Soyouz-1 (fusée)

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Maquette du lanceur

Soyouz-1 ou Soyuz-2.1v est un lanceur léger russe dérivé de la fusée Soyouz dont le premier vol a eu lieu en décembre 2013. Cette version moins puissante abandonne l'architecture du premier étage à 4 blocs regroupés en faisceau qui donnent au Soyouz son apparence si particulière et les moteurs-fusées d'origine du 1er étage sont remplacés par un unique propulseur NK-33 développé à la fin des années 1960 pour la fusée géante soviétique N1. La Soyouz-1 est capable de placer en orbite basse une charge utile de 2,85 tonnes, ce qui la place dans la même catégorie que les lanceurs Rockot et Dnepr.

Historique[modifier | modifier le code]

L'entreprise russe TsSKB Progress de Samara, qui fabrique tous les lanceurs Soyouz, propose en 2007 de développer un lanceur léger à partir de la fusée Soyouz avec un investissement réduit. Le nouveau lanceur est développé en supprimant les accélérateurs latéraux et en remplaçant le propulseur du premier étage par le moteur-fusée NK-33, beaucoup plus performant. Celui-ci a été développé à la fin des années 1960 pour la fusée géante soviétique N1. Ce moteur est également utilisé par le lanceur américain Antares qui a effectué son premier vol en 2013. Après un test au banc d'essais réussi du NK-33, le gouvernement russe inscrit dans son budget le développement du lanceur. Le lanceur est très attendu notamment par les militaires comme solution de secours en cas de défaillance du lanceur Rokot car celui-ci rencontre des problèmes de fiabilité[1] Le premier lancement du Soyouz-1, annoncé initialement en 2009, a eu lieu le 28 décembre 2013. La fusée a été lancée depuis le cosmodrome de Plessetsk[2].

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Le lanceur a une masse totale de 157-160 tonnes (chiffre de 2010) pour une hauteur de 44 mètres. Le premier étage a un diamètre de 2,05 mètres et ne comporte pas d'accélérateurs latéraux. Il est propulsé par le moteur mono-chambre NK-33 fourni par SNTK Kouznetsov consommant un mélange kérosène/oxygène liquide. Ce moteur est fixe : le guidage du premier étage est pris en charge par un moteur-fusée RD-0110R fourni par KBKhA de Voronej. Celui-ci dispose de 4 chambres de combustion et de 4 tuyères ayant chacune 1 degré de liberté. Cette disposition permet de réaliser des mouvements de lacet, roulis et tangage. Le constructeur propose un deuxième étage de petite taille (1,74 tonnes en tout), baptisé Volga, qui est déjà utilisé sur plusieurs satellites. La coiffe d'un diamètre de 3 mètres de diamètre est identique à celle utilisée par certains lanceurs Soyouz. Pour limiter le budget de développement l'ordinateur embarqué fourni par NPO Avtomatiki à Iekaterinbourg est le modèle déjà déployé sur les Soyouz (Malakhit-3 ) malgré sa conception ancienne. Seul le paramétrage est à adapter. Le lanceur peut placer 2,85 tonnes en orbite basse depuis le cosmodrome de Baïkonour et 1,5 tonnes en orbite héliosynchrone depuis Plessetsk. Le lanceur est compatible avec les installations du pas de tir de Soyouz avec quelques aménagements[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Russia conducts successful debut launch of Soyuz-2-1v », sur Nasaspaceflight.com,‎ 28/12/2013
  2. a et b (en) « Soyouz-1 », sur Russianspaceweb.com (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Soyouz lanceur dont dérive la nouvelle fusée
  • NK-33 moteur-fusée qui propulse le premier étage

Liens externes[modifier | modifier le code]