Srpska književna zadruga

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Coopérative littéraire serbe - Association littéraire serbe

Srpska književna zadruga
Logo de l’association
Timbre serbe de 2017, pour la commémoration des 125 ans de la Srpska književna zadruga
Cadre
Forme juridique Société littéraire
Maison d'édition
Zone d’influence Espace culturel serbe
Fondation
Fondation
Identité
Siège 9 rue Kralja Milana
11 000 Belgrade
Président Milovan Danojlić (depuis 2013)
Site web https://www.srpskaknjizevnazadruga.com/

La Srpska književna zadruga (en serbe cyrillique : Српска књижевна задруга ; en abrégé : SKZ/СКЗ), en français : la Coopérative littéraire serbe[N 1], créée le [1], est la plus ancienne organisation d'écrivains et la seconde plus ancienne maison d'édition de Serbie encore en activité après la Matica srpska de Novi Sad. Depuis 2013, son président est l'écrivain Milovan Danojlić[2].

La Coopérative littéraire serbe a comme but de contribuer par son activité à diffuser la culture en général et la culture nationale serbe en particulier, notamment en publiant des œuvres dans le domaine de la création culturelle. Elle fonctionne comme une organisation indépendante gérée par ses membres.

Lors de sa fondation en 1892, l'académicien Stojan Novaković (1842-1915)[3] été élu comme son premier président[4],[N 2] et le poète Jovan Jovanović Zmaj (1833-1904)[5],[N 3] été élu comme son premier président vice-président, tandis que l'historien Ljubomir Jovanović (1865-1928) a été élu secrétaire[6],[N 4]. Jovan Jovanović Zmaj a également dessiné son emblème[7]. Pendant de nombreuses années, Novaković a été président de coopérative, qui a publié les meilleurs ouvrages de la littérature serbe, de l'histoire et de la littérature scientifique nationale ; son premier livre publié a été Život i priključenija Dimitria Obradovića (La Vie et les Aventures de Dimitrije Obradović) de Dositej Obradović (1833)[N 5],[8].

Historique[modifier | modifier le code]

Portrait de Stojan Novaković par Uroš Predić.

La Coopérative littéraire serbe a été fondée le à Belgrade, dans le bâtiment de l'Académie royale serbe de l'époque, au 15 rue Brankova[1]. Ses fondateurs étaient Stojan Novaković, Jovan Jovanović Zmaj, Ljubomir Stojanović, Ljubomir Kovačević, Svetislav Vulović, Andra Gavrilović, Ljubomir Jovanović, Milan Đ. Milićević, Milan Jovanović Batut, ainsi que d'autres écrivains et scientifiques serbes importants de cette période[1],[7].

Plus tard, les écrivains et scientifiques serbes les plus importants de leur temps, de Pavle Popović, Jovan Skerlić, Milovan Glišić, Simo Matavulj, Isidora Sekulić, Jaša Prodanović, Tihomir Đorđević, Ivo Andrić, Veljko Petrović ou Miloš N. Đurić, à Radovan Samardžić, Vojislav Đurić, Dobrica Ćosić, Risto Tošović, Milan Đoković, Branko V. Radičević, Desanka Maksimović, Meša Selimović, Ivan V. Lalić, Jovan Hristić, Slobodan Selenić ou Vasko Popa ont été à la tête de la coopérative ou dans son conseil d'administration[1],[7].

Le bâtiment du 15 rue Brankova, démoli en 1963.

Le jour de sa fondation, les statuts de la Srpska književna zadruga ont été adoptés, stipulant que l'association se donnait comme but « de contribuer à une meilleure diffusion d'œuvres choisies de la belle littérature et de cours utiles généralement et de créer ainsi une bibliothèque pour toutes les catégories du peuple »[1],[9]. Le second point du règlement stipule que l'Association littéraire serbe prendra soin de « préparer de manière critique les éditions d'écrivains serbes des plus anciens aux plus récents, de publier des œuvres sélectionnées de la littérature contemporaine belle et généralement utile, de diriger le choix de la traduction et des emprunts aux littératures slaves, étrangères et classiques, de contribuer généralement au développement plus large de la littérature populaire, en facilitant l'édition et la diffusion des livres par tous les moyens à sa disposition »[1],[9]. Les règlements précisent que, pour atteindre ces objectifs, la Coopérative publiera « une série de livres selon ses propres ressources » chaque année, qui « ne peut inclure moins de six livres ni moins de six pages imprimées » par livre[1],[9].

Le , les fondateurs ont envoyé une proclamation intitulée « À tous le peuple serbe » (Svem srpskom narodu), dans laquelle ils invitaient les Serbes à « acheter » la Srpska književna zadruga, en soulignant notamment que l’unité de l’espace culturel serbe constituait l’une des conditions fondamentales du progrès du peuple serbe[1].

Le Journal officiel de la Srpska književna zadruga, 1910.

À l'automne de 1892, la Srpska književna zadruga a publié son premier Kolo[1],[N 6], nom donné à la série de publications de l'année et nom qu'il conserve encore aujourd'hui[10]. Cette première série comptait sept ouvrage : Život i priključenija (Vie et Aventures) de Dositej Obradović (1er livre), S mora i sa suva (De la mer et du sec) de Milan Jovanović, Davorje de Jovan Sterija Popović, Bakonja fra Brne de Simo Matavulj, Dramatski spisi de Kosta Trifković, Istinska služba d'Ignati Potapenko, Istorija srpskog naroda de Ljubomir Kovačević et Ljubomir Jovanović[1]. L'année suivante, en 1893. le second Kolo a été imprimé, lui aussi formé de sept ouvrages : le second livre de Život i priključenija de Dositej Obradović, les Memoari (Mémoires) de Prota Mateja Nenadović, Dva idola (Deux Idoles) de Bogoboj Atanacković, Kameno doba (L'Âge de pierre) de Jovan Žujović, Prve žrtve (Les premières Victimes) d'Andra Gavrilović, Iz prirode (De la nature) de Josif Pančić et S francuskoga Parnasa (Du Parnasse français), une anthologie de la poésie française du XIXe siècle[1]. Le premier Kolo a été imprimé à 5 000 exemplaires et l'année suivante une réédition de ce Kolo a été imprimé à 4 000 exemplaires ; le second Kolo a été imprimé à 7 000 exemplaires[1]. Le tirage a augmenté avec le temps comme le nombre de ses abonnés, qui vivaient en Serbie, en Bosnie-Herzégovine, en Croatie, en Dalmatie, au Monténégro et en Voïvodine, si bien qu'avant la Première Guerre mondiale, le tirage des Kolos atteignait 10 000 à 11 000 exemplaires[1]. De l'origine à 2020, 110 Kolos de la Srpska književna zadruga ont été publiés, avec près de 700 titres[1].

En 1898, en plus des Kolos annuels, la Srpska književna zadruga a lancé une nouvelle collection appelée Zabavnik[11], destinée à la publication d'œuvres en prose d'écrivains de renommée mondiale[1]. En 1898, a ainsi paru le roman Oblomov d'Ivan Gontcharov, dans une traduction serbe de Milovan Glišić, Notre-Dame de Paris (Bogorodičina crkva u Parizu) de Victor Hugo, dans une traduction de Dušan Đokić, et Pripovetke iz poznatih evropskih književnosti (Contes célèbres des littératures européenne)[1]. L'année suivante, en 1899, a paru Guerre et Paix de Léon Tolstoï (Rat i mir, dans une traduction de Milovan Glišić et David Copperfield de Charles Dickens, dans une traduction de Dragomir Janković[1]. Les années suivantes ont été publiés les romans Par le fer et par le feu d'Henryk Sienkiewicz et Les Fiancés d'Alessandro Manzoni, tous deux avec de grands tirages[1]. La même année que Zabavnik, en 1898, a paru le premier livre de la collection Posebna izdanja (« Éditions spéciales »)[12], créée pour la publication occasionnelle d'ouvrages ; y ont paru le Roland furieux de l'Arioste, dans une traduction serbe de Dragiša Stanojević mais aussi des livres de Jovan Jovanović Zmaj, Stojan Novaković ou des poèmes de Branko Radičević, puis Apollo de Salomon Reinach et Istorija Srpske književne zadruge (Histoire de la Srpska književna zadruga) de Sreten Stojković et Vladimir Ćorović (1932)[13] etc[1].

Entre les deux guerres mondiales, deux nouvelles bibliothèques coopératives ont été fondées : Poučnik (« Manuel »)[14] en 1925 et Savremenik (« Contemporain ») en 1931[15],[1]. Dans la collection Poučnik, qui fait paraître des livres consacrés à la science et à la culture couramment écrits, les deux premiers livres édités ont été Bosna i Hercegovina (La Bosnie-Herzégovine) de Vladimir Ćorović[16] et Plemeniti minerali i drago kamenje (Minéraux nobles et Pierres précieuses) de Sava Urošević[17],[N 7],[1]. La collection Savremenik a publié quatre livres d'écrivains nationaux déjà confirmés et aussi plus jeunes chaque année jusqu'à la Seconde Guerre mondiale ; dans la première série figurent les Pripovetke (Contes) d'Ivo Andrić, les nouvelles du recueil Ludilo srca (La Folie du cœur) de Desanka Maksimović, les Pozorišne kritike (Critiques théâtrales) de Milan Grol et le drame U agoniji (Dans l'agonie) de Miroslav Krleža ; dans la dixième série, en 1940, figurent notamment la Kronika palanačkog groblja (La Chronique du cimetière de Palanka) d'Isidora Sekulić et Planinci de Branko Ćopić[1].

Présidents[modifier | modifier le code]

La Srpska književna zadruga a été dirigée par les présidents suivants[18] :

Portrait Nom Période
Stojan Novaković with signature.jpg Stojan Novaković 1892-1895
Ljubomir-Kovacevic.jpg Ljubomir Kovačević 1895-1898
Pera Đorđević 1898-1902
Portrait of Ljubomir Stojanović.png Ljubomir Stojanović 1902-1904
Ljubomir Jovanović.jpg Ljubomir Jovanović 1904-1906
Dobrosav Ružić 1906-1908
Stojan Novaković 1908-1915
Sreta Stojković.jpg Sreta Stojković 1920-1928
Павле Поповић.jpg Pavle Popović 1928-1937
Marko Car.jpg Marko Car 1937-1941
Tihomir Đorđević 1941-1942
Вељко Петровић.jpg Veljko Petrović 1945-1952
Miloš N. Đurić 1952-1957
Vojislav Đurić 1957-1961
Milan Đoković 1961-1962
Svetislav Đurić 1962-1966
Milan Đoković 1966-1969
Добрица Ћосић (Dobrica Chosich), firct President of Federal Republic of Yugoslavia.jpg Dobrica Ćosić 1969-1972
Risto Tošović 1973-1986
Radovan Samardžić 1988-1994
Branko V. Radičević 1995-1997
Novica Petković 1997-1999
Milisav Savic.jpg Milisav Savić 2000-2001
Slavenko terzic.jpg Slavenko Terzić 2001-2005
Slobodan Rakitic.jpg Slobodan Rakitić 2005-2013
Milovan Danojlić in the Museum of Serbian Literature.jpg Milovan Danojlić Depuis 2013

Collections et fonctionnement[modifier | modifier le code]

Publications (2011-2020)[modifier | modifier le code]

Kolo[modifier | modifier le code]

Autres collections[modifier | modifier le code]

  • Istorijska izdanja (Éditions historiques)[34] : İlber Ortaylı, Najduži vek imperije [« Le plus long Siècle de l'empire »][N 18].
  • Istorijska misao (Pensée historique)[35] : Richard J. Evans, U odbranu istorije [« In Defense of History »] ; Lucien Febvre, Borba za istoriju [« Combats pour l'histoire »].
  • Književna misao (Pensée littéraire)[36]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En français, la coopérative est aussi connue sous les noms de « Compagnie serbe de littérature » ou « Association littéraire serbe ».
  2. Stojan Novaković a également été ministre de l'Éducation et ministre de l'Intérieur du Royaume de Serbie.
  3. Jovan Jovanović Zmaj, qui était médecin, a également été président du Tekelijanum et dramaturge pour le Théâtre national de Belgrade.
  4. Ljubomir Jovanović a également été ministre de l'Intérieur, ministre de l'Éducation, membre du Conseil d'État et professeur à la Haute école de Belgrade.
  5. Dimitrije Obradović est le nom de naissance de Dositej Obradović.
  6. Le kolo est une sorte de danse en ronde, classée en 2017 sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l'Humanité.
  7. Le minéralogiste Sava Urošević était membre de l'Académie serbe des sciences
  8. Miloš Blagojević a notamment participé à la rédaction de l'Istorija srpskog naroda, publié par la Srpska književna zadruga à partir de 1981
  9. Le livre a été écrit à l'occasion du 200e anniversaire de la naissance de Petar II Petrović-Njegoš. La notice de la Srpska književna zadruga considère ce prince-évêque du Monténégro comme « le plus grand poète serbe ».
  10. Cet ouvrage est une édition traduite en serbe des Élégies du poète latin Properce.
  11. En 2014, Petar Pajić a remporté le prix Desanka-Maksimović.
  12. L'ouvrage se présente comme une chronique de la Seconde Guerre mondiale, passée aux côtés de Draža Mihailović, le commandant en chef des Tchetniks, une armée de résistants royalistes.
  13. En 2018, Grozdana Olujić a reçu le prix Bora-Stanković pour l'ensemble de son œuvre, avec une mention particulière pour son roman Preživeti do sutra (Survivre jusqu'à demain), paru en 2017.
  14. Les Lauriers de la montagne est une œuvre poétique du prince-évêque du Monténégro Petar II Petrović-Njegoš, publiée en 1847 ; en français le recueil du poète est également connu sous le nom de La Couronne de la montagne ou La Couronne des montagnes.
  15. Le titre de cette traduction des poèmes de Catulle est une citation de la pièce 85 ; « Odi et amo. Quare id faciam, fortasse requiris./Nescio, sed fieri sentio et excrucior. » (« Je hais et j'aime. Pourquoi ferais-je ainsi, me demandes-tu peut-être./Je n'en sais rien, mais je sens que cela se fait et je suis à la torture. »)
  16. Justin Popović (1894-1979) est considéré comme un saint par l'Église orthodoxe serbe
  17. Cet ouvrage est en fait une traduction de la thèse présentée par Grgur Jakšić à la Sorbonne en 1907 et publié chez Hachette la même année ; toujours en 1907, l'historien a reçu un prix de l'Académie française pour ce livre.
  18. L'empire en question est l'Empire ottoman et le « siècle » le XIXe siècle.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u et v (sr) « Istorijat - 128 godina Srpske književne zadruge » [« Histoire - 128 ans de la Srpska književna zadruga »], Srpska književna zadruga (consulté le 19 février 2021)
  2. (sr) « Milovan Danojlić », Srpska književna zadruga (consulté le 19 février 2021)
  3. (sr) « Stojan Novaković », Site de l'Académie serbe des sciences et des arts (consulté le 19 février 2021)
  4. (en) « Stojan Novaković and his age », Site de l'Académie serbe des sciences et des arts (consulté le 19 février 2021) - Exposition du au à l'occasion du 175e anniversaire de la naissance de Stojan Novaković
  5. (en) « Jovan Jovanović Zmaj », Site de l'Académie serbe des sciences et des arts (consulté le 19 février 2021)
  6. (sr) « Ljubomir Jovanović », Site de l'Académie serbe des sciences et des arts (consulté le 19 février 2021)
  7. a b et c (sr) « 120 godina Srpske književne zadruge » [« Histoire - 120 ans de la Srpska književna zadruga »], Site de l'Église orthodoxe serbe, (consulté le 19 février 2021)
  8. (sr) Dositej Obradović, Život i priključenija Dimitria Obradovića [« La Vie et les Aventures de Dimitrije Obradović »], (lire en ligne) - On peut lire le texte en serbe dans une orthographe non réformée.
  9. a b et c (sr) « Pravila SKZ » [« Règlements de la Srpska književna zadruga »] [PDF], Srpska književna zadruga (consulté le 22 février 2021) - Article 1 : « U nameri da potpomogne pravilnije širenje odabranih dela iz lepe književnosti i izopštekorisne pouke i tako da stvara knjižnicu za sve redove naroda, osniva se društvo, koje će se zvati: „Srpskaknjiževnazadruga“ sa sedištem u Beogradu. »
  10. (sr) « Kolo », Srpska književna zadruga (consulté le 22 février 2021)
  11. (sr) « Zabavnik », Srpska književna zadruga (consulté le 23 février 2021)
  12. (sr) « Posebna izdanja », Srpska književna zadruga (consulté le 23 février 2021)
  13. (sr) Sreten Stojković et Vladimir Ćorović, Istorija Srpske književne zadruge, Srpska književna zadruga
  14. (sr) « Poučnik », Srpska književna zadruga (consulté le 23 février 2021)
  15. (sr) « Poučnik », Srpska književna zadruga (consulté le 23 février 2021)
  16. (sr) Vladimir Ćorović, Bosna i Hercegovina [« La Bosnie-Herzégovine »], Belgrade, Srpska književna zadruga, (lire en ligne) (version électronique intégrale sur le site du Projet Rastko)
  17. (sr) Sava Urošević, Plemeniti minerali i drago kamenje [« Minéraux noble et Pierres précieuses »], Belgrade, Srpska književna zadruga, (lire en ligne)
  18. (sr) « Presednici » [« Présidents »], Srpska književna zadruga, (consulté le 19 février 2021)
  19. (sr) « 103. Kolo (2011) », Srpska književna zadruga (consulté le 23 février 2021)
  20. (sr) « 104. Kolo (2012) », Srpska književna zadruga (consulté le 23 février 2021)
  21. Milivoj Srebro, « Radulović, Jovan (1951-2018) », sur https://serbica.u-bordeaux-montaigne.fr, Serbica - Université Bordeaux-Montaigne (consulté le 23 février 2021)
  22. (sr) « 105. Kolo (2013) », Srpska književna zadruga (consulté le 23 février 2021)
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  24. (sr) « Dobitnik Nagrade Desanka Maksimović (2014) » [« Lauréat du prix Desanka Maksimović (2014) »], sur http://zdm.nb.rs, Site de la Fondation Desanka Maksimović (consulté le 23 février 2021)
  25. (sr) « Petru Pajiću nagrada Desanka Maksimović » [« Le prix Desanka-Maksimović revient à Petar Pajić »], sur http://www.blic.rs, Blic, (consulté le 23 février 2021)
  26. (sr) « 107. Kolo (2015) », Srpska književna zadruga (consulté le 23 février 2021)
  27. (sr) Zoran Radisavljević, « Srpska književnost se nije umorila » [« La littérature serbe n'est pas fatiguée »], sur http://www.politika.rs, Politika, (consulté le 24 février 2021)
  28. (sr) « 108. Kolo (2016) », Srpska književna zadruga (consulté le 23 février 2021)
  29. (sr) « 109. Kolo (2017) », Srpska književna zadruga (consulté le 23 février 2021)
  30. (sr) « Grozdani Olujić nagrada "Bora Stanković" », sur https://www.b92.net, B92, (consulté le 24 février 2021)
  31. (sr) « 110. Kolo (2018) », Srpska književna zadruga (consulté le 23 février 2021)
  32. (sr) « 111. Kolo (2019) », Srpska književna zadruga (consulté le 23 février 2021)
  33. (sr) « 112. Kolo (2020) », Srpska književna zadruga (consulté le 23 février 2021)
  34. (sr) « Istorijska izdanja », Srpska književna zadruga (consulté le 25 février 2021)
  35. (sr) « Istorijska misao », Srpska književna zadruga (consulté le 25 février 2021)
  36. (sr) « Književna misao », Srpska književna zadruga (consulté le 25 février 2021)