Spyro the Dragon (jeu vidéo)

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Spyro the Dragon
Image illustrative de l'article Spyro the Dragon (jeu vidéo)

Éditeur Sony Computer Entertainment
Développeur Insomniac Games
Universal Interactive
Concepteur Michael John
Mark Cerny

Début du projet 1997
Date de sortie PlayStation
  • États-Unis Canada 10 septembre 1998
  • Europe 23 octobre 1998
  • Australie 15 novembre 1998
  • Japon 1er avril 1999

PlayStation Network
Genre Plates-formes
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme PlayStation
PlayStation Network
PocketStation
Média CD-ROM
Contrôle Manette

Spyro the Dragon est un jeu vidéo de plates-formes développé par Insomniac Games et édité par Sony Computer Entertainment en 1998 sur PlayStation. Il s'agit du premier épisode de la série Spyro the Dragon.

Scénario[modifier | modifier le code]

Gnasty Gnorc, un être mi-gnome mi-orc, transforme tous les dragons du royaume en statues de cristal. Seul Spyro, un jeune dragon violet, est épargné car sa petite taille lui a permis d'échapper au sort. Sa mission est de libérer tous les dragons des statues de cristal en traversant une série de différents niveaux.

Spyro doit également récupérer tous les joyaux volés du Monde des dragons, battre tous les ennemis, récupérer des œufs de dragons dérobés, et vaincre Gnasty Gnorc.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Le joueur contrôle le dragon Spyro qui peut cracher des flammes, charger les ennemis et planer. Spyro est accompagné par Étincelle (appelé Sparx par la suite dans Spyro 2: Gateway to Glimmer et Spyro: Year of the Dragon), une petite libellule qui sert de compteur de point de vie : à chaque coup reçu, elle change de couleur (or, puis bleu, puis vert) jusqu'à disparaître. Spyro est alors totalement vulnérable. Le système pour gagner des vies consiste à s'emparer de petits trophées argentés en forme de dragons ; il est unique à ce premier épisode de la série car, pour les épisodes suivants, Spyro doit désormais s'emparer de papillons bleus lumineux enfermés dans de petites jarres en verre.

Étincelle (Sparx) aide également Spyro à collecter les joyaux dans tous les mondes qu'il visite de sorte que le gameplay soit facilité : Étincelle se charge de collecter les joyaux se trouvant à une faible distance de Spyro sans qu'il ait besoin de passer exactement dessus. Lorsque Spyro reçoit suffisamment de blessures pour que Étincelle disparaisse, il doit alors marcher exactement sur le joyau pour le ramasser.

Les joyaux sont tous à ramasser et sont de différentes couleurs, indiquant leur valeur dans le jeu.

Couleur Rouge Vert Bleu Jaune Violet
Valeur 1 2 5 10 25

Niveaux[modifier | modifier le code]

Les Royaumes du dragon sont divisés en six mondes, eux-mêmes subdivisés en plusieurs niveaux, au travers desquels Spyro voyage par des portails. Le Monde des artisans comporte les niveaux les plus faciles : plus le joueur avance dans les mondes, plus la difficulté s'accroît. Les niveaux sont ainsi de plus en plus longs et les ennemis plus difficiles à battre. Spyro peut voyager d'un monde à un autre grâce à Marco et ses frères, des aéronautes qui lui prêtent une montgolfière, mais pour avoir accès au monde suivant, le joueur doit accomplir une certaine tâche (libérer un certain nombre de dragons, cumuler assez de joyaux ou récupérer un nombre spécifique d'œufs de dragon). Spyro peut cracher du feu, utiliser quelques armes ou dispositifs (canons, super-charges) et charger avec ses cornes pour vaincre ses ennemis et les boss.

  • Monde des Artisans : Le monde où commence le jeu. L'ambiance est plutôt printanière, avec des prairies arpentées par les moutons. Le niveau de départ fait office de tutoriel pour le concept du jeu et les différentes possibilités. Les niveaux sont courts et simples.
  • Monde des Pacifiques : Un monde très désertique et aride, mis à part les Cavernes de glace. Ce lieu a la particularité d'être en contradiction avec son nom : les Gnorcs s'y font la guerre à coups de canon.
  • Monde des Ouvriers Magiques : Un monde envahi par les magiciens qui s'amusent à changer l'environnement, mais aussi par les voleurs d'œufs. C'est dans ce monde que le joueur expérimentera pour la première fois la super-charge.
  • Monde des Créateurs d'Animaux : Un monde marécageux où les gnorcs ont installé des dispositifs électriques, ce qui n'est pas du goût des dragons locaux.
  • Monde des Tisseurs de Rêves : Haut perché au-dessus des nuages, c'est le monde des fées. Les niveaux sont constitués de petites plates-formes flottant dans l'air, et Spyro passera beaucoup de temps à planer.
  • Monde de Gnasty : Le dernier monde où vit Gnasty Gnorc, le boss final. Il s'est installé, lui et sa garde, dans une crique. Ce monde ouvre un passage vers le niveau bonus, qui ne s'ouvre que si le joueur a atteint 100 % du jeu, soit après avoir sauvé tous les dragons et récupéré tous les joyaux ainsi que tous les œufs.

Dragons[modifier | modifier le code]

La libération des dragons est la quête principale. Il se détache cinq modèles physiques de dragons : les dragons standard, les grands dragons, les gros dragons, les dragons maigres et les dragons âgés. Ces cinq modèles sont applicables à tous les dragons, de n'importe quel niveau, de n'importe quel monde. Cependant, leurs couleurs et motivations ne sont pas les mêmes : elles diffèrent en fonction du monde parcouru. Une fois un dragon libéré, une plate-forme apparait à l'emplacement où il se trouvait, servant de checkpoint et de point de sauvegarde.

Développement[modifier | modifier le code]

Conception et production[modifier | modifier le code]

La conception de Spyro the Dragon naît de la volonté de la part d'Insomniac Games de créer un jeu fondamentalement différent du précédent qui vient d'être édité, Disruptor : au contraire de ce dernier, l'équipe du studio veut créer un jeu joyeux et léger. Bien qu'elle veuille participer à la recherche d'une mascotte pour PlayStation, elle décide d'aller à l'encontre des recommandations déconseillant les jeux à destination d'un public très jeune, qui sont déjà nombreux[1].

L'idée d'un dragon apparaît dans l'équipe en parallèle d'un travail sur le monde ouvert par Al Hastings, l'un des développeurs de la société. Le concept d'espaces très volumineux concorde avec la capacité, pour un dragon avec des ailes, de voler et de planer sur de longues distances ; par ailleurs, le monde ouvert est un système de jeu encore très peu présent sur Playstation en 1997, ce qui constitue une innovation importante pour la plateforme[1].

Pour la mise en mouvement du personnage de Spyro, Ted Price rapporte que l'équipe d'Insomniac Games s'inspire de Mario 64 dont le personnage est, d'après eux, d'une fluidité remarquable[1].

Musique[modifier | modifier le code]

Stewart Copeland, ex-batteur du groupe The Police, composa les musiques de Spyro The Dragon.

Accueil[modifier | modifier le code]

Notes de la presse spécialisée
Médias Notes
Jeuxvideo.com (FR) 18 sur 20
IGN (RU) 9 sur 10
GameSpot (AN) 8,3 sur 10
Agrégateur de notes
Metacritic 91 % (basé sur 15 critiques)

GameSpot donne une note de 8,3, décrivant le jeu comme ayant de bons graphismes et une qualité 3D remarquable pour la console PlayStation. IGN, quant à lui, donne un 9/10, avec des commentaires pareils à GameSpot, mais déclare que le seul problème du jeu venait de la caméra qui ne suivait pas tous les gestes du personnage. Jeuxvideo.com lui donne un 18/20.

À sa sortie en 1998, le jeu n'est détrôné que par Crash Bandicoot sur Playstation 1 en termes de critiques comme en terme de ventes[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) « Always Independent: The Story of Insomniac Games », sur IGN, (consulté le 16 janvier 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]