Starship Troopers (film)

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Starship Troopers
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Logo du film Starship Troopers.

Titre québécois Les Patrouilleurs de l'espace
Titre original Starship Troopers
Réalisation Paul Verhoeven
Scénario Edward Neumeier d'après le roman Étoiles, garde-à-vous ! de Robert A. Heinlein
Acteurs principaux
Sociétés de production Touchstone Pictures
TriStar Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Durée 129 min
Sortie 1997

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Starship Troopers ou Les Patrouilleurs de l'espace au Québec est un film américain de science-fiction de type militaire sorti en 1997 réalisé par Paul Verhoeven. Le scénario d'Edward Neumeier est librement inspiré du roman de science-fiction Étoiles, garde-à-vous ! ((en) Starship Troopers, 1959) de Robert A. Heinlein.

L'histoire suit plusieurs jeunes gens issus de la ville de Buenos Aires durant leur formation militaire puis pendant une guerre interstellaire entre l'humanité et un peuple extraterrestre nommé « Arachnides ». Carmen entre à l’académie des pilotes spatiaux tandis que Carl choisit d’être officier scientifique. Dizzy et Johnny s’engagent, eux, dans l'infanterie mobile. Ce sont ces deux derniers qui affronteront en première ligne les puissants guerriers arachnides lors de l’attaque de la planète Klendathu par la Fédération terrienne.

Edward Neumeier commence l’écriture du scénario en 1992. La préproduction du film dure plus de quatre ans. Le tournage en lui-même se déroule d'avril à octobre 1996, principalement au studio de Sony Pictures à Culver City et dans plusieurs autres lieux en Californie mais aussi au Dakota du Sud et au Wyoming pour les extérieurs. La musique du film est composée et dirigée par Basil Poledouris.

Paul Verhoeven présente son œuvre comme une satire qui utilise l'ironie et l'hyperbole pour dénoncer le fascisme mais également l’impérialisme américain. Il s’écarte du thème de l’œuvre originale, le militarisme, pour mieux le dénoncer. Starship Troopers est un film tout juste rentable qui divise les critiques. Il est nommé pour un Oscar et remporte deux Saturn Awards.

Starship Troopers est sorti en vidéo fin 1998 et a engendré plusieurs suites mais aussi des produits dérivés.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Toile de fond[modifier | modifier le code]

Dans un futur lointain, les pays de la Terre se sont regroupés au sein de la Fédération, un gouvernement mondial. Cette Fédération se lance alors dans la conquête de l’espace. Les terriens colonisent des planètes et explorent de nouveaux systèmes planétaires. Ils rentrent également en relation avec des civilisations extraterrestres. Petit à petit, ils se trouvent menacés par l’une d'entre elles, la belliqueuse civilisation des Arachnides. En effet cette race d’insectes géants lance des attaques ponctuelles depuis son système de Klendathu[a 1].

Au sein de la Fédération, les terriens sont répartis en deux groupes bien distincts :

  • les « citoyens », qui ont effectué leur Service Fédéral au sein de l’armée. Ils défendent l'organisme politique auquel ils appartiennent, si besoin est, au péril de leur vie[a 2]. Ils disposent de toutes les possibilités dans la vie de la Cité, à savoir celles de voter[a 3], d'avoir des bourses pour financer leurs études, d'obtenir plus rapidement l'autorisation d'enfanter et de faire carrière en politique ou dans l'armée ;
  • les « civils », eux, ne disposent pas des droits octroyés aux citoyens, mais peuvent les obtenir en effectuant leur Service Fédéral dans l’armée de la Fédération[a 2]. Cependant, les riches n'ont pas besoin d'être citoyens et ne courent donc pas le risque d'être mutilés ou tués durant leur service[1].

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Des lycéens de Buenos Aires qui viennent de finir leurs études, décident de faire leur Service Fédéral, encouragés par leur professeur de philosophie morale, Monsieur Rasczak[Note 1]. Johnny Rico et Dizzy Flores se retrouvent dans l'infanterie mobile, tandis que Carmen Ibanez se destine à devenir pilote de vaisseau spatial et Carl Jenkins, ayant des capacités télépathiques, devient un officier scientifique. Dizzy s’engage dans la même voie que Rico car elle est amoureuse de lui, mais ce n'est pas réciproque, car il sort déjà avec Carmen.

Mais Carmen, en tant que pilote de vaisseau, comprend rapidement qu’un avenir commun avec Rico semble impossible et envoie donc un message vidéo à Johnny pour lui annoncer qu'elle rompt avec lui. Elle se rapproche par la suite de Zander, son lieutenant instructeur, tandis que Rico fini par succomber aux avances de Dizzy.

Maquette d'un arachnide noir et jaune.
Maquette d'un guerrier arachnide.

L'entraînement impitoyable commence alors pour Rico et ses nouveaux camarades sous la direction du sergent Zim. Mais quelques semaines après leur arrivée au camp d’entraînement, les soldats apprennent qu'un astéroïde, dévié par des extraterrestres, a détruit Buenos Aires. L'évènement est un casus belli et le conseil fédéral se réunit à Genève. Le chef des armées, le Sky Marshal[Note 2] Dienes, ordonne la mobilisation générale. Mais la guerre est loin d'être ce que la propagande officielle promet : le débarquement sur Klendathu est un massacre pour les troupes humaines, déchiquetées par la race extraterrestre des Arachnides. Les humains subissent cent mille morts en un jour, dont plusieurs camarades de Rico et Dizzy. À la suite de cette déroute, Dienes démissionne. Sa remplaçante, le Sky Marshal Tehat Meru doit revoir entièrement la stratégie de la Fédération face aux puissants Arachnides.

Gravement blessé durant les combats sur Klendathu, Rico passe plusieurs jours en soins intensifs et se retrouve même par erreur sur la liste des morts au combat. Une fois reconstruit, il est affecté avec Ace et Dizzy, les seuls survivants de son unité, chez les « Francs-tireurs », commandés par le lieutenant Jean Rasczak, l'ancien professeur de Rico et Dizzy.

Après une mission sans problème sur la planète Tango Urilla, les Francs-Tireurs répondent à un appel de détresse de la planète P. Ils y découvrent un poste avancé décimé par les Arachnides. L'appel de détresse s’avère être un piège des Arachnides qui attaquent une nouvelle fois la base.

Les Francs-Tireurs n'ont d'autre choix que de demander leur évacuation. En attendant l'arrivée de la navette de secours, ils se battent avec l'énergie du désespoir contre une immense armée d'Arachnides. Finalement, une navette d'évacuation conduite par Carmen et Zander arrive enfin pour secourir les survivants. Mais Rasczak est mortellement blessé et demande alors à Rico de l'achever pour qu'il ne tombe pas dans les griffes de l’ennemi. Dizzy est elle aussi gravement touchée et meurt à l'intérieur de la navette dans les bras de Johnny. Carmen découvre à ce moment-là que Rico n'est finalement pas mort. Lors des funérailles de Dizzy, les deux amis retrouvent Carl, qui est devenu colonel au sein du service scientifique de l’armée. Ce dernier leur révèle qu'il croit à l’existence d’un insecte doué d'intelligence qui dirige en secret les autres Arachnides depuis la planète P. L'armée de la Fédération projette donc une offensive générale pour capturer ce cerveau. Pour cela, Carl offre le poste de lieutenant des Francs-Tireurs à Rico.

Paysage rocailleux
Paysage de la planète P.[Note 3]

Lors de la mission sur P., la flotte spatiale subit un puissant pilonnage de la part de l'artillerie arachnide. Le vaisseau que pilote Carmen est sévèrement endommagé et elle doit s’éjecter du navire, avec Zander, par une navette de secours. Lors de sa descente vers P., elle envoie un appel de détresse. Rico, qui a déjà débarqué sur P., se lance alors à son secours avec Ace. Guidé par son intuition, Johnny parvient à la retrouver. Elle est en mauvaise posture car le cerveau arachnide l'a capturée. Zander s'est fait sucer le cerveau par le proboscis de l'Arachnide qui s’apprête à faire de même avec le crâne de la jeune femme. Rico menace alors le cerveau avec une petite bombe nucléaire. Comprenant le danger, le chef des Arachnides relâche Carmen et s'enfuit. Johnny et ses amis font de même, pris en chasse par la garde rapprochée du cerveau.

Après s'être débarrassée de ses poursuivants, la petite troupe retrouve l'armée de la Fédération en liesse. Elle découvre alors que le cerveau a été capturé. C'est Zim, l’ancien sergent instructeur de Rico, qui a réussi cet exploit. Après avoir constaté la capture du chef des Arachnides, Carl rejoint Rico et Carmen. Il leur promet que les humains seront bientôt victorieux de la guerre qu’ils mènent contre les Arachnides.

Personnages[modifier | modifier le code]

Le récit consacre un temps important à la présentation des principaux protagonistes avant la guerre. Selon Paul Verhoeven, « les effets spéciaux ne sont efficaces que parce que vous vous souciez du destin des héros »[2]. Le réalisateur présente donc dès le début du film un triangle amoureux entre Johnny, Carmen et Dizzy durant la scène de la classe[3],[4]. Les principaux personnages sont donc :

  • Johnny Rico : il est un jeune homme naïf amoureux de sa camarade de cours Carmen. Il croit qu’en faisant la guerre, il aura la fille de ses rêves. À l’instar des Arachnides, Johnny est un corps vide contrôlé par des cerveaux extérieurs, Carl le télépathe et Carmen la pilote[5],[4]. Il a cependant un potentiel de leader[1].
  • Carmen Ibanez : elle est une jeune femme dont l’objectif principal est de devenir pilote. Bien qu’elle soit amoureuse de Johnny, elle se montre cruelle et égoïste à son égard[5]. Elle adore flirter[1]. Elle arbore en permanence un sourire éclatant d’une largeur maximale, d’une blancheur et d’une brillance parfaite[6],[7]. Elle s'avère être un pilote de haut niveau[1].
  • Dizzy Flores[Note 4] : elle est une femme forte qui sait manier le fusil et est douée sur un terrain de football. Elle n'a qu'une faiblesse, son amour inconditionnel pour Johnny[1].
  • Carl Jenkins : il est un type sympathique en apparence mais en réalité, il se préoccupe peu des valeurs humaines. Il utilise sa connaissance technologique pour humilier son ami Johnny. Carl est également télépathe. L'une de ses scènes est d'ailleurs inspirée par une expérience du célèbre parapsychologue des années 1950 et 1960 : Joseph Banks Rhine. Le parcours de Carl est également inspiré par celui de Strelnikov, un personnage du Docteur Jivago (1965), qui est au début idéaliste puis devient très dur et est prêt à sacrifier tout le monde à la fin[1].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent de la base de données IMDb.

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources  : Doublage Québec[11], RS.doublage.com[12] et Voxofilm[10].

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Après la réalisation du film RoboCop en 1987, le producteur Jon Davison et le scénariste Ed Neumeier souhaitent retravailler ensemble sur un film de science-fiction mettant en scène une guerre entre les humains et une race d’extraterrestres. En 1992, Davison découvre le livre Étoiles, garde-à-vous ! de Robert A. Heinlein où le thème est très proche de l'idée qu'il avait en tête. Il en achète donc les droits d'adaptation et demande à Neumeier d'en tirer un scénario dont le titre de travail est Bug Hunt at Outpost Nine[Note 9]. Le scénariste écrit une trentaine de pages que Davison propose naturellement au réalisateur de RoboCop : Paul Verhoeven. Celui-ci avait fui son pays natal, les Pays-Bas, pour les États-Unis où il avait d’abord tourné RoboCop, puis Total Recall en 1990 avec en vedette la grosse star de l'époque Arnold Schwarzenegger et Basic Instinct en 1992 avec Sharon Stone[13],[2],[14],[15].

Le potentiel du synopsis intrigue Verhoeven qui décide d'en faire un film de guerre « comme il s'en tournait tant dans les années 1940 et 50, avec pour héros des jeunes gens pleins d'idéaux »[2],[16]. Pour cela, le réalisateur étudie les films de Leni Riefenstahl, la réalisatrice officielle du Troisième Reich, et la série documentaire de propagande américaine Why We Fight (1942-1945)[17],[16]. Neumeier ajoute également au scénario un côté ironique et hyperbolique pour dénoncer le fascisme et la guerre[18].

Verhoeven demande à Scott E. Anderson, le superviseur des effets visuels vaisseau spatial de créer une gamme d'engins à l'aspect rude et carré pour qu'ils collent au mieux aux styles des avions de combat de la Deuxième Guerre mondiale[13]. Il les veut également massifs et lents comme des paquebots[1]. Il a fallu plus d'un an aux constructeurs de maquettes et aux artistes des effets spéciaux de Sony Pictures Imageworks et Industrial Light & Magic pour construire les vaisseaux qui transportent les soldats[3]. Une autre société, Boss Film, est également appelée en renfort pour finir à temps tous les vaisseaux[Note 10]. Pour la scène du sport futuriste, c'est le producteur Alan Marshall qui a conçu les règles de ce mélange de football américain et de gymnastique en salle[1].

Verhoeven impose à Davison la présence de Phil Tippett au poste de superviseur des effets de créature[16]. En effet, le réalisateur a œuvré avec celui-ci sur RoboCop et cherchait depuis plusieurs années à retravailler avec lui. Tippett est un spécialiste des effets spéciaux qui a précédemment travaillé pour les studios Industrial Light & Magic de George Lucas. Il a notamment travaillé sur La Guerre des étoiles, L’Empire contre-attaque, Le Retour du Jedi et Jurassic Park. Pour ces deux derniers films il a même remporté un Oscar pour son travail[2].

Limace blanche.
La limace blanche est le modèle graphique du cerveau arachnide.

Pour Starship Troopers, Verhoeven souhaite que les ennemis des humains soient biologiquement différents pour se permettre de les tuer sans le moindre sentiment. Dans le roman les ennemis sont des arthropodes mais aussi des humanoïdes. Le metteur en scène trouve plus intéressant de n’avoir à faire qu'à des vrais monstres, des créatures gigantesques dont le corps est l’arme. Tippett se documente alors beaucoup sur les insectes pour que, malgré leur aspect monstrueux, les ennemis ne fassent rien qui ne soit pas possible dans la réalité. En très peu de temps, il crée avec l’aide de sa collaboratrice et épouse Jules Roman six sortes d’Arachnides[2],[19]. Il crée également une hiérarchie militaire pour que chacun d'eux ait un rôle bien distinct : les « scarabées des sables » sont les ouvriers, les « cuirassés » sont les armes incendiaires, les « criquets » sont le support aérien, les « guerriers » sont les troupes au sol, les « plasmas » sont la lutte antiaérienne et le « cerveau » est le général[3],[20]. Le cerveau est plus particulièrement l’œuvre de Craig Hayes, un des assistants de Tippett. Verhoeven voulait pour celui-ci qu'il ne puisse pas marcher et qu'il soit porté par des Arachnides plus petits car il n'est plus qu'un immense cerveau, une sorte de dieu diabolique à plusieurs yeux à l'image des monstres créés par l'auteur Howard Phillips Lovecraft. Sur les plans larges, il est représenté en images de synthèse et sur les plans serrés, il s'agit d'une immense marionnette manipulée par une dizaine de personnes[1].

Outre le travail de Phil Tippett qui supervise les effets créatures pour Tippett Studio et Scott E. Anderson qui supervise les effets des vaisseaux pour Sony Pictures Imageworks, d’autres types d’effets spéciaux sont réalisés. Mark Sullivan supervise les matte painting représentant Fort Joe Smith et Buenos Aires détruits pour la société Compound Eye. Les maquillages et prothèses sont l’œuvre de Kevin Yagher pour Kevin Yagher Productions. Les explosions et effets pyrotechniques sont réalisés par John Richardson. Les effets spéciaux numériques lunaires sont supervisés par Scott Squires pour la société Industrial Light & Magic (ILM). Les rayons lasers rouges et bleus sont l’œuvre de Peter Kuran d'ILM qui avait déjà réalisé ce genre d’effets pour les premiers films Star Wars[1].

40 % du budget du film est alloué aux effets visuels qui sont en très grande quantité. Au total, plus de cinq cents plans en bénéficient dont la moitié pour les Arachnides[21],[20].

Choix des acteurs[modifier | modifier le code]

Voulant parodier les sitcoms américaines, Paul Verhoeven choisit les comédiens principaux pour leurs traits réguliers et leurs caractères lisses pour reprendre le style des bandes dessinées[22],[23]. Les personnages principaux sont donc majoritairement issus de sitcom à succès. Casper Van Dien et Dina Meyer ont joué dans Beverly Hills 90210 (en 1993-1994)[24], Denise Richards et Patrick Muldoon ont joué dans Melrose Place (en 1995-1996)[25], Seth Gilliam vient du Cosby Show (en 1990-1991)[26] et Neil Patrick Harris est le héros de la série Docteur Doogie (1989-1993)[27],[28].

Le réalisateur retrouve également les acteurs Michael Ironside, Marshall Bell et Dean Norris qu'il avait dirigés dans Total Recall en 1990[29].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage s'est déroulé du 29 avril au 23 octobre 1996 au studio de Sony Pictures à Culver City et dans plusieurs autres lieux en Californie. La Henman House à Malibu est utilisée pour représenter la maison de famille de Johnny Rico. La salle de classe de philosophie morale se trouve dans le Kaiser Permanente Medical Center à Baldwin Park. Le stade de football en salle se trouve dans la Walter Pyramid à Long Beach[30],[31]. Les parcs extérieurs de la pyramide ont également servi pour tourner deux scènes coupées au montage[32]. Le Los Angeles Convention Center figure le hall d’entrée de l’astroport terrien. Le camp d’entraînement de Rico est construit dans le parc régional Mile Square à Fountain Valley sur une ancienne piste d'atterrissage de la Seconde Guerre mondiale[30],[31],[1]. Le campement de nuit des « Francs-Tireurs » est, lui, réalisé dans le parc naturel de Vasquez Rocks[1].

La scène de la douche collective gêne beaucoup les acteurs. Ils ont en effet du mal à jouer nus. Pour les rassurer, l’actrice Dina Meyer propose alors que le réalisateur et le directeur de la photographie soient également déshabillés pour que toutes les personnes sur le plateau soient dans les mêmes conditions. Verhoeven et son équipe acceptent et obtiennent alors une scène bien plus naturelle[1].

Pour les extérieurs représentant les planètes des Arachnides, l’équipe du film a quitté la Californie pour deux autres États. Pour la planète Tango Urilla, la plupart des plans ont été tournées dans le parc national des Badlands au Dakota du Sud. Pour la planète P., où se déroule la bataille finale, il s’agit de l'escarpement d'Hell's Half Acre au Wyoming[30],[31].

Comme les Arachnides sont créés numériquement en postproduction, Phil Tippett aide Paul Verhoeven dans la direction des comédiens face aux monstres invisibles sur le plateau. Ainsi, pour représenter ces monstres, Tippett et un de ses assistants courent sur le plateau avec des longues tiges servant à simuler la taille et la vitesse des insectes[2]. Pour obtenir l'effroi des acteurs, Verhoeven hurle ou crie « ils attaquent »[3].

Pour la scène où Johnny Rico monte sur le très gros arachnide nommé « cuirassé », une grosse carapace est construite par le superviseur des effets spéciaux John Richardson et monté sur un tracteur pour simuler, dans les gros plans, la présence de l'acteur Casper Van Dien sur l'insecte géant. Ces plans sont ensuite combinés à d'autres plans où l'acteur et l'insecte sont réalisés en images de synthèse devant des plans filmés par l'assistant réalisateur Vic Armstrong. Les scènes se déroulant dans le poste de pilotage du vaisseau sont tournées, elles, en plateau autour d'un fond vert. Des lampes sont déplacées autour du cockpit pour simuler l'attaque des « plasmas ». Pour la navette de sauvetage, c'est un plateau à balancier qui est utilisé pour réaliser les tremblements[33].

Postproduction[modifier | modifier le code]

Le film est une coproduction des sociétés Touchstone Pictures (filiale de Walt Disney Company) et TriStar Pictures (filiale de Sony Pictures Entertainment) mais est essentiellement porté par cette dernière. Durant les deux ans de production, les dirigeants de Sony Pictures se succèdent et aucun n’est resté plus de quatre mois. De plus Verhoeven entretient de très bons rapports avec les dirigeants de Tristar, société qui a déjà distribué Total Recall et Basic Instinct. Le réalisateur n’a donc subi aucune pression ou censure. Il n’a coupé que très peu de choses au montage. Il s’agit essentiellement de scènes qu’il a jugées après coup inutiles. Selon lui, le film correspond à sa vision initiale pour « 90 à 95 % »[2],[17]. Verhoeven a abandonné deux scènes qui approfondissent les rapports entre Johnny et Carmen (Sur la pelouse du lycée et Départ immédiat), deux scènes montrant le rapprochement de Carmen avec Zander (Zander console Carmen et Dans la cabine de Carmen) et un baiser entre Carmen et Johnny à la fin du film (Le baiser de la fin)[32]. Ces scènes sont également coupées car lors de la projection test les spectateurs ont protesté bruyamment. En effet, ils n’approuvent pas qu'une fille puisse embrasser deux garçons[1].

Verhoeven reconnait que sa vision ne correspond pas aux canons de la production hollywoodienne de l’époque. Ce n’est qu’après le montage que le nouveau directeur de Sony découvre le film. Il s’offusque alors de voir des drapeaux nazis dans le film mais le metteur en scène élude la question en précisant qu’ils ne sont pas de la même couleur[2],[17].

Bande originale[modifier | modifier le code]

Pour composer la musique du film, Paul Verhoeven se tourne vers Basil Poledouris avec qui il avait déjà collaboré pour RoboCop. Le compositeur dispose de six mois pour livrer la musique. Après avoir écouté les premières versions des morceaux, Verhoeven indique à Poledouris qu’il souhaite faire de la musique qui doit accompagner le vaisseau spatial Rodger Young, le thème central du film[34].

La musique, une fois terminée, est très proche par plusieurs aspects des images qu’elle illustre. Elle est héroïque, hyperactive, puissante et parfois angoissante. Cependant les différentes musiques ne sont pas facilement différenciables et se fondent finalement dans un grand ensemble. De plus, l’orchestre qui enregistre la musique est assez classique et n’utilise pas de sons de synthèse qui auraient pu apporter un contraste[34].

La plupart des thèmes sont liés à l’armée mais deux sont plus romantiques. Pour le réseau d’information totalitaire, Poledouris écrit Fed Net March, une marche militaire avec des roulements de tambours. Dans Klendathu Drop, qui accompagne l'invasion du monde des Arachnides, Poledouris ouvre la scène avec des cuivres sur un ton impétueux et patriotique. Le compositeur utilise particulièrement les timbales pour représenter les Arachnides. Cela est principalement audible dans le morceau qui leur est spécifiquement consacré : Bugs. D’autres morceaux se détachent également de l’ensemble. Il y a Dizzy’s Funeral, où la présence des cordes est plus significative et Brainbug qui comporte un crescendo presque religieux pour figurer l’immense et gluant cerveau arachnide. La bande originale contient également deux chansons interprétées par la fille de Poledouris, Zoë. La première Into It est une composition originale. La seconde I Have Not Been to Paradise, est une reprise de I Have Not Been to Oxford Town, une chanson composée par David Bowie en 1995[34]. Elle est la seule référence temporelle du film puisqu'elle parle de la fin du XXIIIe siècle[1].

La musique que joue le personnage Ace Levy au violon est La Golondrina. C’est un hommage au film La Horde sauvage (1969). C’est en effet cette musique qui accompagne la horde lors de son arrivée en ville et de son départ[1].

Le travail de Poledouris sur Starship Troopers est parfois comparé au style des compositeurs David Arnold et Jerry Goldsmith mais en moins flamboyant. La bande originale sort en CD chez Varèse Sarabande le . En 2016, elle ressort en version longue sur deux CD[34].

Liste des morceaux
No Titre Durée
1. Fed Net March [Note 11] 0:49
2. Klendathu Drop[Note 12] 4:29
3. Punishment/Asteroid Grazing [Note 13] 4:50
4. Tango Urilla 3:50
5. Hopper Canyon[Note 14] 2:44
6. Bugs[Note 15] 2:20
7. Dizzy's Funeral [Note 16] 1:18
8. The Destruction of the Roger Young[Note 17] 3:27
9. Brainbug[Note 18] 3:59
10. They Will Win[Note 19] 4:01
11. Into It[Note 20] - Composé et interprété par Zoë Poledouris 4:36
36:23

Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Starship Troopers divise les critiques de cinéma. Sur le site Rotten Tomatoes, il obtient le score de 63 % pour un total de cinquante-neuf critiques[35]. Il dispose d'une note plus basse, à 51 % basée sur vingt avis, sur le site Metacritic[36]. En France, le film reçoit également des critiques mitigées, notamment sur le site Allociné, avec une note de 3,2 étoiles sur 5 pour la presse et de 3,6 sur 5 pour les spectateurs[37].

Un homme aux cheveux blancs.
Paul Verhoeven en 2006.

Beaucoup de critiques américaines sont particulièrement violentes[38]. Le Wall Street Journal accuse le réalisateur Paul Verhoeven et le scénariste Ed Neumeier d'être des néo-nazis. Le réalisateur s'en défend en indiquant que ce n'est pas sa philosophie et qu'il a lui-même subit l'occupation allemande durant ses jeunes années[17],[13]. Rita Kempley du Washington Post trouve, elle, le film incohérent et ne parvient donc pas à déterminer si Verhoeven dénonce ou adule l'idéologie du Troisième Reich[28],[14]. Janet Maslin du New York Times reproche au film d'être patriotique, trop violent et de comporter des scènes de nu. Elle pense que Starship Troopers n'est fait que pour les amateurs de films violents. Elle concède cependant que les combats sont bien réalisés et qu'ils sont à voir. Maslin conseille plutôt d'aller voir une autre production de science-fiction de Sony sortie durant la même période : Bienvenue à Gattaca[39]. Roger Ebert du Chicago Sun-Times reproche au film son côté militariste. Le critique trouve Star Wars bien meilleur car plus joyeux et humoristique. Ebert a souri en visionnant le film de Verhoeven mais uniquement grâce au côté satirique. Pour lui Star Wars représente le côté humaniste du cinéma de science-fiction alors que Starship Troopers en est le côté totalitariste. Le critique indique également que les Arachnides, en tant qu’antagonistes, sont moins intéressants que ne l’est par exemple Alien[7]. Ces avis très négatifs précèdent la sortie européenne et font passer le film comme étant fasciste. Cela complique beaucoup la tournée de promotion en Allemagne, en Italie et dans une moindre mesure en France[18]. En revanche l'accueil en Angleterre est beaucoup plus favorable[14].

Todd McCarty pour Variety a compris le ton ironique de l’histoire et salue la « vigueur et l’enthousiasme de la réalisation du Verhoeven ». Il souligne également que bien que manifestement fasciste, le gouvernement décrit dans le film a réalisé l’idée d’une égalité totale entre les sexes et les races[40]. En France, Arnold de Ciné Live écrit qu'après le « bide » de Showgirls (1995), Verhoeven revient à la « SF destroy et rigolote » dont il renouvelle le genre avec un « constant et volontaire second degré ». Arnold, réagissant à la critique du Wall Street Journal, indique qu’il trouve le film moins réactionnaire que Top Gun (1986). Pour lui, Starship Troopers est un « excellent divertissement bien plus subtil et malin qu’on pourrait croire de prime abord »[23]. Au contraire, Christophe Honoré pour Les Cahiers du Cinéma trouve que le film est conçu pour des « puceaux accros aux jeux vidéo » et le compare à un « CD-ROM pornographique »[41].

En 2012, le site de critiques Slant Magazine, classe Starship Troopers à la 20e place sur la liste des cent meilleurs films des années 1990[42].

Box-office[modifier | modifier le code]

Starsphip Troopers est un film tout juste rentable avec 121 214 000 US$ de recettes pour un budget de 105 000 000 US$. Il se hisse seulement à la trente-cinquième place annuelle en Amérique du Nord et à la trente-huitième place au niveau mondial[8]. En France avec 965 000 entrées, le film se classe en quarante-et-unième position du box-office de l’année 1998 loin derrière les films de science-fiction Armageddon (6e), The X-Files (18e) et Deep Impact (34e)[43].

Résultats au box-office par région/pays
Pays Box-office
(1997-1998)
Classement de l'année
(1997-1998)
Monde Monde 121 214 000 US$ 38e
Drapeau des États-Unis États-Unis 54 814 000 US$ 35e
Drapeau de la France France 965 000 entrées 41e

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le film est nominé pour l'Oscar des meilleurs effets visuels à la 70e cérémonie des Oscars en 1998 face à Le Monde perdu : Jurassic Park et Titanic. L'Oscar est remporté par ce dernier film[44]. Starship Troopers remporte cependant le Saturn Award des meilleurs effets spéciaux pour le travail de Scott Anderson, Alec Gillis, Phil Tippett, John Richardson, Tom Woodruff et le Saturn Award des meilleurs costumes pour le travail d'Ellen Mirojnick[45].

Note : sauf mention contraire, les informations ci-dessous sont issues de la page Awards du film sur l'Internet Movie Database[46]. Ici sont listés les principaux prix.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Le film obtient les récompenses suivantes :

Principales récompenses du film
Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
1998 Saturn Awards Meilleurs costumes Ellen Mirojnick
Meilleurs effets visuels Scott E. Anderson, Alec Gillis, John Richardson, Phil Tippett et Tom Woodruff

Nominations[modifier | modifier le code]

Le film obtient les nominations suivantes :

Principales nominations du film
Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
1998 Blockbuster Entertainment Awards Meilleur acteur débutant Casper Van Dien
Meilleur actrice débutante Denise Richards
Hugo Meilleure adaptation Edward Neumeier et Paul Verhoeven
Motion Picture Sound Editors Meilleur montage sonore Jeffrey Kaplan
MTV Movie Awards Meilleure scène d’action L’attaque du fort par les Arachnides
Oscar Oscar des meilleurs effets visuels Scott E. Anderson, Alec Gillis, John Richardson et Phil Tippett
Satellite Awards Meilleur film d'animation ou multimédia Jon Davison et Alan Marshall
Meilleurs effets visuels Scott E. Anderson et Phil Tippett

Analyse[modifier | modifier le code]

Inspiration[modifier | modifier le code]

Un homme aux cheveux noirs avec une moustache.
Dessin de 1953 représentant Robert A. Heinlein.

Verhoeven indique avoir arrêté de lire le livre Étoiles, garde-à-vous ! après seulement deux chapitres car il le trouve mauvais et ennuyeux. Il demande alors au scénariste Edward Neumeier de lui raconter l'histoire qui décrit en fait la vie de garnison et ne concerne qu’assez peu les extraterrestres[14]. Il n’y a que quelques passages au sujet de la guerre au début et à la fin du roman. Cependant, l’esprit et la philosophie de Robert A. Heinlein se retrouvent bien dans le film. Selon Verhoeven, l’aspect fasciste et totalitariste se trouve déjà présent dans le roman[2]. C'est d'ailleurs ce qui le rend difficilement adaptable[13]. Paul Verhoeven choisit de prendre exactement le contre-pied du roman pour réfuter certains thèmes qui s’y trouvent[47]. Il en fait une satire[38]. Le film de guerre devient un film contre la guerre en montrant l'horreur de la guerre et le cynisme des généraux. Jouant sur le second degré, il mélange les clichés et les conventions de la propagande militaire, des sitcoms américaines pour adolescents, des films de guerre et de science-fiction[22].

Bien que s’étant éloigné du livre, le film reprend de nombreux éléments de la trame narrative. Avant le recrutement de Johnny Rico, sont conservés la scène de dispute entre Rico et son père, la scène de classe avec le professeur de philosophie morale et la scène avec le recruteur amputé[a 4]. Pendant l'instruction militaire de Johnny sont repris l’accueil des nouvelles recrues par Zim[a 5], la mort du soldat Breckinridge [a 6], la scène du lancer de couteau et la punition par le fouet[a 7]. Durant la guerre, sont aussi conservées la destruction de la ville de Buenos Aires, la bataille de Klendathu, la mort du lieutenant Rasczak [a 8], la mission sur la planète P et la capture du « cerveau » par Zim [a 9].

De nombreux noms de personnages sont également tirés du roman : Juan « Johnnie » Rico qui devient John « Johnny » Rico, Dizzy Flores[a 10], Carmencita dite « Carmen » Ibanez [a 11], Ace et Pat Leivy qui sont fusionnés dans le personnage Ace Levy[a 12],[a 13], Carl et Al Jenkins qui sont fusionnés dans le personnage Carl Jenkins[a 14],[a 15], Charlie Zim[a 16], Jean Dubois et Rasczak qui sont fusionnés dans le personnage de Jean Rasczak[a 17],[a 18], Breckinridge[a 19], « Kitten » Smith[a 13], Shujimi[a 16], Yvette Deladrier qui devient Deladier[a 20], Emilio Rico qui devient Bill Rico[a 21], Bronski[a 22], Willie qui devient Willy[a 1], Birdie[a 23] et Diennes qui devient Dienes[a 24].

Critique du fascisme et de la guerre[modifier | modifier le code]

Paul Verhoeven a étudié le fascisme et est donc familier de l'iconographie nazie. Il l'utilise au maximum pour pouvoir la dénoncer et interpeller le public. Pour lui Starship Troopers est une réponse au film nazi de Leni Riefenstahl Le Triomphe de la volonté (1935)[13],[21]. Le réalisateur désidéalise la guerre en la filmant dans sa violence la plus crue. Il utilise également l’hyperbole lorsqu’il inclut des messages de propagande du réseau fédéral qui pousse sans raison à la xénophobie, annonce la pendaison en direct à la télévision d’un criminel ou demande aux enfants de participer à l’effort de guerre[47].

Malgré les affirmations du réalisateur, il reste difficile de voir ce qu’est réellement le film. S’il est visionné au premier degré, il est clair qu’il promeut une image attirante de la guerre et du militarisme. Les personnages ne mettent quasiment jamais en doute les décisions de leur hiérarchie[48]. La violence est également très présente dans le film et peut être vue comme un travail de complaisance pour satisfaire le désir de violence du spectateur[49]. Elle se trouve sous la forme d’une violence mentale avec la présence de l’imagerie nazie et d'une violence physique mise en œuvre par les Arachnides[50].

Dans un article d’août 2001, la chercheuse Lene Hansen s’interroge pour savoir si le fascisme est forcément antiféministe. Dans l’idéologie fasciste traditionnelle, la femme est reléguée au rang de mère nourricière et de femme au foyer. Pour Hansen, le film Starship Troopers rompt avec cette tradition et présente une utopie fasciste où les hommes et les femmes sont parfaitement égaux[51]. Hansen prend notamment appui pour son propos sur la scène de la douche mixte. Dans cette scène Verhoeven veut exprimer que les prétendues avancées qu'apporteraient le fascisme se feraient au détriment de la libido. Les jeunes gens ne parleraient que de guerre et de leur carrière sans se regarder. « Ils sont sublimés parce qu'ils sont fascistes »[14].

Pour Verhoeven, c'est également un film sur le paradis perdu où l'innocence de la jeunesse est remplacée par la cruauté de la guerre. Il veut insister également pour montrer comment la propagande militaire persuade la jeunesse que le sacrifice personnel pour son pays est une bonne idée[3].

Critique de l'impérialisme américain[modifier | modifier le code]

Verhoeven explique l'usage de l'ironie et de l'hyperbole : « en jouant avec le fascisme et l'imagerie fasciste pour pointer certains aspects de la société américaine »[18], il reproche aux États-Unis, entre autres, leurs interventions lors de la guerre du Viêt Nam (1955-1975), de l'invasion de la Grenade (1983), de l'invasion du Panama (1989-1990) et de la guerre d'Irak (2003-2011)[1],[13]. Même si une partie du film se déroule dans un Buenos Aires futuriste, le réalisateur a voulu qu’il ressemble à une ville nord-américaine. Avec un budget de plus de 100 000 000 $, le metteur en scène se doit de faire un film divertissant mais il souhaite également y introduire une dimension politique. Il souhaite d'abord séduire le public pour ensuite lui parler du vrai sujet du film. Verhoeven avoue avoir surestimé la capacité du public américain à accepter cela[13].

Cependant, après les attentats du 11 septembre 2001, les Américains ont plus compris que le film est une critique de l'impérialisme américain. Sur le plateau, Verhoeven demande d'ailleurs aux acteurs de jouer les va-t-en-guerre et de le faire avec excès[17]. Le début de la guerre dans le film n'est pas l'attaque de Buenos Aires par les Arachnides, mais l'installation sur la planète Dantana d'une colonie de Mormons dans la zone spatiale contrôlée par les Arachnides. Selon le réalisateur, c'est typiquement américain de ne voir le début de la guerre qu'à partir de l'attaque de l'ennemi et de ne pas voir qu'on lui a causé précédemment du tort[13].

Références culturelles[modifier | modifier le code]

Un cyclope orange avec une corne.
Image du film Le Septième Voyage de Sinbad, référence cinématographique pour Verhoeven et Tippett.

Pour Verhoeven, Starship Troopers est un peu la version américaine de Soldier of Orange, un film qu’il avait tourné en 1977 aux Pays-Bas. Les deux films présentent en effet des jeunes gens qui doivent faire face à la guerre. C'est également un « bain de jouvence » pour le réalisateur car ce film est selon lui un hommage aux films d'aventures mythologiques qu'il visionnait dans son enfance et dont les effets spéciaux sont l’œuvre de Ray Harryhausen. Il cite notamment Jason et les Argonautes (1963) et Le Septième Voyage de Sinbad (1958). C'est d’ailleurs après avoir vu ce dernier film que Phil Tippett s'est décidé à se lancer dans les effets spéciaux[2],[19],[16]. Le film est aussi parfois comparé au roman À l'Ouest, rien de nouveau (1929) pour son apprentissage de la vie de soldat ou aux films Des monstres attaquent la ville (1954), Tarantula (1955) et L'Attaque des crabes géants (1957) pour ses insectes géants[16],[52]. La scène de dissection d'un petit Arachnide au début du film, est également une réminiscence des Oiseaux (1963) d'Alfred Hitchcock où il y a un petit incident avec une mouette au début du film avant que la grosse attaque des oiseaux ne commence[1].

Alain Pelosato, dans son livre de 2005, Un siècle de cinéma fantastique et de SF, affirme que Starship Troopers est un grand film politique. Il le rapproche des films de guerre pacifistes comme Les Sentiers de la gloire (1957) et Les Hommes contre (1970)[22]. Le typage des personnages est en effet très proche de celui des soldats des films d’action sur la Seconde Guerre mondiale comme Air Force (1943) et Les Canons de Navarone (1961). Le lieutenant Rasczak est, par exemple, calqué sur le personnage interprété par James Coburn dans Croix de fer (1977). Le sergent Zim, lui, trouve sa source dans le sergent instructeur Hartman dans Full Metal Jacket (1987) mais il est mis en scène d'une façon plus exagérée pour donner un résultat plus excessif[1],[52] La scène de l'attaque du poste avancé est, elle, comparable à celle des films La Charge de la brigade légère (1936), Beau Geste, Gunga Din (1939), Le Massacre de Fort Apache (1948) ou Zoulou (1964)[40],[52],[1]. Dans la scène d'entraînement pour la capture du drapeau, les équipes sont de couleur rouge et bleue en hommage au film Les Douze Salopards (1967) où il existe une scène du même genre[1].

La scène de débarquement sur la planète Klendathu est directement inspirée de documents sur le débarquement de Normandie. Alors qu’il était très jeune enfant, Paul Verhoeven vivait à La Haye et durant la Seconde Guerre mondiale, il voyait l’artillerie allemande tirer sur les avions britanniques et américains qui partaient pilonner les villes ennemies. Plusieurs plans de vaisseaux spatiaux abattus dans le film proviennent ainsi de ses souvenirs d’enfance[1].

Plusieurs caméos sont réalisés dans le film. Ainsi, le producteur Jon Davison interprète l'habitant de Buenos Aires qui déclare devant la caméra du réseau fédéral que « Les seuls bons parasites, c'est les parasites morts ». Le scénariste Edward Neumeier joue le rôle du condamné à mort qui sera exécuté en direct sur le réseau fédéral. L'ancien militaire américain et conseiller technique militaire pour le film Dale Dye, apparait également. Il interprète un général qui demande au colonel Carl Jenkins après la capture du Cerveau parasite : « À quoi pense-t-il, colonel ? »[53]. Deux membres de la famille de Paul Verhoeven participent également à la création du film. Il s'agit de Martine, sa femme, qui apprend à l'acteur Jake Busey à jouer du violon et Helen, sa fille, qui travaille sur le compositing de certaines scènes[1].

Techniques utilisées[modifier | modifier le code]

Verhoeven utilise beaucoup la vitesse et l’action dans son film. Il se sert essentiellement de deux procédés pour accélérer son récit. Le premier est l’usage régulier de séquences d’information satiriques. Le second est l'utilisation des genres surcodés du cinéma américain : les films de guerre, la science-fiction et la comédie pour adolescents[54]. Verhoeven se sert notamment pour les Arachnides d'une technique qui consiste à les faire apparaître toujours depuis l’extrême profondeur de champ et les faire remonter à une vitesse effarante jusqu’à l’avant[55]. L'éclairage est aussi particulier. La lumière artistique est très présente et élimine les zones d'ombres à la manière des comédies et des films musicaux hollywoodiens des années 1950 et 1960[56].

Le metteur en scène privilégie l’esthétique de la précipitation et du coq-à-l’âne propre aux médias de masse par l’utilisation de « faux documentaires » comme, il l’avait déjà fait dans RoboCop. Cette technique du film dans le film est souvent utilisée depuis le pionnier du genre : Citizen Kane (1941). Elle peut se présenter sous la forme d'une fausse biographie comme Zelig (1983), d'une fiction politique comme Punishment Park (1971) ou d'un documentaire ethnographique comme Tristes Tropiques (1974). Dans Starship Troopers, il s’agit de séquences d’information du réseau fédéral sans lien direct avec le reste du récit. Elles débutent brusquement et s’achèvent généralement par une dilution dans un style assez proche de celui de Vidéodrome (1982). On y retrouve cependant le personnage de Carl puis tous les protagonistes dans la séquence finale [57]. Ces séquences sont l’œuvre de la société d’effets spéciaux Banned from the Ranch fondée en 1995 par des techniciens renvoyés du Skywalker Ranch, le studio de George Lucas. Elles sont réalisées dans un style proche de la propagande de guerre américaine et des bandes annonces de série B des années 1950[20]. Verhoeven les rapproche aussi du traitement de la guerre du Golfe par la chaîne d'information américaine CNN[1].

Le réalisateur présente également un double pli dans la structure de son récit. Le premier pli est un flashback qui retourne un an auparavant. Le second pli est le recommencent général du récit après le déroulé menant aux événements originaux. C’est à ce moment que Johnny Rico passe du statut de ballot à celui du héros[54].

Exploitation[modifier | modifier le code]

Éditions en vidéo[modifier | modifier le code]

Le film sort dans le monde d'abord en VHS et en Laserdisc fin 1998 chez Touchstone Home Vidéo[58]. Il sort ensuite en DVD début 1999 dans la zone 1 puis à l'été de la même année dans la zone 2. La version de cette dernière zone est jugée décevante car elle ne comprend pas les bonus présents dans la version de la zone 1 et il faut aussi retourner le DVD à la moitié du film comme avec une Laserdisc[59]. Une version « édition spéciale » du DVD sort ensuite en 2001 en zone 2 chez Buena Vista Home Entertainment. Le film est cette fois visible en intégralité sans avoir à retourner le DVD et comprend plusieurs bonus comme des bouts d'essai des acteurs, des scènes commentées par le réalisateur, le commentaire audio du réalisateur, des scènes abandonnées et les coulisses du film[60]. En 2007 sort une version Blu-ray avec les mêmes bonus mais avec une piste son améliorée[61].

À partir de 2008, le film est aussi distribué dans des coffrets DVD et Blu-ray Starship Troopers - La Trilogie en compagnie de ses suites : Starship Troopers 2 et Starship Troopers 3[62].

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Starship Troopers.

En 1997, pour accompagner la sortie du film, plusieurs produits dérivés sont mis sur le marché. La société Avalon Hill sort le jeu de société Starship Troopers, un jeu de guerre sur plateau hexagonal avec les visuels du film[63],[64]. La société Sega réalise un flipper Starship Troopers[65] et la société Galoob produit une gamme de jouets[66]. Trois ans plus tard en 2000, Blue Tongue Entertainment sort le jeu de stratégie en temps réel Starship Troopers: Terran Ascendancy[67].

Toujours en 1997, l’éditeur de bande dessinée Dark Horse réalise l'adaptation en comics du film de Paul Verhoeven. Dark Horse sort ensuite trois mini-séries dans l’univers de Starship Troopers. La première, Insect Touch[Note 21], se déroule avant le film et raconte le premier contact entre les hommes et les Arachnides. La seconde, Brute Creation[Note 22], se déroule durant l’instruction de Johnny Rico et se concentre sur le professeur Jean Raczak durant l’attaque par les Arachnides de Port Joe Smith sur la planète Dantana. La troisième, Dominant Species[Note 23], se déroule après le film. Elle met en scène des personnages originaux lors de la seconde bataille de la planète Klendathu[68].

Héritage[modifier | modifier le code]

Suites[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Starship Troopers.
Deux hommes en tenue grise avec des mitraillettes.
Cosplays de soldats de la Fédération.

Paul Verhoeven est tenté par la réalisation d'un nouvel film sur le sujet. Il indique que contrairement à Total Recall ou Basic Instinct qui se suffisent à eux-mêmes, Starship Troopers se prête à une suite[2]. Cependant le mauvais résultat du film au box-office américain ne lui permet pas de concrétiser cette suite[8]. C'est finalement une série télévisée en infographie du même nom qui est mise en chantier en 1999. Elle est composée de trente-six épisodes et est coproduite par Paul Verhoeven[69],[70]. Suivront ensuite trois vidéofilms. D’abord en 2004, Starship Troopers : Héros de la Fédération, réalisé par Phil Tippett et scénarisé par Edward Neumeier. Les deux hommes étaient respectivement le superviseur des effets de créature et le scénariste du premier film[71],[72]. Ensuite en 2008, Starship Troopers : Maraudeur, réalisé et écrit par Neumeier[73],[74]. Enfin en 2012, Starship Troopers : Invasion, réalisé par Shinji Aramaki sur scénario de Flint Dille[75],[76]. L'ironie et le côté satirique du film original sont largement moins présents dans ces suites[77].

Apports à d'autres œuvres[modifier | modifier le code]

Starship Troopers a marqué les esprits et a donc influencé des scénaristes et des œuvres ultérieures. En 2002, la série de Joss Whedon, Firefly, s’inspire du film. L’Alliance, le régime autoritaire présenté dans la série est très proche de la Fédération. D’ailleurs faute de moyens suffisants, Whedon reprend les uniformes utilisés dans le film[78]. Des films comme Space Battleship (2010) ou Edge of Tomorrow (2014) sont également perçus comme des héritiers de Starship Troopers[79],[80].

En 1998, l’auteur français de bande-dessinée Kevin Hérault reprend lui le nom du mentor de Johnny Rico, le lieutenant Rasczak, pour l’un des personnages de sa série de science-fiction HK[81]. En 2009, le groupe californien Space RockerZ sort un morceau intitulé Zegema Beach en référence à la plage où Johnny rêve d'aller[82].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en français : /ʁadʃɛk/.
  2. « Maréchal du Ciel » en français. Il s'agit du plus haut grade de l'armée fédérale.
  3. L'escarpement d'Hell's Half Acre dans le Wyoming sert de lieu de tournage à des scènes se déroulant sur P.
  4. Dans le roman Étoiles, garde-à-vous !, Dizzy est un homme.
  5. Société créée uniquement pour les besoins du film.
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Personnage encore en vie à la fin du film.
  7. Steven Ford est le fils de Gerald Ford, 38e président des États-Unis.
  8. Stack Lumbreiser est la déformation du nom d'une des productrices du film, Stacy Lumbrezer.
  9. « Chasse aux insectes à l'avant-poste neuf » en français.
  10. La société Boss Film, qui a notamment réalisé les effets spéciaux de SOS Fantômes, met fin à son activité peu de temps après la fin de la production du film.
  11. « Musique du Réseau Fédéral » en français.
  12. « Saut sur Klendathu » en français.
  13. « Punition et Frôlement de l'astéroïde » en français.
  14. « Canyon des criquets » en français.
  15. « Parasites » en français.
  16. « Les funérailles de Dizzy » en français.
  17. « La destruction du Roger Young » en français.
  18. « Le cerveau parasite » en français.
  19. « Ils gagneront » en français.
  20. « En dedans » en français.
  21. « Le toucher de l'insecte » en français.
  22. « Création brutale » en français.
  23. « Espèces dominantes » en français.

Références[modifier | modifier le code]

  • Sources primaires

Robert A. Heinlein, Étoiles, garde-à-vous !, Paris, J'ai Lu, coll. « Science-fiction », , 314 p. (ISBN 978-2-2903-3223-8)

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  2. a et b Pages 41.
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  4. Chapitre 2.
  5. Chapitre 3.
  6. Chapitre 4.
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    « Le film prend exactement le contre-pied du roman ouvertement fasciste. Les insectes géants contre qui les humains – de véritables petits nazis – font la guerre sont presque plus sympas […]. Paul Verhoeven a franchi le pas et a fait d’un roman réactionnaire un film de guerre contre la guerre […]. Mais ici la guerre est montrée dans toute son horreur, et l’idéologie qui mène à la boucherie cette chair à canons constituée par l’infanterie est clairement désignée par les uniformes identiques à ceux de la Gestapo. C’est vrai qu’il n’est pas facile de décrypter cela. Mais le traitement infligé à la fin du film à la reine des insectes montre sans ambiguïté que la barbarie est aussi du côté des humains. Contrairement à Heinlein, Verhoeven ne défend pas l’idéologie américaine. Il la critique violemment au travers, notamment, des démonstrations du « Net » (cette vaste toile d’information) d’une manière qui renvoie à CNN pendant la guerre du golfe, mais aussi dans l'utilisations d’acteurs qui jouent volontairement mal et du style de mis en scène parodiée des sitcoms. Le réalisateur a aussi choisi des comédiens aux traits réguliers pour reprendre, dit-il, le style des bandes dessinées […]. Ce film est de la même veine que les grands films de guerre pacifistes comme Les Sentiers de la gloire (1957) et Full Metal Jacket (1987) de Stanley Kubrick, ou Les Hommes contre (1970) de Francesco Rosi. Ces films montrent comment l’infanterie sert de masse de manœuvre pour les ambitions personnelles des généraux […]. Starship Troopers est un grand film politique ! […]. »

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  67. « Test Starship Troopers : Terran Ascendancy », sur JeuxVideo.com (consulté le 6 février 2017).
  68. (en) « Starship Troopers », sur DarkHorse.com (consulté le 6 février 2017).].
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  71. Starship Troopers : Héros de la fédération sur Allociné.
  72. (en) Starship Troopers: Hero of the Federation sur l’Internet Movie Database.
  73. Starship Troopers : Marauder sur Allociné.
  74. (en) Starship Troopers: Marauder sur l’Internet Movie Database.
  75. Starship Troopers : Invasion sur Allociné.
  76. (en) Starship Troopers: Invasion sur l’Internet Movie Database.
  77. Béghin 2007, p. 20.
  78. Commentaires du disque Blu-ray de Firefly : The Complete Series avec Joss Whedon, Blu-ray de 2008, L'Attaque du train, 17:30 minutes :

    « C'était parce que nous avions loué les costumes aux gens de Starship Troopers... Une fois de plus, pas d'argent. »

  79. Olivier Clairouin, « Edge of Tomorrow : quand Starship Troopers rencontre Un jour sans fin », sur Le Monde,‎ (consulté le 2 février 2016).
  80. Olivier Delcroix, « Space Battleship ou le retour du space opera », sur Le Figaro,‎ (consulté le 2 février 2016).
  81. Kevin Hérault, « HK ( hérault / trantkat / morvan / glénat ) », sur BDGest.com,‎ (consulté le 9 mai 2016), p. 11.
  82. (en) « Space RockerZ », sur Discogs.com (consulté le 9 mai 2016).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cyril Béghin, Starship Troopers : Lycéens et apprentis au cinéma, CNC, , 22 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Lene Hansen, « Feminism in the Fascist Utopia : Gender and world order in Starship Troopers », International Feminist Journal of Politics, vol. 3, no 2,‎ , pages 275-283 (DOI 10.1080/14616740110053065).
  • (en) Les Paul Robley, « Interstellar Exterminators : Ornery insects threaten the galaxy in Starship Troopers », American Cinematographer, vol. 78,‎ , pages 56-66.
  • (en) Paul M. Sammon, The Making of Starship Troopers, Boulevard Books, , 152 p. (ISBN 978-1-5729-7252-0).
  • (en) Paul M. Sammon, « Starship Troopers : Bug Bytes », Cinefex, vol. 73,‎ .
  • (en) Darko Suvin, « Of Starship Troopers and Refuseniks : War and Militarism in U.S. Science Fiction, Part 2 », Extrapolation, vol. 48, no 1,‎ , pages 9-34 (DOI 10.3828/extr.2007.48.1.3).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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