Stéphane Courbit

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Stéphane Courbit
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Biographie
Naissance
(55 ans)
Crest (Drôme)
Nationalité
Formation
Institut supérieur de gestion (ISG) de Paris
IUT de Valence (DUT GEA)
Activité

Stéphane Courbit, né le à Crest (Drôme), est un entrepreneur français du secteur des médias et de la télévision.

Il est à la tête de LOV Group, société aujourd'hui principalement orientée vers la production audiovisuelle, l'hôtellerie de luxe et les jeux en ligne. Il préside aussi Banijay Group qui, depuis sa fusion avec Zodiak Media en 2016, compte parmi les leaders mondiaux de la production de contenus pour la télévision et les plateformes multimédia[1].

En 2018, son patrimoine est estimé à 800 millions d'euros (114e fortune de France d'après le magazine Challenges)[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et formation[modifier | modifier le code]

Stéphane Courbit grandit dans le village de Puy-Saint-Martin (Drôme)[3].

Il est diplômé de l'IUT de Valence (DUT GEA) et de l'Institut supérieur de gestion (ISG) de Paris, où il commence à se créer un réseau professionnel. Pendant un stage, il rencontre Christophe Dechavanne[3].

Débuts[modifier | modifier le code]

En 1990, il assiste à l'émission Ciel, mon mardi !. À la fin de l'émission, il propose à son animateur Christophe Dechavanne un projet d'émission. Christophe Dechavanne l'embauche comme stagiaire chez Coyote Conseil, où il est chargé de développer les services Minitel ; il fait également quelques sujets pour Ciel, mon mardi !, où il apparaît parfois[3]. Stéphane Courbit devient alors producteur des émissions Combien ça coûte ? (qu'il participe à créer), Coucou c'est nous ! et La Première Fois[4].

Stéphane Courbit et Christophe Dechavanne se brouillent en 1994[3].

Au printemps 1994, il s'associe avec Arthur pour créer la société CASE Productions (Courbit Arthur Stéphane Essebag, qui deviendra ASP - Arthur Stéphane Productions[5]) qui produit notamment Les Enfants de la télé pour France 2[6],[7]. Il produit également Le Bigdil ou l'élection Miss France[3].

En 1998 et 2001, Endemol rachète en deux sessions ASP, et Stéphane Courbit devient le président d'Endemol France[5]. En avril 2001, Endemol France produit Loft Story, émission de téléréalité diffusée par M6.

LOV Group[modifier | modifier le code]

Fin 2007, Stéphane Courbit vend ses parts et quitte la direction d'Endemol France[8] pour créer la holding LOV Group (qui contracte le nom de ses trois enfants : Lila, Oscar et Vanille[3]).

Stéphane Courbit est le seul actionnaire de LOV Group qui s'est développé autour de quatre activités principales :

Production audiovisuelle[modifier | modifier le code]

En janvier 2008, Stéphane Courbit crée aux côtés de partenaires industriels (Groupe Arnault, AMS Industries et les familles Agnelli et De Agostini) Banijay Entertainment, une holding regroupant une dizaine de sociétés[9] : Air Productions (Nagui), Banijay Productions - ex ALJ- (Alexia Laroche-Joubert), H2O (Cyril Hanouna)[10] en France, Cuarzo en Espagne, Brainpool en Allemagne, Nordisk dans les pays nordiques[11], Bunim/Murray aux États-Unis[12], Screentime en Australie[13]. Parallèlement en 2007, il investit dans Euro Media Group, leader européen dans la fourniture de prestations techniques audiovisuelles qui détient les studios de télévision de La Plaine St Denis via Studios de France[14].

Jeux en ligne[modifier | modifier le code]

Fin 2007, Stéphane Courbit crée Mangas Capital Gaming, renommé par la suite BetClic Everest Group, qui a fait l'acquisition de 5 sociétés dans le domaine des paris sportifs, jeux de poker et casino en ligne : BetClic en 2007, Expekt et Bet-at-Home en 2009[15], Everest en 2010[16] et Monte-Carlo en 2015[17]. LOV Group est rejoint par la Société des bains de mer de Monaco en 2009[18].

Hôtellerie de luxe[modifier | modifier le code]

Stéphane Courbit a investi dans l’hôtellerie de luxe via LOV Hotel Collection qui possède plusieurs établissements à Courchevel (Les Airelles, racheté en 2007, Aman Melezin, acquis en 2013 ainsi que Le chalet de pierres[3]), à Saint-Tropez (Pan Dei Palais)[19] et à Gordes (La Bastide de Gordes acquise début 2014)[20].

Énergie[modifier | modifier le code]

Stéphane Courbit a été actionnaire aux côtés de Jacques Veyrat, Jean-Paul Bize, EBM, Luxempart et Ecofin dans Direct Énergie, premier fournisseur indépendant d'électricité et de gaz en France après sa fusion avec Poweo en 2012[21] et jusqu'à son rachat par Total en 2018.

Autres[modifier | modifier le code]

Lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2002, il vote pour Lionel Jospin. Il est néanmoins proche de Nicolas Sarkozy depuis les années 1990[3].[pertinence contestée]

En 2009, Stéphane Courbit entre au capital du label communautaire My Major Company, entreprise fondée par Simon Istolainen, Sevan Barsikian, Michaël Goldman et Antony Marciano[22]. Jusqu'en 2016, il détient également une participation dans Le Five, le premier groupe de foot en salles en France[23],[24].

Il est actionnaire du projet Big Mamma[25], une chaîne de trattorias parisiennes fondée par l’ex-directeur général de My Major Company et par un ancien collaborateur de LOV Hotel Collection[26].

En 2010, il tente de racheter la régie publicitaire de France Télévision. Alain Minc, son conseiller et actionnaire (il possède alors 3 % de LOV), avait suggéré à l’Élysée la suppression de la publicité sur le service public dont découlait cette cession. Celui-ci milite aussi pour que que Stéphane Courbit soit désigné repreneur au détriment de Hi-media, également candidat. Devant un possible conflit d'intérêt, l’affaire échoue[27].

En 2013, Stéphane Courbit est cité dans l’affaire Bettencourt. L'avocat de son groupe, Pascal Wilhelm, également mandataire financier de Liliane Bettencourt, conseille à celle-ci d'investir 143 millions d'euros pour prendre 20 % du groupe de Stéphane Courbit. La fille de Liliane Bettencourt, Françoise Bettencourt-Meyers, saisit le juge des tutelles en juin 2013[27].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Production télé : la concentration continue avec la fusion Zodiak-Banijay », sur Le Monde
  2. « Les 500 plus grandes fortunes de France 2018 », Challenges,‎ (lire en ligne)
  3. a b c d e f g et h Renaud Revel, « Pas vu à la télé », Vanity Fair n°44, mars 2017, pages 126-133.
  4. Renaud Revel, « L'infant de la télé », sur L'Express, (consulté le 24 février 2014)
  5. a et b « Il a touché le gros lot avec Endemol », sur Entreprendre (consulté le 24 février 2014)
  6. Stéphane Lepoittevin, « Stéphane Courbit a su miser sur Arthur », sur Le Parisien, (consulté le 24 février 2014)
  7. Raphael Garrigos, « Arthur concurrent de lui-même », sur Libération.fr, (consulté le 24 février 2014)
  8. « Stéphane Courbit va se lancer dans les jeux d'argent sur Internet »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Ozap.com, (consulté le 24 février 2014)
  9. Amaury de Rochegonde, « Banijay poursuit ses emplettes », sur Stratégies,
  10. Sandrine Cassini, « Stéphane Courbit rachète la société de production de Cyril Hanouna et boucle le rachat d'Everest Poker », sur La Tribune, (consulté le 24 février 2014)
  11. « Banijay Entertainment : Stéphane Courbit rachète Nordisk Film TV », sur Première, (consulté le 24 février 2014)
  12. 27 mars 2010, « TV réalité : Courbit s'offre une boîte de prod américaine », sur Ozap, (consulté le 24 février 2014)
  13. Solange Brousse, « La société de production de Stéphane Courbit acquiert la majorité de l'australien Screentime », (consulté le 24 février 2014)
  14. Nathalie Silbert, « Euro Media Group prépare son introduction en Bourse », sur Les Echos, (consulté le 24 février 2014)
  15. « Courbit, le flibustier des jeux en ligne », sur Le Point, (consulté le 24 février 2014)
  16. « Betclic Rachète Everest Poker », sur Joueraupoker.fr, (consulté le 24 février 2014)
  17. « Betclic Everest Group and SBM Announce Relaunch of Monte-Carlo® Casino », sur igamingbusiness.com,
  18. « La Société des Bains de Mer Monégasque prend 50 % de Mangas Capital Gaming ! », sur Parissportifs.com, (consulté le 24 février 2014)
  19. Christophe Palierse, « Stéphane Courbit veut créer un réseau d'hôtels de luxe », sur Les Echos, (consulté le 24 février 2014)
  20. Enguérand Renault, « Courbit achète deux nouveaux hôtels 5 étoiles », sur Le Figaro,
  21. « POWEO DIRECT ENERGIE : une fusion qui lui redonne des couleurs », sur Capital, (consulté le 24 février 2014)
  22. Émilie Lévêque, « Musique : Stéphane Courbit investit dans MyMajorCompany », (consulté le 24 février 2014)
  23. « Communiqué de presse - Le FIVE FC ouvre à PARIS le 18 juin... », sur Mag 5
  24. « Le foot à 5 toujours plus attractif », sur Cool Is Sport, (consulté le 24 février 2014)
  25. Catherine Bézard, « Restaurant italien : East Mamma, tout nouveau et déjà euphorisant », sur marieclaire.fr,
  26. « East Mamma, l’Italie à portée de fourchette », sur parisinapercu.com,
  27. a et b Capital, « Stéphane Courbit : Monsieur Télé-réalité n’a plus la baraka », (consulté le 30 mai 2020).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benoit Delmas et Véronique Richebois, L'Histoire secrète d'Endémol, Paris, Flammarion, 2006.