Steenvoorde

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Steenvoorde
Steenvoorde
La mairie, place Jean-Marie Ryckewaert.
Blason de Steenvoorde
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Wormhout
Intercommunalité Communauté de communes de Flandre intérieure
Maire
Mandat
Jean-Pierre Bataille
2014-2020
Code postal 59114
Code commune 59580
Démographie
Gentilé Steenvoordois
Population
municipale
4 256 hab. (2015 en augmentation de 4,96 % par rapport à 2010)
Densité 143 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 48′ 40″ nord, 2° 34′ 53″ est
Altitude Min. 8 m
Max. 67 m
Superficie 29,82 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-steenvoorde.fr

Steenvoorde est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France. Le village est au centre de l'Houtland, dans le Westhoek.

Géographie

Situation

Limite de la ville sur la route départementale D18.

La ville est située en Flandre française, au cœur des Monts des Flandres, dans l'Houtland (Pays au bois), à 10 km au nord d'Hazebrouck[1], 29 km au sud de Dunkerque[2], 32 km au nord de Béthune[3] et 38 km au nord-ouest de Lille[4] à vol d'oiseau.

L'extrémité est de cette commune nordiste se trouve sur la frontière entre la Belgique et la France. Steenvoorde est ainsi située à seulement 12 km de Poperinge, 22 km d'Ypres et 125 km de Bruxelles.

Communes limitrophes

Rose des vents Oudezeele Winnezeele Drapeau de la Belgique Watou (Poperinge) Rose des vents
Cassel N
O    Steenvoorde    E
S
Terdeghem Eecke Godewaersvelde

Hameaux et lieux-dits

  • Les hameaux : Callicanes, le Saint-Laurent, le Ryveld.
  • Les lieux-dits : les Ciseaux, la Haute Roome, la Queue de Vache, le Saint-Éloi, la Warande.

Climat

Article détaillé : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Steenvoorde a un climat de type océanique de transition : l'influence océanique se traduit par des hivers doux et des étés relativement frais. Les vents sont de dominante sud-ouest et les pluies sont fréquentes en toute saison.

Voies de communication et transports

L'autoroute A25, entre Lille et Dunkerque, traverse la ville et la dessert par le biais de la sortie no 13. Plusieurs routes départementales desservent la ville, dont la D947 entre Bray-Dunes (commune la plus septentrionale de France) et Lens, et la D948 entre Cassel et Ypres.

Bien qu'ayant abrité une gare et son célèbre petit train des Flandres de 1891 à 1957 aujourd'hui, les gares ferroviaires les plus proches de Steenvoorde sont :

  • Poperinge, première gare belge de la ligne 69[5] (SNCB) reliant les villes d'Ypres et Courtrai.
  • Hazebrouck avec de nombreuses liaisons quotidiennes en TER vers Arras, Dunkerque, Lille et Paris, entre autres par le TGV nord-européen.

La commune est desservie par quatre lignes d'autobus du réseau Arc-en-ciel[6] :

  • Steenvoorde, Dunkerque, Coudekerque-Branche  < Ligne 101  >  Coudekerque-Branche, Dunkerque, Steenvoorde
  • Hazebrouck, Steenvoorde, Houtkerque   < Ligne 201  >   Houtkerque, Steenvoorde, Hazebrouck
  • Hazebrouck, Boeschepe  < Ligne 206  >  Boeschepe, Hazebrouck
  • Winnezeele, Armentières   < Ligne 208  >  Armentières, Winnezeele

Les aéroports les plus proches sont ceux de Merville (19 km), Lesquin (44,3 km) et Marck (46,6 km).

Hydrographie

Le ruisseau de la bruyère, rue de Watou.

La commune est traversée par trois ruisseaux :

  • l'Ey Becque, en néerlandais Heidebeek ou « ruisseau de la bruyère » ;
  • Moe Becque ;
  • le Rommel Becque sur lequel il y a dû y avoir un passage identique à celui de l'Ey Becque, mais cette fois on aura disposé dans l'eau des troncs de chêne, d'où Boomvoorde (boom, arbre et voorde, gué). On retrouve le nom dans Beauvoorde, le bois de Beauvoorde.

Toponymie

Attestée sous les formes Stainfort, Steinforth en 1115, Stenfort en 1121, Steemsfords, Steenwort, Steenwoorde, Estamfort, Estainfort en 1251.

Steenvoorde vient du néerlandais steen qui signifie « pierre » et voorde qui veut dire le « gué ». Apparu en 1093, ce nom rappelle qu'à cet endroit, déjà lieu de passage, la voie romaine qui reliait Boulogne-sur-Mer, Thérouanne, Cassel, Wervicq, puis Bavay, Reims ou Cologne traversait la rivière Ey Becque par un gué empierré.

Steenvoorde en flamand comme en français[7].

Histoire

Moyen Âge

Le blason de la vierschaere royale de Steenvoorde : « Sur fond d'or, un Lion de sable lampassé et armé de gueules »[8].
Comté de Flandre.
  • Le village était réputé pour la confection d'une variété de drap appelé esteinfort.

XIIe siècle

  • Les premiers maîtres du village
    • 1105 : Est signalé comme premier Seigneur Frumold de Steinfort[9].
    • 1123 : Une charte fait mention de Widon de Steinfort.
    • 1126 : Guy le Châtelain de Cassel puis Guido et Eustache de Steinfort[9].
  • 1141 : Eustache se distingua sous la bannière de Thierry d'Alsace; Guido participa à l'assassinat de Charles le Bon.

XIIIe siècle

XIVe siècle

XVe siècle

  • 1404 : Mathieu de Licques fonde le couvent et hôpital de Notre-Dame des sept-fontaines.
  • 1434 : La ville passe, par voie d'alliance, aux de Wazières[9].
  • 1456 : Par voie d'acquisition, la ville passe aux de Briarde[9].
  • 1470 : Jean de Briarde vend la seigneurie avec la franchise du marché à Antoine Hanneron, prévôt de l'église Saint-Donat à Bruges. Celui-ci en fait don à sa nièce Gillette Hanneron, épouse de Simon de la Bricque. Georges de la Bricque, issu de leur union, leur succède. À sa mort, celui-ci laisse un fils mineur, Jean, qu'il avait eu de Jeanne Picavet. Jean de la Bricque eut quatre enfants, un fils Guillaume, et trois filles, Jeanne, Philippote et Barbelle. Guillaume de la Bricque meurt sans postérité. Stenwoorde échoit alors à sa sœur Jeanne, épouse de Ferry d'Averé (ou Haverreht). Le fils et successeur de ces derniers, Jean d'Averé meurt sans postérité. L'héritière par droit féodal est Philippote de la Bricque, sa tante, épouse de Pierre de Bailleul, seigneur d'Eecke. Hector de Bailleul, fils aîné de Pierre et Philippote de la Bricque, devient seigneur après eux. Il a eu plusieurs enfants[9].
  • Au XVIe siècle, en 1528, Philippote, veuve de Pierre de Bailleul, seigneur d'Eecke et de Steenvoorde, détient entre autres une seigneurie dite de Peenhof sur Craywick dans la châtellenie de Bourbourg. Philippote est la fille de Jean de la Bricque, seigneur de Steenvoorde et de Guillemette de Nyvelles. Son frère Guillaume achète en 1528 la seigneurie de Malambourg (également dans la châtellenie) à Jean Nyvelles prêtre. Il meurt sans héritier et ses biens passent à Philippote sa soeur[14]. En 1572, Hector de Bailleul, fils de Philippote, seigneur d'Eecke et Steenvoorde, hérite de la seigneurie de Peenhof. A sa mort lui succède en 1586 Antoine de Bailleul, fils d'Hector de Bailleul et de Catherine de Claerhodt, et frère de Jehan de Bailleul, seigneur de Steenvoorde, et Jacques de Bailleul, seigneur d'Eecke[14]
Les armoiries sont celles d'Eustache-Pantaléon de la Viefville, seigneur de Steenvoorde, Hoflande, Pamele, Ochtefeele, Appes, Heutrem, Semerval, Villiers-Sire-Simon, en 1614 (à gauche) et de dame Claudine de Mérode de Frentzen et Morialmé, son épouse (à droite), chanoinesse de Mons, fille de Philippe, Baron de Mérode et du Saint-Empire, Comte de Middelbour, Vicomte d'Ypres[15],[16]

Époque moderne

  • 1518 : création de la chambre de rhétorique qui avait pour devise Ontsluyter van vreugde (« Dispenseurs de plaisirs »)[17]
  • 1553 : Le village est détruit par Charles Quint
  • 1566 : Le 10 août la chapelle du Saint-Laurent est mis à sac par les gueux, sous la conduite du prédicant Jacques de Buyser. C'est le début de la crise iconoclaste qui va se répandre telle une traînée de poudre à travers l'ensemble des Pays-Bas du Sud
    • 15 août, les vitraux, tableaux et statuts de l'église du village sont détruits par les gueux des bois
  • 1593 : L'aîné et hoir féodal, Jacques de Bailleul, avec consentement de ses frères et sœur, vend la seigneurie à Eustache de la Viefville. Entrée dans cette nouvelle famille, elle y reste jusqu'en 1789. Eustache Pantaléon de la Viefville, fils aîné d'Eustache lui succède : c'est lui qui fait restaurer à grands frais le château seigneurial du bourg[9].

XVIIe siècle

Steenvoorde au XVIIe siècle (par Antonius Sanderus dans Flandria Illustrata - 1641)

XVIIIe siècle

  • 1711 : La seigneurie de Steenvoorde est érigée en marquisat par Louis XIV par lettres patentes en faveur du Baron François Joseph Germain de la Viefville, alors capitaine des Gardes wallonnes en Espagne, avec union des Terres d'Oudenhove et d'Ochtezeele[18].
  • 1750 : Le filage et la confection de dentelle occupent des centaines de personnes dans la région de Cassel, Steenvoorde, Hazebrouck. Sous le règne de Louis XVI, le coton et les « mécaniques » font leur apparition et rivalisent avec le rouet et le métier à tisser traditionnel.
  • 1751 : Maure Desain de Steenvoorde devient l'avant dernier abbé de l'abbaye Saint-Winoc de Bergues.
  • 1763 : Mariage du baron Louis-Auguste de la Viefville avec Marie Antoinette Eugénie de Béthune.
  • 1774 : Louis XVI supprime le tribunal royal (vierschaere) qui siégeait dans les locaux de la Noble Cour de Cassel[19].
    • La vierschaere avait neuf échevins : trois pour Steenvoorde, à raison d'un échevin par section, Bynckouck ou Rievelthouck, Eckebeekehouck, et Haringhouck ; deux pour Godewaersvelde ; deux pour Boeschèpe ; un pour l'extension Eecke - Hillewaels-Cappel ; enfin, un pour Winnezeele[9].
  • 1779 : Traité des limites : 680 hectares du village belge de Watou sont rattachés à Steenvoorde[9].

Révolution française

Époque contemporaine

Howitzer Overhaul.
Houblonnière en fête.

XXe siècle

XXIe siècle

  • 2007 : juillet, le pont qui enjambant la Becque rue des Cygnes, s'effondre à la suite de fortes pluies d'orages. Comme en 1993 et 2005 plusieurs quartiers de la ville sont inondés[26].
  • 2014 - Octobre : Destruction de la motte féodale par un agriculteur belge qui avait besoin de terre[27].

Politique et administration

Situation du canton et de la commune dans l'arrondissement.

La commune faisait partie de la quatorzième circonscription du Nord jusqu'aux élections législatives de 2012, mais le redécoupage des circonscriptions législatives françaises (2010) a entrainé son passage dans la quinzième circonscription du Nord qui a pour député Jean-Pierre Allossery. Les conseillers départementaux du canton sont Anne Vanpeene et Patrick Vallois.

Liste des maires

Maire en 1883 : L. Dufour[28].

Maire en 1903 et 1904 : Mortier[29].

Maire de 1904 à 1907 : J. Parmentier[30].

Maire en 1907-1908 : Ryckewaert, docteur, conseiller général[31].

Maire de 1908 à 1914: J. Parmentier[32].

Maire de 1922 à 1925 : Eug. Ryckewaert[33].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Pierre Augustin Maur Beck    
  15 novembre 1827 Joseph Norbert Guislain François Gillis    
1828   Charles Milon Joseph Germain Revel    
janvier 1830   Jean Baptiste Auguste Cazein    
14 juillet 1848 14 juillet 1862 Joseph Benoit Pierre Adolphe Beck   Propriétaire, juge de paix
Conseiller général du canton de Steenvoorde (1856 → 1880)[34]
1862 21 octobre 1877
(décès)
Henri Heem   Notaire
1878 1879 Charles Louis Henri Mortier    
1879   Louis Auguste François Dufour   Brasseur
18 mai 1884 septembre 1901 Alphonse Outters Républicain
modéré
Notaire
Conseiller général du canton de Steenvoorde (1880 → 1901)
Député de la 1re circonscription d'Hazebrouck (1881 → 1885)
    Joseph Parmentier   Brasseur
    Félix Delobeau   Négociant en houblon
    René Lalau   Agriculteur
1959 1965
(décès)
Jean-Marie Ryckewaert   Médecin
1965
(décès)
Jean-Paul Bataille RI puis UDF-PR Pharmacien
Sénateur du Nord (1983 → 1992 puis 1998 → 1999)
Conseiller général du canton de Steenvoorde (1970 → 1999)
en cours
(au 28 novembre 2017)
Jean-Pierre Bataille UMP-LR[35] Pharmacien
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais puis des Hauts-de-France (depuis 2004)
Député suppléant de la 14e circonscription du Nord (2002 → 2012)
Président de la CC de Flandre Intérieure
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité

La commune fait partie de cinq structures intercommunales :

Résultats politiques

Services publics

La commune dispose sur son territoire d'une caserne de gendarmerie, d'un centre de secours et d'incendie, d'un bureau de poste, d'une agence du Trésor public et d'une brigade de CRS pour la sécurité autoroutière.

Finances locales

Comptes 2006[36]
Chiffres clés En milliers d'Euros En Euros/habitant
Total des produits de fonctionnement
3 556
861
Total des charges de fonctionnement
2 809
681
Résultat comptable de fonctionnement
747
181
Total des ressources d'investissement
1 316
319
Total des emplois d'investissement
2 434
590
Capacité de financement des investissements
1 118
271
Capacité d'autofinancement
832
202
Fonds de roulement
229
55
Endettement (encours au 31/12)
2 579
625
Annuité de la dette
390
94
Éléments de fiscalité En milliers d'Euros En Euros/habitant
Potentiel fiscal (population = 4 175 hab.)
3 613
865
Produits : foncier bâti
356
86
Produits : foncier non bâti
80
19
Produits : taxe d'habitation
245
59
Produits : taxe professionnelle
1 416
343

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[38].

En 2015, la commune comptait 4 256 habitants[Note 1], en augmentation de 4,96 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 0303 4743 6203 6294 0224 0233 8633 9823 966
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 9303 9933 9884 0024 0184 2194 3684 4104 476
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 2704 2294 1213 9243 7423 6323 6813 6293 578
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
3 6633 7613 8794 0214 0104 0243 9644 0714 256
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

Pyramide des âges à Steenvoorde en 2007 en pourcentage[41].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ans ou +
1,3 
6,5 
75 à 89 ans
11,4 
12,4 
60 à 74 ans
15,7 
21,9 
45 à 59 ans
21,6 
20,5 
30 à 44 ans
17,4 
18,2 
15 à 29 ans
16,4 
20,0 
0 à 14 ans
16,1 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[42].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement

École maternelle, primaire et collège Notre-Dame de Lourdes à Steenvoorde Nord.- France.
Le collège Antoine-de-Saint-Exupéry.

Sports

Santé

Les centres hospitaliers les plus proches se trouvent à Hazebrouck et Bailleul.

Économie

Édifiée au bord de la voie romaine qui part de Thérouanne vers la Belgique, Steenvoorde a de tous temps été le lieu d'implantation d'un marché actif. Dès 1320, les écrits font état de ce marché dont l'existence est même probablement antérieure à cette date. Il se tenait le samedi et les produits qui y étaient vendus prenaient la direction d'Ypres, de Lille et de Douai. Un certain samedi du XVIIe siècle on vendit jusqu'à 250 bœufs et 1 000 moutons.

Aujourd'hui encore, même si les marchés n'ont plus l'ampleur qu'ils atteignaient il y a quelques siècles, la vocation du village est essentiellement agricole (houblon, lin, vergers, céréales, pommes de terre, betterave) et, pour une large part, agro-alimentaire. Une cinquantaine d'exploitations agricoles se maintiennent encore autour de la commune. Entre 1988 et 2000, 38 exploitations agricoles ont disparu, leur nombre passant de 106 (dont 80 exploitations professionnelles) à 68 (dont 53 exploitations professionnelles)[46].

L'usine Blédina (ex Laiterie Steenvoorde (Stenval)).

Entreprises

  • Plus de cent trente entreprises sont implantées sur le territoire communal, en voici les principales:
    • Blédina (groupe agroalimentaire Danone)
    • Frigo A25 (groupe ConHexa)
    • Textiles des Dunes (filature en viscose et fibranne)
    • Nord'Imprim
    • Société Bio Rad : La société est basée à Hercules dans l'État de Californie. Bio Rad développe et commercialise des tests et des systèmes de diagnostics destinés aux laboratoires d’analyses médicales, aux centres de transfusion sanguine et aux laboratoires de contrôle industriel. n°1 des systèmes de gestion du contrôle qualité pour les laboratoires de biologie médicale, le groupe est leader dans le dépistage du sida, des hépatites et des maladies auto-immunes. Au 9e rang mondial dans le diagnostic « in vitro », fort de 4 000 collaborateurs présents dans 150 pays.

La ville de Steenvoorde compte une population active totale de 1 752 individus[47] sur les 26 456 813 que compte la moyenne nationale. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 82 % ce qui est légèrement inférieur à la moyenne nationale qui est quant à elle de 82,2 %. Le nombre de chômeurs steenvoordois est de 189 sur les 3 401 611 de chômeurs que compte le pays. Le taux de chômage est passé de 10,08 % (1999) à 9,08 % (2006). Steenvoorde compte 43,5 % d'actifs au sein de sa population ainsi que 20,5 % de retraités, 23,6 % de jeunes scolarisés et 12,3 % d'autres personnes sans activité.

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Steenvoorde 3,1 % 4,7 % 6,7 % 21 % 22,6 % 42 %
Moyenne Nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[48]

Zone Pierre Mijic

La société Transloko créée par Pierre Mijic en 1980. En 1983, elle est l'une des premières entreprises à s'installer dans la zone d'activités économique Pierre Mijic, qui fut inauguré le par Jacques Legendre.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Monuments religieux

Ancien presbytère au XVIIe siècle, puis estaminet au XIXe siècle et bonneterie au XXe siècle.
  • L'église Saint-Pierre, haute de 92 m, l'église mesure 40 m sur 32, elle est divisée en trois nefs qui sont coupées dans toute leur largeur par un transept aboutissant de part et d'autre à une chapelle latérale. L'autel majeur est dédié à saint Pierre, patron de la paroisse. Il est éclairé par trois vitraux représentant des épisodes de la vie de saint Pierre.
    • La cuvette en marbre noir des fonts baptismaux date de 1658, on peut y lire l'inscription suivante : DIT SPAS VA IS GEGEVE DOOR IOSYNE TOP VIA IAN VAN DAELE OVERLEEDEN 9 BRE 1658 BIDT VOOR DE SIELE L BACQ FECIT INSUL[49].

L'ancien presbytère (1664) fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1943.

  • Les Chapelles : il existe plus de vingt-cinq chapelles sur le territoire communal ; en voici quelques-unes :
    Notre-Dame de la Consolation, Sainte Rita, Notre-Dame de l'Espérance

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Les moulins

L'année de construction du Noordmeulen reste incertaine. Lors de la dernière restauration, la date de 1576 est trouvée sur une poutre. La commune en devient propriétaire en 1975. La restauration est entreprise en janvier 1978 pour s'achever en 1983[51].

Moulin arrivé à Steenvoorde en (1901) en provenance de Somain. En novembre 1940 à la suite d'une tempête les ailes et la tête du moulin sont endommagés. La tête est alors remplacée par celle du moulin de Ledringhem brûlé durant la Seconde Guerre mondiale.

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Monument

Le monument aux morts, square du Souvenir français

Créé en 1913, le monument aux morts représente un moblot (surnom donné aux gardes mobiles) de la guerre de 1870, ce qui est une particularité dans la région. Rénové en 1999, la stèle est gravée de deux cent vingt deux noms de victimes de guerres[53].

Vestiges

La dalle des pestiférés marque l'emplacement d'un ancien cimetière (ruelle de la brasserie)
  • Motte féodale de Hofhelot (inscrit monument historique en 1979)[54]
  • Château d' Oudenhove (où fut arrêté à la révolution française le marquis Louis-Auguste de la Viefville) dont il reste la maitérie
  • Motte féodale dans le bois de Beauvoorde, le long de la départemental 948 (Steenvoorde-Poperinge)
  • Entrée de l'ancien château sur la Grand Place

Espace culturel

L'espace culturel Jean-Paul-Bataille rue Carnot, ancienne école municipale construite en 1895, entièrement restaurée et inaugurée en 2005 par Jean-Paul Delevoye.
  • Médiathèque
  • Cyber centre
  • Centre de documentation de l'Akademie voor Nuuze Vlaemsche Taele/Institut de la Langue Régionale Flamande

Jeux traditionnels

  • Boule flamande, pratiquée sur des pistes cintrées en terre battue, la commune dispose de plusieurs bourloires intérieurs et extérieurs.
  • Tir à l'arc à la perche verticale; ce tir est aussi appelé tir au papegai. Le jeu consiste à viser différentes cibles appelées oiseaux placées sur un mât de 30 mètres de haut. Les premières cibles se trouvent à 28 mètres du sol.

Papegai, qui signifie oiseau, est une déformation flamande de perroquet.

Fêtes communales

  • Foire agricole (appeler aussi Mei-Feest depuis 1988), fête organisée par le Comice agricole depuis 1891 a lieu le 3e week-end du mois de mai.
  • Ducasse le dimanche qui suit le 14 juillet.
  • Fête du houblon 1er week-end d'octobre

Vie associative

Une centaine d'associations, clubs ou sociétés participent à la vie de la cité, notamment la Société des archers de Saint-Sébastien, société Philharmonique, association Colombophilie le messager de la frontière, ainsi que plusieurs clubs de sports (tennis, moto, judo, etc.)

Folklore et carnaval

Les géants steenvoordois sont au nombre de six et peuvent être admirés tous les ans au carnaval d'été le dernier week-end d'avril et dans de nombreuses autres festivités régionales.

La géante « la Belle Hélène ».
  • La Belle Hélène[55] trouve son nom dans une chanson de geste du XIVe siècle, qui raconte les péripéties amoureuses de la belle. Cette géante a vu le jour à la mi-carême en 1853. Après les Gayants de Douai, les Reuzes de Dunkerque et Cassel, Gargantua de Bailleul la Belle Hélène est l'une des plus anciennes géantes de carnaval en Flandre. Elle sort avec plus ou moins de régularité jusqu'en 1910. Recréée en 1980, elle nous rappelle alors le souvenir d'une jeune et séduisante Flamande marchande de fleurs sur les marchés du canton. En 2005 la Belle Hélène est entièrement reconstruite en osier. Propriété de l'association des porteurs « les amis de Gambrinus » la géante remporte à plusieurs reprises le premier prix de danse au festival des géants portés de Lille.
Ronde de géants portés 2006.

Festival

  • La ronde européenne de géants portés, créée en 1989[57], est organisée par les amis de Fromulus[58]
  • Street art festival, créé par une association locale en 1999 sous le nom de fête du roller skate, a lieu le 3e week-end de juillet et se termine par un concert.

Personnalités liées à la commune

Cadre de vie

La commune a été récompensée par une fleur au palmarès 2008 du concours des villes et villages fleuris[59]

Chemins de randonnée

Chemins de randonnée à Steenvoorde.

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Héraldique

Blason de la ville de Steenvoorde (59) Nord-France.svg

Les armes de Steenvoorde se blasonnent ainsi : Parti,au 1 fascé d'or et d'azur, de huit pièces et trois annelets de gueules brochant sur les 2 premières fasces en chef; au second, écartelé, en 1 et 4 d'or à 4 pals de gueules à la bordure engrelée d'azur, aux 2 et 3 burelé d'argent et d'azur de dix pièces au lion de gueules, lampassé et couronné à la queue fourché en sautoir ".[62]

L'ancien blason de Steenvoorde et de la Maison de la Viefville, est « Fascé d'or et d'azur de huit pièces, et de trois annelets de gueules brochant sur les deux premières fasces en chef ». ces armoiries sont également celles de Wulverdinghe et Westrehem

Blason ville fr Westrehem (Pas-de-Calais).svg

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

  1. « Distance à vol d'oiseau entre Steenvoorde et Hazebrouck », sur www.lion1906.com (consulté le 26 décembre 2015)
  2. « Distance à vol d'oiseau entre Steenvoorde et Dunkerque », sur www.lion1906.com (consulté le 26 décembre 2015)
  3. « Distance à vol d'oiseau entre Steenvoorde et Béthune », sur www.lion1906.com (consulté le 26 décembre 2015)
  4. « Distance à vol d'oiseau entre Steenvoorde et Lille », sur www.lion1906.com (consulté le 26 décembre 2015)
  5. Les relations ferroviaires avec la Belgique
  6. Réseau arc-en-ciel
  7. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  8. Annales du comité flamand
  9. a, b, c, d, e, f, g, h et i Annales du Comité flamand de France 1932
  10. 1213 la bataille de Bouvines
  11. Chronologie bataille de Bouvines 1214
  12. Selon Louis de Baecker, Recherches historiques sur la ville de Bergues, page 123, Anne est la fille de Gilbert de Bergues
  13. a et b Ghezibde Flandres Ardennes
  14. a et b Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque-Branche, Galaad Graal, , p. 102
  15. Nobiliaire des Pays-Bas, et du comté de Bourgogne de De Vegiano - 1779 - 810 pages
  16. La Belgique héraldique De Charles Emmanuel Joseph Poplimont
  17. Chambres de rhetorique en Flandre
  18. Nobiliaire des Pays-Bas, et du comté de Bourgogne
  19. « Hôtel de Noble Cour de Cassel…par Philippe Simon »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  20. Louis de Baecker option citée page 196
  21. Bataille Hondschoote
  22. « Infos sur Watou »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  23. Historique de la Société Philharmonique Steenvoorde
  24. Du morcellement communal de 1789 à l'émiettement intercommunal et…De Maud Bazoche
  25. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la brasserie malterie
  26. Inondations de 1993 & 2005
  27. La Voix du Nord
  28. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Année 1883
  29. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Années 1903 1904
  30. Annuaires Ravet-Anceau Département du Nord Années 1905 à 1907
  31. Annuaire RavetAnceau Département du Nord Année 1908
  32. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Années 1909 à 1914
  33. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Années 1922 à 1925
  34. Renseignements donnés par le Club d' Histoire de Steenvoorde [1]
  35. Référence politique
  36. Ministère de l'économie, des finances et de l'industrie
  37. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  38. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  39. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  41. « Évolution et structure de la population à Steenvoorde en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  42. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  43. Tennis club Steenvoordois
  44. Judo club de Steenvoorde
  45. EHPAD du canton de Steenvoorde
  46. Source : AGRESTE, recensements agricoles 1988 et 2000
  47. Données générales sur Steenvoorde par l'INSEE reprises sur linternaute
  48. Données démographiques d'après l'INSEE compulsées par linternaute
  49. Ministère de la culture - Notice sur la cuvette des fonts baptismaux
  50. Notice no PA00107830, base Mérimée, ministère français de la Culture
  51. Association régionale des amis des moulins du Nord-Pas-de-Calais
  52. Notice no PA00107831, base Mérimée, ministère français de la Culture
  53. Relevé effectué par Thierry Delbarre en 2002
  54. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la motte féodale
  55. Les amis de Gambrinus - géant belle Hélène
  56. Legende du géant des amis de Fromulus
  57. Ronde européenne de géants portés
  58. Les amis de Fromulus entrepreneurs de spectacles
  59. Source : Villes et Villages Fleuris
  60. « La ronde des moulins », à pied dans le Nord.
  61. « Vers le Ryveld », à pied dans le Nord.
  62. site officiel de steenvoorde