Soufflenheim

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Soufflenheim
Maisons à colombages et vignesà flanc de terrasse.
Maisons à colombages et vignes
à flanc de terrasse.
Blason de Soufflenheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Haguenau-Wissembourg
Canton Bischwiller
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Rhénan
Maire
Mandat
Camille Scheydecker
2014-2020
Code postal 67620
Code commune 67472
Démographie
Gentilé Soufflenheimois(es)
Population
municipale
4 945 hab. (2014)
Densité 373 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 50″ nord, 7° 57′ 50″ est
Altitude Min. 116 m – Max. 138 m
Superficie 13,24 km2
Localisation

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Soufflenheim
Liens
Site web http://www.mairie-soufflenheim.fr

Soufflenheim (en alsacien « Süfflum », anciennement Sufflenheim)[1] est une commune française située dans le département du Bas-Rhin en région Grand Est, réputée pour son artisanat de poterie vernissée et la fabrication de produits réfractaires. L'argile y serait extraite et travaillée depuis l'âge du bronze, mais c'est seulement « au XIIe siècle que l'empereur germanique Frédéric Barberousse attribue aux résidents le droit perpétuel de tirer la glaise de la forêt de Haguenau »[2]. On l'appelle aussi la cité des Potiers ou Töpferstadt en alsacien.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Ses habitants sont appelés les Soufflenheimoises et Soufflenheimois.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les terminaisons en « heim » désignent des fondations franques, donc postérieures aux premiers villages créés par les Alamans. « heim » signifie hameau en français ou rassemblement de maisons, qui vient de l’alémanique « hüs », qui a donné « haus », la maison en allemand.

Anciennement Sufflenheim d'après la carte de Cassini.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'agglomération de Soufflenheim est située en plaine d'Alsace sur le rebord d'une terrasse marquant la limite du lit majeur du Rhin. Le choix de cet emplacement permettait de mettre le village à l'abri des inondations de la plaine rhénane. Ce risque n'est plus d'actualité depuis la canalisation du fleuve. Soufflenheim est entourée de l'ouest au nord-est par l'épaisse forêt de Haguenau. Deux rivières traversent le village : l'Eberbach et le Fallgraben.

Histoire[modifier | modifier le code]

Soufflenheim est célèbre dès l'Antiquité pour la terre argileuse qu'on y extrait et qui sert à façonner des poteries.

Atelier de poterie.

Les premières traces d'activité remontent à 200 av. J.-C., mais l'existence de potiers dans le village n'est signalée qu'à partir de 1142, époque à laquelle Soufflenheim fait partie (avec le reste de l'Alsace) du Saint-Empire romain germanique. Le développement de la poterie est encouragé par l'empereur Frédéric Barberousse qui accorde à la guilde locale des potiers le privilège d'extraire gratuitement la glaise de la forêt de Haguenau.

Aujourd'hui, le village compte encore près d'une vingtaine d'artisans et produit des ustensiles surtout destinés à la cuisson de recettes traditionnelles alsaciennes (coq au riesling, baeckeoffe, kougelhopf), les terrines et moules de Soufflenheim.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Soufflenheim Blason De gueules à saint Michel Archange terrassant le dragon, armé de sa lance, le tout d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Archéologie[modifier | modifier le code]

Une tombe princière, découverte en 1950 au sud-est du village, date probablement de la deuxième partie du Ve siècle av. J.-C.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Soufflenheim.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1658 1667 Hans Heinrich Schaeffer    
1668 1671 Lorenz Schaeffer    
1672 1673  ?    
1674 1699 Hans Jacob Schaeffer    
1700 1728 Adam Schaeffer    
1729 1736 Jacob Schaeffer    
1737 1744 Philipp Kiefer    
1744 1744 Antoni Jaeck    
1745 1757 Andreas Vogele    
1758 1763 Ignatius Fridmann    
1764 1784 Anton Kieffer    
1785 1789 Michael Kieffer    
1790 1792 Lorentz Haberkorn    
1793 1799  ?    
1800 1809 Antoine Messner der Ältere    
1809 1831 Antoine Messner der Junge    
1831 1837 Joseph Messner    
1837 1840 Martin Helmer    
1840 1848 Joseph Messner    
1848 1855 M. Brotschy    
1855 1860 André Friedmann    
1860 1877 Ferdinand Uhrig    
1877 1886 Jacob Burger    
1886 1892 Johann Elchinger    
1892 1892 Aloïs Messner    
1892 1896 Johann Elchinger    
1896 1902 Dr Alexandre Schlechter    
1902 1917 Philippe Lehmann    
1917 1918 H. Van Thiel    
1918 1919 J. Haaser    
1919 1928 Alexandre Uhrig    
1928 1930 Antoine Strack    
1930 1937 Émile Ott    
1937 1938 Ferdinand Jaeck    
1938 1940 Louis Schlosser    
1940 1945 Charles Peter[3]    
1945 1965 Louis Schlosser    
1965 1983 Aloïse Scheydecker    
1983 1995 Jean-Pierre Meyer    
1995 2001 Gérald Franck    
2001 en cours Camille Scheydecker[4] UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 945 habitants, en augmentation de 1,73 % par rapport à 2009 (Bas-Rhin : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 110 1 549 1 923 2 637 2 982 2 964 2 886 3 048 3 080
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 627 2 883 3 038 2 954 3 014 3 101 3 158 3 148 3 240
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 082 3 261 3 162 3 244 3 287 3 291 3 471 3 374 3 622
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
3 868 4 027 4 281 4 462 4 269 4 400 4 570 4 918 4 945
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Deux écoles maternelles :
    • École maternelle Charles-Perrault,
    • École maternelle Jacques-Prévert ;
  • Une école élémentaire :
    • École élémentaire Louis-Cazeaux ;
  • Un collège :
    • Collège Albert-Camus.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Michel[modifier | modifier le code]

L’office du tourisme, au pied de l'église.

L´église paroissiale de style néo-classique a été érigée entre 1826 et 1830 par l'architecte François Reiner. Elle fut consacrée le . L'ancienne église se situait sur l'Oelberg à côté du presbytère et ne fut détruite qu'après la construction de la nouvelle. L'église a été sévèrement endommagée en 1943 lors d'un bombardement aérien allié qui visait une batterie de DCA allemande à l'est du village (destruction du plafond et des peintures murales).

La Sainte Cène[modifier | modifier le code]

La Sainte Cène.

Sur l'Oelberg, des personnages grandeur nature reproduisent le célèbre tableau de Léonard de Vinci, La Cène. En terre chamottée, ils ont été réalisés en 1932 par Léon et Fernand Elchinger, ainsi que Charles Burger. Les travaux de rénovation entrepris avec l'Association Paul-Messner se sont achevés en 2005.

L'Oelberg[modifier | modifier le code]

L'Oelberg (le mont des Oliviers) est un ancien cimetière fortifié où était érigée une église jusqu'en 1831. Depuis 1959, le monument aux morts de la commune durant les deux guerres mondiales est adossé au mur. Le mur de soutènement est composé de blocs de grès dont certains portent des signes taillés dans la pierre. En 2008, des travaux massifs de réhabilitation du mur de soutènement ont permis la découverte de tombes plus anciennes.

Autres bâtiments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Événements[modifier | modifier le code]

Fête de la poterie[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, la Fête de la poterie a lieu tous les premiers dimanches de septembre des années impaires, de 9 h à 18 h.

Au programme : portes ouvertes dans les ateliers de poterie, stands de poteries artisanales locales et d'autres régions de France, stands d'artisanats divers. Animations folkloriques et musicales sur podium, buvettes et restauration.

Sainte-Lucie[modifier | modifier le code]

Les potiers de Soufflenheim mettent à l’honneur sainte Lucie, dont la sainteté, associée à la lumière, est masquée derrière le Christkindel.

Au programme : animations dans leurs ateliers, chemins lumineux à l’intérieur et à l’extérieur de leurs boutiques, grand bûcher à l’Oelberg avec animations musicales et lâcher de lanternes célestes, balades en autocar ancien, jeu de piste, balades nocturnes aux lampions, etc.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Direction régionale des affaires culturelles d'Alsace, La Céramique de Soufflenheim : cent cinquante ans de production en Alsace 1800-1950, Éd. Lieux Dits, Lyon, 2003, 112 p. (ISBN 2-914528-05-1)
  • Crédit mutuel Pays de la céramique, Soufflenheim : le pays de la céramique, Éd. Coprur, Strasbourg, 2006, 494 p. (ISBN 2-84208-158-7)
  • Jean-Louis Ernewein-Haas, La Poterie à Soufflenheim, Éditions SAEP, Ingersheim, 1982, 48 p.
  • Hans Haug, « L'industrie de la poterie à Soufflenheim », in Images du Musée Alsacien à Strasbourg, 1910, n° 3, p. 1-4
  • Jacky Jund, Étude minéralogique et technique des céramiques de l'Alsace du Nord : terre cuite vernisée de Soufflenheim et grès au sel de Betschdorf, université Louis-Pasteur, Strasbourg, 1979, 280 p. (thèse de 3e cycle)
  • (de) Catherine Mahon et Claudine Martz, Elsaessiche Tonwaren : Betschdorf, Soufflenheim (traduction Gudrun Folca), Dernières Nouvelles d'Alsace, Strasbourg, 1988, 39 p. (ISBN 2-7165-0112-2)
  • Office de tourisme, Soufflenheim : terre de potiers, Carré blanc, Strasbourg, 1998, 223 p.
  • Octavie Roll, Le Système phonétique et phonologique du parler de Soufflenheim (Bas-Rhin), Strasbourg, 1968 (thèse)
  • (de) Lutz Röhrich et Gerraud Meinel, Töpferei im Elsass dargestellt am Beispiel von zwei Familienbetriben in Oberbetschdorf und Soufflenheim, Konkordia, Bühl, 1975, 88 p.
  • Lucien Sittler et Frédéric Geissert, Soufflenheim : une cité à la recherche de son histoire, Société d'histoire et d'archéologie du Ried nord, Drusenheim, 1987, 296 p.
  • Soufflenheim : la cité des potiers, mairie, Soufflenheim, 1977
  • Jean-Luc Syren et Valérie Walter, Cuisiner avec la poterie de Soufflenheim, Éd. SAEP, Ingersheim, 2004, 79 p. (ISBN 2-7372-4610-5)
  • (fr)(de) Claude Vigée, Soufflenheim : Poèmes/Gedichte : édition bilingue traduction Lutz Stehl, Adrien Finck, Maryse Staiber), Wunderhorn, Heidelberg, 1996, 130 p. (ISBN 3-88423-110-3)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]