Stanislas Niox-Chateau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Stanislas Niox-Chateau
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (35 ans)
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Distinction

Stanislas Niox-Chateau, né en 1987 à Paris, est un entrepreneur français. Il est notamment le cofondateur et le PDG de la start-up Doctolib depuis 2013.

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Il naît en 1987 à Paris XVIIIe d'une mère institutrice de maternelle et d'un père informaticien[1]. Il grandit ensuite à Boulogne-Billancourt[2],[3].

Suivant une formation sport-étude depuis le CM2, il joue jeune à haut niveau au tennis[1],[2],[4],[5]. De la génération de Gaël Monfils et Jérémy Chardy contre lesquels il a joué, il est sextuple champion junior de Paris et remporte notamment à 12 ans l'Open international de tennis des jeunes en 1999[1],[2],[3]. Il s'entraîne alors plusieurs heures par jour et ambitionne de devenir tennisman professionnel[2]. Cependant, une grave blessure au dos le contraint à 17 ans à arrêter[1],[2],[6].

Il obtient un baccalauréat S avec mention très bien puis fait une classe préparatoire au lycée Saint Louis et intègre HEC Paris en 2006, où il devient vice-président de la Junior-Entreprise[1],[3]. Il souffre dans sa jeunesse d'un fort bégaiement mais parvient finalement à le surmonter[1],[2],[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

En 2010, après son école de commerce, il rejoint le fonds Otium Capital et participe au conseil de la start-up La Fourchette, une plateforme de réservation de restaurants ensuite rachetée par TripAdvisor[1],[2],[3].

Doctolib[modifier | modifier le code]

En 2013, grâce à l'aide du business angel Pierre Kosciusko-Morizet, il cofonde avec Steve Abou Rjeily, Jessy Bernal et Ivan Schneider la start-up Doctolib puis en assume la présidence[1],[2].

En 2019, à la suite d'une levée de fonds de 150 millions de dollars, Doctolib devient une licorne grâce à sa valorisation dépassant le milliard de dollars[1],[2],[7].

À partir de 2020 et lors de la pandémie de Covid-19 durant laquelle sa plateforme devient un outil logistique majeur, il s'entretient hebdomadairement avec le ministre de la santé Olivier Véran et le secrétaire d'Etat chargé de la Transition numérique Cédric O[1]. Il réalise également de nombreuses apparitions médiatiques durant cette période[8]. Il est toutefois critiqué pour son modèle de stockage des données et accusé d'avoir transmis des données utilisateurs à Facebook ou Outbrain, ce qu'il réfute[1],[6].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié à une enseignante et a trois enfants[1],[2]. Il est catholique pratiquant[1],[2].

Sa fortune étant estimée par Challenges à 500 millions d'euros, il ambitionne avec sa femme de créer une fondation dédiée à l'éducation et la santé des enfants[1],[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m et n Léa Lejeune, « Qui est Stanislas Niox-Château, l'impatient PDG de Doctolib ? », Challenges,‎ (lire en ligne)
  2. a b c d e f g h i j et k « La fulgurante ascension de Stanislas Niox-Chateau fondateur de Doctolib », sur Business Crunch, (consulté le )
  3. a b c et d Raphael Hasenknopf, « Stanislas Niox-Château, président de Doctolib », La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. Fabien Trécourt, « Stanislas Niox-Château : du tennis de haut niveau à Doctolib », sur Capital.fr, (consulté le )
  5. a et b Cyril Hofstein, « Stanislas Niox-Chateau, des courts de tennis à l’aventure Doctolib », sur Le Figaro, (consulté le )
  6. a b et c Gilles Fontaine, « Stanislas Niox-Chateau, patron de Doctolib », sur France Inter, (consulté le )
  7. Vincent Fagot, « Les ambitions mondiales de Doctolib et de son fondateur, Stanislas Niox-Chateau », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. Sabine Delanglade, « Stanislas Niox-Chateau. Intérêt général. », sur Les Echos, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]