Parc Olympique lyonnais

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Parc
Olympique Lyonnais
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Stade Lumière.jpg

Le Parc OL en février 2016.

Généralités
Surnom(s)
Grand Stade de Lyon
Stade des Lumières
Nom complet
Naming en projet[1]
Adresse
10, avenue Simone-Veil
69150 Décines-Charpieu, France
Construction et ouverture
Début de construction
Construction
2012 - 2015
Ouverture
Architecte
Coût de construction
480 millions d'euros
Utilisation
Clubs résidents
Propriétaire
Administration
Équipement
Surface
Capacité
59 186 places
Tribunes
  • Est : Tribune blanc/argent
  • Ouest : Tribune or
  • Virage nord : Virage bleu
  • Virage sud : Virage rouge
Le nom des tribunes reprend les couleurs historiques du club[5].
Affluence record
58 017 spectateurs
Saracens - Racing 92 (Rugby à XV)
Dimensions
105 m x 68 m
Localisation
Coordonnées
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Le Parc Olympique Lyonnais, aussi nommé Grand Stade de Lyon ou Stade des Lumières, désigne un stade de football ainsi qu'un complexe de sports et de loisirs comprenant ce stade situés à Décines-Charpieu, dans l'est de l'agglomération lyonnaise. Il est la propriété de la société OL Groupe, la holding dont fait partie le club de football de l'Olympique lyonnais. Le projet de construction date de 2007, le stade étant ensuite construit de 2012 à 2015 puis inauguré en 2016.

D'une capacité de 59 186 places, le stade accueille depuis 2016 les rencontres de football de l'Olympique lyonnais, qui se tenaient jusqu'alors au stade de Gerland. Le stade accueille également d'autres événements sportifs et culturels, dont six matchs du championnat d'Europe de football 2016. Il est, en termes de capacité, le troisième plus grand stade en France et le vingt-septième en Europe.

Le stade est le bâtiment principal du complexe de sports et de loisirs du même nom qui comprendra un parc d'affaires, des centres médicaux et de remise en forme, des hôtels et restaurants, un musée du sport rhônalpin, une zone de loisirs sportifs et le centre d'entraînement de l'Olympique lyonnais[6].

Historique[modifier | modifier le code]

Projet de construction[modifier | modifier le code]

Le projet de construction d'un stade de football pour l'Olympique lyonnais remonte à 2007 et à l'introduction en bourse de la holding OL Groupe[7], propriétaire du club.

Le club souhaitait inaugurer son nouveau stade en 2010[8], puis en 2012[9] mais le projet a connu de nombreux retards en raison des oppositions locales et de la difficulté à trouver des financements.

D'abord prévu à Vénissieux, le club ne parvient pas à faire l'acquisition du terrain convoité, en bordure du périphérique lyonnais. La commune de Décines-Charpieu, dans la banlieue lyonnaise, est alors choisie par le président du Grand Lyon Gérard Collomb pour l'implantation de l'équipement[10]. Jean-Michel Aulas décide de confier la conception de son stade à un architecte renommé pour ses enceintes sportives, le studio américain Populous. Le projet ainsi conçu doit permettre d'accueillir 58 927 spectateurs[11], capacité qui sera portée par la suite à plus de 59 000 places, selon une annonce de Jean-Michel Aulas le 24 mars 2015[12], puis 59 500 spectateurs[13].

Pour Jean-Michel Aulas, président du club, l'ensemble du complexe Parc Olympique lyonnais doit permettre de rapporter à l'OL 100 millions d'euros par an alors que le stade de Gerland ne rapporterait annuellement que 21 millions[14]. Toutefois, le site d'OL Groupe reste plus timide, parlant d'un « objectif de revenus additionnels annuels de 70 M€ minimum, 5 ans après l'ouverture du stade »[15], et ce grâce à l'ensemble des installations du Pôle Olympique lyonnais ou « POL »[1]. La réalisation de ce projet et des prévisions de recettes associées permettrait donc d'accroître les revenus du club dans le contexte d'une baisse attendue des revenus liés aux droits de retransmission télévisée.

Le projet OL Land s'inscrit dans une volonté générale des dirigeants du football français d'améliorer la qualité de leurs installations (avec de nouveaux stades comme à Lille, Nice ou Bordeaux) et de les rapprocher des standards de l'élite européenne[16]. Une volonté largement appuyée par les instances dirigeantes (LFP, FFF) mais également le gouvernement (rapports Séguin et Besson[17]).

Le volontarisme français a assez naturellement débouché sur la candidature à l'organisation de l'Euro 2016, que la France s'est vu confier le 28 mai 2010[18].

Le stade des Lumières fait partie des dix stades retenus par la France[19]. Troisième stade par la capacité, la nouvelle enceinte de l'Olympique lyonnais est la plus importante parmi celles à construire pour l'évènement. Ainsi, le quotidien gratuit Metro décrivait le futur complexe de Décines comme « l’un des piliers de la candidature française à l’Euro 2016 »[20]. La direction des Gones s’est aussi positionnée pour accueillir l’équipe de France de hockey sur glace en janvier 2017 et également l’équipe de France de rugby à XV lors de la tournée d’automne 2016 ainsi que les demi-finales du top 14 au printemps 2017[réf. nécessaire].

Autorisations administratives[modifier | modifier le code]

Le 11 juillet 2008, le commissaire enquêteur donne un avis défavorable à la révision du plan local d'urbanisme et à l’implantation du projet de la holding OL Groupe[21]. Fin septembre 2008, celui-ci donne un nouvel avis cette fois-ci « favorable sous réserves »[22]. D'après le maire de Chassieu, ce revirement constituerait « une première vis-à-vis du droit des communes». Le Grand Lyon préfère relancer la procédure de révision du PLU.

Le 10 décembre 2009, la Cour administrative d'appel de Lyon, saisie par l'association Carton Rouge, décide que « la délibération du Conseil de la Communauté urbaine de Lyon du 9 juillet 2007 prescrivant la révision du Plan Local d'Urbanisme sur la commune de Décines est annulée[23] ».

Les effets de cette décision sont faibles. Une nouvelle révision du PLU ayant été adoptée, 5 mois auparavant, en juillet 2009, c'est cette révision qui fait autorité. Mais l'association Carton Rouge s'appuie sur ce jugement pour tenter de faire annuler le PLU 2009[24].

La demande de permis de construire est déposée le 18 janvier 2011.

Le , le Conseil fédéral de la Fédération française de football retient le Grand Stade de Décines parmi les neuf stades titulaires qui accueilleront des matches de l'Euro[25].

Risquant de compromettre l'organisation à Lyon de l'Euro 2016 et afin d’accélérer le début des travaux, l'État déclare d'intérêt général (DIG) le « Grand stade de l'Olympique lyonnais » le 31 mai 2011[26].

La demande de permis de construire reçoit un avis favorable le 7 décembre 2011. Le 12 décembre 2011, le Grand Lyon décide de voter en faveur d’une modification du plan local d’urbanisme de Décines[27] et le permis de construire est signé par Pierre Crédoz, maire de Décines, le 3 février 2012[28].

Les cinq déclarations d'utilité publique (DUP) sont signées par le Préfet le 24 janvier 2012.

Le 26 juin 2012, face à trois plaintes contestant la validité de la déclaration d'utilité publique, le rapporteur public, après avoir conseillé le rejet des premières requêtes, a recommandé l'invalidation de la DIG pour insuffisance du dossier de demande préalable.

Le 17 juillet 2012, le tribunal administratif de Lyon rejette les trois requêtes de riverains du futur stade et confirme le caractère d'intérêt général du projet.

Le permis de construire est à nouveau validé par le Tribunal administratif de Lyon le 21 décembre 2012.

Le 27 février 2015, le Conseil d'Etat annule les arrêts de la cour administrative d’appel de Lyon, qui devra se prononcer à nouveau sur la légalité de l’ensemble des arrêtés liés aux procédures d’expropriation et de la déclaration d’intérêt général du projet d’aménagement des trois stations existantes de la ligne T3[29].

Opposition au projet[modifier | modifier le code]

Une dizaine d'associations locales et de conseils municipaux de tous bords politiques se sont opposés à l'implantation du projet « OL Land » sur la commune de Décines. L'association Canol, acronyme des Contribuables actifs du Lyonnais, a publié en mars 2009 un rapport faisant le point sur l'ensemble des nuisances qu'elle estime liées au projet « OL Land »[30] et à la dévalorisation des maisons et propriétés situées à proximité du stade[réf. nécessaire]. L'association Carton Rouge et une dizaine d'autres associations[31] et plusieurs conseils municipaux de communes voisines (Chassieu[32], Meyzieu[30]), d'obédiences politiques variées (UMP, PS), ont également annoncé leur opposition au projet. Les principaux reproches adressés au projet concernent son impact sur l'environnement et l'utilisation de fonds publics pour l'aménagement des abords d'un complexe privé.

Une majorité des terrains réquisitionnés pour la construction des infrastructures liées au Grand Stade sont des terrains agricoles. L'expropriation d'une quarantaine d'agriculteurs pour des montants considérés faibles (un euro le m²) ont provoqué une mobilisation des opposants au projet et une large couverture médiatique[33].

Les opposants au projet soulignent qu'alors que le métro dessert le stade de Gerland, la ligne de tramway la plus proche d'OL Land (T3) a une capacité bien inférieure à celle du métro, alors même que le futur stade aura une capacité supérieure à celui de Gerland.

Le grand stade est aussi contesté pour ce qu'il représente en termes de « collusions entre les actionnaires du groupe OL, les dirigeants des collectivités territoriales (mairie de Lyon, Grand Lyon, conseil général), les syndicats mixtes (Sytral) et le patronat lyonnais (Olivier Ginon, la CGPME, etc.) »[34].

Mai 2013, le documentaire Corrompu[e][s] Grand Stade OL-Land syndrome de notre société, réalisé par Marc Chinal, est mis à disposition du grand public sur internet[35]. Sa diffusion est relayée par une partie de la presse[36],[37] et dans différents festivals en France[38], [39]

Opinion publique[modifier | modifier le code]

Un sondage Ipsos commandé par l'Olympique lyonnais et effectué le 6 et le 7 décembre 2007 dans le Grand Lyon montre que 76 % des habitants sont favorables au projet et 10 % seraient absolument contre. Dans les communes de Décines, Meyzieu et Chassieu 62 % des personnes interrogées sont favorables et 21 % seraient tout à fait contre[40],[41].

Un autre sondage, publié en octobre 2009, montre que 74 % des habitants du Grand Lyon seraient favorables à la construction du nouveau stade. Ce chiffre tombe toutefois à 54 % dans les communes concernées par l'implantation ou limitrophes de la future enceinte (Décines, Chassieu, Meyzieu)[42].

Pour sa part, le conseiller régional Vert Étienne Tête, opposant résolu au projet, note que selon un sondage CSA réalisé par téléphone les 15 et 16 janvier 2008, le projet de Grand Stade arrive en dernière position des priorités formulées par la population lyonnaise[43]. De même, un sondage CSA-Carton rouge publié le 15 juin 2009 démontrerait que 71 % des Français sont opposés à un financement à la fois public et privé du projet[44],[45].

Du 11 au 18 janvier 2010, le magazine Lyon Plus pose à ses lecteurs une question « sans valeur de sondage » : « L'Olympique lyonnais doit-il quitter Gerland [ie. quartier où se trouve le stade actuel] pour Décines [ie. le projet OL Land] ? » Sur les 11 000 avis exprimés, 89 % optent pour le « Non » et 11 % pour le « Oui ». Manuel da Fonseca, éditorialiste de la rédaction, commente les résultats en écrivant notamment « le lieu d'implantation du futur Grand Stade de l'OL reste un sujet brûlant. Au fil de la semaine, on a ainsi vu les pro Gerland utiliser tous les moyens (humains et aussi techniques [sic]) pour faire gagner le « non » au départ de Gerland. L'autre camp a riposté, mobilisé ses propres troupes, mais avec moins de succès. Cette question montre que le débat, dans l'opinion, est loin d'être tranché. »[46].

En octobre 2010, un sondage internet effectué pour Mag2 Lyon, demandant s'il fallait construire le grand stade de Décines dans les plus brefs délais donnait 35 % de votes favorables et 59 % d'opinions défavorables[47][réf. incomplète] au motif que les coûts pour les contribuables concernés seraient trop élevés[réf. nécessaire], un sondage aussitôt affiché en copie d'écran sur certains sites internet d'associations ou de collectif d'associations opposés au projet à Décines[48].

Travaux[modifier | modifier le code]

Les travaux de terrassement débutent le 22 octobre 2012[49] avant même le bouclage du financement du projet en juillet 2013.

Les travaux de gros œuvre démarrent en août 2013 pour une durée estimée de trente mois. Le planning de chantier prévoit l'achèvement du gros œuvre fin 2014, les façades et les toitures mi-2015[50]. La cérémonie de pose de la première pierre s'est tenue le 12 novembre 2013[51].

La fin des travaux est prévue le 29 janvier 2016, malgré le souhait du club de l'inaugurer lors de la fête des Lumières, le 8 décembre 2015[52].

Les entreprises du groupe Vinci — Chantiers Modernes Rhône-Alpes, Dumez Rhône-Alpes, GTM Bâtiment et Génie civil Lyon, GTM TP Lyon, Lamy, Pitance, VCF Lyon — et l'entreprise locale Fontanel sont regroupées en une société en nom collectif « Stade de Lyon Construction SDLC ».

Avec plus de 1 000 personnes sur site, le chantier est imposant[53]. Il nécessite 120 000 m3 de béton[54].

La structure du stade consiste en douze noyaux périphériques en béton armé très ferraillés permettant de répondre aux exigences parasismiques, sur lesquels viennent reposer la structure portant les gradins préfabriqués en béton armé posés sur poutre crémaillère et la charpente métallique.

Le complexe de couverture est multicouche, en panneaux de polycarbonate en face intérieure au-dessus des tribunes, en bacs aciers et tôle perforée acoustique au milieu, et en toile tendue côté extérieur. La façade reste en béton brut de décoffrage[55].

Accès[modifier | modifier le code]

Routier[modifier | modifier le code]

Le Parc OL est situé le long de la route nationale 346 plus communément appelée Rocade Est dont l'échangeur no 7 permet un accès direct aux parkings.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

L'accès au Parc OL se fait lors des événements à l'aide d'un ensemble de navettes tramways et bus effectués par les Transports en commun lyonnais dont le coût d'exploitation est entièrement assuré par OL Groupe[56]. Selon les estimations du SYTRAL, le syndicat des transports en charge des TCL, le plan de desserte doit assurer le transport de 33 000 spectateurs[56] : 12 000 en tramway, via l'infrastructure des lignes T3 et Rhônexpress, et 21 000 en bus.

Le service est déclenché h 15 avant le coup d'envoi puis pendant h 15 après la fin du match[56]. Le dispositif déployé varie en fonction de la jauge de remplissage du stade (de 25 à 100 %) et de l'horaire de la rencontre, et pour un match avec une jauge à 100 % la desserte mobilise 140 conducteurs, environ 50 régulateurs et agents de maîtrise et de maintenance et 150 agents de sécurité et d'encadrement[56].

L'accès aux navettes se fait uniquement à l'aide de billets achetés en même temps que les billets du match et ce, uniquement sur la billetterie de l'Olympique lyonnais[57].

En dehors d'événement ou si la desserte événementielle n'est pas mise en place, l'accès en transport en commun est possible via la ligne de bus 85 à l'arrêt « Parc Olympique lyonnais » et qui est en correspondance avec la ligne de tramway T3 à la station « Décines - Grand Large ».

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Caractéristiques du stade[modifier | modifier le code]

Avec 59 500 places[13], le Parc OL répond aux exigences de la catégorie 4 du classement UEFA des stades et pourra donc postuler à l'organisation d'une finale de Ligue des Champions[58].

Une attention particulière a été apportée au confort des spectateurs avec une meilleure visibilité sur le terrain, une accessibilité facile au stade, aux places assises et une offre de services renforcée (connexion wifi notamment).

6 000 places VIP sont aussi prévues dans le nouveau stade dont 105 loges et 8 000 m2 d'espaces de réception. 350 places seront réservées aux personnes à mobilité réduite.

Le parc OL devait être équipé d'un toit photovoltaïque[59] (disposition abandonnée) et d'un système de récupération des eaux de pluie pour l'arrosage de la pelouse et les sanitaires[60]. Il est également équipé d'une technologie de pelouse hybride française AirFibr.

Le 26 juillet 2011, la construction du nouveau stade de l'Olympique lyonnais est confiée à Vinci [61].

Le match d'ouverture et le concert inaugural ont eu lieu le [62],[3]. Alexandre Lacazette fut le premier buteur du Stade des Lumières.

Caractéristiques du complexe[modifier | modifier le code]

 Allée menant au Stade des Lumières encore en chantier en mai 2015
Allée menant au stade des Lumières encore en chantier en mai 2015

Le Parc OL sera situé dans un complexe qui accueillera[63] le centre d’entraînement de l’équipe professionnelle, les bureaux du siège d’OL Groupe (3 000 m2), une boutique OL Store et 7 000 places de stationnement. Il comporterait également plusieurs équipements de loisirs et de divertissement, soit deux hôtels (150 chambres chacun), un centre de loisirs (40 000 m2) et une clinique sportive. Des immeubles de bureaux seraient également construits (8 000 m2)[15].

Fin 2008, l'Olympique lyonnais passe un accord jusqu'en 2014 avec l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie - alors présidée par Chantal Jouanno - pour réduire le bilan carbone d'OL Land[64].

Aspects financiers[modifier | modifier le code]

Le coût global annoncé pour le projet est d'environ 640 millions d'euros pour la globalité des 50 hectares, dont 405 millions pour l'enceinte elle-même et 180 à 190 millions d'euros pour les aménagements d'accès[65]. Cet investissement est supporté par l’Olympique lyonnais et plusieurs investisseurs privés[65] et publics, notamment pour les aménagements d'accès.

Le 31 mai 2013, le conseil général du Rhône retire à l'unanimité deux délibérations, votées en septembre et décembre 2012, portant sur une garantie financière de 40 millions d'euros concernant le Parc OL[66].

Le 27 juillet 2013, le plan financier finalement annoncé est le suivant : un financement en fonds propres de l’ordre de 135 M€, un financement obligataire de 112 M€ (deux contrats de financement obligataire avec le groupe Vinci, 80 M€, et la Caisse des dépôts et consignations, 32 M€[67]), un total de 144,5 M€ de prêts accordés par 11 établissements bancaires (sur une échéance de 50 ans) ainsi que des revenus garantis pendant la phase de construction pour environ 13,5 M€, soit un total d’environ 405 M€[68].

Fin 2015, l'OL rajoute 5 M€ au budget du Grand Stade afin d'améliorer la décoration[69], faisant ainsi passer le coût du stade de 405 M€ à 410 M€.

Utilisation du stade[modifier | modifier le code]

Olympique lyonnais[modifier | modifier le code]

Propriétaire du stade via OL Groupe, l'Olympique lyonnais est le club résident des lieux, faisant de lui un des seuls clubs de football professionnels français à être propriétaires de l'enceinte dans lequel ils évoluent, avec l'AC Ajaccio, le Gazélec Ajaccio et l'AJ Auxerre.

Le stade est inauguré le , lors du match de championnat contre l'ESTAC. Les Lyonnais s'imposent sur le score de 4 buts à 1 ; Alexandre Lacazette inscrit d'ailleurs le premier but de l'histoire du Parc OL[70].

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

Ligue 1[modifier | modifier le code]

Le match OL-OM du 24 janvier 2016.

D'une capacité de 59 186 places (incluant le parcage visiteurs), le Parc OL a enregistré plusieurs records d'affluence :

1- OL-ASM (6-1) le 07 mai 2016 : 56 696 spectateurs.

2- OL-PSG (2-1) le 28 février 2016  : 56 661 spectateurs [71]

3-OL-OM (1-1) le 24 janvier 2016 : 56 506 spectateurs[72]

4- OL-OGC Nice (1-1) le 15 avril 2016 : 55 744 spectateurs[73]

5- OL-Troyes (4-1) le 09 janvier 2016 : 55 169 spectateurs [74]

Certaines de ces rencontres se sont déroulées à guichets fermés côté lyonnais mais l'affluence totale varie à chaque fois selon le nombre de supporteurs adverses ayant fait le déplacement (nombre de places dans le parcage visiteurs : 3000[75]).

Football féminin[modifier | modifier le code]

Le Parc OL détient le record d’affluence pour un match de clubs de football féminin avec 22 050 spectateurs lors de la demi-finale aller de la Ligue des champions 2015-2016 entre l'Olympique lyonnais et le Paris Saint-Germain le 24 avril 2016 (7-0)[76].

Euro 2016[modifier | modifier le code]

Le stade accueille six matches de l'Euro 2016, dont un huitième et une demi-finale [77]:

Date Heure Équipe 1 Résultat Équipe 2 Tour Affluence
13 juin 2016 21:00 Drapeau : Belgique Belgique v Drapeau : Italie Italie Groupe E
16 juin 2016 18:00 Drapeau : Ukraine Ukraine v Drapeau de l'Irlande du Nord Irlande du Nord Groupe C
19 juin 2016 21:00 Drapeau : Roumanie Roumanie v Drapeau : Albanie Albanie Groupe A
22 juin 2016 18:00 Drapeau : Hongrie Hongrie v Drapeau : Portugal Portugal Groupe F
26 juin 2016 15:00 Vainqueur Groupe A v 3e Place Groupe C/D/E Huitièmes de finale
6 juillet 2016 21:00 Vainqueur Match 45 v Vainqueur Match 46 Demi-finale

Coupes d'Europe de rugby 2016[modifier | modifier le code]

L'EPCR a annoncé le 17 juin 2015 que les finales de la saison 2015-2016 des Challenge Cup et Champions Cup se joueront au Parc OL, respectivement les 13 et 14 mai 2016[78].

Le record absolu d'affluence du Parc OL est battu lors de la finale de Champions Cup opposant les Saracens au Racing 92 (21-9) le 14 mai 2016 avec 58 017 spectateurs.

Ligue Europa 2018[modifier | modifier le code]

Le jeudi 3 septembre 2015, Jean-Michel Aulas a indiqué que le Parc OL était candidat pour accueillir la finale de la Ligue Europa 2017-2018[79].

Coupe du monde 2019[modifier | modifier le code]

Le stade accueillera le match d'ouverture ainsi que la finale de la Coupe du monde de football féminin 2019[80].

Autres événements sportifs[modifier | modifier le code]

Le stade a été présélectionné par le comité de candidature de Paris pour les Jeux olympiques d'été de 2024. Celui-ci accueillerait des rencontres de football[81].

Le Parc OL accueillera un match en plein air de hockey sur glace opposant l'équipe locale du Lyon Hockey Club aux Brûleurs de Loups de Grenoble. La rencontre est programmée le 30 décembre 2016 et fera partie du calendrier régulier de la Ligue Magnus.

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

Concerts[modifier | modifier le code]

Date Artiste Tournée / Évènement Affluence
Will.i.am Concert d'inauguration après le match d'ouverture OL-ESTAC 55 169
Christophe Maé Concert après un match de Champion's League féminine OL-Slavia Prague 11 732[82]
Rihanna Anti World Tour

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « L'OL touchera 70 ME par an avec son « POL » », sur www.foot01.com,‎ (consulté le 8 avril 2014).
  2. Foot01, « Le Stade des Lumières inauguré contre Troyes le 9 janvier 2016 ? », sur http://www.foot01.com/ (consulté le 24 juillet 2015)
  3. a et b (fr) « OL – Troyes : premier match au Grand Stade, samedi 9 janvier à 17h », sur Olympique-et-Lyonnais.fr,‎
  4. (fr) « OL : Will.i.am en concert au Grand Stade après le match contre Troyes », sur Olympique-et-Lyonnais.fr,‎
  5. (fr) « OL : Aulas dévoile le nom des tribunes du Grand stade », sur Olympique-et-Lyonnais.fr,‎
  6. « Le Parc Olympique lyonnais, pour tous toute l'année »
  7. « L'OL a fait son entrée en Bourse, avec une action à 24 euros »
  8. « Le financement du Grand Stade de Lyon enfin bouclé »
  9. L'Équipe, « Grand stade repoussé à 2012 », sur http://www.lequipe.fr/,‎ (consulté le 18 mars 2010)
  10. « Stade des Lumières : enfin la première pierre ! », sur www.rmcsport.fr, RMC Sport,‎ (consulté le 18 novembre 2013)
  11. [vidéo] « Grand Stade Le Mag », sur www.dailymotion.com,‎
  12. Khaled Karouri, « OL : Aulas annonce du retard pour le Stade des Lumières mais réserve une surprise pour les supporters ! », sur www.footmercato.net,‎ (consulté le 25 mars 2015).
  13. a et b Anne Rivière et Florent Deliglia, « Grand Stade de l'OL : la capacité augmentée de 1500 places », Lyon Capitale - en ligne,‎ (lire en ligne)
  14. espaceol.info|lien accès interdit[Quand ?]
  15. a et b OL Groupe, « Activités et perspectives », sur investisseur.olympiquelyonnais.com, OL Groupe (consulté le 8 avril 2014).
  16. Cyrille Haddouche, « Euro 2016 : état d'urgence autour des stades », sur http://www.lefigaro.fr/,‎ (consulté le 24 mars 2010)
  17. Accroître la compétitivité des clubs de football professionnel français, novembre 2008.
  18. « La France accueillera l'Euro 2016 de football »
  19. « Euro-2016: les 10 stades retenus »
  20. Nicolas Rauline, « Quels stades pour l’Euro 2016 ? », sur www.metrofrance.com,‎ (consulté le 24 mars 2010)
  21. « OL Land : Communiqué de l'OL »
  22. « Le projet de Grand Stade taclé par la justice »
  23. « COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON, 1ère Chambre - formation à 5, 10/12/2009, 08LY02350 »
  24. « OL Land: le PLU est mort, vive le PLU ! »
  25. « Euro 2016 : les neuf villes désignées, Toulouse et St-Etienne recalées », sur http://www.lemonde.fr/,‎ (consulté le 20 mai 2011)
  26. « Grand Stade de Lyon : la déclaration d’intérêt général publiée au Journal officiel »
  27. « Le Grand Stade de l’OL se rapproche »
  28. « Le permis de construire du grand stade est signé. »
  29. « Grand Stade de Lyon », sur www.conseil-etat.fr (consulté le 19 mai 2016)
  30. a et b Canol, « La difficile genèse du stade de Décines » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 1er mars 2009, sur www.canol.fr, consulté le 18 mars 2010, brisé le 30 juillet 2015
  31. Carton Rouge, « L », sur http://carton-rouge-decines.fr/ (consulté le 18 mars 2010)
  32. Alain Darlay, « Lettre de M le maire de Chassieu aux parlementaires de la nation », sur http://www.mairie-chassieu.fr/,‎ (consulté le 18 mars 2010)
  33. « Philippe Layat, éleveur exproprié et "dégoûté" par le Grand Stade de Lyon »
  34. ARTE Radio, « À ce stade Lyon ne répond plus »,‎ (consulté le 17 novembre 2011)
  35. « Editions RJTP documentaire Corrompu[e][s] Grand stade OL land syndrome de notre société »
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  37. « Les opposants à OL Land sortent un film et allument Aulas », sur foot01.com,‎
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