Stef Blok

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Stef Blok
Illustration.
Stef Blok en 2018.
Fonctions
Ministre néerlandais des Affaires étrangères
En fonction depuis le
(1 an et 11 jours)
Premier ministre Mark Rutte
Gouvernement Rutte III
Prédécesseur Halbe Zijlstra
Sigrid Kaag (intérim)
Ministre de la Sécurité
et de la Justice

(8 mois et 29 jours)
Premier ministre Mark Rutte
Gouvernement Rutte II
Prédécesseur Ard van der Steur
Successeur Ferdinand Grapperhaus
Ministre du Logement
et de l'Administration publique

(4 ans, 2 mois et 22 jours)
Premier ministre Mark Rutte
Gouvernement Rutte II
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Ronald Plasterk (indirectement)
Chef de groupe du VVD à la Seconde Chambre des États généraux

(1 an, 11 mois et 12 jours)
Prédécesseur Mark Rutte
Successeur Halbe Zijlstra
Représentant des Pays-Bas

(10 ans, 2 mois et 2 jours)
Réélection 15 mai 2002
22 janvier 2003
22 novembre 2006
9 juin 2010
Législature 32e, 33e, 34e et 35e
Groupe politique VVD

(3 ans, 8 mois et 28 jours)
Élection
Législature 31e
Groupe politique VVD
Biographie
Nom de naissance Stephanus Abraham Blok
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Emmeloord (Pays-Bas)
Nationalité Néerlandaise
Parti politique VVD
Profession Banquier
Résidence La Haye

Stephanus Abraham Blok, dit Stef Blok, né le à Emmeloord, est un homme politique néerlandais, membre du Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD) et ministre des Affaires étrangères depuis 2018.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Après avoir faits ses études secondaires au Stedelijk Gymnasium de Leyde, Blok étudie l'administration en entreprise à l'université de Groningue de 1977 à 1983, avant de décrocher un doctorat. Il travailla par la suite pour la banque ABN AMRO de 1989 à 1998. Parallèlement à cela, Stef Blok est membre du conseil municipal de Nieuwkoop, de 1994 à 1998.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Blok et sa femme lors du Prinsjesdag de 2014.
Blok avec le secrétaire d'État des États-Unis Mike Pompeo à Washington, D.C., en 2018.

Lors des élections législatives de 1998, il est élu représentant à la Seconde Chambre des États généraux, grâce à la participation du VVD au cabinet Kok II et la libération de sièges au Parlement par les ministres du VVD. En position moyenne sur la liste aux élections de 2002, il gagne une nouvelle fois son siège grâce à la participation au gouvernement de son parti.

À la suite du scrutin de 2010, remporté par le VVD, il prend la succession de Mark Rutte, choisi comme Premier ministre, en tant que président du groupe parlementaire à la chambre basse. Après les élections de 2012, Blok est nommé ministre du Logement et de l'Administration publique, un poste de ministre sans portefeuille au sein du ministère de l'Intérieur, par son prédécesseur à la tête du groupe VVD. Il quitte son statut de représentant.

En 2015, à la suite de la démission d'Ivo Opstelten, il assure l'intérim à la tête du ministère de la Justice jusqu'à la nomination d'Ard van der Steur en tant que ministre. Suite à la démission de Van der Steur deux ans plus tard, il devient lui-même ministre de plein titre. Il n'est pas remplacé au Logement, les attributs du portefeuille créé en 2012 revenant à Ronald Plasterk.

Ministre des Affaires étrangères[modifier | modifier le code]

Le , il est nommé ministre des Affaires étrangères, en remplacement du démissionnaire Halbe Zijlstra. Il prend ses fonctions deux jours plus tard. En sa qualité de ministre des Affaires étrangères, il préside notamment une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies en 2018, dont les Pays-Bas ont la présidence tournante pendant un mois.

Le , il accuse directement la Russie du déploiement du missile ayant été utilisé pour abattre le vol MH 17 de la Malaysia Airlines en juillet 2014. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, déclare dans le même temps n'avoir reçu « aucune preuve » que le missile ayant abattu l'avion appartenait à l'armée russe de la part de son homologue néerlandais[1],[2]. Ce contexte de crise diplomatique est envenimé le , alors que quatre agents russe sont expulsés du territoire néerlandais après avoir tenté, selon le gouvernement néerlandais, de pirater le réseau Wi-Fi de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques[3].

Le , après plus d'un an de rupture des relations diplomatiques entre la Turquie et les Pays-Bas, les deux pays annoncent avoir « convenu de normaliser leurs relations diplomatiques ». Stef Blok explique que ce rétablissement des relations entre les deux pays est une bonne chose étant donné l'importance de la collaboration entre les Pays-Bas et la Turquie sur des sujets tels que la lutte contre l'État islamique ou la « primauté du droit et la situation des droits de l'homme en Turquie »[4].

Le , le gouvernement de Mark Rutte accuse l'Iran d'être « impliqué » dans deux meurtres de citoyens néerlandais d'origine iranienne survenus en 2015 et 2017[5].

Durant son mandat, Stef Blok se fait connaître pour certains propos mal vus par une partie des personnalités politiques néerlandaises. En particulier, il met en doute la possibilité d'une cohabitation pacifique au sein des sociétés multiculturelles en prenant l'exemple de l'Etat du Suriname qu'il décrit comme « défaillant »[6].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Vol MH17 : accusée d’être responsable, la Russie nie en bloc », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 janvier 2019)
  2. « Vol MH17: la Russie ouvertement accusée », sur ladepeche.fr (consulté le 9 janvier 2019)
  3. « Les Pays-Bas révèlent les détails d’une opération d’espionnage russe digne de la guerre froide », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 10 janvier 2019)
  4. « Les Pays-Bas et la Turquie annoncent le rétablissement de relations diplomatiques normales », sur Europe 1 (consulté le 9 janvier 2019)
  5. « L'Iran mêlé aux meurtres de deux opposants aux Pays-Bas en 2015 et 2017 (gouvernement néerlandais) | Atlantico.fr », sur www.atlantico.fr (consulté le 10 janvier 2019)
  6. « Les propos sur les migrants tenus en privé par un ministre mettent en émoi les Pays-Bas », sur fr.sputniknews.com, (consulté le 10 janvier 2019)