a et b (en) « Yes, Stephen Miller is absolutely a white nationalist », sur Washington Post,
  4. a et b « Etats-Unis. Stephen Miller, porte-voix du "nationalisme blanc" à la Maison-Blanche », sur Courrier international,
  5. a b et c « Elections américaines : Stephen Miller, la face sombre, raciste et nationaliste de l’administration Trump », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]