Star Wars: The Empire Strikes Back (jeu vidéo, 1982)

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Star Wars
The Empire Strikes Back
Image illustrative de l'article Star Wars: The Empire Strikes Back (jeu vidéo, 1982)

Éditeur Parker Brothers
Développeur Parker Brothers

Date de sortie
Genre Shoot 'em up
Plate-forme Atari 2600, Intellivision

Star Wars: The Empire Strikes Back est un jeu vidéo de type shoot 'em up développé et édité par Parker Brothers, sorti en 1982 sur Atari 2600 et en 1983 sur Intellivision. Il s'agit du premier jeu vidéo sous licence officielle adapté de l'univers Star Wars qui a connu par la suite plus de cent déclinaisons.

Le jeu est adapté de Star Wars, épisode V : L'Empire contre-attaque et plus spécifiquement de la scène de la bataille de Hoth. Le joueur incarne Luke Skywalker dans son combat contre les quadripodes impériaux.

Il a été programmé par Rex Bradford et conçu par Sam Kjellman. Le titre a reçu des critiques partagées à sa sortie.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

En vue de profil, le joueur contrôle Luke Skywalker à bord d'un snowspeeder combattant des TB-TT lors de la bataille de Hoth. L'objectif est de retenir les quadripodes impériaux le plus longtemps possible avant qu'ils ne détruisent la base rebelle[1].

Le joueur peut détruire les quadripodes en tirant dans leur corps, les tirs dans les jambes étant inefficaces. Quand le TB-TT est endommagé, il change de couleur, passant du noir (aucun dommage) à plusieurs teintes de gris puis au rouge, au orange et au jaune (dégâts importants). Une autre manière de détruire un quadripode est de viser un point brillant qui apparaît dessus de manière aléatoire[2]. Sur la version Intellivision, il faut trente tirs pour détruire un TB-TT, quarante-huit sur Atari 2600[3].

Quand le snowspeeder du joueur est touché, il change également de couleur, ce qui correspond aux dégâts qu'il a reçu. Si le joueur atterrit, il peut réparer son vaisseau. Au fil de la progression dans la partie, les TB-TT peuvent devenir « solides », c'est-à-dire que le joueur peut les percuter au lieu de passer au travers. Ils peuvent également tirer des bombes guidées qui poursuivent le vaisseau du joueur en vue de le détruire[2]. Le joueur peut bénéficier d'un pouvoir spécial donné par la Force. Quand cela arrive, le snowspeeder clignote dans plusieurs couleurs et devient invulnérable pour un temps limité[1].

Le game over intervient quand le joueur se fait détruire son cinquième snowspeeder ou quand le TB-TT de tête atteint la base rebelle et la fait exploser. Plus le joueur survit et empêche les assauts, plus les quadripodes deviennent rapides augmentant ainsi la difficulté du jeu[1].

Développement[modifier | modifier le code]

Star Wars: The Empire Strikes Back est la première adaptation officielle de la licence Star Wars[4]. Parker Brothers en a acquis les droits en faisant une meilleure offre qu'Atari[2].

Le jeu a été entièrement programmé par Rex Bradford a qui l'on doit également Star Wars: Jedi Arena sorti l'année suivante[2]. Sam Kjellman, concepteur confirmé chez Parker Brothers a expliqué que les équipes marketing avait choisi la bataille de Hoth comme base au gameplay à cause de son caractère iconique dans Star Wars, épisode V : L'Empire contre-attaque sorti deux ans auparavant[2]. Chargé du game design, Kjellman a également pris en charge le graphisme des vaisseaux - il s'agissait de son premier projet de jeu vidéo[2].

Accueil[modifier | modifier le code]

Star Wars: The Empire Strikes Back a reçu des critiques partagées. Bill Kunkel dans le magazine Video loue les graphismes et la bande-son du jeu. Il le décrit comme un jeu « vif et amusant qui mérite de faire partie des bibliothèques de cartouches des possesseurs de VCS »[5].

L'auteur de science-fiction Harlan Ellison a testé le jeu pour la publication concurrente Video Review. Il déteste le jeu qu'il décrit comme un « petit jouet abusif et impudique », « la dernière icône de l'Industrie de la Bêtise », « une perte de temps » et « le potentiel de devenir la plus virulent cas de botulisme électronique. ». Il lui reproche d'être très simpliste et ennuyeux. Le principal problème qu'il voit dans le jeu est qu'il propose deux conditions de fin basées sur la défaite, faisant ainsi penser au mythe de Sisyphe[6].

Lewis Packwood de Kotaku le classe comme étant le plus mauvais jeu Star Wars[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) Bart Harrison, Star Wars: The Empire Strikes Back - Attack of the Walkers!, 29 mai 2002, The Atari Times.
  2. a b c d e et f (en) Darran Jones, The Making of Star Wars: The Empire Strikes Back, 25 décembre 2016, RetroGamer.net.
  3. Empire Strikes Back, Star Wars Universe. Consulté le 13 mars 2017.
  4. (en) Ian Bogost et Montfort, Nick, Racing the Beam: The Atari Video Computer System, The MIT Press, (ISBN 978-0-262-01257-7)
  5. (en) Bill Kunkel et Arnie Katz, « Arcade Alley: Star Wars and Space Caverns », Video, Reese Communications, vol. 6, no 6,‎ , p. 30 and 106 (ISSN 0147-8907)
  6. (en) Harlan Ellison, « Rolling That Ole Debbil Stone », Video Review, IPC Business Press, vol. 3, no 6,‎ (ISSN 0261-3263) (reprinted in The Comics Journal. No.85. Pg.108. October 1983. (ISSN 0194-7869); later reprints in Ellison collections Sleepless Nights in the Procrustean Bed (1984) and An Edge in My Voice (1985)).
  7. (en) Lewis Packwood, Every Star Wars Game Ever, From Worst to Best, 4 mai 2016, Kotaku.