Speedwell

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Le Speedwell
Image illustrative de l’article Speedwell
L’embarquement des Pères pèlerins peint par Robert W. Weir (1844). Le nom de Speedwell apparaît au sol.
Type Pinasse
Fonction Navire marchand
Caractéristiques techniques
Tonnage 60

Le Speedwell est un vaisseau marchand de 60 tonneaux du XVIIe siècle qui partit de Londres jusqu'à Plymouth, en Angleterre, avec le Mayflower. Les passagers de ce dernier furent à l'origine de la fondation de la colonie de Plymouth, dans le Massachusetts.

En 1620, il transportait des dissidents religieux anglais, les Pilgrim fathers ou « Pères pèlerins », et d'autres Européens à la recherche d'un lieu pour pratiquer librement leur religion[1].

Le voyage[modifier | modifier le code]

Bien que l'Amérique du Nord fût déjà connue depuis près d'un siècle par les Espagnols, les Anglais ne commencèrent à la coloniser qu'en 1584 avec l'envoi de navires vers la colonie de Roanoke, la « colonie perdue ». Cette première tentative d'installation durable ayant échoué, les Anglais renvoyèrent des navires en 1606 en Virginie, alors récemment achetée à l'Espagne où ils fondèrent le fort de Jamestown (qui fut plus tard détruit par les Amérindiens, la famine, le paludisme et les rudes hivers).

Le bateau quitta Londres en , accompagné d'un autre navire, le Mayflower. Néanmoins en raison d'avaries sur la coque du Speedwell, deux escales furent faites à Southampton le puis à Dartmouth le 12 août. Finalement le Mayflower quitta Plymouth le seul[2] (6 septembre selon le calendrier julien en usage chez les pèlerins).

Onze personnes de Speedwell montèrent à bord de Mayflower, laissant 20 personnes en Angleterre, portant le total à 102 personnes qui poursuivirent le voyage. Mayflower arriva au Cap Cod le 11 novembre. Le remplaçant du Speedwell, le Fortune, arriva à la colonie de Plymouth un an plus tard, le 9 novembre 1621.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Vincent (dir.), Histoire des États-Unis, Paris, Champs Flammarion, 1997 (ISBN 2080813765), p. 14.
  2. Alain Peyrefitte, Du « miracle » en économie : leçons au Collège de France.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]