Sport automobile en France

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Le sport automobile français entre dans la légende en créant la première compétition automobile de l'histoire avec l'épreuve Paris-Rouen le . Le premier prix est partagé entre Panhard & Levassor et les fils de Peugeot frères.

Historique[modifier | modifier le code]

La Belle-Époque (1887-1914)[modifier | modifier le code]

La semaine comique d'Henriot (La Vie au Grand Air).
Photo de Jules-Albert de Dion, deuxième de l'épreuve.
Jules-Albert de Dion en 1894 lors du concours Paris-Rouen.

La première compétition automobile se déroule le 20 avril 1887 : une course entre Neuilly-sur-Seine et Versailles, organisée par le journal Le Vélocipède illustré. Une seule voiture (tricycle à vapeur De Dion-Bouton) participa à l'épreuve [1].

En 1895, la course Paris-Bordeaux-Paris a lieu, considérée comme la première vraie course longue distance, avec des points de passage obligatoires dans plusieurs villes. Émile Levassor remporte la course mais sa voiture (à deux places) ne respectant pas la condition requise d'une voiture à quatre places, la victoire est attribuée à Paul Koechlin sur sa Peugeot. Cette course démontra la domination des moteurs utilisant le pétrole sur la vapeur et l'électrique. Cette même année est fondée l'Automobile Club de France (ACF), qui organisera de nombreux événements lors des années suivantes.

En septembre 1896, la course Paris-Marseille-Paris a lieu. Au cours de cette épreuve Émile Levassor, co-fondateur de Panhard et Levassor et vainqueur non-officiel de la précédente course, est victime d'un accident fragilisant gravement sa santé. Il décédera au cours des mois suivants.

En 1899, en association avec le journal Le Matin l'ACF crée le Tour de France automobile[2].

D'autres courses sont également organisées cette année dont Paris-Trouville, Paris-Ostende et Paris-Rambouillet, puis Toulouse-Paris (1900) et Paris-Berlin (1901), dans lesquelles les frères Marcel et Louis Renault se distinguent. À l'occasion des Jeux olympiques d'été de 1900 organisés à Paris, des épreuves automobiles ont lieu. Cinq épreuves d'endurance se déroulent à Vincennes, ainsi que la course Paris-Toulouse-Paris. Alfred Velghe remporte la catégorie des « plus de 400 kg » et les frères Renault la catégorie « voiturette ».

La voiture de Marcel Renault en 1903

De nombreuses courses régionales se déroulent partout en France reliant diverses villes[3] et des courses de côte. En 1897, André Michelin remportent la course Marseille-Nice-La Turbie. Les années qui suivent cette épreuve marquent l'arrivée en France de la concurrence allemande, et notamment celle de Mercedes, Paul Meyan -alors directeur de l'Automobile Club de France- déclarant ainsi avec anticipation : « Nous sommes entrés dans l'ère Mercedes »[4] (avant l'arrivée de la Blitzen-Benz, en 1909).

Le 18 décembre 1898, Gaston de Chasseloup-Laubat est le premier à établir un record de vitesse terrestre en atteignant 63,15 km/h sur une voiture électrique. Durant toute l'année qui vient, la concurrence avec le Belge Camille Jenatzy fait changer le record de main à cinq reprises. L'arrivée du moteur à explosion va permettre d'établir de nouveaux records. À partir de 1924, les Britanniques, puis, après la guerre, les Américains, repousseront encore plus cette limite.

En 1899, l'Automobile Club béarnais organise la course Pau-Bayonne-Pau (qui deviendra en 1933 le Grand Prix de Pau) remportée par Albert Lemaître sur Peugeot.

Léon Théry victorieux devant Guillaume II en 1904 (Coupe Gordon Bennett).

De 1900 à 1905, James Gordon Bennett junior, propriétaire du New-York Herald propose l'organisation d'une coupe où s'affronteront des équipes nationales. La France organisera intégralement trois éditions de la Coupe automobile Gordon Bennett, et la remportera en 1900, 1901, 1904 et 1905, Panhard dominant les compétitions organisées au seuil du XXe siècle. Lors de ces courses la couleur bleu de France devient la livrée nationale utilisée jusqu'en 1968 en Formule 1.

En 1903 se déroule la course automobile Paris-Madrid. Cette course est marquée par de nombreux accidents entrainant la mort de plusieurs passants et de concurrents dont celle de Marcel Renault. Les membres de l'ACF, organisateurs, finissent par suspendre la course.

À la suite de ces tragédies, l'ACF et les autorités décident d'organiser les prochaines épreuves sur circuit. En 1906 a ainsi lieu le premier Grand Prix automobile de l'histoire, le Grand Prix de l'Automobile Club de France. Le pilote austro-hongrois Ferenc Szisz remporte la course au volant d'une Renault. Paul Baras aura le record du tour pour cette édition. Le premier Français Albert Clément est troisième, il se tuera l'année suivante, lors des essais du Grand Prix de France 1907 (de même que Marius Pin, lors des entraînements préliminaires). En 1908, Henri Cissac meurt en course sur Panhard, puis en 1911 Maurice Fournier sur Corre La Licorne.

Jusqu'en 1914, le GP de France restera l'unique Grande Épreuve européenne de l'année. Il faudra attendre 1911 pour voir un Français, Victor Hémery (champion des États-Unis en 1905 après le parisien d'adoption George Heath pour l'année précédente), remporter cette course et 1912 pour voir un autre Français, Georges Boillot, gagner à bord d'une voiture française (Peugeot).

En 1913, Jules Goux devient le premier européen à gagner les 500 miles d'Indianapolis (5 participations, deux podiums). C'est au tour de René Thomas l'année suivante, sur Delage (4 participations, deux podiums).

La Première Guerre mondiale entraina la suspension de quasiment toutes les épreuves automobiles en France, et marque ainsi la fin d'une suprématie française sur le sport automobile.

Les années folles (1921-1939)[modifier | modifier le code]

Meo Costantini, pilote Bugatti, lors du GP de l’ACF 1924.
Louis Chiron durant les années 1930.

En 1920, Gaston Chevrolet (né en France de parents suisses) remporte les 500 miles d'Indianapolis, puis en 1921 le Championnat américain de course automobile. Cette même année, le Grand Prix de France se tient de nouveau. Cette course est désormais une épreuve comptant pour le Championnat automobile, au côté du Grand Prix d'Italie et des 500 miles d'Indianapolis puis en 1923 du Grand Prix de Belgique. En ce début des années 1920, les pilotes et les écuries français peinent à concurrencer les américains et surtout les italiens qui remportent entre 1919 et 1924, 34 Grands Prix, conduisant souvent sur leurs marques nationales telles que Alfa Romeo et Fiat, contre huit seulement pour les pilotes français.

En 1922, une première épreuve endurance de 24 heures est créée : le Bol d'or où, conjointement, se déroule une épreuve automobile et une épreuve motocycliste. En 1923, l'Automobile Club de l'Ouest organise les premiers 24 Heures du Mans. L'épreuve est remportée par André Lagache et René Léonard sur une Chenard & Walcker.

En 1924, le Rallye automobile Monte-Carlo fait son retour après deux éditions en 1911 et 1912, la majorité du parcours se déroulant dans les départements des Alpes-Maritimes. Le Belge Jacques Edouard Ledure est vainqueur sur la marque française Bignan. L'année suivante Renault bat début juin le record du monde des 24 Heures avec une 40 chevaux-sport strictement de série, entre les mains de Garfield et Plessier à Montlhéry[5].

Robert Benoist et Delage, en 1927.
Jean-Pierre Wimille.

Toujours à partir de 1925, et ce pour une décennie (hormis l'année 1927Robert Benoist remporte quatre Grand Prix majeurs sur sa Delage 15-S-8), les conducteurs évoluant sur Bugatti écraseront la concurrence. Le pilote Albert Divo ainsi que le monégasque Louis Chiron seront parmi les pilotes de cette marque qui feront d'elle une des plus célèbres du sport automobile mondial. Les Bugatti resteront invaincues lors du GP de France de 1928 à 1931, Divo terminant troisième du premier Championnat d'Europe des pilotes en 1931. En 1926, Bugatti remporte le Championnat du monde des manufacturiers, titre que remporte Delage l'année suivante avec sa Delage 155B après avoir été deuxième en 1926. Les progrès d'Alfa Romeo et les arrivés de Maserati et de Mercedes-Benz marquèrent la fin de la domination de la Bugatti Type 35. L'entreprise, alors au faîte de sa gloire, déclina lors des années 1930, puis fragilisée par la mort brutale de l'« héritier » Jean Bugatti en 1939, puis la guerre et enfin le décès du fondateur Ettore Bugatti marqua la fin de l'entreprise mythique.

Durant les années folles, de plus en plus de nouvelles épreuves sont créées à travers la France comme le GP de Dieppe et d'Albi, mais aussi dans les territoires français d'Afrique du Nord à Oran ou à Carthage. Les dernières années avant la Seconde Guerre mondiale montrera la domination des marques allemandes avec Mercedes et Auto Union. En 1936 et 1937, en réponse à la domination des monoplaces germaniques dans les épreuves de Grand Prix, la France organise une série d'épreuves type GP pour voitures de sport, à Marseille, Reims-Gueux, Saint-Gaudens, Pau et Bône, remportées par Jean-Pierre Wimille sur Bugatti (modèles T59/57 et T57G).

La Seconde Guerre mondiale marquera également le destin de plusieurs pilotes. Robert Benoist, Robert Mazaud et Jean-Pierre Wimille s'engagent ainsi aux côtés de William Grover-Williams dans le Special Operations Executive. Benoist est déporté à Buchenwald et exécuté septembre 1944, tandis que Williams subira un sort similaire en étant exécuté à Sachsenhausen en mars 1945. René Dreyfus (de religion juive) s'exile aux États-Unis en 1940 et rejoint l'armée américaine. Pierre Louis-Dreyfus rejoint les Forces aériennes françaises libres en 1943. Raymond Sommer et Pierre Veyron s'engagent également dans la résistance. Hellé Nice fut contrainte de mettre fin à sa carrière en 1949 suite aux accusations (jamais prouvées) de Louis Chiron. Violette Morris quant à elle, membre de la Gestapo française est assassinée par des maquisards en avril 1944.

Les années d'après guerre[modifier | modifier le code]

L'année 1946 marque le retour des Grands Prix en France avec des épreuves telles que le GP de Nice, de Marseille, ... Seule la marque française Talbot est victorieuse durant quelques épreuves, les premières places étant trustées par les marques italiennes, profitant de l'absence de voitures allemandes. Jean-Pierre Wimille, pilote Bugatti avant la guerre, marque le sport automobile lors des courses d'après guerre en enchainant les victoires sur Alfa Romeo, Juan Manuel Fangio l'ayant lui-même pour modèle. En 1949, Wimille se tue au volant de sa voiture lors du Grand Pirx de Buenos Aires, alors qu'il était donné favori du futur championnat de Formule 1.

Cette année fut également celle de la reprise des 24 Heures du Mans. Si Louis et Jean-Louis Rosier remportent l'édition de 1950, et ce malgré le grand nombre de pilotes français, les pilotes britanniques au volant des Jaguar et des Aston Martin s'adjugent le plus souvent les premières places. À partir de 1953, les épreuves d'endurance sont regroupées au sein du Championnat du monde des voitures de sport.

En 1950, toutes les grandes épreuves sont regroupées au sein du Championnat du monde de Formule 1. Elles sont maintenant intégralement gérées par la Fédération internationale de l'automobile, un organisme internationale dirigé par Jehan de Rohan. Neuf écuries françaises participent, huit utilisant la marque Talbot-Lago. Affrontant les grands pionniers de la Formule 1 tels que Fangio et Farina, Louis Rosier atteint à deux reprises la troisième place, en Belgique et en Suisse, et finit quatrième au classement final. En 1951, le pilote ne marque que trois points et termine à la treizième place, une nouvelle écurie italienne faisant son apparition : Ferrari. L'édition 1952 marque le départ d'Alfa Romeo et le retour de nombreux pilotes et marques allemands qui néanmoins ne marquent aucun point.

Maurice Trintignant en 1956 sur Bugatti T251 (2e à G. Roland Bugatti).

Il faut attendre 1955 pour voir un pilote français, Maurice Trintignant, s'imposer lors d'un Grand Prix (à Monaco), pour la première fois depuis la création du Championnat de Formule 1. Celui-ci s'était imposé lors des 24 Heures du Mans l'année précédente pour la première fois depuis les victoires des Rosier en 1950, et il faudra de nouveau attendre jusqu'en 1964 pour revoir un pilote français vainqueur au Mans. Il est avec Jean Behra, l'unique pilote français à concourir tout au long des années 1950.

L'année 1955 est surtout marquée par l'accident lors des 24 Heures du Mans. La voiture de Pierre Levegh décolle et s'écrase dans la foule à la suite d'un accrochage. L'accident fait 84 victimes (dont Levegh) et de nombreux blessés dans ce qui reste le plus grave accident au cours d'une course automobile. Toutes les épreuves automobiles se déroulant en France sont annulées à la suite de ce drame, la Suisse interdisant même définitivement toute course sur son territoire.

Durant le championnat de Formule 1, les pilotes participent également à des courses de Formule 2 qui se déroulent sans être regroupées sous la forme d'une championnat jusqu'en 1967. Behra et Trintignant remporteront de nombreuses victoires dans cette catégorie, notamment au GP de Pau (certaines comptant dans la catégorie F1), où les deux pilotes remportent à tour de rôle les éditions de 1954 à 1959.

Jean-Pierre Beltoise en 1967.

Le début des années 1960 est assez terne pour les pilotes français ; un seul pilote français remporte les 24 Heures du Mans en 1964. Néanmoins à partir 1965, une nouvelle écurie, Matra Sports, s'implique dans les compétitions avec une nouvelle génération de pilotes français, Jean-Pierre Beltoise, Henri Pescarolo, Jean-Pierre Jaussaud, Gérard Larrousse, Johnny Servoz-Gavin et avec l’apport de pilotes étrangers comme Chris Amon, Graham Hill ou Jackie Stewart.

En 1966, Jean-Pierre Beltoise fait ses débuts en Formule 1 et entame une carrière de neuf saisons de Grand Prix, couronnée par un succès en 1972 au Grand Prix de Monaco : il a entre-temps, en 1968, remporté le championnat d'Europe de Formule 2.

En 1968, le britannique Jackie Stewart remporte trois courses puis six courses en 1969, offrant le titre constructeur à Matra. Le jeune Henri Pescarolo fait ses débuts en Formule 1 avec l'écurie française, après avoir remporté le Championnat de France de Formule 3 en 1967 et terminé vice-champion d'Europe de Formule 2 en 1968. Après un grave accident en 1969 et une année terne en 1970, il se tourne vers les épreuves d'endurance, remportant les 24 Heures du Mans en 1972, 1973, 1974 et 1984.

François Cevert, Matra 670, au Nürburgring en 1973

En 1971, François Cevert termine troisième du championnat de Formule 1, meilleur classement pour un Français depuis le début de la F1. En 1973, le pilote termine six fois la deuxième place d'un Grand Prix derrière son coéquipier Jackie Stewart. Celui-ci prenant sa retraite à la fin de la saison, Cevert est donné favori pour le championnat 1974. Malheureusement, comme de nombreux grands pilotes français avant lui, il est victime d'un accident mortel à la suite d'une sortie de route en octobre 1973.

En 1973 se déroule le premier Championnat du monde des rallyes que les Alpine-Renault remportent. En 1978 est lancé le projet d'un rallye-raid en Afrique partant de Paris, le premier rallye étant Pékin-Paris de 1907, et, en janvier de la même année 1978, trois français occupent les trois premières places du Rallye Monte-Carlo. De 1979 à 2008, le Rallye Paris-Dakar se tiendra (le départ n'étant pas toujours lancé à Paris même), avant d'être délocalisé en Amérique du Sud en 2010. Stéphane Peterhansel remportera cinq fois le titres en auto avec 65 victoires.

En 1979, Jean-Pierre Jabouille sur Renault, remporte le GP de France, première fois pour une écurie française depuis 1969, pour un pilote français depuis 1948 et pour un doublé français pilote/écurie depuis 1936 avec Wimille et Sommer sur Bugatti.

Alain Prost aux commandes de la McLaren au Grand Prix du Canada 1988

Lors des années 1980 Didier Pironi finit second du Championnat de F1 en 1982, puis Alain Prost remporte le titre en 1985, 1986, 1989 et un dernier en 1993 et finit quatre fois à la deuxième place du classement final. Il reste aujourd'hui encore, le seul Français Champion du Monde de F1. René Arnoux avait également pris la troisième place en 1983. En 1985 et 1986, les Peugeot gagnent le Championnat des Rallyes, puis les 24 Heures du Mans en 1992 et 1993, Porsche ayant quitté la compétition dans la catégorie C1.

Les années 1990 marquent un lent déclin de la France en Formule 1 après les succès de Prost. Jean Alesi en 1995 au Canada puis Olivier Panis à Monaco en 1996 sont les derniers Français à avoir remporté un Grand Prix. En 1997, Alain Prost reprend l'écurie Ligier et fonde Prost Grand Prix. Après une première saison encourageante avec deux podiums et 21 points, les quatre années qui suivent seront décevantes avec uniquement 14 points inscrits en 66 courses disputées.

À partir de 1988, la Race of Champions (« La course des champions ») voit s'affronter durant le mois de décembre quelque-uns des meilleurs pilotes toutes disciplines confondues. Sorte de Match des étoiles (All-Star-Game en anglais), il s'agit d'un tournoi d'exhibition qui a la particularité de répartir les pilotes suivant leur nationalité. Depuis 1988, à dix reprises, un français remporte le titre de Champion des Champions. À noter également pour cette période, mais en spécialité de montagne, les cinq titres continentaux de Francis Dosières, sur voitures de tourisme, dites fermées.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 2002, Renault fait sont retour en Formule 1 rachetant l'écurie Benetton avec comme pilote Jarno Trulli, Jenson Button et comme pilote d'essai Fernando Alonso. Très loin derrière Ferrari, Williams et McLaren, l'écurie termine quatrième. L'année suivante, Alonso devenu titulaire remporte le Grand Prix de Hongrie et Renault termine encore une fois quatrième mais s'étant considérablement rapproché des trois autres écuries, puis troisième en 2004 avec une victoire de Trulli à Monaco. En 2005, Alonso devient Champion du Monde avec sept victoires et 133 points et son coéquipier Giancarlo Fisichella avec une victoire et 58 points offrent le titre Constructeur à Renault. C'est également durant cette saison qu'aucun pilote français ne prend part à la majorité des Grands Prix, chose inédite depuis les premiers Grands Prix en 1906, seul le pilote Franck Montagny participe à sept Grands Prix remplaçant le japonais Yuji Ide, avant d'être remplacé par Sakon Yamamoto. La saison 2006 est quasiment la répétition de la précédente avec sept victoires et 134 points pour Alonso et une victoire et 72 points pour Fisichella et un second doublé pilote/constructeur. 2007 est plus compliqué avec le départ d'Alonso pour McLaren. L'écurie finit finalement troisième. Cette année-là aucun Français ne participa à un Grand Prix (idem en 2008, 2010, 2011). En 2008 a lieu la dernière édition du Grand Prix de France. Le retour d'Alonso chez Renault permet de remporter deux Grands Prix et de terminer quatrième en 2008, puis huitième en 2009, cinquième en 2010 avant de se retirer, ne restant qu'en tant que motoriste de certaines écuries. En 2012, trois pilotes français deviennent titulaires, et quatre en 2013. Trois pilotes sont titulaires en 2014 : Romain Grosjean chez Lotus, Jean-Éric Vergne chez Toro Rosso, et Jules Bianchi chez Marussia (Charles Pic devenant pilote de réserve chez Lotus).

La Peugeot 908 HDi FAP vainqueur au Mans en 2009

En rallye en revanche, les marques françaises brillent avec trois titres constructeurs pour Peugeot en 2000, 2001 et 2002, et sept titres pour Citroën entre 2003 et 2012. Sébastien Loeb remporte neuf fois consécutivement entre 2004 et 2012 le titre pilote. Sébastien Ogier lui succède en 2013.

En 2005, un nouveau Championnat du monde des voitures de tourisme est créé. Yvan Muller remporte quatre fois le titre entre 2007 et 2013.

En 2009, Peugeot met fin à cinq années de domination du constructeur allemand Audi au 24 Heures du Mans. Depuis 2010, un pilote français figure toujours parmi l'équipage de l'Audi vainqueur. Peugeot remporte les deux éditions de Intercontinental Le Mans Cup en 2010 et 2011, en catégorie LMP1, avant de se retirer. En LMP2, OAK Racing puis Signature Team remportent la catégorie. Larbre Compétition gagne en 2010 en catégorie GTE Pro et en 2011 en catégorie GTE Am.

Dans les championnats nord-américains, Sébastien Bourdais remporte le titre de Champ Car entre 2004 et 2007.

Entre 2005 et 2009, se tient le championnat A1 Grand Prix regroupant les pilotes de même nationalité. La France est représentée par Alexandre Prémat et Nicolas Lapierre qui remportent la première édition. La France termine deux fois quatrième puis cinquième lors des autres éditions. Depuis l'arrêt de cette compétition, seule la Coupe des Nations, décernée lors de la Course des Champions, récompense une équipe nationale lors d'une compétition. La France remporte ce prix en 2000 et 2004.

En 2014, Citroën remporte pour la première fois le titre constructeur en WTCC. En 2014 et 2015, Norma Auto Concept devient double champion d'Europe de la montagne, grâce à Simone Faggioli et à son modèle polyvalent M20 (20 victoires continentales en deux saisons). Peugeot devient champion du monde de rallycross FIA en 2015 pour la première fois.

Institutions dirigeantes[modifier | modifier le code]

Fédération française du sport automobile[modifier | modifier le code]

La Fédération française du sport automobile (FFSA) a la charge d'organiser et de développer le sport automobile en France. Elle regroupe les clubs, les associations et les licenciés pour contribuer à la pratique et au développement des différentes disciplines sur tout le territoire français.

Elle est responsable du GT Tour - Championnat de France des circuits, qui regroupe les championnats nationaux de Formule 4, de Grand tourisme, de Porsche Carrera, de Peugeot RCZ et de Renault Clio.

La FFSA est fondée en 1952, et compte aujourd'hui[Quand ?] 70 000 licenciés du sport automobile et du karting, 432 clubs automobiles (218) et karting (214) et 400 circuits homologués : 120 circuits automobile asphalte et terre, et 280 pistes de karting

Automobile Club de l'Ouest[modifier | modifier le code]

L'Automobile Club de l'Ouest (ACO) est une association fondée en 1906 qui gère l'organisation des 24 Heures du Mans au sein du championnat du monde d'endurance en collaboration avec la Fédération internationale de l'automobile (FIA).

Compétitions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Formule 1 en France.

Championnats nationaux[modifier | modifier le code]

Compétition Discipline Catégorie Première édition
G
T

T
o
u
r
Championnat de France F4 Monoplace Formule 4 1993
Championnat de France FFSA GT Tourisme GT3 1997
Porsche Carrera Cup France Tourisme GT3 1987
Peugeot RCZ Racing Cup Tourisme Groupe A 2012
Renault Clio Cup France Tourisme Groupe A 2004
Championnat de France des rallyes Rallye Groupe N 1956
Championnat de France de la montagne Monoplace Course de côte 1967
Championnat de France de rallycross Rallycross Groupe A 1977

Championnats disparus[modifier | modifier le code]

Compétition Discipline Catégorie Première édition Dernière édition
Trophées de France Monoplace Formule 2 1964 1967
Championnat de France de Formule 3 Monoplace Formule 3 1964 2002
Championnat de France de Supertourisme Tourisme Supertourisme 1976 2005
SEAT Leon Supercopa France Tourisme Groupe A 2010 2012

Événements annuels[modifier | modifier le code]

Depuis 1894, et le début des courses automobiles, des épreuves se disputant en France ont connu une grande notoriété. Plusieurs d'entre elles se déroulaient annuellement et, avec l'internationalisation des compétitions, ont souvent été regroupées dans les Championnats du monde.

Les plus célèbres sont :

D'autres événements ont disparu ou ne se déroulent plus en France :

Note : Le Grand Prix automobile de Suisse 1982 s'est déroulé en France à Prenois, la Suisse ayant, à la suite du drame du Mans en 1955, interdit toute compétition automobile sur son sol. Ce fut la seule année où la France a accueilli deux Grands Prix de Formule 1.

Circuits[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Pilotes français champions du monde[modifier | modifier le code]

Pilotes français vainqueurs d'une coupe du monde[modifier | modifier le code]

  • Ferdinand de Lesseps : un titre en endurance catégorie Cup en 1992
  • Pierre Lartigue : quatre fois en rallye-raid de 1993 à 1996
  • Emmanuel Collard : une fois en voitures de sport en 1998
  • Jean-Louis Schlesser : cinq fois en rallye-raid de 1998 à 2002
  • David Terrien : une fois en voitures de sport en 2000
  • Bruno Saby : une fois en rallye-raid en 2005
  • Alexandre Prémat et Nicolas Lapierre : une fois en A1 Grand Prix en 2006
  • Guerlain Chicherit : une fois en rallye-raid en 2009
  • Raymond Durand : deux fois -énergies alternatives- en 2009 et 2010

Note : Emmanuel Collard a remporté un championnat international de voitures de sport en 1997, Sébastien Bourdais a remporté un championnat international de F3000 en 2002 et Romain Grosjean a remporté les GP2 Series en 2011.

Constructeurs et écuries français champions du monde[modifier | modifier le code]

Constructeurs et écuries français vainqueurs d'une coupe du monde[modifier | modifier le code]

Note : Alpine a remporté une coupe internationale des marques en rallye en 1971 ; JB Giesse (SR1) et Waterair Sport (SR2) ont remporté un championnat international de voitures de sport en 1998 ; Oreca a remporté un championnat international GT (D2) à trois occasions sur plusieurs continents entre 1997 et 1999 ; la France, avec DAMS, a remporté l'A1 Grand Prix en 2006 ; Peugeot Sport (deux fois), Signatech (une fois) et Larbre Compétition (deux fois) ont remporté une coupe intercontinentale entre 2010 et 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de l'automobile - Pierre Souvestre - Collection XIX
  2. Le premier Tour de France automobile - Le Matin, supplément illustré du 3 septembre 1899
  3. Courses françaises organisées de 1894 à 1902.
  4. (en) 1901 Mercedes 35 HP - HowStuffWorks
  5. "Très Sport" numéro 40, du 1er août 1925.
  6. De 2009 à 2018, le Grand Prix n'est pas organisé.
  7. (en-US) « HOME », sur Qatar Airways Paris E-Prix (consulté le 6 avril 2018)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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