Stanisław Dziwisz

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Stanisław Dziwisz
Image illustrative de l’article Stanisław Dziwisz
Biographie
Nom de naissance Stanisław Dziwisz
Naissance (84 ans)
à Raba Wyżna (Pologne)
Ordination sacerdotale par
Karol Wojtyła
Cardinal de l'Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Benoît XVI
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de Sainte Marie du Peuple
Évêque de l'Église catholique
Ordination épiscopale par le
pape Jean-Paul II
Archevêque métropolitain de Cracovie
Official de la préfecture de la maison pontificale
Archevêque titulaire de San Leone (de)
Évêque titulaire de San Leone (de)
Autres fonctions
Fonction religieuse

Signature de Stanisław Dziwisz

Blason
« Sursum corda »
« Élevez vos cœurs »
(it) Notice sur www.vatican.va
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Stanisław Jan Dziwisz (Stanislas en français), né le à Raba Wyżna en Pologne, est un cardinal polonais, archevêque métropolitain de Cracovie de 2005 à 2016. Il est secrétaire particulier de Jean-Paul II durant tout son pontificat (1978-2005).

Soupçonné de dissimulation d'abus sexuels commis par des prêtres, une plainte est déposée à son encontre en mars 2021.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et étude[modifier | modifier le code]

Stanisław Dziwisz est le cinquième d'une famille de sept enfants, cinq garçons et deux filles. Son père, Stanisław, est employé des chemins de fer et sa mère, Zofia, femme au foyer.

Après l'école primaire, Stanisław entre au lycée de Nowy Targ.

En 1957, à sa majorité, il entre au séminaire où il a pendant plusieurs années le père Karol Wojtyła, futur Jean-Paul II, comme professeur de théologie morale.

Prêtre[modifier | modifier le code]

Le , il est ordonné par Karol Wojtyła, alors évêque auxiliaire de Cracovie, et envoyé comme vicaire dans la paroisse de Maków Podhalański.

En 1965, il quitte la paroisse pour reprendre ses études. Il commence une licence, puis un doctorat consacré au culte de saint Stanislas dans le diocèse de Cracovie.

En 1967, Stanisław Dziwisz obtient une licence en théologie, à la faculté de Cracovie, puis un doctorat en théologie, en 1981.

Il est engagé par Karol Wojtyła comme secrétaire et il le suit au Vatican à partir de son élection en tant que pape, en 1978, et le demeure jusqu'à la mort du pontife le .

Il est soupçonné d’avoir monnayé l’organisation d’audiences avec Jean-Paul II, notamment au profit de personnalités comme Theodore McCarrick et Marcial Maciel Degollado[1].

Évêque[modifier | modifier le code]

Jean-Paul II le consacre évêque le . Il le désigne pour être son exécuteur testamentaire. À ce titre, il devait détruire toutes les notes à la mort du pape, mais a admis n'avoir pu s'y résoudre, estimant que « tout devrait être préservé, gardé pour l’histoire, pour les générations futures »[2].

Le , Benoît XVI le nomme archevêque métropolitain de Cracovie, quelques semaines après la mort de Jean-Paul II. Il prend ses fonctions le suivant lors d'une cérémonie en la cathédrale du Wawel. Le , il se retire de sa charge épiscopale à l'âge de soixante-dix-sept ans.

Cardinal[modifier | modifier le code]

Stanisław Dziwisz est créé cardinal par le pape Benoît XVI lors du consistoire du avec le titre de cardinal-prêtre de Sainte-Marie du Peuple.

Il participe au conclave de 2013 qui élit François.

Le , il consacre solennellement le sanctuaire Jean-Paul II de Cracovie.

En , il accueille le pape François dans sa ville à l'occasion des journées mondiales de la jeunesse.

Le , il atteint la limite d'âge qui l'empêche de participer aux votes d'un prochain conclave.

Soupçons de dissimulation d'abus sexuels[modifier | modifier le code]

En 2020, le documentaire Don Stanislao. L’autre face du cardinal Dziwisz, diffusé en Pologne, mentionne des complaisances de Stanisław Dziwisz à l’égard de prêtres soupçonnés d’agressions sexuelles et de pédophilie[1].

En mars 2021, une plainte pour dissimulation d'abus sexuels est déposée à son encontre[3].

Le , la nonciature à Varsovie indique que le Saint-Siège avait examiné les documents reçus et conclut que : «L’analyse des documents recueillis a permis d’évaluer comme correcte la démarche du cardinal Stanislaw Dziwisz et, à cet égard, le Siège apostolique a décidé de ne pas donner suite», conclut la déclaration[4].

Décorations[modifier | modifier le code]


Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Romain Su, « Emoi en Pologne autour d’un documentaire sur l’ancien bras droit de Jean Paul II », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  2. Article d'Hervé Yannou dans Le Figaro du .
  3. Xavier Le Normand (avec AFP), « Le cardinal Dziwisz visé par une plainte pour dissimulation d’abus », sur La Croix, (consulté le ).
  4. « Le cardinal Dziwisz a traité correctement les cas d'abus sexuels », sur cath.ch (consulté le ).
  5. (pl) « POSTANOWIENIE PREZYDENTA RZECZYPOSPOLITEJ POLSKIEJ », Monitor Polski, vol. 6, no Rej. 230/2003,‎ , p. 226 (lire en ligne [PDF])
  6. (pl) « Kardynał Dziwisz odznaczony przez Węgrów. "Kiedy Polska czy Węgry są atakowane..." », sur wiadomosci.dziennik.pl, (consulté le )