Stéphane Dupont

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Stéphane Dupont est un animateur de radio et producteur belge. Il a travaillé essentiellement pour la RTBF[1].

Stéphane Dupont se définit comme un « promeneur radiophonique »[2]. Après des études à l’INSAS, il a participé à la fin du magazine Contraste en 1974-1975, avec notamment une séquence de « la photo de la semaine » inventant ainsi la photo radiophonique : un groupe, un événement, qui, grâce au clic de l’appareil photo, permettait de passer à une autre ambiance sonore. En 1978-1979, il a animé et produit une émission musicale rock Radio-Hot-Dog, le samedi. Vers 1984, il participe à 18h au Sud, émission quotidienne culturelle. Il participera à des émissions comme Faits-Divers, La quatrième dimension et Le Bar de l’Estacade. À partir de 2005, de 13 h 15 à 14 h, une émission consacrée aux archives porte le nom de Psychédélique Boum-Tchac. Stéphane Dupont prend sa retraite et quitte la RTBF le 30 novembre 2010.

Émissions[modifier | modifier le code]

Faits-Divers[modifier | modifier le code]

En 1984, commence la grande aventure de Faits-Divers en radio, avec José Dessart, Luc Van Turnout, technicien détaché (technicien qui participe à l’aventure radiophonique, du projet au passage sur l’antenne, suivant ainsi l’ensemble du projet en étant impliqué). Faits Divers était une émission centrée sur le fait-divers, avec deux séquences, une revue « en bref et en vrac » des faits divers de la semaine, lu par Thierry Devillers, et une séquence de 15 à 25 minutes consacrée à un événement raconté par ceux qui l’ont vécu. Préparé en Studio, l’émission était commentée en direct par un invité. Sa diffusion s’étendra de septembre 1984 à septembre 1994, le samedi entre 10 h et 11 h.

L’émission donnera lieu à une version TV, voyant le départ de José Dessart, remplacé par Dominique Mathieu. Faits Divers a reçu une Antenne de Cristal, prix de la presse. Le prix Gilson, récompensa une émission sur les otages de Tilff, qui donnera lieu au film La Raison du plus fort par Lucas Belvaux, avec les conversations entre la police et les preneurs d’otage. Les émissions sur les tueurs du brabants ont mis en valeur la situation des victimes, en collaboration avec René Haquin, journaliste au journal Le Soir. Dans les années 1990, nombre d’émission se sont intéressés aux Forges de Clabecq, à Boch et Boël.

La Quatrième dimension[modifier | modifier le code]

La quatrième dimension s’éloigne du reportage pour arriver au documentaire radiophonique, voire la création radiophonique[3]. Le principe est de prendre un endroit banal mais, par le micro, d’entrer dans une autre dimension, par un regard sonore particulier. L’émission s’étale de 1994 à 1998, sur la Première chaîne, d »une durée de 30 minutes. À partir de 1998 à 2004, elle dure h, de 10 h à 11 h. Ces émissions sont en stéréo, et l’aspect sonore est essentiel. Dominique Mathieu s’en va et elle sera remplacée par Pascale Baïbak. Une réalité par semaine, dans des lieux différents : une ferme, le salon des collectionneurs, les amateurs de vinyls, les jardins en ville, le grand paysage rural, etc.

En mars 2004, La quatrième dimension passe au dimanche, de 13 h 30 à 14 h, le son reste important, mais l’émission est porté sur la rêverie, avec un thème musical en rapport avec le sujet abordé dans la séquence : la musique joue un rôle plus important, mélangeant les styles et les époques. Pour cette émission, Stéphane Dupont a travaillé avec Pascal Voosen de 2000 à 2011. Certaines séquences était réalisée par Dominik Martineau-Lagarde.

Le Bar de l’Estacade[modifier | modifier le code]

Le Bar de l’Estacade est une émission radio d’été de Stéphane Dupont, sur La Première, d’une durée de h, de 10 h à 11 h, le samedi. « Dans un coin perdu de la ville, près du canal, se trouve le bar dit « de l’estacade », face au Ciné Rialto : accoudé au bar, Stéphane Dupont raconte les aventures des habitués comme Dimitri (le fils de l’ouvreuse du Rialto), Jean-Marie (le fan d’Elvis), Monsieur Hubert (le pécheur), Grenadine (la jeune femme qui boit toutes ses consommations à la paille)…

Les habitués et les habitants sont en lutte continuelle contre les projets de rénovation du quartier. La dernière a eu lieu le 2 janvier 2011. Un récit de Stéphane Dupont, avec extraits de film, musiques et des ambiances enregistrées.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Delisse, "Stéphane Dupont, l'ovni du poste", Le Soir, Bruxelles, édition du 27 novembre 2004.
  2. Stéphane Dupont, "Radio vagabonde - Propos d'acteur" in revue Médiatiques n° 29, Éditions de l'Observatoire de Recherche sur les Médias et le journalisme, Université Catholique de Louvain, Louvain, 2009.
  3. Monique Baus, "Il faut encourager la création radio", La Libre Belgique, Bruxelles, édition du 26 mai 2002.

Liens externes[modifier | modifier le code]