Sous l'abri de ta miséricorde

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Sub Tuum Praesidium ou en français : Sous l'abri de ta miséricorde est une prière catholique dédiée à la Vierge Marie. C'est la plus ancienne prière adressée à Notre-Dame (si l'on excepte le Magnificat qui est mis dans la bouche de Marie dans l'Evangile de Luc). Son texte fut retrouvé sur un papyrus égyptien écrit en grec et daté du IVe siècle[1] ; on peut trouver écho aux paroles de cette hymne dans Cantique des cantiques 6,10, Esther 5,2-3 et Esther 9,22.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'antienne a été employée dans la liturgie copte de Noël. Elle est aussi connue des rites byzantin, ambrosien & romain.

Dans le rite byzantin, elle constitue la dernière hymne de l'office de vêpres en Carême. Dans la tradition russe, elle est aussi chantée à dévotion très souvent hors du Carême, avec l'invocation «Пресвѧтаѧ Богородице спаси насъ» ("Très-Sainte Mère de Dieu, sauve nous") ajoutée à la fin. Parmi les mises en musique, celle de Dimitri Bortnianski est la plus en faveur.

Dans le rite ambrosien, elle est chantée comme 19e antienne de la procession de la fête de la Purification de la Sainte Vierge le 2 février, procession qui comporte également d'autres antiennes d'origine grecque. Le texte ambrosien est une traduction en latin différente de celle du rite romain : "Sub tuam misericórdiam confúgimus, Dei Génitrix : ut nostram deprecatiónem ne indúcas in tentatiónem, sed de perículo líbera nos, sola casta, et benedícta." La 20e antienne de la même procession qui suit comporte du reste un texte assez similaire : "Sub tuam protectiónem confúgimus, ubi infírmi suscepérunt virtútem, et propter hoc tibi psállimus, Dei Génitrix vera."

Dans le rite romain, elle est employée comme antienne au Nunc Dimittis des complies du Petit Office de la Sainte Vierge. Elle fut introduite dans l'office divin à l'époque médiévale. Parfois elle est priée avec les Litanies à la Sainte Vierge comme dans la procession du vœu de Louis XIII au propre du diocèse de Paris. Du reste, dans l'ancien rite parisien, elle était aussi une antienne à dévotion pouvant se chanter à la fin des Complies après la Pentecôte. Parmi les compositeurs l'ayant mise en musique, on pourra citer celle de Marc-Antoine Charpentier, et les 10 versions de Jan Dismas Zelenka ZWV 157. Comme la plupart des prières adressées à la Sainte Vierge, une indulgence partielle est accordée au fidèle qui la récite pieusement.

Sub Tuum Praesidium est également la devise du diocèse de Mont-Laurier.

Texte de la prière[modifier | modifier le code]

Texte latin Texte français
Sub tuum praesidium confugimus, Sous l'abri de ta miséricorde,
sancta Dei Genitrix. nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.
Nostras deprecationes ne despicias Ne méprise pas nos prières
in necessitatibus, quand nous sommes dans l'épreuve,
sed a periculis cunctis mais de tous les dangers
libera nos semper, délivre-nous toujours,
Virgo gloriosa et benedicta. Vierge glorieuse et bénie.
Amen. Amen.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Leuven Database of Ancient Books, P. Ryl. Gr. 3 470 propose une date entre 450 et 800; The University of Manchester Library website, Christian Prayer date le papyrus du IIIe ou du IVe siècle. Sur la date du papyrus voir aussi Hans Förster, « Die älteste marianische Antiphon - eine Fehldatierung? Überlegungen zum “ ältesten Beleg ” des Sub tuum praesidium », Journal of Coptic Studies 7 (2005), pp. 99-109.

Voir aussi[modifier | modifier le code]