Stéphane Mangin

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Stéphane Mangin est un physicien français, professeur à l'Université de Lorraine. Il est responsable à Nancy de l'équipe Nanomagnétisme et Electronique de spin[1], au sein de l’Institut Jean Lamour[2], une unité mixte de recherche CNRS.

Ses recherches concernent l'étude du renversement de l’aimantation sous l’effet de différents stimulus : d’un champ magnétique, d’un courant (couple de transfert de spin, ou couple spin orbite), d’une contrainte mécanique ou d’un pulse laser femtoseconde.

Ses travaux ont des implications dans le domaine des mémoires MRAM ou du stockage de l’information dans les disques durs et plus particulièrement la technologie HAMR pour laquelle un faisceau laser aide le renversement de l’aimantation et donc l’écriture de l’information.

Biographie[modifier | modifier le code]

Stéphane Mangin soutient en 1997 sa thèse en physique à l’Université Joseph Fourier de Grenoble, puis effectue un post-doc à l'Université catholique de Louvain. Il travaille ensuite comme maître de conférence à l’Université Henri Poincaré de Nancy où il est habilité à diriger des recherches en 2006, puis nommé professeur.

Il collabore avec de nombreux laboratoires à l'étranger, en particulier en 2004-2005, comme chercheur invité à l'Hitachi GST San Jose Research center California et en 2012-2013, comme professeur invité au Center for magnetic Recording Research[3] à l'Université de Californie à San Diego. En 2015, il cofonde le Laboratoire international de nanoélectronique[4] à l'Université de Californie à San Diego.

Depuis 2009, il est responsable scientifique du projet Tube Daνm (Dépôt et analyse sous ultravide de nano-matériaux), un équipement unique au monde de 70 mètres de long. Ce tube permet à des chercheurs et des entreprises de travailler sous ultravide pour tirer profit des propriétés de matériaux dans ces conditions particulières [5], permettant entre autres d'envisager les mémoires de demain [6].

Il organise ou co-organise des colloques internationaux : depuis 2009, le Magnetic Single Nano-Object Workshop & School[7] et depuis 2014, le World Materials forum[8],[9].

Depuis 2013, il est membre du conseil scientifique de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).

Honneurs[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en-US) « Spintronics and Nanomagnetism Team website », sur spin IJL (consulté le 16 janvier 2021)
  2. « Institut Jean Lamour: A la une », sur ijl.univ-lorraine.fr (consulté le 27 avril 2019)
  3. « CMRR », sur cmrr.ucsd.edu (consulté le 27 avril 2019)
  4. (en) « C2N – Nanoelectronics International Laboratory », sur www.c2n.universite-paris-saclay.fr (consulté le 20 juin 2019)
  5. Philippe Bohlinger, « La vallée des matériaux change d'échelle », L'Usine Nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 3 avril 2019)
  6. « Comment fabriquer les mémoires du futur ? », sur CNRS Le journal (consulté le 18 juin 2019)
  7. « UniGR M-SNOWS 2018 Magnetic Single Nano-Object Workshop & School - Sciencesconf.org », sur msnows2018.event.univ-lorraine.fr (consulté le 27 avril 2019)
  8. (en) « World Materials forum », sur worldmaterialsforum.com (consulté le 27 avril 2019)
  9. « World Materials Forum - Présentation vidéo »,