Stéphanie Latte Abdallah

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Stéphanie Latte Abdallah
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Prix Le Monde de la recherche universitaire pour sa thèse "Destins de femmes et liens familiaux dans les camps de réfugiés palestiniens en Jordanie 1948-2001" (2005)

Médaille de bronze du CNRS (2008)

Stéphanie Latte Abdallah est une historienne et politiste française, auteure de nombreux articles et ouvrages sur le Moyen-Orient et les sociétés arabes. Ses recherches et sa formation se situent au croisement de plusieurs disciplines des sciences humaines et sociales (histoire contemporaine, politologie, anthropologie, sociologie et littérature).

Chercheuse au CNRS, elle reçoit en 2008 la médaille de bronze du CNRS pour ses premiers travaux. Stéphanie Latte Abdallah est titulaire d'une habilitation à diriger des recherches (HDR) et est aujourd’hui rattachée au Centre de recherches internationales de l'Institut d'études politiques de Paris(CERI).

Ses travaux portent sur citoyennetés, engagements alternatifs, économie locale (Palestine, Moyen-Orient); enfermements, occupation et détention (Palestine/Israël); mobilisations politiques, militantisme et société civile (Palestine, Jordanie); mobilités, frontières et circulations dans les espaces israélo-palestiniens; féminismes, féminismes islamiques, mouvements féminins et changements politiques (Moyen-Orient et sociétés arabes); genre/féminités/masculinités/sexualités/enjeux moraux et éthiques contemporains (Moyen-Orient et sociétés arabes); Images, histoire et politique (conflit israélo-palestinien/histoire visuelle de l’exil, des réfugiés et du territoire palestiniens); histoire sociale des réfugiés palestiniens.

Son dernier ouvrage, "La toile carcérale, une histoire de l'enfermement en Palestine", est paru aux éditions Bayard début mars 2021.

Biographie[modifier | modifier le code]

Basée à l’Institut français du Proche-Orient à Amman en Jordanie, elle fait une thèse de doctorat consacrée à l’histoire des réfugiés palestiniens et à l’histoire des femmes et du genre dans les camps palestiniens de Jordanie qu’elle soutient à l’EHESS en 2004. Cette thèse d’histoire contemporaine est récompensée par le prix du journal Le Monde de la recherche universitaire en 2005 et publiée aux Presses Universitaires de France en 2006 (Femmes réfugiées palestiniennes). La même année, elle est recrutée au CNRS et rejoint l’Institut de Recherches et d’Études sur les Mondes Arabes et Musulmans à Aix-en-Provence (IREMAM) (2006-2013). Ses recherches se concentrent alors sur les mobilisations de la société civile, les enjeux de la citoyenneté, les mouvements féminins en Jordanie et leurs transformations avant et après les printemps arabes. À partir de 2007, elle travaille sur l’engagement et les féminismes séculiers et islamiques au Moyen-Orient et dans les sociétés arabes. Pionnière en France des études sur le féminisme islamique, très vite elle parle de féminismes islamiques au pluriel. L’extrême diversité de ce mouvement intellectuel a longtemps participé d’une mauvaise perception du phénomène, tout particulièrement en France, et nécessitait une sociologie fine de ces mouvements féministes religieux. Elle distingue plusieurs courants : celui incarné par les théologiennes critiques, par les militantes féministes croyantes, et enfin par les figures de l’islam politique engagées sur les droits féminins. Elle coordonne dès 2010 deux numéros de Revues (Critique Internationale, la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée- REMMM) et écrit de nombreux articles qui font date sur le sujet. À partir des années 2000, ces féminismes religieux et séculiers se sont profondément renouvelés. Elle étudie alors les nouvelles questions de citoyenneté qu’ils ont soulevé bien avant les printemps arabes, les questions morales et de sexualités qui deviennent des enjeux politiques et avaient jusque-là été laissés dans l’ombre par les féminismes de la région.

Spécialiste du genre, Stéphanie Latte Abdallah prête très tôt une attention particulière aux transformations des féminités mais aussi aux masculinités, notamment dans le cadre du séminaire qu’elle anime à l’EHESS (Paris) pendant trois ans (2010-2013) : Féminités, masculinités en révolution ? Enjeux moraux et éthiques contemporains dans les mondes arabes et musulmans.

En 2013, elle part s’installer dans les Territoires Palestiniens où elle est rattachée à l’Institut Français du Proche-Orient (2013-2016). Ses premières années de terrain en Jordanie l’avaient déjà conduite à s’intéresser à la relation entre images, politique, histoire et mémoire dans le conflit israélo-palestinien, tout particulièrement dans le contexte de l’exil. Elle analyse les régimes historiques de visibilité (et d’invisibilité) des réfugiés à l’œuvre depuis le début du XXe siècle en se basant sur plusieurs fonds d’images d’archives internationales, palestiniennes et israéliennes, sur la production visuelle et les cinémas palestinien et israélien.

Elle consacre par ailleurs une large partie de son travail aux sujets des frontières et des mobilités dans les espaces israélo-palestiniens, travaux qu’elle avait amorcés en 2010. Ces recherches, conduites dans le cadre d’un programme financé par l’Agence Nationale de la Recherche qu’elle co-dirige (avec Cédric Parizot), ouvrent un nouveau champ de recherche en décloisonnant les travaux sur la Palestine et ceux sur Israël pour prendre en compte les multiples interactions à l’œuvre dans les espaces israélo-palestiniens dans le contexte du maintien de l’occupation coloniale des Territoires Palestiniens. Les trois ouvrages collectifs qu’elle co-dirige avec Cédric Parizot sont des ouvrages de référence (À l’ombre du Mur, Actes Sud, 2011 ; Palestinians and Israelis in the Shadows of the Wall. Spaces of Separation and Occupation, Ashgate, 2015 ; Israël-Palestine. L’illusion de la séparation, PUP, 2017).

En parallèle, ses recherches personnelles explorent la problématique des frontières en lien avec l’enfermement. Elle traite tout particulièrement du carcéral en Palestine et en Israël. Certains de ces travaux prennent en compte la dimension du genre sans limiter l’analyse à ce prisme. À partir de 2010, elle publie de nombreux articles sur le sujet et co-dirige en 2014 (avec Coline Cardi) un numéro de la revue Champ pénal sur les parentalités en détention dans différents contextes. L’entrée par le genre permet d’aborder des facettes moins explorées des « philosophies » carcérales, de la fonction attribuée à la détention et des enjeux ou présupposés sociétaux et moraux qui les sous-tendent. Ce dossier nous offre un bon exemple de l’apport du prisme du genre pour la compréhension des phénomènes sociaux en général. Plus largement, elle développe le concept de « toile carcérale » pour décrire l’emprise de la prison dans les territoires palestiniens occupés. Ses travaux interrogent également les mobilisations et l’engagement politique des Palestiniens en détention et par-delà l’enfermement, de même que la formulation de citoyennetés et de subjectivités carcérales.

La thématique des frontières et des enfermements fait également l’objet de l’enseignement qu’elle donne à l’EHESS (Paris) depuis (avec Hélène Thiollet et Amin Moghadam) : Frontières et enfermements dans les mondes arabes et musulmans : incorporations, affects et vécus. Qu’il s’agisse de la détention ou de la prison, des espaces de rétention dits frontaliers ou type camps, ou encore du confinement hospitalier, et des différents lieux de ségrégation spatiale, ce séminaire met en lien le champ du carcéral et du pénal, largement sous-étudié dans cette région, avec celui des frontières, des migrations, de la citoyenneté et de l’ethnicité lui plus intensément documenté. Il analyse les vécus, les ressentis et les perceptions des frontières et des enfermements et s’attache surtout à la manière dont ils sont incarnés, et ainsi aux corps, aux objets et aux affects. Son approche est interdisciplinaire et travaille à l’intersection entre histoire contemporaine, sciences sociales et travaux artistiques et cinématographiques.

Stéphanie Latte Abdallah s’intéresse depuis près d’une vingtaine d’années aux approches à l’intersection entre art et sciences, qu’elle envisage à la fois comme un mode de connaissance à part entière et une manière de diffuser la recherche et de participer au débat public et citoyen. Elle contribue à des projets artistiques (danse, cinéma), des expositions d’art contemporain, et écrit un premier projet de documentaire Images réfugiées primé au Rendez-vous de l’Histoire de Blois en 2010. En 2013, elle commence un second projet cinématographique Inner Mapping (51’, ) qu’elle co-réalise (avec Emad Ahmad), un film sur les frontières et les circulations dans les espaces israélo-palestiniens. Inner Mapping est sélectionné dans de nombreux festivals et primé aux festivals internationaux du film de Jahorina (Bosnie-Herzégovine/prix spécial du jury) et à celui du documentaire méditerranéen de Banyuls (Grand prix) en 2017.

Ses derniers travaux portent sur de nouvelles formes d’engagement citoyen alternatif, d’ordre économique et environnemental, en situation de conflit ou de crise grave, en Palestine tout d’abord, puis plus largement dans la région Moyen-Orient et Méditerranée. Elle a lancé fin 2018 le projet collectif Alternatives citoyennes et économiques au Moyen-Orient. De l’innovation sociale en temps de conflit.

Stéphanie Latte Abdallah est membre fondatrice du Groupement d’intérêt scientifique (GIS) du CNRS sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans dont elle a été co-directrice de 2012 à 2017. Depuis sa participation à sa création en 2012, elle fait partie du Comité de rédaction de la Revue Arabian Humanities. Revue Internationale d’archéologie et de sciences sociales sur la Péninsule arabique.

Publications (sélection)[modifier | modifier le code]

Ouvrages et directions de revues[modifier | modifier le code]

  • (avec Cédric Parizot) (dir.), Israël/Palestine. L’illusion de la separation, Aix-en-Provence, PUP, 2017.
  • (avec Cédric Parizot) (eds.), Palestinians and Israelis in the Shadows of the Wall. Spaces of Separation and Occupation, Ashgate, May 2015.
  • (avec Coline Cardi) (dir.), Parentalités enfermées, Champ Pénal/Penal Field, Vol. XI, 2014[1].
  • (avec Blandine Destremau et Marina de Regt) (dir.), Transformations dans le genre dans la péninsule arabique, Arabian Humanities, no 1, [2].
  • (avec Blandine Destremau et Marina de Regt) (dir.), Genre et mobilités au Yémen et dans la Corne de l’Afrique, Chroniques Yéménites no 17, [3].
  • (avec Cédric Parizot) (dir.), A l’ombre du Mur. Israéliens et Palestiniens entre occupation et séparation, Arles, Actes Sud/MMSH, .
  • (dir.) Féminismes islamiques, Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée (REMMM), n°128-2, [4].
  • (avec Leyla Dakhli) (dir.), Des engagements féminins au Moyen-Orient (XXe – XXIe siècles), Le Mouvement Social, no 231, avril-.
  • (dir.), Le féminisme islamique aujourd’hui, Critique Internationale, no 46, janvier- [Updated version in English : Islamic feminism today, 2013.
  • Femmes réfugiées palestiniennes, Paris, Presses Universitaires de France, 2006 [traduit en arabe Lajiat min Falestin. Shakhsiat tabhath laha can tarikh, Beyrouth, Arab Scientific Publishers, Inc., 2006].
  • (dir.), Images aux frontières. Représentations et constructions sociales et politique. Palestine, Jordanie 1948-2000, Beyrouth, Institut Français du Proche-Orient (IFPO), 2005.

Sélection d’articles[modifier | modifier le code]

  • “Une terre partagée”, Esprit, , (en ligne )[5].
  • « Cimetières des nombres et corps mobiles. Des morts en guerre (Palestine/Israël) », dans Mourir ailleurs (XVIe – XXIe siècles), Revue Diasporas, no 30, 2017/2[6].
  • « Toile carcérale, répression et militantismes en Palestine », dans Napolitano, V. et Calabrese, C. (eds.), Violence et militantisme. Parcours d’engagements dans les sociétés arabes, Paris, CNRS/ALPHA, .
  • Des lieux d’images. Regards sur les territoires des réfugiés palestiniens », dans Maryline Crivello, Karima Dirèche (dir.), Traversées des mémoires en Méditerranée. La réinvention du « lien », Aix-en-Provence, PUP, 2017.
  • (avec Cédric Parizot) « De la séparation aux mobilités. Changer de regard sur l’occupation israélienne en Palestine », dans Stéphanie Latte Abdallah, Cédric Parizot (dir.), Israël-Palestine. L’illusion de la séparation, Aix-en-Provence, PUP, .
  • « L’incarcération politique des Palestiniens comme paradigme du régime de mobilité », dans Stéphanie Latte Abdallah, Cédric Parizot (dir.), Israël-Palestine. L’illusion de la séparation, Aix-en-Provence, PUP, [7].
  • « Palestine. Une ‘toile carcérale’ qui enserre toute la société », Orient XXI, [8].
  • « Déni de frontières. Toile carcérale et management des prisonniers politiques palestiniens après Oslo (1993-2010) », dans Stéphanie Latte Abdallah, Cédric Parizot (dir.), A l’ombre du Mur. Israéliens et Palestiniens entre occupation et séparation, Arles, Actes Sud, 2011, p. 73-101 [Updated version in English : “Denial of Borders: The Prison Web and the Management of Palestinian Political Prisoners after the Oslo Accords (1993-2013)”, in Stéphanie Latte Abdallah and Cédric Parizot (ed.), Palestinians and Israelis in the Shadows of the Wall. Spaces of Separation and Occupation, Ashgate, May 2015, p. 39-55].
  • « Entre dedans et dehors : vécus parentaux des détenus politiques palestiniens en Israël », dans Coline Cardi, Stéphanie Latte Abdallah (dir.), Parentalités enfermées, Champ Pénal/Penal Field, Vol. XI, 2014[9].
  • (avec Coline Cardi), « Vécus de la carcéralité des mères et des pères », dans Coline Cardi, Stéphanie Latte Abdallah (dir.), Parentalités enfermées, Champ Pénal/Penal Field, Vol. XI, 2014[10].
  • « Féminismes islamiques à l’heure révolutionnaire : normes, genre et démocratie », dans Florence Rochefort, Maria Eleonora Sanna (dir.), Normes religieuses et genre. Mutations, résistances et reconfiguration (XIXe – XXIe siècles), Armand Colin, 2013, p. 217-230.
  • (avec Valérie Pouzol), « Citoyennetés, genre et féminismes dans les mondes arabo-musulmans et les mondes juifs contemporains », dans Abdelwahab Meddeb et Benjamin Stora, dir., Histoire des relations entre juifs et musulmans du Coran à nos jours, Paris, Albin Michel, 2013, p. 1025-1041 [English version in Abdelwahab Meddeb et Benjamin Stora (ed.), A History of Jewish-Muslim Relations. From the Origins to the Present Day, Princeton University Press, 2013, p. 1025-1041].
  • (avec Cédric Parizot) « A l'ombre du Mur : comprendre le régime d'occupation israélien », dans Stéphanie Latte Abdallah, Cédric Parizot (dir.), A l’ombre du Mur. Israéliens et Palestiniens entre séparation et occupation, Arles, Actes Sud, 2011, p. 15-48[11].
  • « Des féminités mobilisées et incarcérées en Palestine », in Critique Internationale, 2013/3 n° 60, p. 53-69.
  • avec Ludovic Mohamed Lotfi Zahed), « Théologiennes féministes de l’islam », Le Monde, .
  • « L’exil palestinien : une histoire visuelle », publication sur le site de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA-MEDMEM) en français/anglais et arabe, 2013[12].
  • “Islamic Feminism twenty years on: The Economy of a Debate and New Fields of Research”, in Stéphanie Latte Abdallah (dir.), Islamic feminism today, Critique Internationale, 2013[13].
  • « Le ‘printemps’ palestinien : une société civile dans l’entre-deux du conflit », in Tumultes, Le Moyen-Orient en mouvement, n°38-39, 2012, p. 369-387.
  • « Féminismes islamiques et postcolonialité au début du XXIe siècle », in Revue Tiers Monde, Féminismes décoloniaux, genre et développement, n°209, janvier-, p. 53-70.
  • « Les Palestiniens dans la toile carcérale », Le Monde Diplomatique, [English and Arabic versions].
  • « Les féminismes islamiques contemporains : influences sur le féminisme, la sphère religieuse et l’islam politique », in Islamochristiana 37(2011), p. 17-34.
  • “Exile, Familial Ideology, and Gender Roles in Palestinian Camps in Jordan (1948-2000’s)” in Christopher Johnson, David Warren Sabean, Simon Teuscher, Francesca Trivellato, eds., Trans-regional and Transnational Families in Europe and Beyond: Experiences Since the Middle Ages, Berghahn Books, 2011, p. 271-294.
  • « Les frontières intérieures : mouvements féminins de Jordanie et enjeu palestinien », in Al-Husseini, J., Signoles A. (dir.), Entre nation et diaspora : les Palestiniens quinze ans après Oslo, Karthala/IISMM, 2011, p. 235-262.
  • « Les féminismes islamiques au tournant du XXIe siècle », », dans Latte Abdallah, Stéphanie (dir.) Les féminismes islamiques : de leurs frontières au politique, Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée (REMMM), n°128-2, , p. 13-31[14].
  • « Engagements islamiques en Jordanie. La part du politique, la part féministe », dans Latte Abdallah, Stéphanie (dir.) Les féminismes islamiques : de leurs frontières au politique, Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée (REMMM), n°128-2, , p. 183-207[15].
  • “Fragile Intimacies: Marriage, Love and Emotions in the Palestinian Refugee Camps of Jordan (1948-2001)”, in Journal of Palestine Studies, vol 38, n°4, Summer 2009, p. 47-62 [En espagñol : « Intimidades delicadas : el matrimonio y el amor en los campos de refugiados palestinos de Jordania (1948-2001) », Instituto de Estudios Políticos para América Latina y África, 2012[16].
  • « Vers un féminisme politique hors-frontières au Proche-Orient : regard sur les mobilisations en Jordanie (années 1950-années 2000) », in Vingtième siècle, n°103, Proche-Orient : anciennes fractures, nouvelles frontières, dirigé par Daniel Rivet, Vincent Lemire et Leyla Dakhli, été 2009, p. 177-195.
  • « UNRWA Photographs 1950-1978: A View on History or Shaped by History? », in Issam Nassar and Rasha Salti (eds.), I would have Smiled. Photographing the Palestinian Refugee Experience (A Tribute to Myrtle Winter-Chaumeny), Institute for Palestine Studies, 2009, p. 43-65.
  • « Regards, visibilité historique et politique des images des réfugiés palestiniens depuis 1948 », in Le Mouvement social, n°219-220, printemps-été 2007, p. 65-91.
  • « Subvertir le consentement : itinéraires sociaux des femmes des camps de réfugiés palestiniens en Jordanie 1948-2001 », in Annales ESC, 60ème année, no 1, janvier-, p. 53-89 [En espagñol : "Subvertir el consentimiento. Trayectorias de las mujeres de los campos de refugiados palestinos en Jordania (1948-2001)", Instituto de Estudios Políticos para América Latina y África, 2012[17].
  • « Notes sur quelques figures récurrentes du corps et du genre dans les guerres de Palestine », in Quasimodo n°8-9. Corps en guerre. Imaginaires, idéologies, destructions, printemps 2005, p.181-196.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 2017 : Innermapping, 51' (Palestine/France, Imad Ahmad Audio Visual Production / CNRS images, co-réalisé avec Emad Ahmad)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coline Cardi et StéphanieLatte Abdallah (dir.), Parentalités enfermées, Champ Pénal/Penal Field, Vol. XI, (lire en ligne)
  2. Blandine Destremau, Stéphanie Latte Abdallah et Marina de Regt) (dir.), Transformations dans le genre dans la péninsule arabique, Arabian Humanities, n°1, (lire en ligne)
  3. Blandine Destremau, Stéphanie Latte Abdallah et Marina de Regt (dir.), Genre et mobilités au Yémen et dans la Corne de l’Afrique, Chroniques Yéménites n°17, (lire en ligne)
  4. Stéphanie Latte Abdallah (dir.), Féminismes islamiques, Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée (REMMM), n°128-2, (lire en ligne)
  5. Stéphanie Latte Abdallah, « “Une terre partagée” », Esprit,‎ juillet 2018, (en ligne 7 juin 2018) (lire en ligne)
  6. Stéphanie Latte Abdallah, « Cimetières des nombres et corps mobiles : des morts en guerre (Palestine/Israël) », Diasporas. Circulations, migrations, histoire, no 30,‎ , p. 139–154 (ISSN 1637-5823, DOI 10.4000/diasporas.1584, lire en ligne, consulté le )
  7. Stéphanie Latte Abdallah, « « L’incarcération politique des Palestiniens comme paradigme du régime de mobilité », », dans Stéphanie Latte Abdallah, Cédric Parizot (dir.), Israël-Palestine. L’illusion de la séparation, Aix-en-Provence, PUP,‎ (lire en ligne)
  8. Stéphanie Latte Abdallah, « « Palestine. Une ‘toile carcérale’ qui enserre toute la société » », Orient XXI,‎ (lire en ligne)
  9. Stéphanie Latte Abdallah, « Entre dedans et dehors : vécus parentaux des détenus politiques palestiniens en Israël dans Coline Cardi, Stéphanie Latte Abdallah (dir.), Parentalités enfermées », Champ pénal/Penal field, no Vol. XI,‎ (ISSN 1777-5272, DOI 10.4000/champpenal.8736, lire en ligne, consulté le )
  10. Coline Cardi et Stéphanie Latte Abdallah, « Vécus de la carcéralité des mères et des pères. Introduction au dossier », Champ pénal/Penal field, no Vol. XI,‎ (ISSN 1777-5272, DOI 10.4000/champpenal.8815, lire en ligne, consulté le )
  11. Stéphanie Latte Abdallah et Cédric Parisot, « « A l'ombre du Mur : comprendre le régime d'occupation israélien » », dans Stéphanie Latte Abdallah, Cédric Parizot (dir.), A l’ombre du Mur. Israéliens et Palestiniens entre séparation et occupation, Arles, Actes Sud, 2011, p. 15-48,‎ (lire en ligne)
  12. Stéphanie Latte Abdallah, « « L’exil palestinien : une histoire visuelle » », publication sur le site de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA-MEDMEM) en français/anglais et arabe,‎ (lire en ligne)
  13. Stéphanie Latte Abdallah, « “Islamic Feminism twenty years on: The Economy of a Debate and New Fields of Research” », in Stéphanie Latte Abdallah (dir.), Islamic feminism today, Critique Internationale,‎ (lire en ligne)
  14. Stéphanie Latte Abdallah, « Les féminismes islamiques au tournant du xxie siècle », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, no 128,‎ (ISSN 0997-1327, DOI 10.4000/remmm.6822, lire en ligne, consulté le )
  15. Stéphanie Latte Abdallah, « Engagements islamiques en Jordanie. La part du politique, la part féministe », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, no 128,‎ (ISSN 0997-1327, DOI 10.4000/remmm.6908, lire en ligne, consulté le )
  16. Stéphanie Latte Abdallah, « « Intimidades delicadas : el matrimonio y el amor en los campos de refugiados palestinos de Jordania (1948-2001) » », Instituto de Estudios Políticos para América Latina y África,‎ (lire en ligne)
  17. Stéphanie Latte Abdallah, « "Subvertir el consentimiento. Trayectorias de las mujeres de los campos de refugiados palestinos en Jordania (1948-2001)" », Instituto de Estudios Políticos para América Latina y África,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]