Source Code

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Source Code
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Titre québécois Code source
Titre original Source Code
Réalisation Duncan Jones
Scénario Ben Ripley
Acteurs principaux
Sociétés de production The Mark Gordon Company, Vendôme Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction, thriller
Durée 93 minutes
Sortie 2011

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Source Code ou Code source au Québec est un film américain réalisé par Duncan Jones et sorti le 20 avril 2011 en France.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans un train à destination de Chicago, Colter Stevens sursaute brusquement. La passagère qui lui fait face continue à discuter avec lui, le ton de sa conversation laissant penser qu’elle lui est familière. Pourtant, Stevens ne la reconnaît pas. Il est désorienté : ses derniers souvenirs remontent à une mission de reconnaissance aérienne en Afghanistan, où il était capitaine dans l’US Air Force. Comment s’est-il retrouvé à cet endroit, à ce moment ? Son premier réflexe est de trouver des repères dans cet environnement étranger mais sa confusion va croissant. Son propre reflet dans le miroir est celui d’un inconnu ; la carte d’identité qu’il trouve dans son portefeuille est celle d’un certain Sean Fentress ; sa compagne de voyage (Christina Warren), de plus en plus interloquée par son comportement, l’appelle également « Sean ». Huit minutes après que Stevens a émergé du néant, une déflagration embrase le train ainsi qu’un convoi de marchandises roulant sur une voie parallèle.

Le militaire reprend connaissance dans une capsule métallique, seul, entouré d’appareillages électroniques. Une fois son malaise initial dissipé, il apprend par les personnes qui lui apparaissent sur un écran qu’il fait partie du programme expérimental « Code Source ». Il s’agit de lui faire revivre les derniers instants d’un sujet grâce aux huit minutes de mémoire rémanente qui subsistent post mortem. Dans le cas présent, Colter Stevens a été « projeté » dans le corps de Sean Fentress, victime avec les autres passagers d’un attentat terroriste qui n’était que le prélude à un autre de plus grande envergure au centre de Chicago. Sa tâche consiste à exploiter au mieux ce court laps de temps pour découvrir qui est le poseur de bombe et empêcher le deuxième attentat. Colleen Goodwin, une femme officier, est sa principale interlocutrice et lui donne des conseils pour mener à bien sa mission.

Inlassablement, les responsables du projet le renvoient revivre les mêmes événements. À chaque incursion en arrière, Stevens explore de nouvelles pistes. Malgré l’insistance de ses interlocuteurs pour qu’il se concentre sur son objectif premier, en dépit de leur affirmation qu’il ne peut changer le passé, il essaie d’empêcher le dénouement fatidique. Le docteur Rutledge, le supérieur de Colleen, finit par lui dire qu'il est artificiellement maintenu en vie (après un accident d'hélicoptère en Afghanistan) et que la capsule métallique n'est qu'une projection de son esprit. Stevens demande alors à être débranché s'il réussit sa mission ; Rutledge accepte. Après plusieurs tentatives, il finit par identifier le terroriste : Derek Frost. Il donne également le numéro d'immatriculation de la camionnette de location aux responsables du projet. Cela permet d'arrêter le terroriste et d'empêcher le deuxième attentat.

Le docteur Rutledge refuse de tuer Stevens car il pourrait aider l'armée à déjouer d'autres attentats. Il demande alors à Colleen d'effacer la mémoire de Stevens pour qu'ils puissent le réutiliser. Colleen, qui s'est attachée à Stevens, décide de désobéir à Rutledge. Stevens lui demande de le renvoyer une dernière fois dans le train puis de le débrancher au bout des huit minutes car il est persuadé qu'il peut modifier le passé. Stevens en profite pour appeler son père (qui ne le reconnait pas car il a la voix de Sean Fentress), envoie un sms, arrête le terroriste et prévient la police qu'il a déjoué un attentat. Au bout des huit minutes, Colleen le débranche mais Stevens continue à vivre dans une réalité parallèle. Dans cette réalité, Colleen reçoit un sms de Stevens qui lui explique que le Code Source permet de créer de nouveaux univers. Il lui annonce aussi qu'il vient de déjouer un attentat de Derek Frost (ce que le docteur Rutledge de cette réalité lui confirme peu après) ; il lui demande aussi de prendre soin de son alter ego qui est dans le laboratoire. Finalement, il finit par vivre une nouvelle vie avec Christina Warren et passe sous le Cloud Gate avec elle. Cette sculpture est une métaphore des réalités parallèles qui coexistent dans la physique quantique.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : Version française (V. F.) sur Voxofilm[1] et Version québécoise (V. Q.)

Production[modifier | modifier le code]

  • Le concept Source Code est né de l'imagination du scénariste Ben Ripley. Ce dernier a soumis son idée de voyage dans le temps à court terme au producteur Mark Gordon, qui a tout de suite été enthousiasmé par l'originalité de l'histoire. Le projet a donc été mis en chantier, et le scénario développé pendant plusieurs mois. « C’est très rare de tomber sur un projet qui, à la fois, soit original et qui ait un potentiel commercial », explique le producteur Philippe Rousselet, qui s'est également rattaché à l'entreprise. Une fois le scénario bouclé, l'acteur Jake Gyllenhaal (choisi pour interpréter le rôle principal) a tout de suite proposé aux producteurs de confier le projet au réalisateur Duncan Jones, après avoir été très impressionné par Moon, le premier long métrage du cinéaste.
  • Le tournage s'est déroulé du 1er mars au 29 avril 2010 principalement à Chicago (États-Unis) ainsi qu'à Montréal (Canada).
  • Le train, qui est probablement le lieu le plus important de Source Code, a posé un réel problème à l'équipe du film. Après avoir envisagé plusieurs modèles de trains déjà existants, les décorateurs ont finalement décidé d'en construire un de toutes pièces, qui corresponde exactement au style qu'ils recherchaient et qui soit aussi facilement démontable. « C’est comme un jeu de Lego. Ce décor est totalement escamotable, si bien qu’on peut vraiment tourner de n’importe quel axe. Toutes les proportions — longueur, hauteur, largeur — ont été parfaitement adaptées à nos besoins », explique le chef décorateur Barry Chusid. Le train achevé a ainsi été placé sur un cadran, en studio, et entouré par des écrans verts.
  • Le film a été présenté au festival américain South by Southwest le .

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le synopsis du film est semblable au roman français Le Temps incertain (Michel Jeury, 1973) où le personnage principal projette sa conscience dans celle d'un autre personnage pour revivre en boucle la fin de vie de ce dernier afin d'enquêter sur une conspiration criminelle. Ce roman adopte cependant le point de vue de la victime, dont la conscience subsiste et finira par s'évader de cette boucle temporelle, avec la complicité du psychronaute (l'enquêteur).

Box-office et critique[modifier | modifier le code]

  • Le film a reçu la plupart du temps de bonnes critiques. En France, d'après AlloCiné, le film obtient la moyenne de 3,3/5 au niveau des critiques de la presse et 3,7/5 au niveau des critiques des spectateurs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]