Starfighter (film)

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Starfighter
Titre original The Last Starfighter
Réalisation Nick Castle
Scénario Jonathan R. Betuel
Acteurs principaux
Sociétés de production Lorimar Film Entertainment
Universal Pictures
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Durée 96 min
Sortie 1984


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Starfighter (The Last Starfighter) est un film de science-fiction américain réalisé par Nick Castle, sorti en 1984[1].

C'est l'un des tout premiers films à présenter un vaisseau spatial réaliste en images de synthèse conçu sur un supercalculateur, le film contenant plus d'une vingtaine de minutes de scènes spatiales entièrement virtuelles.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le film raconte les aventures d'Alex Rogan, un jeune homme américain vivant avec sa mère et son petit frère Louis dans un caravaning, une communauté de mobile homes dénommé le « Starlite Starbrite ». Partageant son temps entre sa petite amie Maggie et les habitants du caravaning, Alex, doué dans divers domaines, ne cesse d'être demandé par les habitants du caravaning pour qu'il leur rende de petits services. Souhaitant suivre des études supérieures, Alex se voit refuser sa demande de bourse étudiante, ce qui le remplit de frustration et de colère face à une existence qu'il estime n'aller nulle part.

Lorsqu'il trouve enfin un peu de temps libre pour lui, il le passe à jouer à Starfighter, un jeu vidéo de shoot'em up installé sur une borne d'arcade du caravaning, dont la phrase d'accroche est : « Salut Starfighter ! Vous avez été recruté par la Ligue stellaire pour défendre la Frontière contre Xur et l'armada Ko-Dan […] ». Jouant beaucoup à ce jeu, Alex en devient un expert.

Un soir, peu après avoir battu le record du jeu sous les yeux admiratifs des habitants du caravaning, un étrange véhicule arrive sur les lieux. En émerge un homme qui se présente à Alex comme étant Centauri, le créateur du jeu. En récompense d'avoir battu le high score, il l'invite à faire un tour dans son étonnant véhicule. Mais Centauri est en réalité un extraterrestre et sa voiture un vaisseau spatial ; Alex est pour ainsi dire « enlevé » dans l'espace tandis que, dans le même temps, un androïde de type doppelgänger nommé Beta (« bêtadroïde » en VF) sort du véhicule et prend son apparence, afin de couvrir son absence sur Terre.

Après l'avoir emmené à bord de son vaisseau jusqu'à une base spatiale extraterrestre, Centauri apprend à Alex que le jeu Starfighter est en réalité un simulateur conçu pour recruter ceux qui ont la capacité de piloter un véritable vaisseau stellaire de combat (ceux « avec le don », les « Starfighters ») afin de contrer la menace, bien réelle, du conquérant extraterrestre Xur et de l'armada Ko-Dan à la « Frontière » de la Ligue stellaire, dont fait partie la planète Rylos (la patrie de Centauri)… Il lui apprend aussi que Xur est un traître originaire de Rylos, dont l'empereur de Ko-Dan lui a promis le contrôle en échange de sa traîtrise.

Alex, qui doit être le mitrailleur d'un vaisseau spatial Starfighter appelé Gunstar, se lie d'amitié avec son pilote, un humanoïde reptilien nommé Grig. Il apprend également que la « Frontière » est un système spatial générant un champ de force protégeant Rylos et ses planètes environnantes de l'invasion Ko-Dan, mais que Xur a donné à Ko-Dan les moyens d'y faire une brèche. Cependant, lorsqu'il comprend qu'il doit participer à une guerre bien réelle, Alex finit par décliner l'offre de Centauri. Celui-ci, ulcéré, le ramène sur Terre tout en lui donnant un communicateur s'il venait à changer d'avis.

C'est alors que des espions Ko-Dan débarquent chez lui dans le caravaning et tentent de l'assassiner. Alex ne parvient à s'en sortir qu'au prix du sacrifice de Centauri, qui arrive tout de même à le ramener à la base des Starfighter avant de s'éteindre. Mais Alex découvre que la base a entre-temps été attaquée par les forces Ko-Dan et sabotée par des traîtres à la solde de Xur. De fait, la totalité des combattants Starfighters et des « Armes stellaires » (les vaisseaux spatiaux des Starfighters), à l'exception de celui d'Alex, ont été pulvérisés. Le dernier espoir de la Ligue stellaire repose maintenant entre les mains d'Alex et de Grig (qui a survécu par chance dans une zone protégée) avec leur prototype expérimental d'Arme stellaire.

Entamant leur trajet vers la Frontière, Alex s'exerce au contrôle des armes du vaisseau avant que lui et son pilote Grig ne tombent sur une base des partisans de Xur, qu'ils détruisent. Ils se retrouvent ensuite confrontés à l'armada Ko-Dan.

Grâce à une attaque surprise, Alex parvient à détruire le système de commandement et de contrôle de la flotte Ko-Dan, désorganisant celle-ci et donnant au vaisseau Starfighter isolé une chance de combattre l'armada ennemie. Mais, face aux déferlement innombrables des chasseurs Ko-Dan, Alex se retrouve vite submergé et obligé d'utiliser son ultime atout : la « Fleur de la Mort » (« Death Blossom » en VO), l'attaque spéciale de l'Arme stellaire qui consiste en une nuée de tirs lasers dans toutes les directions. Après la destruction des chasseurs Ko-Dan avec la Fleur de la Mort, le vaisseau amiral ennemi tente d’éperonner le vaisseau d'Alex, mais celui-ci, plus rapide et plus agile, tourne autour du vaisseau ennemi en ciblant ses points faibles, provoquant finalement son écrasement sur la lune de la planète Rylos.

De retour sur Rylos en vainqueur, Alex et Grig sont acclamés comme des héros galactiques. Cependant, il s'avère que Xur s'était échappé et que la « Frontière » est tombée ; par conséquent, la Ligue stellaire va avoir besoin de reformer la légion des Starfighters. Alex, en tant que seul Starfighter survivant avec Grig, est désigné pour recruter les nouveaux combattants avec l'aide de Centauri, qui a finalement survécu à ses blessures.

Après avoir accepté la mission, Alex retourne sur Terre pour récupérer Maggie et lui demander de le suivre, ce qu'elle accepte avec joie. Ils partent alors ensemble, sous les yeux émerveillés de son petit frère Louis, de sa mère et des habitants du caravaning, décollant avec le vaisseau spatial pour Rylos. Après leur départ, Louis, inspiré par l'héroïsme de son frère, décide de prendre son exemple et commence à jouer au jeu Starfighter.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Shelley Lake de Digital Productions en 1983 en train de chorégraphier une scène de Starfighter.
L'image de la station de travail IMI-500 est une simulation du Starcar, le véhicule de Centauri.

Starfighter est l'un des tout premier film à présenter un vaisseau spatial réaliste en images de synthèse (Computer-generated imagery ou CGI) conçu avec un supercalculateur (à l'image des scènes virtuelles du film Tron de Disney, sorti en 1982), en l’occurrence un Cray X-MP (en).

L'aspect des vaisseaux reste proche de l'imagerie des jeux vidéo dont le film s'inspire. Le vaisseau Starfighter Gunstar et d'autres vaisseaux spatiaux du film ont été conçus par l'artiste Ron Cobb, qui a également travaillé sur Alien, Star Wars et Conan le Barbare.

Les images informatiques du film ont été rendues par Digital Productions (en) sur un superordinateur Cray X-MP. La compagnie a créé 27 minutes d’effets pour le film (scènes spatiales entièrement virtuelles), ce qui était considéré à l’époque comme une énorme quantité d'images générées par ordinateur[2] et un exploit.

Pour les 300 scènes contenant des images de synthèse dans le film, chaque image de l'animation contient en moyenne 250 000 polygones (en) avec une résolution de 3000 x 5000 pixels en 36 bits. Digital Productions a estimé que l’animation par ordinateur a requis seulement la moitié du temps, et un demi à un tiers de moins de coûts par rapport aux effets spéciaux traditionnels. Le résultat a été un coût de 14 millions de dollars pour un film qui a rapporté environ 21 millions de dollars au box-office[2].

Tous les effets spéciaux du film n'ont pas été réalisés avec une animation par ordinateur. La représentation de l'unité bêta avant qu'elle ne prenne la forme d'Alex était un effet spécial pratique (practical effect (en)), créé à partir de matériaux et produit sur le plateau de tournage. Le véhicule (« Starcar » en VO) de Centauri, créé par Gene Winfield, était également un véritable accessoire[3].

Étant donné que les audiences-test ont répondu positivement au personnage du bêtadroïde Alex, le réalisateur Nick Castle lui a ajouté de nouvelles scènes en interaction avec la communauté du caravaning[3].

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes, le film est crédité d'un score de 76 % d'avis positifs, sur la base de 33 critiques collectées et une note moyenne de 6,40/10 ; le consensus du site indique : « L'intrigue est aussi rudimentaire qu'un film spatial le permette, mais [Starfighter] capture très bien une époque et un style passionné de réalisation de films »[4]. Sur Metacritic, le film obtient un note moyenne pondérée de 67 sur 100, sur la base de 8 critiques collectées ; le consensus du site indique : « Avis généralement favorables »[5].

Au fil du temps, le film a fait l'objet d'un culte[6].

Box-office[modifier | modifier le code]

Projets de reprises et de suites[modifier | modifier le code]

Des tentatives de développer une reprise (remake) du film ont été successivement envisagées par le réalisateur Steven Spielberg, l'acteur Seth Rogen ou le scénariste Gary Whitta. Toutes ont échoué, étant donné que Jonathan R. Betuel, le scénariste du film original qui détient les droits liés à toute suite ou remake, ne souhaitait pas qu'un tel projet se concrétise[7],[8].

Cependant, le , Gary Whitta publie sur son compte Twitter une illustration de la suite du film The Last Starfighter[9], indiquant sur le même tweet que Jonathan R. Betuel collaborerait avec lui sur le projet. Dans un entretien ultérieur effectué avec Gizmodo, Whitta qualifie le projet d'une « combinaison de redémarrage et de suite dont nous pensons tous les deux qu'elle honore l'héritage du film original, tout en passant le flambeau à une nouvelle génération »[10].

En , Jonathan R. Betuel indique que, avec Gary Whitta, un script pour une suite est en train d'être écrit et que les droits du film ont été repris[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « The Last Starfighter » (voir la liste des auteurs).
  1. Starfighter, un dossier de Brian Lowry, dans L'Écran fantastique no 57 de juin 1985, pages 19 à 29.
  2. a et b (en) « ID 797 – History of Computer Graphics and Animation », sur design.osu.edu
  3. a et b (en) Ryan Plummer, « Everything You Never Knew About the Making of "The Last Starfighter" », sur io9.com, .
  4. (en) « The Last Starfighter (1984) », sur Rotten Tomatoes (consulté le ).
  5. (en) « The Last Starfighter Reviews », sur Metacritic (consulté le )
  6. (en) Joe Blevins, « Enter a backstage history of "The Last Starfighter" », avclub.com, .
  7. « Anecdotes du film Starfighter », Allociné.fr (consulté le 26 mai 2019).
  8. (en) Germain Lussier, « Steven Spielberg Couldn't Even Do a Starfighter Remake », sur slashfilm.com, .
  9. (en) « Gary Whitta on Twitter », sur Twitter.com (consulté le ).
  10. (en) James Whitbrook, « Rogue One's Gary Whitta Tells Us His Plans for a Last Starfighter Reboot », sur io9.gizmodo.com, .
  11. (en) Drew Turney, « Interview : Jonathan Betuel, writer/director of My Science Project », sur moviehole.net, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pascal Pinteau, Effets spéciaux, un siècle d'histoire, Minerva, 2003.

Liens externes[modifier | modifier le code]