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Souvanna Phouma

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Souvanna Phouma
ເຈົ້າສຸວັນນະພູມາ
Illustration.
Souvanna Phouma en juillet 1962.
Fonctions
Premier ministre du Royaume du Laos

(2 ans, 10 mois et 29 jours)
Monarque Sisavang Vong
Prédécesseur Phoui Sananikone
Successeur Katay Don Sasorith

(2 ans, 4 mois et 27 jours)
Monarque Savang Vatthana
Prédécesseur Katay Don Sasorith
Successeur Phoui Sananikone

(4 mois et 10 jours)
Prédécesseur Somsanith Vongkotrattana
Successeur Boun Oum Na Champassack

(13 ans, 5 mois et 9 jours)
Prédécesseur Boun Oum Na Champassack
Successeur Kaysone Phomvihane
(Président du conseil des ministres)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Luang Prabang (Laos)
Date de décès (à 82 ans)
Lieu de décès Vientiane (Laos)
Nationalité Laotienne
Parti politique Parti progressiste lao
Front neutraliste lao
Fratrie Phetsarath Rattanavongsa (frère)
Souphanouvong
(demi-frère)
Conjoint Aline Claire Allard

Image illustrative de l’article Souvanna Phouma
Chefs du gouvernement du Laos

Le prince Souvanna Phouma (Laotien : ສຸວັນນະພູມາ ; 7 octobre 1901 – 10 janvier 1984) fut le chef de la faction neutraliste et Premier ministre du Royaume du Laos à plusieurs reprises (1951-1954, 1956-1958, 1960 et 1962-1975)[1].

Souvanna Phouma était le fils de Bounkhong, dernier vice-roi de Luang Prabang, et neveu du roi Sisavang Vong. Il reçut une éducation française à Hanoï, Paris et Grenoble, où il obtint son diplôme d'architecte et d'ingénieur[2]. Il retourna dans son pays natal en 1931, épousa Aline Claire Allard, fille d'un père français et d'une mère laotienne, et entra au service des Travaux publics de l'Indochine française.

Souvanna Phouma, avec son frère, le prince Phetsarath Rattanavongsa (1891-1959) et son demi-frère, le prince Souphanouvong (1909-1995), rejoignit, vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, le mouvement Lao Issara (Laos libre), créé pour contrer l'occupation française et son gouvernement provisoire de Vientiane (1945-1946).

Lorsque les Français réoccupèrent le Laos, Souvanna s'exila à Bangkok, mais retourna au Laos en 1949, lorsque la France commença à lui accorder son autonomie.

Souvanna Phouma et son épouse eurent quatre enfants, dont Mangkra Souvanna Phouma et la princesse Moune, qui épousa Perry J. Stieglitz, attaché aux affaires culturelles de l'ambassade des États-Unis[3],[4].

Premier ministre

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En 1951, Souvanna devint Premier ministre du Laos sous la bannière du Parti national progressiste grâce à une victoire écrasante, remportant 15 des 39 sièges de l'Assemblée nationale. Il resta Premier ministre jusqu'en 1954.

Après les élections de décembre 1955, Souvanna Phouma reprit ses fonctions de Premier ministre, défendant un programme de réconciliation nationale. En août 1956, Souvanna et le Pathet Lao communiste, dirigé par son demi-frère Souphanouvong, s'accordèrent sur de vastes propositions pour un « gouvernement d'union nationale ». Des élections pour 21 sièges supplémentaires à l'Assemblée furent finalement organisées en mai 1958, les partis proches du Pathet Lao en obtenant 13. Souphanouvong entra au gouvernement comme ministre de l'Économie. Un autre dirigeant du Pathet Lao, Phoumi Vongvichit, obtint le ministère des Cultes et des Beaux-Arts.

Le prince Souvanna Phouma et le président américain John F. Kennedy en 1962

En juin 1958, Souvanna fut à nouveau contraint à la démission par les partisans de la droite. Le roi accepta la légalité du vote le lendemain en signant l'ordonnance royale n° 282, limogeant le gouvernement de Souvanna Phouma et accordant des pouvoirs provisoires au Comité révolutionnaire. L'ordonnance royale n° 283 approuva la formation d'un gouvernement provisoire par le prince Boun Oum, homme de paille de Phoui Sananikone. Il était l'un des trois princes nommés par Sisavang Vatthana pour former un gouvernement de coalition entre les partisans de la droite et le Pathet Lao, mais celui-ci s'effondra et la guerre civile laotienne éclata.

Souvanna Phouma fut élu président de l'Assemblée nationale de mai 1960 à août 1960 à la suite des élections de 1960[1].

Après la fin de la guerre civile, il devient conseiller du nouveau gouvernement de la RDP lao et meurt à Vientiane en 1984[5].

Bibliographie

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  • Laos - Autopsie d'une monarchie assassinée, Mangkra Souvanna-Phouma, L'Harmattan, 2010.

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou intégralement issu de l'article anglophone intitulé "Souvanna Phouma"

  1. a et b Martin Stuart-Fox, Historical dictionary of Laos, the Scarecrow press, coll. « Historical dictionaries of Asia, Oceania, and the Middle East », (ISBN 978-0-8108-5624-0)
  2. (en) « SOUVANNA PHOUMA DIES IN LAOS; SERVED AS PREMIER FOR MANY YEARS (Published 1984) », New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. (en) « Princess Souvanna Phouma Dies; Divorced Wife of Ex‐Laotian Chief (Published 1977) », New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. (en-US) « Milestones: Nov. 1, 1968 », TIME.com,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  5. (en) « Souvanna Phouma | Lao leader, Neutralist, Peace Negotiator | Britannica », sur www.britannica.com (consulté le )

Liens externes

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