Stanislas Gourlez de La Motte

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Stanislas Gourlez de La Motte
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Fonction
Major général de la Marine
depuis
Denis Béraud (d)
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (58 ans)
Nationalité
Formation
Activité
Officier de marineVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Fratrie
Olivier Gourlez de La Motte (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Grade militaire
Distinctions

Stanislas Gourlez de La Motte, né le , est un militaire français. Vice-amiral d'escadre, il est major général de la Marine depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et formation[modifier | modifier le code]

Stanislas Gourlez de la Motte est le fils du général de corps d'armée Dominique Gourlez de La Motte et le frère d'Olivier Gourlez de La Motte, également général de corps d'armée[1].

Après deux années de classe préparatoire scientifique (« corniche ») au Prytanée de la Flèche, où il reçoit le prix d'honneur, il intègre en 1983 l'École navale, spécialité Scientifique et Technique. À l'issue de l'école d'application comme enseigne de vaisseau à bord de la Jeanne d'Arc (1985-1986), il s'oriente vers les forces sous-marines.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

En , il est affecté au sous-marin Sirène et est promu enseigne de vaisseau de première classe en .

De 1987 à 1989, il suit l'école de spécialité énergie au Centre d'instruction naval de Saint-Mandrier, puis l'école des applications militaires de l'énergie atomique à Cherbourg, d'où il sort breveté officier énergie atomicien. Il rallie en le Sous-marin nucléaire d'attaque Casabianca (S603) comme chef des services Propulsion et Électricité et effectue trois patrouilles opérationnelles sur ce bâtiment. Il est promu lieutenant de vaisseau en .

Fin 1991, il embarque à bord du Foudroyant (S610), un sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) de la classe Le Redoutable comme chef de service Énergie. Puis en , il passe au Perle (S606) comme chef de groupement énergie. Après trois cycles opérationnels, il est promu capitaine de corvette (). En , il devient officier entraînement-énergie à l'escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque, après quoi il suit l'enseignement de la 6e promotion du Collège interarmées de défense (CID). En , il est promu capitaine de frégate.

Il obtient le brevet de l'enseignement militaire supérieur en et devient alors officier chargé de la sécurité nucléaire à la division forces nucléaires de l’état-major des armées.

En , il est désigné officier chargé de la sécurité nucléaire à bord du Charles de Gaulle.

En , il est désigné chef d'état-major de l'escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque. En décembre, il est promu capitaine de vaisseau. Deux ans plus tard, il est désigné chef du bureau soutien naval de l’état-major de la marine. En , il est affecté à l'état-major des armées, où il est chef de la section logistique interarmées au sein de la division Soutiens logistiques interarmées. En 2010-2011, il est auditeur de la 60e session du Centre des hautes études militaires et de la 63e session de l'Institut des hautes études de Défense nationale[2]. En , il devient chef de la cellule marine et théâtre national au sein du cabinet du ministre de la défense.

Le , il est nommé adjoint de l'amiral commandant des Forces sous-marines (France) et de la force océanique stratégique. Le , il occupe les fonctions d'autorité de coordination pour les relations internationales à l'état-major de la marine[3]. Le , il prend les fonctions d’autorité de coordination pour les affaires nucléaires, la prévention et la protection de l’environnement pour la marine[4].

Le , il est promu vice-amiral d’escadre et nommé major général de la Marine[5],[6]. Il institue un partenariat avec France Cyber Maritime sur la cybersécurité[7].

En 2020, son nom est évoqué pour la fonction de chef d'état-major de la Marine mais c'est son collègue Pierre Vandier qui est finalement désigné[8].

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Dominique Merchet. La mort du général de La Motte. L'Opinion, 20 février 2018. Lire en ligne
  2. Arrêté du 7 juillet 2010 portant désignation des auditeurs de la 63e session nationale « politique de défense » de l'Institut des hautes études de défense nationale (cycle 2010-2011) et portant désignation des auditeurs de la 47e session nationale « armement et économie de défense » de l'Institut des hautes études de défense nationale (cycle 2010-2011).
  3. Décret du 7 juillet 2016 portant affectations d'officiers généraux.
  4. Décret du 15 décembre 2016 portant affectations d'officiers généraux.
  5. Décret du 24 octobre 2018 portant affectations et élévations, nomination dans la 1re section d'officiers généraux.
  6. Émilie Coste, « Stanislas Gourlez de La Motte prend du galon au sein de la Marine nationale », Acteurs publics,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. Stéphane Gallois. Cybersécurité : les marins civils et militaires dans le même bateau. Ouest France, 15 septembre 2021. Lire en ligne
  8. Thierry Mestayer. Pierre Vandier pressenti pour être le prochain chef d’état-major de la Marine. Le Télégramme, 16 juillet 2020. Lire en ligne
  9. Décret du 25 juin 2019 portant promotion des militaires appartenant à l'armée active.
  10. Décret du 2 juillet 2010 portant promotion et nomination.
  11. Décret du 6 juillet 2000 portant promotion et nomination.
  12. Décret du 29 avril 2016 portant promotion et nomination.

Liens externes[modifier | modifier le code]