Stéphane Sieczkowski-Samier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Stéphane Sieczkowski-Samier
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonctions
Conseiller communautaire des Sept Vallées (d)
Hesdin
depuis le
Maire de Hesdin (d)
-
Conseiller municipal de Hesdin (d)
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités

Stéphane Sieczkowski-Samier, né le à Saint-Pol-sur-Ternoise, est un homme politique français.

Il est élu maire de Hesdin (Pas-de-Calais) en 2014 et devient le plus jeune maire de France à l'âge de 22 ans. Le , il est révoqué de ses fonctions en Conseil des ministres à la suite de plusieurs enquêtes judiciaires et une mise en examen pour complicité de faux et usage de faux en écriture publique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Né le à Saint-Pol-sur-Ternoise, Stéphane Sieczkowski-Samier est étudiant en droit en 2014[1] et souhaite devenir avocat[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il est alors élu maire d'Hesdin (Pas-de-Calais) aux élections municipales de 2014 sous l'étiquette Divers droite[3], la liste qu'il conduisait ayant obtenu 48,42 % des suffrages exprimés au second tour[4]. Âgé de 22 ans, il devient ainsi le plus jeune maire élu de France[5].

Candidature aux élections législatives de 2017[modifier | modifier le code]

Stéphane Sieczkowski-Samier se présente aux élections législatives de 2017 dans la quatrième circonscription du Pas-de-Calais : il obtient 2,86 % des suffrages exprimés au premier tour et ne peut donc pas participer au second tour, remporté par Daniel Fasquelle[6].

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques rejette ses comptes de campagne « aux motifs que certaines dépenses afférentes à une manifestation ne figuraient pas au compte, que le coût de cette manifestation avait été pris en charge par une personne morale et que le compte de campagne n’avait pas été présenté par un membre de l’ordre des experts-comptables et des comptables agréés ». Le , le Conseil constitutionnel valide ce rejet et déclare Stéphane Sieczkowski-Samier « inéligible […] pour une durée de trois ans à compter de la présente décision »[7].

Révocation[modifier | modifier le code]

Le , Stéphane Sieczkowski-Samier est révoqué de ses fonctions en Conseil des ministres par un décret signé du président de la République[8]. Il devient le sixième maire à être révoqué dans l'histoire de la Ve République tout en conservant son statut de conseiller municipal[5],[2].

Le , recherché par la gendarmerie pour lui remettre en mains propres la révocation, il publie sur Facebook une photographie de lui aux Bahamas[9].

Le , le Conseil d'État confirme cette révocation[10].

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

En , il est mis en examen pour prise illégale d’intérêts, complicité de faux et usage de faux en écriture publique pour avoir émis une « fausse délibération » validant l’octroi de la gestion de logements communaux à l’agence immobilière dirigée par sa mère sans vote par le conseil municipal[11].

Il est présent à son procès en au tribunal de Boulogne-sur-Mer : il lui est reproché d’avoir détourné 114 343 euros au détriment de la ville ; le ministère public requiert deux ans de prison avec sursis et une peine de cinq ans d’inéligibilité[5], [12]. Le , il est condamné à « trois ans de prison avec sursis et cinq ans inéligibilité pour détournement de fonds publics »[13],[14]. Le tribunal retient la somme de 76 767 euros de détournements au détriment de la ville ; cette somme couvre des frais de représentation, de missions, de carburants, de locations de voiture et le parquet retrouvé chez l’ancien élu. Les sommes confisquées pendant la procédure, notamment l’assurance vie et le plan d’épargne logement permettent de compenser une grande partie des détournements. Stéphane Sieczkowski-Samier est condamné une seconde fois pour « détournement de biens saisis » car il avait essayé d'empêcher la confiscation de ces biens. Quant à sa mère, complice des faits, elle est condamnée à « six mois de prison avec sursis »[15].

Après avoir interjeté appel de sa première condamnation, son jugement est confirmé le par la cour d'appel de Douai qui le condamne à deux ans de prison avec sursis, cinq ans d'inéligibilité et 15 000  d'amende. Il annonce son intention de se pourvoir devant la Cour de cassation[16],[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires (36 628) au 17/06/2014 sur le site du gouvernement.
  2. a et b « La chute de Stéphane Sieczkowski-Samier, le maire d'Hesdin révoqué et toujours introuvable », JDD,‎ (lire en ligne)
  3. « Le "petit Sarko" Stéphane Sieczkowski, élu maire à 22 ans... », Le Point,‎ (lire en ligne)
  4. Résultats des élections municipales de 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur.
  5. a b et c Deux ans de prison avec sursis requis contre l’ex-maire d’Hesdin, pour détournement de fonds publics.
  6. Résultats des élections législatives de 2017 sur le site du ministère de l'Intérieur.
  7. Décision no 2018-5581 AN du 18 mai 2018.
  8. Décret du 21 août 2019 portant révocation.
  9. Le maire d'Hesdin, recherché par les gendarmes après sa révocation, poste une photo de lui aux Bahamas.
  10. Conseil d'État, 19 décembre 2019, révocation du maire de la commune d’Hesdin.
  11. Laurie Moniez, « A Hesdin, le mandat agité de Stéphane Sieczkowski-Samier, surnommé le « petit Sarko » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  12. La journée de procès de Stéphane Sieczkowski-Samier.
  13. L'ex-maire d'Hesdin Stéphane Sieczkowski-Samier condamné à une peine de prison pour détournement de fonds publics.
  14. Stéphane Sieczkowski-Samier condamné à 3 ans de sursis.
  15. Trois ans de prison avec sursis pour l'ancien maire d'Hesdin, dans le Pas-de-Calais.
  16. « Pas-de-Calais. Élu à 22 ans, l’ex-maire d’Hesdin condamné en appel pour détournement de fonds publics », sur www.ouest-france.fr, Ouest-France, (consulté le 14 avril 2021)
  17. Jean-Michel Nagat, « Justice : l'ancien maire d'Hesdin condamné à deux ans de prison avec sursis pour détournement de fonds publics », sur www.francebleu.fr, France Bleu, (consulté le 14 avril 2021)

Liens externes[modifier | modifier le code]