Stégodon

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Stegodon

Stegodon
Description de cette image, également commentée ci-après

Crâne et mandibules de Stegodon ganesha.

Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Proboscidea
Famille  Stegodontidae

Genre

 Stegodon
Falconer & Cautley, 1847

Espèces de rang inférieur

  • S. airawana
  • S. aurorae (Matsumoto, 1918)
  • S. elephantoides (Clift, 1828)
  • S. florensis florensis Hooijer, 1957
  • S. florensis insularis van den Bergh, 2007
  • S. ganesha(Faloner and Cautley, 1846)
  • S. kaisensis Hopwood, 1939
  • S. luzonensisvon Koenigswald, 1956
  • S. miensis (Matsumoto, 1941)
  • S. mindanensis (Naumann, 1890)
  • S. orientalis Owen, 1870
  • S. sompoensis Hooijer, 1964
  • S. sondaari van den Bergh, 1999
  • S. sumbaensis Sartono, 1979
  • S. syrticus Petrocchi, 1943
  • S. trigonocephalus (Martin, 1887)
  • S. yuanmouensis You et al., 1978
  • S. zdanskyi Hopwood, 1935

Stegodon (stégodon en français) est un genre éteint de proboscidiens de la famille des Stegodontidae qui a vécu du Miocène supérieur (Tortonien) jusqu'à la fin du Pléistocène.

Il apparut voici environ 12 Ma (millions d'années) et certains espèces naines ont vécu jusqu'à il y a seulement 12 000 ans sur l'île de Florès (Stegodon florensis insularis)[1].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Son nom provient du grec stegein (« couvrir ») et odon (« dent »), lié aux saillies caractéristiques apparaissant sur les molaires de l'animal.

Description[modifier | modifier le code]

Reconstitution du squelette de Stegodon zdansky.
Crâne de Stegodon ganesha au Musée d'histoire naturelle de Londres.
Molaire de Stegodon trigonocephalus.

Stegodon est l'un des plus grands proboscidiens. Certaines espèces, comme Stegodon zdansky, pouvaient mesurer jusqu'à 8 mètres de long pour une hauteur de près de 4 mètres à l'épaule, pour un poids de 12,7 tonnes[2], soit près du double des plus gros éléphants africains actuels[2],[3]. Ses défenses mesuraient, pour certains espèces, jusqu'à 3 mètres de long.

Relation avec les éléphants d'Asie actuels[modifier | modifier le code]

Dans le parc national de Bardia, au Népal, on trouve des éléphants asiatiques qui, par suite de croisements consanguins, ressemblent beaucoup au stégodon et pourraient en conserver quelques caractéristiques. Certains pensent au contraire que ces attributs primitifs seraient liés à des mutations récentes et non à une forme d'atavisme. On sait cependant avec certitude que les stégodons étaient encore vivants il y a 12 000 ans[1], et il est donc envisageable que leur patrimoine génétique puisse encore subsister dans certaines populations isolées d'éléphants asiatiques[réf. nécessaire].

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

On connait de nombreuses espèces et sous-espèces de Stegodon. La validité de plusieurs est discutée :

  • S. airawana
  • S. aurorae (Matsumoto, 1918)
  • S. elephantoides (Clift, 1828)
  • S. florensis florensis Hooijer, 1957
  • S. florensis insularis van den Bergh, 2007
  • S. ganesha(Faloner and Cautley, 1846)
  • S. kaisensis Hopwood, 1939
  • S. luzonensisvon Koenigswald, 1956
  • S. miensis (Matsumoto, 1941)
  • S. mindanensis (Naumann, 1890)
  • S. orientalis Owen, 1870
  • S. sompoensis Hooijer, 1964
  • S. sondaari van den Bergh, 1999
  • S. sumbaensis Sartono, 1979
  • S. syrticus Petrocchi, 1943
  • S. trigonocephalus (Martin, 1887)
  • S. yuanmouensis You et al., 1978
  • S. zdanskyi Hopwood, 1935

Classification[modifier | modifier le code]

Après avoir été considéré comme un membre de la famille des éléphantidés (Abel, 1919), il a été placé depuis 1988 dans sa propre famille : les stégodontidés (R. L. Carroll, 1988).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) G.D. Van Den Bergh, Rokhus Due Awe et al., « Insularity and its Effects : The youngest stegodon remains in Southeast Asia from the Late Pleistocene archaeological site Liang Bua, Flores, Indonesia », Quaternary international, vol. 182,‎ , p. 18-46 (DOI 10.1016/j.quaint.2007.02.001, lire en ligne)
  2. a et b (en) A. Larramendi, « Shoulder height, body mass and shape of proboscideans », Acta Palaeontologica Polonica, vol. 61,‎ (DOI 10.4202/app.00136.2014, lire en ligne)
  3. (en) Wood, G.L. 1982. The Guinness Book of Animals Facts and Feats. 252 pp. Guinness Superlatives Ltd., Enfield

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]