Stéphane Dalmat

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Stéphane Dalmat
Dalmat.jpg
Dalmat en juillet 2010 avec le Stade rennais.
Biographie
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance (37 ans)
Lieu Joué-lès-Tours (France)
Taille 1,8 m (5 11)
Période pro. 1997-2012
Poste Milieu de terrain
Parcours junior
Saisons Club
1985-1996 Drapeau : France US Joué-lès-Tours
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1997-1998 Drapeau de la France LB Châteauroux 030 (1)
1998-1999 Drapeau de la France RC Lens 038 (4)
1999-2000 Drapeau de la France Olympique de Marseille 043 (1)
2000 Drapeau de la France Paris SG 026 (1)
2000-2005 Drapeau de l'Italie Inter Milan 067 (4)
2003-2004 Drapeau de l'Angleterre Tottenham Hotspur 028 (3)
2004-2005 Drapeau de la France Toulouse FC 020 (2)
2005-2006 Drapeau de l'Espagne Racing Santander 013 (0)
2006-2007 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux 020 (1)
2007-2010 Drapeau de la France FC Sochaux 102 (9)
2010-2012 Drapeau de la France Stade rennais 045 (2)
2012 Drapeau de la France Nîmes Olympique 000 (0)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe 0M.0(B.)
1998-2001 Drapeau : France France espoirs 027 0(2)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Stéphane Dalmat, né le à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), est un footballeur français, professionnel de la fin des années 1990 au début des années 2010.

Dalmat est un joueur polyvalent, capable d'occuper les différents postes du milieu de terrain. Ses qualités techniques et de dribble et sa préférence pour le pied gauche, même s'il sait jouer des deux pieds, lui ont souvent valu de jouer sur le côté gauche du terrain. Son poste de prédilection est cependant celui de milieu relayeur[1].

Il connaît un parcours professionnel relativement instable[2] : entre 1997 et 2012, il porte le maillot de onze clubs différents, dans quatre championnats (français, italien, espagnol et anglais).

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

À seize ans, alors joueur de l'US Joué-lès-Tours et préparant un BEP vente, Stéphane Dalmat envoie son CV à tous les clubs de première et deuxième divisions françaises avec comme objectif de devenir professionnel. Quatre clubs répondent. Le premier test à Angers, effectué en hiver, est négatif. A Nantes, où son frère Wilfried est stagiaire-pro, Stéphane se fait une contracture à la cuisse durant l'essai, qui sera donc négatif. Il n'ira également pas à Gueugnon, qui lui fait une offre ne correspondant pas à ses souhaits. Pour Châteauroux, à une heure et demi du domicile familial, Stéphane saute sur l'occasion. La détection court sur la journée mais la matinée suffit à convaincre le club berrichon de lui faire signer un contrat d'aspirant de deux ans[3].

Débuts en D1 (1997-2000)[modifier | modifier le code]

Formé à Châteauroux et capitaine des « moins de 17 ans », Stéphane Dalmat y commence sa carrière le 30 août 1997 face à l'AS Cannes, alors que le club berrichon vient d'être promu en première division. Malgré la relégation de son équipe en fin de saison, ses bonnes performances attirent de plus grands clubs français, et c'est le RC Lens qui le fait finalement signer en 1998 contre une indemnité estimée à 25 millions de francs (soit 3,8 M€)[3],[4]. En position de meneur de jeu, il confirme les espoirs placés en lui à Lens. Il découvre la Ligue des champions et remporte la Coupe de la Ligue.

La cote du joueur monte et l'Olympique de Marseille le recrute l'été suivant pour un montant de 70 millions de francs (10,6 M€), un record à l'époque entre deux clubs français[5]. À vingt ans, il signe alors dans son club de cœur. Hélas, un claquage à la cuisse pendant la préparation d'avant-saison et le départ de Rolland Courbis en décembre 1999 rendent sa saison difficile. Auteur d'une saison mitigée, il se retrouve malgré lui au centre d'enjeux économiques alors que la situation financière marseillaise est délicate. On veut le faire signer en Angleterre, à Leeds ou Newcastle, mais Dalmat ne se sent pas prêt. Ne souhaitant pas rester dans un club qui essaye de se faire de l'argent sur son dos, il accepte de rejoindre le Paris Saint-Germain à l'été 2000[3].

Le PSG et rapidement l'Inter Milan (2000-2003)[modifier | modifier le code]

En 2000, le Paris Saint-Germain, deuxième du championnat la saison précédente, se lance dans une ambitieuse campagne de recrutement. Dalmat arrive en compagnie de son coéquipier marseillais Luccin et de l'international du Real Madrid, Anelka. Pendant quatre mois, l'équipe prend du plaisir avec Philippe Bergeroo avant de voir les résultats baisser. L'arrivée de Luis Fernandez précipite Dalmat dans le doute. Perturbé, Stéphane n'aligne plus une passe correcte à l'entraînement. En conflit avec l'entraîneur, il apprend qu'il est placé sur la liste des transferts pendant ses vacances durant la trêve hivernale. Début janvier 2001, l'Inter Milan et le PSG s'échangent Vampeta et Dalmat[3].

Stéphane joue son premier match italien contre Bari le 28 janvier 2001. Titulaire le week-end suivant, il est élu homme du match. Maitrisant rapidement la langue, le milieu de terrain écoute avec attention Laurent Blanc et Benoît Cauet, les autres Français de l'Inter, et travaille dur. Le 25 avril, il inscrit son premier but en Serie A contre la Fiorentina. Il joue en tout dix-sept matchs et marque un second but. La saison suivante, il dispute seize rencontres et marque une fois, mais doit soigner durant quatre mois une lésion derrière le genou[3].

En Italie, Dalmat connaît un semblant de stabilité : il reste deux saisons et demi à l'Inter, mais sans connaître de période faste durable. Il participe à 67 rencontres au total, mais jamais plus d'une vingtaine par saison de championnat, illustration de sa situation de joueur complémentaire dans l'effectif milanais.

Une équipe par saison (2003-2007)[modifier | modifier le code]

En septembre 2003, il est prêté à Tottenham Hotspur, dont le milieu gauche Christian Ziege est sujet à des blessures à répétition. Après un début de saison prometteur, le niveau de ses performances baisse et il connaît plusieurs blessures lui aussi. Il dispute une trentaine de rencontres dans la saison, sans jamais bénéficier pleinement de la confiance de l'entraîneur David Pleat (en), qui ne lève pas l'option d'achat du joueur[6].

Dalmat est de nouveau prêté la saison suivante, et fait son retour en France, au Toulouse, où il retrouve son ancien coéquipier lensois Daniel Moreira. Placé sur le côté gauche, il réalise un début de saison salué par les observateurs avant de se casser un os du pied en octobre. Il ne revient qu'en fin de saison, et Toulouse, qui n'a pas pu se qualifier pour une compétition européenne, ne peut s'aligner sur le salaire du joueur à Milan[7].

Finalement Dalmat rompt son contrat avec l'Inter. Libre, il part en Espagne, où il signe en juillet 2005 un contrat de cinq ans au Racing de Santander. Son frère Wilfried Dalmat l'y rejoint peu de temps après. Ses performances déçoivent, et les deux joueurs sont critiqués par le président Manuel Huerta (en) pour être rentrés en retard de leur vacances de Noël. Il ne joue plus après le mois de décembre[8], et son contrat est finalement rompu.

En août 2006, Dalmat revient en France, aux Girondins de Bordeaux. La saison est difficile pour lui, marquée par son faible temps de jeu, à peine illuminée par le but superbe inscrit sur le terrain du PSV Eindhoven en Ligue des champions[7]. Son club remporte la Coupe de la Ligue, mais il ne dispute pas la finale.

Fin à Sochaux puis Rennes (2007-2012)[modifier | modifier le code]

Libre de tout contrat, Dalmat choisit de signer pour deux années au FC Sochaux, séduit par le projet sportif du club et la perspective de jouer la coupe de l'UEFA. Après une saison réussie, il prolonge son contrat jusqu'à juin 2012 et devient le capitaine sochalien. En mars 2009, il est au centre d'une altercation avec la police. Il perd son brassard de capitaine. Un an plus tard, il est finalement condamné à deux mois de prison avec sursis[2].

Le 19 juillet 2010, il quitte Sochaux et signe un contrat de deux ans en faveur du Stade rennais contre une indemnité de 1,5 M€[9]. Lors de la saison 2011-2012, il décide de se mettre en marge du groupe professionnel rennais avec l'accord de son entraîneur Frédéric Antonetti, et n'apparaît plus sur les feuilles de match[10], jusqu'à la fin de son contrat fin juin 2012[11].

L'écart entre le potentiel qui lui est reconnu et ses performances sur le terrain lui ont valu d'apparaître à plusieurs reprises dans la liste des nominés du Ballon de plomb décerné par les Cahiers du football.

Après avoir rejoint le Nîmes Olympique début juillet 2012, Stéphane Dalmat décide finalement de ne pas prendre part à la saison de son nouveau club. Il arrête sa carrière, étant définitivement lassé de la vie de footballeur[12].

En équipe de France[modifier | modifier le code]

Il connaît à 19 ans ses premières sélections en équipe de France espoirs dont il fait partie jusqu'en septembre 2001.

En octobre 2002, alors performant avec l'Inter Milan, il déclare voir son nom comme possible joueur en sélection depuis quatre ans. Mais il est sûr qu'aucune personne de la DTN n'est venue le voir jouer une seule fois en deux ans en Italie[3].

Style de jeu[modifier | modifier le code]

Stéphane Dalmat est décrit comme un joueur techniquement au dessus de la moyenne et beau à voir jouer[3].

Édouard Cissé qui évolue à ses côtés au PSG dit de lui « En termes de talent, Stéphane Dalmat est le meilleur joueur que j’ai vu hormis Ronaldinho, c'était un phénomène. [...] il avait tout. Les deux pieds, le pouvoir de percussion [...] Ce qui lui a manqué à un moment, c’est peut-être un meilleur entourage, il n’a pas été suffisamment protégé mais quand on parle de phénomène, c'en est un. »[13].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de Stéphane Dalmat au 8 juin 2012[14]
Saison Club Championnat Coupe nationale Coupe de la Ligue Supercoupe Compétition(s)
continentale(s)
Total
Division M B M B M B M B C M B M B
1997-1998 Drapeau de la France LB Châteauroux D1 29 1 0 0 1 0 - - - - - 30 1
1998-1999 Drapeau de la France Racing Club de Lens D1 25 3 3 0 5 1 1 0 C1 5 0 39 4
1999-2000 Drapeau de la France Olympique de Marseille D1 29 1 2 0 1 0 - - C1 11 0 43 1
2000-2001 Drapeau de la France Paris Saint-Germain D1 19 1 0 0 1 0 - - C1 6 0 26 1
2000-2001 Drapeau de l'Italie Inter Milan Serie A 17 2 0 0 - - - - - - - 17 2
2001-2002 Drapeau de l'Italie Inter Milan Serie A 16 1 1 0 - - - - C3 7 1 24 2
2002-2003 Drapeau de l'Italie Inter Milan Serie A 15 0 0 0 - - - - C1 11 0 26 0
2003-2004 Drapeau de l'Angleterre Tottenham Hotspur (prêt) PL 22 3 3 0 3 0 - - - - - 28 3
2004-2005 Drapeau de la France Toulouse FC (prêt) D1 19 1 1 1 0 0 - - - - - 20 2
2005-2006 Drapeau de l'Espagne Racing Santander Liga 13 0 0 0 - - - - - - - 13 0
2006-2007 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux D1 13 0 2 0 2 0 - - C1+C3 3 1 20 1
2007-2008 Drapeau de la France FC Sochaux-Montbéliard Ligue 1 35 3 2 0 2 0 1 0 C3 2 0 42 3
2008-2009 Drapeau de la France FC Sochaux-Montbéliard Ligue 1 27 1 1 0 1 0 - - - - - 29 1
2009-2010 Drapeau de la France FC Sochaux-Montbéliard Ligue 1 29 4 4 1 1 0 - - - - - 34 5
2010-2011 Drapeau de la France Stade rennais FC Ligue 1 33 2 1 0 0 0 - - - - - 34 2
2011-2012 Drapeau de la France Stade rennais FC Ligue 1 4 0 0 0 1 0 - - C3 6 0 11 0
Total sur la carrière 345 23 20 2 18 1 2 0 - 51 2 436 28
  • Premier match en Ligue 1, le 30 août 1997, Châteauroux - Cannes (1-2).
  • Premier but en Ligue 1, le 12 février 1998, Châteauroux - Lens (2-1, 45e).
  • Premier match en Coupe d'Europe, le 16 septembre 1998, Lens - Arsenal (1-1),
  • Premier but en Coupe d'Europe, le 20 septembre 2001, Inter Milan - FC Brasov (3-0, 23e).
  • Premier match en série A, le 28 janvier 2001, Inter Milan - Bari (1-0),
  • Premier but en série A, le 21 avril 2001, Inter Milan - Fiorentina (4-3, 43e).
  • Premier match en Premier League, le 13 septembre 2003, Chelsea - Tottenham Hotspur (4-2).
  • Premier but en Premier League, le 6 décembre 2003, Tottenham Hotspur - Wolverhampton (5-2).

Palmarès[modifier | modifier le code]

Coupe de la Ligue (1)

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. LE NÎMES OLYMPIQUE « optimiste » sur la venue de Dalmat…, objectifgard.com, 27 juin 2012
  2. a et b Stéphane Dalmat écope de 2 mois de prison avec sursis, tf1.fr, 1er juillet 2010
  3. a, b, c, d, e, f et g Lionel Vella & Alain Gadoffre, « Star : Stéphane Dalmat la saison du bonheur », Onze Mondial, no 165,‎ , p. 32 à 35 (ISSN 0995-6921)
  4. Les transferts lensois de la saison 1998/99, sitercl.com
  5. Les transferts lensois de la saison 1999/2000, sitercl.com
  6. Portraits d’anciens du PSG : Luccin, Dalmat, Vampeta, psgmag.net
  7. a et b Dalmat, une carrière sans queue ni tête, stade-rennais-online.com, 11 août 2010
  8. Stephane Dalmat, bdfutbol.com
  9. « S. Dalmat rejoint le SRFC », sur staderennais.com,‎ (consulté le 9 juillet 2010)
  10. « Dalmat : « Je sais que je ne jouerai plus » », sur stade-rennais-online.com,‎ (consulté le 1er juillet 2012)
  11. « Dalmat : « S'il faut arrêter, j'arrêterai» », sur stade-rennais-online.com,‎ (consulté le 1er juillet 2012)
  12. http://www.football365.fr/nimes-s-dalmat-ne-reste-pas-et-arreterait-sa-carriere-873233.shtml
  13. Cissé : il y a Ronaldinho...et Dalmat
  14. « Statistiques de Stéphane Dalmat », sur footballdatabase.eu