Square du Vert-Galant

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vert galant.
Vue de la passerelle des Arts.
Le square du Vert-Galant.
Square vu depuis le quai de Conti.
Plaque commémorative de l'exécution de Jacques de Molay.

Le square du Vert-Galant est un square de Paris, situé à la pointe ouest de l'île de la Cité, dans le quartier Saint-Germain-l'Auxerrois du 1er arrondissement. Le niveau du square est situé sept mètres plus bas que le niveau actuel des autres parties de l'île, ce qui correspond au niveau que celle-ci avait autrefois. Le faible surplomb du square par rapport à la Seine explique qu'il soit inondé, voire totalement submergé lors des plus importantes crues du fleuve.

Ce site est desservi par la station de métro Pont Neuf.

Description[modifier | modifier le code]

Il a été créé par la réunion de plusieurs petites îles dont l'île aux Juifs (où furent brûlés les derniers templiers) et l'île du Patriarche. Le square doit son nom à Henri IV, surnommé le « Vert-Galant » en raison de ses nombreuses maîtresses malgré son âge avancé. Le square est dominé par une statue équestre d'Henri IV reposant sur le Pont-Neuf (lequel sépare le square du reste de l'île). Une plaque commémorative rappelle par ailleurs que c'est à cet endroit qu'eurent lieu, le , les exécutions sur le bûcher des deux plus hauts dignitaires de l'ordre du Temple, Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay.

Avant d'accueillir un square, les 2 665 m2 étaient dévolus aux bains vers 1765, puis à un café concert en 1865. Celui-ci fut détruit par une inondation en 1879[1],[2]. Le square accueille une fontaine Wallace à poussoir[2].

À l'occasion de l'inauguration de l'exposition universelle de Montréal, en avril 1967, une cérémonie amicale organisé par la ville de Paris a lieu en compagnie de l'ambassadeur du Canada, Jules Léger et de son homologue de la délégation générale du Québec à paris, Jean Chapdelaine. Le maire de Montréal, Jean Drapeau n'a pu venir et il fut représenté par Léon Lortie et de Jean Vinant, publicitaire de l'exposition en France. Une pierre en provenance de l'île Sainte-Hélène (Montréal) fut déposée dans le square du Vert-Galant. Selon l'auteur Yves Jasmin de La petite histoire de l'Expo 67, il y eut plus de 30 000 spectateurs qui assistèrent à cet évènement, lorsque le bateau Saint Laurent arriva sur le quai où fut transporté la pierre en compagnie du préfet de Paris[3].

En 2007, le square a obtenu le label « espaces verts écologiques » décerné par ÉCOCERT[4].

Flore[modifier | modifier le code]

Le square est planté de marronniers, ifs, prunus « pissardii », noyers noirs, érables négundo, pommiers à fleurs, saules pleureurs, olivier de Bohème, sophora panaché, catalpa, robiniers, ginkgo biloba, buisson ardent et arbres à perruque[1].

Faune[modifier | modifier le code]

On peut observer des cygnes tuberculés, quelques canards comme le fuligule milouin et le fuligule morillon, des bergeronnettes des ruisseaux ou des chevaliers guignette, des grèbes castagneux et des grèbes huppés. En hiver, on trouve aussi des foulques macroules au front blanc, des poules d'eau, des goélands argentés et des mouettes rieuses[1].

En 2009, il abrite une importante population de murinés urbains.

Le square du Vert-Galant dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

À l'emplacement du square du Vert-Galant, les architectes ont proposé de procéder à de grandes constructions.

  • En 1662, l'architecte Nicolas de l'Espine, conçut un projet, à la demande du sieur Dupin, aide des cérémonies de Louis XIV, sous le ministère de Colbert qui était désireux de magnifier les abords de la statue équestre du grand-père de Louis XIV. Il s'agissait d'établir une sorte de forum à l'antique, établi sur le terre-plein qui aurait été agrandi et percé, à l'ouest, d'une loggia surmontée de deux obélisques ; les statues des grands capitaines, qui de règne en règne, ont vaillamment défendu le royaume de France, devaient être érigées sur la balustrade qui aurait entouré la nouvelle place. Un bassin aurait été creusé derrière la statue d'Henri IV ; en son centre, aurait été installé sur un piédestal la statue de Jeanne d'Arc[6]. Le roi ne donna pas suite à cette proposition.
  • En 1804, l'architecte Guy de Gisors exposa un projet de création de thermes qui auraient porté le nom de « Napoléon Ier ». Il s'agissait d'une grande construction à quatre étages d'arcades et à deux ailes en retour d'équerre au milieu desquelles les eaux d'une fontaine auraient jailli. La bâtisse devait abriter cent soixante-seize cabines de bain. Il était également prévu d'aménager un bassin de plein air destiné aux baigneurs et auquel on aurait accédé par un escalier à double évolution[7]. L'empereur ne donna pas suite à cette proposition. En revanche, ce dernier lança en 1810 un concours ouvert en vertu d'un décret signé au camp de Schönbrunn : il s'agissait d'élever, sur le terre plein du Pont Neuf, un obélisque en granit de Cherbourg, avec une inscription « L'empereur Napoléon au peuple français » ; l'obélisque devait faire 180 pieds d'élévation[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c http://www.mairie1.paris.fr/mairie01/jsp/site/Portal.jsp?page_id=259
  2. a et b « Dans le square du Vert Galant », sur Fontaine-Wallace.info (consulté le 1er juillet 2008).
  3. Yves Jasmin, La petite histoire de l'Expo 67, Montréal, édition Québec-Amérique, 1997.
  4. « Jardins au label "Espaces verts Ecologiques" », sur Paris.fr (consulté le 13 juin 2008).
  5. « MARBOEUF - Frédéric », sur Club-movie.fr (consulté le 11 juillet 2008).
  6. Yvan Christ, Paris des Utopies, éd. Balland, Paris, 1977, p. 34.
  7. Yvan Christ, Paris des Utopies, éd. Balland, Paris, 1977, p. 38-39.
  8. Yvan Christ, Paris des Utopies, éd. Balland, Paris, 1977, p. 39.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]