Statkraft

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Statkraft, créé en 1895, est un groupe norvégien producteur d'énergies renouvelables qui a développé ses activités dans les secteurs suivants : énergie hydraulique, éolienne, gazière et chauffage urbain. Il déploie également des activités de négoce d’électricité en Europe.

Statkraft est une entreprise publique norvégienne[2] qui emploie 4 200 personnes dans plus de vingt pays. En 2015 56.3 TWh d’électricité ont été produits, dont 99 % issus d’énergies renouvelables.

Statkraft exploite plus de 330 centrales hydroélectriques dans le monde, 31 centrales de chauffage urbain, 17 parcs éoliens, 2 centrales biomasse et 5 centrales à cycle combiné à gaz en Europe. Statkraft développe également plusieurs projets sur les marchés émergents par le biais de sa filiale SN Power[3]. Il est propriétaire du câble de la Baltique[4].

Ses bureaux de négoce sont implantés au siège, à Oslo, ainsi qu’à Stockholm, aux Pays-Bas, en Turquie, en Amérique du Sud et en Allemagne[5].

Historique[6][modifier | modifier le code]

[7]Les premières constructions de centrales hydroélectriques de Statkraft remontent à la fin du 19e siècle, quand la puissance des chutes d'eau de la Norvège a pu être domptée.

1895[modifier | modifier le code]

En 1895, l’Etat norvégien a acheté la chute d’eau de Paulenfoss[8] dans le but de fournir de l’électricité au réseau ferroviaire. Cette acquisition marque le début de l’histoire de l’actuel Statkraft et le début d'une période intense d'achats de droits d'eau par le gouvernement. 

Années 20[modifier | modifier le code]

La construction dans les années 20 des centrales de Glomfjord[9], Nore et Hakavik était destinée à alimenter l’industrie, la ville d’Oslo et le rail.

Afin de réguler le secteur et d’exploiter les centrales de l’Etat, est créée la NVE[10] (Direction Nationale Norvégienne des Ressources en Eau et de l'Energie) par la fusion des administrations liées à l’eau et à l’énergie.

Glomfjord 1918

L'Après-guerre[modifier | modifier le code]

La période d’après-guerre a constitué un renouveau pour l’hydroélectricité. Les ingénieurs de la NVE se sont lancés dans la construction d’aménagements importants tels que Tokke[11], Aura, Røssåga,[12]. Le développement hydroélectrique a constitué un levier industriel pour l’Etat, favorisant le développement des industries électro-intensives comme l’aluminium.

En 1960, la NVE[13] est restructurée en 4 départements dont un dédié à la production et au développement hydroélectrique, appelé Statkraftsverkene. Statkraft ne prendra son nom actuel qu’en 1985 lorsqu’elle sera totalement séparée de la NVE

1974 - 1988[modifier | modifier le code]

La construction de l’aménagement d’Ulla-Førre[14] contribue au développement de l'hydroélectricité norvégienne. Il est composé des plus grands barrages de Norvège, de 6 centrales totalisant 2100 MW et pouvant délivrer chaque année 4,5 TWh d’électricité au réseau de manière modulable.

1990[modifier | modifier le code]

La Norvège est pionnière dans la libéralisation du secteur de l’électricité[15], concrétisée en 1990 avec la nouvelle loi sur l’Energie. En 1992, Statkraft devient une entreprise commerciale et ses activités liées au transport sont séparées : Statnett[16] est créée.

2000[modifier | modifier le code]

Avec la mise en service de centrales au Laos[17] et au Népal, l’entreprise s’ouvre à l’international. SN Power[18] est établie pour exploiter ces centrales. Cette filiale est détenue en partenariat avec le fond norvégien pour les pays en voie de développement (Norfund). Les investissements se poursuivent dans les années 2000, en Amérique du Sud et en Asie notamment.

En 2007, deux centrales à gaz sont mises en service en Allemagne, et en 2008, un échange d’actifs se concrétise avec E.ON[19]. Plus de soixante centrales électriques et leurs 217 salariés sont intégrés en Allemagne, en Suède et au Royaume Uni, dont 54 centrales hydroélectriques.

Statkraft a diversifié ses technologies, dans l’éolien notamment, avec la mise en service en 2002 du parc de Smøla. Des projets éoliens naissent au Royaume-Uni et en Suède avec le parc off-shore de Sheringham Shoal[20] (R-U), 317 MW, inauguré en 2012. 

Depuis 2010[modifier | modifier le code]

Avec le rachat de projets hydroélectriques en Turquie et en Albanie[21], Statkraft poursuit son développement à l’international. Les mises en service s’enchaînent en Turquie[22] avec les centrales de Çakit (2010) et de Kargi (2015).

En 2015, Statkraft continue à investir dans l’hydroélectricité avec la poursuite de son projet de Devoll en Albanie, ainsi que l’augmentation des prises de participations dans les producteurs sud-américains Pilmaquién au Chili[23] et Desenvix au Brésil[24].

Les « ré-investissements » liés à la rénovation et au suréquipement des centrales scandinaves se poursuivent chaque année avec plus de 250 millions d'euros alloués en 2015.

Activités[modifier | modifier le code]

Production d’énergie[modifier | modifier le code]

Énergie hydraulique[modifier | modifier le code]

Statkraft exploite 332 centrales hydroélectriques dans le monde : 224 en Norvège, 60 en Suède, 10 en Allemagne, 3 au Royaume-Uni, et le reste hors d’Europe. Statkraft possède plusieurs centrales en Amérique du Sud et en Asie. Les centrales hydroélectriques de Statkraft ont une capacité de production totale d’environ 15 000 MW.

Énergie éolienne[modifier | modifier le code]

L’énergie éolienne est une autre source d’énergie renouvelable[25]. Statkraft est propriétaire et exploitant de 3 parcs éoliens en Norvège, 6 en Suede, 4 au Royaume-Uni[26] et 4 au Brésil, avec d'autres projets en cours[27].

Centrales à cycle combiné à gaz[modifier | modifier le code]

Statkraft exploite 4 centrales à gaz en Allemagne et 1 en Norvège.

Systèmes de chauffage urbain / biomasse[modifier | modifier le code]

Le groupe gère plusieurs centrales de chauffage urbain en Norvège (27), notamment à Trondheim et Porsgrunn, ainsi que 4 centrales en Suède. Statkraft gère également en partenariat deux centrales à biomasse[28],[29]en Allemagne.

Produits et services[modifier | modifier le code]

Barrage de Rheidol

Électricité Statkraft commercialise de l'électricité dans plus de 20 pays européens :

  • Nordpool (Norvège, Suède, Finlande, Danemark)
  • EEX (Allemagne, Suisse)
  • EXAA (Autriche)
  • APX (Pays-Bas)
  • Belpex (Belgique)
  • Powernext (France)
  • UKPX (Royaume-Uni)
  • OMEL (Espagne)
  • PXE (République Tchèque)
  • GME (Italie)
  • South Pool(Slovénie, Serbie)
  • Opcom (Roumanie)

Autres produits[modifier | modifier le code]

  • Énergies renouvelables[30] : titres de diverses sources d'énergies renouvelables, telles que des centrales hydroélectriques et des parcs éoliens de petite et grande envergure.
  • Accès au marché pour compte de tiers
  • Gestion de périmètres d'équilibre et service d'agrégation pour des producteurs en utilisant le principe du complément de rémunération,[31].

Implantations[modifier | modifier le code]

Depuis 1895, Statkraft s’est développé dans l’hydroélectricité et s’est transformée d’une entreprise nationale norvégienne en une multinationale produisant différente types d’énergies renouvelables[32].

Statkraft est propriétaire de 387 centrales, représentant une puissance installée de 18 400 MW répartie entre :

  • l’hydroélectricité (81 %),
  • les cycles combinés gaz (14 %),
  • l’éolien[33] (4 %)
  • la biomasse (1 %).

70 % de cette puissance installée est implantée en Norvège, 9 % dans les autres pays nordiques, 17 % dans le reste de l’Europe et 5 % hors du continent européen. Statkraft détient en outre en Suède et en Norvège des parts dans 31 installations de chauffage urbain, qui totalisent une capacité de 794 MW. 

Région Nordique[modifier | modifier le code]

Statkraft gère 284 centrales hydroélectriques et 31 centrales de chauffage urbain en Norvège et en  Suède[34]. Le groupe dispose par ailleurs de 9 parcs éoliens en activité et plusieurs parcs en développement en Norvège et en Suède.

Des bureaux de négoce sont aussi implantés au siège, à Oslo, ainsi qu’à Stockholm. 

Europe de l'Ouest[modifier | modifier le code]

Allemagne[35][modifier | modifier le code]

Statkraft exploite 10 centrales hydroélectriques et quatre centrales à Cycle Combiné à Gaz. Le Groupe est également propriétaire de deux centrales biomasse. Statkraft gère des agences commerciales et de négoce à Düsseldorf et à Amsterdam. 

Royaume-Uni  [modifier | modifier le code]

Statkraft détient et exploite trois centrales hydroélectriques. Le groupe dispose également de deux parcs éoliens[36] onshore/offshore, en activité. Plusieurs autres projets de développement de parcs éoliens offshore sont en cours. 

France[modifier | modifier le code]

Statkraft entend se porter candidat pour les appels d’offres de renouvellement des concessions hydroélectriques[37] en France pour contribuer aux objectifs français en matière d’énergies renouvelables et en matière de sécurisation des approvisionnements : expertise dans la protection de l’environnement, sécurité des barrages et optimisation économique des installations hydroélectriques.

Statkraft s’intéresse en priorité aux concessions hydroélectriques de plus de 100 MW.

Le siège de Statkraft France est situé à Lyon. Son président est Emmanuel Soetaert.

Europe du Sud-Est [modifier | modifier le code]

Statkraft est impliqué dans le développement de projets de centrales hydroélectriques et de négoce d'énergie dans plusieurs pays, avec des agences à Belgrade, Bucarest, Sofia, Tirana et Podgorica[38].

En Albanie, le Groupe s’est lancé en octobre 2013 dans la construction de 2 centrales hydroélectriques sur la rivière Devoll[39], d'une capacité de production totale de 700 MW.

Statkraft s’est également implanté en Turquie depuis 2007 avec la construction de deux barrages : à Çakit (livré en 2010 – 20 MW de capacité installée) et à Kargi (livré en mai 2015 – 120 MW de capacité installée). .

En plus des barrages et des centrales hydroélectriques, le groupe tient des bureaux à Istanbul et Ankara depuis lesquels il est actif sur le marché de l’énergie turque.

Asie du sud[modifier | modifier le code]

Inde[modifier | modifier le code]

Outre un service de négoce, le groupe a des parts dans deux centrales (respectivement de 192 MW et 108 MW)[40].

Népal[modifier | modifier le code]

Statkraft est actif au Népal depuis 1993 par le biais de sa filiale Himal Power Ltd, détenue à 57%[41]. La filiale exploite la centrale de Kimthi (60 MW au total). 

Laos[modifier | modifier le code]

Statkraft possède 20% des parts de l’aménagement de Theun Hinboun et a contribué au projet d’extension mené sur la période 2008-2012[42]. Un nouveau barrage de 65 m a été construit et deux nouvelles centrales ont été équipées à hauteur de 280 MW, doublant ainsi la production de l’aménagement.

Philippines[modifier | modifier le code]

Trois centrales totalisant 565 MW et 1829 GWh sont détenues à 50% par Statkraft[43].  

Amérique du Sud [modifier | modifier le code]

Courant 2015, Statkraft a assis sa présence en Amérique du Sud à travers l’acquisition de deux entreprises : Desenvix[44] et sa filiale Enex[45], qui est spécialiste de la maintenance hydraulique au Brésil, et l’entreprise Pilmaiquén[46] située au Chili et qui exploite une centrale hydroélectrique de capacité installée de 52,5 MW. 

Pérou[47][modifier | modifier le code]

Implanté au Pérou depuis 2003, Statkraft est aujourd’hui le 5e producteur du pays. Le groupe effectue l’exploitation et la maintenance de 8 centrales hydroélectriques (271 MW) et de la centrale de Chevez qui a été mise en service en août 2015 (168 MW). 

Chili[48][modifier | modifier le code]

Le groupe détient deux centrales à hauteur de 50 % (avec respectivement 155 MW et 158 MW) qu’il exploite au travers d’une coentreprise avec Pacific Hydro. Grâce à la prise de participations majoritaire dans Pilmaiquén[49], Statkraft agrandit son parc avec une centrale hydroélectrique supplémentaire et deux projets. 

Brésil[50][modifier | modifier le code]

Le groupe a des parts dans 15 centrales hydroélectriques, éoliennes et biomasse. Un service de Trading & Origination est également situé dans ce pays[24].

En 2014 les activités de SN Power situées en Amérique du Sud et en Asie du Sud ont été intégrées au sein du Statkraft. 

Smøla

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [1]
  2. « Prendre modèle sur la Norvège, est-ce la solution ? - AQPER », sur www.aqper.com (consulté le 7 juin 2016)
  3. (en) « Home », sur SNPower (consulté le 7 juin 2016)
  4. Statkraft acquires remaining shares in Baltic Cable AB from E.ON Sverige
  5. Site de Statkraft
  6. « L'Histoire de l’énergie en Norvège », sur Planète Énergies (consulté le 7 juin 2016)
  7. (en) « History of energy in Norway », sur Planete Energie,‎ (consulté en décembre 2015)
  8. « Statkraft 120 - Halogen », sur www.halogen.no (consulté le 7 juin 2016)
  9. (no) Journalists Susanne Lysvold Bjørn Tore Pedersen, « Kraftanleggene er monumenter over vår felles historie », TV,‎
  10. « NVE - Forside », sur www.nve.no (consulté le 7 juin 2016)
  11. (no) « Statkraft sitt visingssenter i Eidsborg »
  12. « Statkraft : percée finale pour un tunnelier en Norvège », sur www.constructioncayola.com (consulté le 7 juin 2016)
  13. « Les réseaux d'alimentation en électricité dans les pays nordiques », sur www.academia.edu (consulté le 7 juin 2016)
  14. Digital Ink ydr, « Hydro Power », sur www.sustainablehydropower.org,‎ (consulté le 7 juin 2016)
  15. « L’aventure norvégienne du pétrole et du gaz naturel », sur Reflets de Norvège,‎ (consulté le 7 juin 2016)
  16. « Norvège | L'énergie en questions », sur www.lenergieenquestions.fr (consulté le 7 juin 2016)
  17. euro-énergie, « L'actualité de l'énergie », sur www.euro-energie.com (consulté le 7 juin 2016)
  18. (no) « SN Power », sur Norfund (consulté le 7 juin 2016)
  19. Rédaction, « Echange de capitaux entre E.ON et Statkraft », sur Enviro2B (consulté le 7 juin 2016)
  20. (fr) « L’éolien offshore met le turbo », sur GreenUnivers,‎ (consulté le 7 juin 2016)
  21. « Devoll Hydropower Project, Albania », sur www.icis.com (consulté le 7 juin 2016)
  22. « Statkraft construit une centrale hydroélectrique en Turquie - Invest in Turkey », sur www.invest.gov.tr (consulté le 7 juin 2016)
  23. « Statkraft kjøper kraftverk i Chile », sur Tu.no (consulté le 7 juin 2016)
  24. a et b « Le Point - Pourquoi le brésil - N.Baverez 29.10.2015 », Le Point,‎ (lire en ligne)
  25. (fr) « Statkraft », sur France info (consulté le 8 juin 2016)
  26. Sonneville, « Statkraft : nouvelle ferme éolienne en Ecosse », sur Norvege-fr.Com - Evasion en Norvège (consulté le 7 juin 2016)
  27. « La Norvège veut construire le plus grand parc éolien terrestre d’Europe », sur Connaissance des Énergies (consulté le 8 juin 2016)
  28. « L’Allemagne prend de l’avance sur le marché prometteur de la biomasse énergie | Cleantech Republic » (consulté le 7 juin 2016)
  29. Mittelweser, « Landesbergen: Statkraft reaktiviert Hafen am Kraftwerk | Samtgemeinde Mittelweser », sur www.sg-mittelweser.de (consulté le 8 juin 2016)
  30. (fr) « Statkraft », sur France info (consulté le 7 juin 2016)
  31. « En Allemagne, le nouveau modèle de rémunération s'est révélé un succès », sur lesechos.fr,‎ (consulté le 7 juin 2016)
  32. « La Norvège et l’énergie », sur www.norvege.no (consulté le 7 juin 2016)
  33. « La Norvège veut construire le plus grand parc éolien terrestre d’Europe », sur Connaissance des Énergies (consulté le 7 juin 2016)
  34. « énergie électrique renouvelable | Rodez News », sur rodeznews.wordpress.com (consulté le 7 juin 2016)
  35. lefigaro.fr, « Un Viking à l'assaut des barrages français », sur Le Figaro (consulté le 7 juin 2016)
  36. « GB: les norvégiens Statoil et Statkraft vont planter 67 éoliennes en mer », sur 20minutes.fr,‎ (consulté le 7 juin 2016)
  37. « Statkraft lorgne les barrages français », sur www.usinenouvelle.com (consulté le 7 juin 2016)
  38. « Vallée de la Truyère. Statkraft s'intéresse aux barrages », sur ladepeche.fr (consulté le 8 juin 2016)
  39. euro-énergie, « L'actualité de l'énergie », sur www.euro-energie.com (consulté le 7 juin 2016)
  40. (en) « Statkraft etablerer solselskap i India », sur SYSLA,‎ (consulté le 7 juin 2016)
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  48. (no) « Statkraft kjøper seg opp i chilensk vannkraft », sur SYSLA,‎ (consulté le 7 juin 2016)
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