Stav Shaffir

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Stav Shaffir
Image illustrative de l'article Stav Shaffir
Fonctions
Parlementaire à la Knesset
Législature 19e
Biographie
Date de naissance (32 ans)
Lieu de naissance Netanya (Israël)
Nationalité Israélienne
Parti politique Parti travailliste
Diplômé de City University;Université de Tel Aviv

Stav Shaffir (hébreu סתיו שפיר, née le 17 mai 1985) est le plus jeune membre de la Knesset dans l'histoire d'Israël. Shaffir est reconnue comme l'un des membres les plus actifs de l'opposition de gauche. Elle est célèbre pour sa lutte contre la corruption gouvernementale, la promotion de politiques sociales pour réduire les prix du logement et pour promouvoir une plus grande transparence dans l'allocation des budgets. Shaffir est entrée dans la politique après être devenue la porte-parole des manifestations sociales qui ont eu lieu en Israël en 2011 contre les prix élevés du logement et les restrictions budgétaires dans l'État-providence. Shaffir est arrivée en deuxième place au Parti travailliste en 2015, seulement derrière Shelly Yachimovich. Actuellement, elle préside le comité de la transparence à la Knesset, ainsi que le comité de transparence du gouvernement de l'OCDE.

Biographie[modifier | modifier le code]

Shaffir est née à Netanya et est d'origine irakienne, lituanienne, polonaise et roumaine. Shaffir était rédactrice du magazine Bamahane dans les Forces de Défense Israéliennes. Après la fin de son service militaire, Shaffir a obtenu la bourse Olive Tree pour poursuivre son diplôme dans un programme conjoint avec des étudiants palestiniens à l'Université de la Ville de Londres [1],[2]. Pendant sept ans, avant de commencer sa carrière politique, Shaffir a travaillé en tant que rédactrice et journaliste pour plusieurs médias, y compris National Geographic, Mako et Yediot Aharonot [3],[4] Xnet.

Activisme politique[modifier | modifier le code]

Avec Daphni Leef et Itzik Shmuli, Shaffir a été la fondatrice, organisatrice et chef non-officieuse des manifestations sociales de 2011 en Israël [4],[5] (comparable au mouvement 15-M en Espagne et Occupy Wall Street aux Etats-Unis). Lors de ces manifestations, plus de 500 mille personnes sont sorties dans la rue pour se manifester contre les prix élevés du logement, la corruption et l'effondrement de l'État providence [6]. Shaffir est également devenue la porte-parole du mouvement. Un débat télévisé avec MK Miri Regev, membre du parti de droite Likoud, a catapulté Shaffir dans la sphère publique. En plus de l'organisation des manifestations, Shaffir s’est consacrée à faire du lobbying au Parlement pour promouvoir des politiques sociales jusqu'à ce qu'elle a annoncé son intention de devenir membre de la Knesset en 2012 [7],[8].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

En 2012, le Parti travailliste lui propose de rejoindre le parti pour se présenter à la prochaine élection législative [9]. Shaffir présente officiellement sa candidature en octobre 2012[10],[11]. Elle devient la première figure du mouvement social de 2011 à rentrer en politique, avant qu'Itzik Shmuli se présente lui aussi sur la liste du Parti travailliste. Elle est choisie en 9e position, puis monte en 8e position après la démission d'Amir Peretz qui rejoint le parti Hatnuah, tout juste créé[12],[13]. Elle est élue à la Knesset lors de l'éĺection le 22 janvier 2013.

Après les primaires du 13 janvier 2015, Shaffir s'est classée deuxième et occupe ainsi la troisième place sur la liste interne du parti (après le chef du parti Isaac Herzog et Shelly Yachimovich)[14]. Dans le parti combiné de Labour-Hatnuah, Shaffir détient la quatrième place en raison de la position de Tzipi Livni, leader de Hatnuah, derrière Herzog.

Initialement élue à l'âge de 27 ans, elle a été la plus jeune femme membre de la Knesset de tous les temps[15]. Shaffir est également le MK avec le patrimoine nette la plus basse - un total de seulement 20 000 $ - et ne possède ni un appartement ni une voiture. Elle a été l'un des huit députés à renoncer à leur augmentation de salaire en 2015, en la qualifiant de "désagréable" a même temps que les salaires sur le marché du travail israélien se sont stagnes.

Transparence financière[modifier | modifier le code]

L'accomplissement le plus important de Shaffir au cours de son premier mandat a consisté à établir une plus grande transparence financière dans le budget de l'État israélien en tant que membre du Comité des finances de la Knesset. Pour la première fois depuis 30 ans, le ministère des Finances a accepté de publier les transferts budgétaires en ligne avant les réunions, afin que les membres de la Knesset et les électeurs puissent suivre les flux de trésorerie. Auparavant, la direction du Comité des finances s'attendait à ce que les membres votent sur les transferts budgétaires en milliards de shekels sans révision ni une documentation adéquate [16],[17],[18].

Comité de l'OCDE sur la transparence du gouvernement[modifier | modifier le code]

Récemment, Mme. Shaffir a été nommée présidente de la Commission de transparence du gouvernement créée au sein de l'organisation de l'OCDE. Le Comité est une initiative conjointe dirigée par Shaffir, le ministère israélien des Affaires étrangères et le représentant de l'OCDE en Israël. La tâche de ce comité est de partager les connaissances, la recherche et les méthodes entre les différents parlements à travers le monde, dans le but d'exposer et de mettre fin à la corruption politique. La première réunion a eu lieu à Paris, le 12 février 2017, dans laquelle des représentants de plus de 90 pays différents ont participé [19].

Référence[modifier | modifier le code]

  1. https://publications.parliament.uk/pa/ld200809/ldhansrd/text/90206-0007.htm
  2. REISZ MATTHEW, « Palestinians, Israelis live and learn together at City University London », Times Higher Education,‎ (lire en ligne)
  3. ( langue non reconnue : hebrew) « Stav Shaffir » (consulté le 16 mai 2012)
  4. a et b Dan Pine, « Israeli protest leaders take new tack in fight for social change », JWeekly.com,‎ (lire en ligne)
  5. Ralph Seliger, « Young Israeli protest leaders visit NYC », meretzusa.org (consulté le 4 avril 2012)
  6. http://www.jpost.com/National-News/March-of-the-Million-Over-460000-protest-across-country
  7. Tucker Lieberman, « Israeli Activist Speaks in Boston », The Jewish Journal,‎ (lire en ligne)
  8. Jane Eisner, « A Movement Lives On », The Jewish Daily Forward,‎ (lire en ligne)
  9. ( langue non reconnue : hebrew) « Politics Now: Stav Shaffir to Run in the Avoda Primaries », The Marker,‎ (lire en ligne)
  10. (en) Ilan Lior, « Protest leader Shaffir to run for Labor Party spot », Haaretz,
  11. (en) Danielle Ziri, « Shaffir announces Knesset run with Labor Party », The Jerusalem Post,
  12. (en) Yoel Goldman, « New Labor list brings in fresh faces, party leader says government is ‘blind’ to what’s happening in region », The Times of Israel,
  13. (en) Moran Azulay, « Herzog wins Labor primaries; Merav Michaeli 5th on party list », Ynet,
  14. Itamar Sharon, Times of Israel, « Women win big as Yachimovich, Shaffir top Labor primary vote Read more: Women win big as Yachimovich, Shaffir top Labor primary vote », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne)
  15. (en) Zvi Zrahiya, « Knesset's youngest lawmaker has net worth of around $20,000 », Haaretz,
  16. News Brief, « MK Shafir: Treasury should Retract Budget Measures », Arutz Sheva,‎ (lire en ligne)
  17. Haaretz Editorial, « A blank check for a billion shekels », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne)
  18. Rotem Starkman, Haaretz, « Supreme Court urges negotiation on procedure for extra gov't spending », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne)
  19. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. Itamar Aichner, http://www.yediot.co.il/articles/0,7340,L-4920968,00.html, sur Yediot Aharonot

Lien externe[modifier | modifier le code]