Stanley Fischer

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Stanley Fischer
Description de l'image Stanley Fischer.jpg.
Naissance (72 ans)
Rhodésie du Nord (Zambie)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Drapeau d’Israël Israélienne
Champs Économie
Institutions Massachusetts Institute of Technology
Diplôme London School of Economics, Massachusetts Institute of Technology
Renommé pour Ses théories en macroéconomie. Ses responsabilités à la Banque mondiale et au FMI et comme gouverneur de la banque d'Israël

Stanley Fischer, né le en Rhodésie du Nord (aujourd'hui Zambie), est un économiste israélo-américain, vice-président du conseil de la réserve fédérale des États-Unis depuis le [1]. Il a occupé la fonction de gouverneur de la Banque d'Israël, est le fondateur de la théorie des contrats croisés en macroéconomie, et appartient à la nouvelle école keynésienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Stanley Fischer obtient son Bachelor of Science et sa maîtrise à l'école de Londres des sciences économiques (LSE) de 1962-1966 et son doctorat du Massachusetts Institute of Technology (MIT) en 1969[1], le tout dans le domaine des sciences économiques. Il est professeur au MIT de 1977 à 1988, où il a écrit deux manuels populaires de sciences économiques : La Macro-économie (avec Rudiger Dornbusch et Richard Startz) et Conférences de macro-économie (avec Olivier Blanchard). Il y est le professeur de Ben Bernanke et Mario Draghi[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

De janvier 1988 à août 1990, il est vice-président du département sciences économiques de développement et économiste principal à la banque mondiale. Ensuite, de septembre 1994 à août 2001, il occupe le poste de premier directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI)[3].

Après avoir quitté le FMI, Fischer est devenu vice-président de Citigroup et président de Citigroup international, puis directeur du secteur clientèle publique du groupe. Il a par ailleurs travaillé chez Citigroup de février 2002 à avril 2005[1].

Stanley Fischer devient gouverneur de la banque d'Israël le , poste qu'il accepte le , après être nommé par le Premier ministre Ariel Sharon et le ministre des Finances Benyamin Netanyahou. Il remplace David Klein, dont il achève le mandat qui prend fin le . Il est crédité d'être parvenu à avoir épargné Israël de la crise économique en augmentant les taux, et en poussant pour la dévaluation du shekel[4]. En avril 2011, Moody's relève la note de l'État d'Israël à A1[5].

À la suite de la démission de Dominique Strauss-Kahn, Stanley Fischer annonce le sa candidature à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI), qu'il connaît bien pour y avoir travaillé. Cependant, sa candidature a été écartée par le Conseil d'administration du FMI en raison de la limite d'âge fixée à 65 ans par le règlement intérieur[6].

En janvier 2013, il annonce sa démission du poste de gouverneur de la banque d'Israël à la fin juin 2013 pour « raisons personnelles »[3].

Le , il est nommé vice-président du conseil e la réserve fédérale des États-Unis[1]. La Fed s'attend alors à de lourdes pertes, un scénario que Stanley Fischer avait déjà géré avec succès à la banque d'Israël[2].

Nationalité[modifier | modifier le code]

Fisher maîtrise parfaitement l'hébreu[réf. souhaitée]. De plus, il avait eu dans le passé des contacts avec la banque d'Israël, lorsqu'il était conseiller du gouvernement américain dans le cadre du programme de stabilisation de l'économie israélienne en 1985. Stanley Fischer est devenu citoyen israélien, ayant exercé son droit en application de la [[loi du retour][3]], ce qui était impératif pour qu'il puisse être nommé à la banque d'Israël. Les autorités des États-Unis ont indiqué qu'il n'aurait pas à renoncer à sa citoyenneté américaine.[réf. souhaitée]

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

  • Prix international du banquier de l'année (2010), décerné par Euromoney
  • Meilleur gouverneur de banque centrale au Moyen-Orient (2010)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) « Board members : Stanley Fischer », sur Federalreserve.gov (consulté le 4 avril 2016)
  2. a et b Julien Pinter, « Stanley Fischer, l'homme qui saura gérer la communication sur les futures pertes de la Fed ? », sur Lemonde.fr,‎
  3. a, b et c Pierre Cochez, « Stanley Fischer, une ouverture internationale à la Fed », sur La-croix.com,‎
  4. « La rock star Stanley Fischer va devenir vice-président de la Fed », sur Latribune.fr,‎
  5. Zoé Kauffman, « Stanley Fischer, un patron de banque centrale que le monde entier a envié à Israël », sur Siliconwadi.fr,‎
  6. FMI : Lagarde affrontera Carstens, Fischer écarté, Lemonde.fr, 14 juin 2011 (consulté le 4 avril 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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