Spyridon Marinatos

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Spyridon Marinatos
Naissance
Lixouri, Céphalonie, Grèce
Décès (à 72 ans)
Santorin, Grèce
Nationalité Grèce
Profession

Spyridon Nikolaou Marinatos (grec: Σπυρίδων Νικολάου Μαρινᾶτος), né à Lixouri le et mort à Akrotiri (Santorin) le , fut un des premiers archéologues grecs du XXe siècle.

Carrière[modifier | modifier le code]

Marinatos commença sa carrière en Crète comme directeur du musée archéologique d'Héraklion en 1929 où il rencontra Sir Arthur John Evans, le découvreur de Cnossos. Marinatos a conduit lui-même de nombreuses fouilles à Dreros, Arkalochori, Vathypetro et à Gazi, dont résultèrent de précieuses informations sur les civilisations grecques archaïques. En 1937, il devint pour la première fois directeur du service des Antiquités grecques. Peu de temps après, il accéda à un poste de professeur à l'université d'Athènes. Son attention se tourna alors vers les Mycéniens, les considérant comme les premiers « vrais » Grecs. Il fit de nombreuses recherches sur des sites mycéniens, en particulier dans le Péloponnèse, découvrant la tombe royale de Routsi, non loin de Pylos. Il essaya aussi de découvrir des témoignages des batailles de Marathon et des Thermopyles sur les lieux mêmes de ces combats menés par les Grecs antiques.

La tombe de Marinatos à Akrotiri, Santorin

Sa découverte la plus importante fut sûrement celle du site d'Akrotiri, une cité portuaire minoenne dans l’île de Théra (appelée de nos jours Santorin). La ville fut détruite par une gigantesque éruption (éventrant l’île), qui recouvrit aussi les ruines de ses habitations. D’ailleurs, les tsunamis créés par cette éruption dévastèrent de nombreux littoraux dont ceux de la Crète, cœur de la civilisation minoenne. De cet événement serait née d'après lui la légende de l’Atlantide. Marinatos commença les fouilles en 1967 et mourut sans avoir terminé ses recherches, en 1974, sur l’île de Théra.

Politique[modifier | modifier le code]

Il fut directeur-général des antiquités pour le ministère grec de la Culture sous le régime autocratique des colonels entre 1967 et 1974. Les relations étroites qu’il entretenait avec la junte au pouvoir, particulièrement avec son leader Georgios Papadopoulos, étaient de nature idéologique. Marinatos cultivait un idéal nationaliste extrémiste qui influençait ses travaux archéologiques ; il espérait que le régime construirait une société fondée sur cette idéologie.
Son affiliation politique entraîna une controverse parmi ses pairs, car la plupart d'entre eux, qui avaient des opinions politiques de gauche ou critiquaient la junte militaire, furent licenciés ou soumis à des persécutions.
Finalement, Marinos fut licencié lui aussi par le dictateur Dimítrios Ioannídis lors de sa prise du pouvoir en 1973.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Son Crète et Mycènes fut publié une première fois en allemand en 1960[1].
Son article archéologique le plus important fut « La destruction volcanique de la Crète minoenne » (1939)[2].
Quant à ses fouilles à Théra, elles furent résumées dans six volumes (1968-1974).
Art et vie dans l’île de Théra préhistorique fut sa dernière publication en 1972[3].

Son nom est mentionné dans le jeu vidéo Indiana Jones et le Mystère de l'Atlantide, où il serait le découvreur de Théra, porte vers la ville perdue d'Atlantis.

Sites archéologiques[modifier | modifier le code]

Marinatos fut responsable des fouilles sur les sites de :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Kreta und das Mykenische Hellas (Spyridon Marinatos, 1960).
  2. Article repris en anglais dans le livre Ancient Astronauts, Cosmic Collisions, and Other Popular Theories about Man's Past Stiebing William H. Jr., Prometheus Books, 1984.
  3. Proceedings of the British Academy, vol. 57 (1972).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]