Stagger Lee

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Stagger Lee est le titre d'une chanson traditionnelle américaine. Les paroles s'inspirent d'un fait divers qui s'est déroulé en 1895. Il en existe de nombreuses reprises sous différents titres (Stack O'Lee,Stack-a-Lee, Stagolee...), dont la plus célèbre est celle de Lloyd Price.

La chanson s'inspire de l'histoire vraie de Lee Shelton, proxénète noir de Saint-Louis, Missouri, condamné pour le meurtre de son ami William Lyons le . Shelton est mort en prison en 1912 de la tuberculose.

Premières versions[modifier | modifier le code]

Il semble que la chanson soit née immédiatement après les faits. En 1897, le Kansas City Leavenworth Herald mentionne un morceau intitulé Stack-a-Lee interprété par « Prof. Charlie Lee, the piano thumper ». En 1911, Guy B. Johnson publie une des premières versions dans le Journal of American Folklore[1]. Une des versions les plus anciennes qui nous soit parvenue est celle enregistrée en 1910 par le folkloriste John Lomax pour la Bibliothèque du Congrès américain. La première version enregistrée avec des paroles est celle de Lovie Austin, Skeeg-a-Lee Blues, en 1924.

Parmi les autres enregistrements anciens de ce morceau, on trouve notamment :

Versions après guerre[modifier | modifier le code]

Lloyd Price a enregistré en 1958 une version rock 'n' roll très populaire qui a elle aussi souvent été reprise par la suite. Cette version, numéro 1 aux États-Unis en février 1959[2], est classée 456e parmi les 500 plus grandes chansons de tous les temps selon Rolling Stone du magazine Rolling Stone.

Parmi les autres interprétations de ce morceau, on peut citer :

Il existe encore des versions interprétées par Johnny Otis, Dion and the Belmonts, The Righteous Brothers, Tommy Roe, Wilbert Harrison, Dave Van Ronk, Doc Watson, Prince Buster, Rory Block, etc.

Les chansons Long Gone Geek de Procol Harum, sur la face B de A Salty Dog (1969), Wrong 'Em Boyo des Rulers (1966), repris par The Clash sur l'album London Calling en 1979, et Mrs. DeLion's Lament de David Bromberg, sur Reckless Abandon (1977), relatent aussi cet événement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Cecil Brown, « Godfather of Gangsta », sur The Guardian, (consulté le 2 novembre 2018)
  2. (en) Hot 100 number-one hits of 1959 (USA)
  3. CD New Orleans Rhythm and Blues, Good Rockin' Tonight, Saga blues, 2004
  4. Second Hand Songs - Song: Stag' Lee
  5. Stagger Lee sur www.dead.net

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes et sources[modifier | modifier le code]