Souesmes

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Souesmes
Souesmes
Église Saint-Julien et monument aux morts.
Blason de Souesmes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Romorantin-Lanthenay
Intercommunalité Communauté de communes La Sologne des rivières
Maire
Mandat
Jean-Michel Dezelu
2020-2026
Code postal 41300
Code commune 41249
Démographie
Gentilé Souesmois[1]
Population
municipale
1 059 hab. (2017 en diminution de 5,45 % par rapport à 2012)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 27′ 34″ nord, 2° 10′ 48″ est
Altitude Min. 105 m
Max. 158 m
Superficie 99,5 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Sologne
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Souesmes est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

Localisée à l'est du département, la commune fait partie de la petite région agricole « la Grande Sologne », vaste étendue de bois, de bois et de prés aux récoltes médiocres. Avec une superficie de 9 950 ha en 2017, la commune fait partie des 2 communes les plus étendues du département.

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Plusieurs espaces naturels d'intérêt sont présents sur la commune : un site natura 2000 et huit zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 59 en 1988, à 0 en 2000, puis à 0 en 2010.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un bâtiment porté à l'inventaire des monuments historiques : le château de Souesmes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Souesmes se trouve à l'est du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole de la Grande Sologne[2],[3]. À vol d'oiseau, elle se situe à 65,6 km de Blois[4], préfecture du département, à 34,3 km de Romorantin-Lanthenay[5], sous-préfecture, et à 10,2 km de Salbris, chef-lieu du canton de la Sologne dont dépend la commune depuis 2015[6]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Salbris[7].

Les communes les plus proches sont[8] : Pierrefitte-sur-Sauldre (6,5 km), Ménétréol-sur-Sauldre (9,7 km)(18), Salbris (10,2 km), Sainte-Montaine (11,1 km)(18), Nançay (12,1 km)(18), Brinon-sur-Sauldre (13,3 km)(18), Nouan-le-Fuzelier (13,8 km), Clémont (15,5 km)(18) et Presly (15,6 km) (18).

Dans le département de Loir-et-Cher, la ville de Souesmes se situe à 200 km de Paris, en Sologne. Elle est limitée au nord par la grande Sauldre, rivière la séparant de Pierrefitte-sur-Sauldre et par la frontière entre les départements du Cher et du Loir-et-Cher, au Nord-Est.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est drainée par la Sauldre (3,115 km), la Petite Sauldre (16,803 km), le Naon (3,892 km), la Boute Morte (14,254 km), le Coussin (4,311 km), le Montant (9,666 km) le Marais et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 125,46 km de longueur totale[9].

La Sauldre traverse la commune du nord-est vers le sud-ouest. D'une longueur totale de 183,1 km, il prend sa source dans la commune de Humbligny (18) et se jette dans le Cher à Selles-sur-Cher (41), après avoir traversé 29 communes[10].

Le Petite Sauldre traverse la commune du nord-est vers le sud-ouest. D'une longueur totale de 19,8 km, elle prend sa source dans la commune de Pierrefitte-sur-sauldre (41) et se jette dans la Sauldre à La Ferté-Imbault (41), après avoir traversé 4 communes[11].

Le Naon traverse la commune d'est en ouest. D'une longueur totale de 33,6 km, il prend sa source dans la commune de Ménétréol-sur-Sauldre (18) et se jette dans la Sauldre à Selles-Saint-Denis (41), après avoir traversé 6 communes[12].

La Boute Morte, d'une longueur totale de 16,2 km, prend sa source dans la commune de Ménétréol-sur-sauldre et se jette dans la Petite Sauldre à Souesmes, après avoir traversé 2 communes[13].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5 °C : 3,6 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,6 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,4 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 745 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 11 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,3 j

La commune bénéficie d'un climat « océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climat de la France définie en 2010. Ce type affecte l'ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, et en particulier la plus grande partie du département de Loir-et-Cher. Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires et les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l'ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée[14].

Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir cette typologie comportent 6 variables pour les températures et 8 pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[14]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État membre. Les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l'état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[15]. Une partie du territoire communal est incluse dans le site Natura 2000[16] : la « Sologne », d'une superficie de 346 184 ha[17].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire. Le territoire communal de Souesmes comprend huit ZNIEFF[18] :

  • le « Bas-marais acide des Foltiers » (1,46 ha)[19] ;
  • les « Étang et Chemins des Foltiers » (6,65 ha)[20] ;
  • les « Étangs des Vallées et de la Boute » (11,18 ha)[21] ;
  • les « Étangs et landes de la Bardellière » (72,57 ha)[22] ;
  • la « Lande sèche de Vernon » (1,69 ha)[23] ;
  • les « Landes sèches et Landes tourbeuses du Village » (106,59 ha)[24] ;
  • les « Prairies de la Motte » (13,46 ha)[25] ;
  • les « Prairies, landes et tourbières du Simouet » (285,93 ha)[26] ;

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Souesmes est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 3],[27],[28]. La commune est en outre hors attraction des villes[29],[30].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (96,8 %). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover millésimée 2012 est la suivante : terres arables (11,6 %), cultures permanentes (0,6 %), zones agricoles hétérogènes (15,4 %), prairies (3,5 %), forêts (65,2 %), milieux à végétation arbustive ou herbacée (0,7 %), zones urbanisées (1 %), espaces verts artificialisés non agricoles (0,5 %), zones industrielles et commerciales et réseaux de communication (1,7 %), eaux continentales (0,5 %)[9].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT de Grande Sologne, prescrit en [31].

En matière de planification, la commune disposait en 2017 d'un plan local d'urbanisme en révision[32].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Souesmes en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (18,2 %) supérieure à celle du département (18 %) et à celle de la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 79,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (78,5 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.

Le logement à Souesmes en 2016.
Souesmes[33] Loir-et-Cher[34] France entière[35]
Résidences principales (en %) 66,3 74,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 18,2 18 9,6
Logements vacants (en %) 15,5 7,5 8,1

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Souesmes est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement de la Sauldre), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible) Il est également exposé à un risque technologique : le transport de matières dangereuses[36],[37].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zones inondables de la commune de Souesmes.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[36]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[38]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[39].

Les crues de la Sauldre sont bien moins importantes que celles de la Loire, du Cher ou du Loir mais peuvent causer des dégâts aux enjeux exposés. Les crues historiques sont celles de 1770 (7 victimes) et de 1910 (3,30 m à Romorantin-Lanthenay au Bourgeau). Le débit maximal historique est de 280 m3/s et caractérise une crue de retour centennal[40]. Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) de la Sauldre[41].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de marchandises dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une canalisation de transport de gaz. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d'avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu'à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d'urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[42].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sissima en 634[43] ; Sesmo vico ; Segimo vico (monnaie mérovingienne) ; Seisma au XIe siècle ; Soysma ; Soamme ; Soisma en 1216 (Archives Départementales du Cher-10 G 12) ; Soyma en 1229 (Archives Départementales du Cher-10 G 12) ; In parrochia de Soemio en (Cartulaire du Lieu Notre-Dame, charte 45, p. 39) ; In parrochia de Soemio en (cartulaire du Lieu Notre-Dame, charte 44, p. 36) ; In parochia de Soemio, Aurelianensis dyocesis en (cartulaire du Lieu Notre-Dame, charte 82, p. 58) ; Apud Soema en 1253 (A.D. 18-10 G 12) ; Soyma en 1259 (Archives Départementales du Cher-10 G 12) ; Avia de Muro ducenti apud Soemium, le (cartulaire du Lieu Notre-Dame, p. 111) ; Soisma en 1285 (Archives Départementales du Cher-10 G 12) ; Soisma, Soysma, Soema en 1444 (A.D. 18-10 G 12) ; Soesme en (Archives Nationales-JJ 187, n° 112, fol. 59 v°) ; Soesmes en Sologne en (A.N.-JJ 195, n° 1571, fol. 384 v°) ; Souesmes en 1740 (B. M. d'Orléans, Ms 995, fol. 238) ; Soesme, le 5 vendémiaire an 9 (application de la loi du 8 pluviôse an 9).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité remonte sans doute à un type toponymique gaulois (celtique continental) *Segisama semblable au lieu Segisama (Espagne) et à la rivière Seymaz (Suisse), cités par Xavier Delamarre[44]. Il s'agit d'un superlatif absolu à partir du radical sego- « victoire, force », suivi du suffixe superlatif -[i]sama, d'où le sens global de « la très forte »[45] ou « la plus forte ». Cette formation toponymique est comparable à Ouessant, anciennement Uxisama, sur uxi- « au-dessus », c'est-à-dire « la plus haute »[46].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu est occupé aux temps préhistorique et gallo-romain. Souesmes se trouve sur la voie romaine d'Avaricum (Bourges) à Cenabum (Orléans).

Au début du VIIe siècle, le lieudit appartient à la Saint-Étienne à qui il fournit les luminaires. En 634, huitième année du règne de Dagobert Ier saint Pallade d'Auxerre, qui fonde le prieuré Saint-Julien d'Auxerre, attribue au nouvel établissement un tiers de la terre de Souesmes[47]. Le lieudit de 634 représente l'actuelle commune de Souesmes, à cause de la mention de Ecclesiae Sancti Stepani, la cathédrale Saint-Étienne de Bourges. L'église est par la suite rattachée au chapitre Saint-Taurin de La Ferté-Imbault.

L'arrêt du Parlement de Paris du fait passer la paroisse de Souesmes du bailliage royal d'Issoudun à celui de Blois. Réuni au comté de Blois en 1451, Souesmes entre dans le domaine royal en 1498 sous Louis XII.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le maquis de Souesmes est notamment le théâtre de combats sanglants le entre les résistants et les Allemands[48].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Souesmes est membre de la Communauté de communes de la Sologne des rivières, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le [49].

Elle est rattachée sur le plan administratif à l'arrondissement de Romorantin-Lanthenay, au département de Loir-et-Cher et à la région Centre-Val de Loire[7], en tant que circonscriptions administratives[7]. Sur le plan électoral, elle est rattachée au canton de la Sologne depuis 2015 pour l'élection des conseillers départementaux[50] et à la deuxième circonscription de Loir-et-Cher pour les élections législatives[51].

Politique et administration municipale[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Souesmes, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel plurinominal avec prime majoritaire[52]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges au conseil municipal est de 15. Le maire, à la fois agent de l'État et exécutif de la commune en tant que collectivité territoriale, est élu par le conseil municipal au scrutin secret lors de la première réunion du conseil suivant les élections municipales, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil[53].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1870 1878 Ernest Rossignol de La Ronde   Rentier
Les données manquantes sont à compléter.
1925 1929 Léon Rossignol de La Ronde   Rentier
Les données manquantes sont à compléter.
1960   M Bouchayer    
1969 1977 André Jouslin    
1977 1995 Alain Rabillon    
1995 En cours Jean-Michel Dezelu[54],[55]   Ancien cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[56]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[57].

En 2017, la commune comptait 1 059 habitants[Note 4], en diminution de 5,45 % par rapport à 2012 (Loir-et-Cher : +0,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9698838489019661 0731 0651 0781 080
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0871 0671 1661 1951 2741 3201 3681 4671 471
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4931 5121 4881 3931 3601 3091 2311 2681 115
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 0941 1251 0601 1221 1351 1151 1141 1141 120
2017 - - - - - - - -
1 059--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[58] puis Insee à partir de 2006[59].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (37,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,6 % d'hommes (0 à 14 ans = 10,1 %, 15 à 29 ans = 11,8 %, 30 à 44 ans = 18,8 %, 45 à 59 ans = 24,2 %, plus de 60 ans = 35 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 12,7 %, 15 à 29 ans = 10,3 %, 30 à 44 ans = 14,1 %, 45 à 59 ans = 22,6 %, plus de 60 ans = 40,3 %).
Pyramide des âges à Souesmes en 2007 en pourcentage[60]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,8 
10,1 
75 à 89 ans
13,2 
24,4 
60 à 74 ans
25,3 
24,2 
45 à 59 ans
22,6 
18,8 
30 à 44 ans
14,1 
11,8 
15 à 29 ans
10,3 
10,1 
0 à 14 ans
12,7 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[61]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Souesmes est située dans l'académie d'Orléans-Tours. La commune dispose d'une école élémentaire publique, l'école Monique-Alory[62].

Économie[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Souesmes selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[63] :

Établissements actifs par secteur d'activité au .
total % com (% dep[64]) 0 salarié 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 salariés ou plus
Ensemble 80 100,0 (100) 55 25 0 0 0
Agriculture, sylviculture et pêche 7 8,8 (11,8) 6 1 0 0 0
Industrie 3 3,8 (6,5) 1 2 0 0 0
Construction 14 17,5 (10,3) 8 6 0 0 0
Commerce, transports, services divers 49 61,3 (57,9) 36 13 0 0 0
dont commerce et réparation automobile 13 16,3 (17,5) 11 2 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 7 8,8 (13,5) 4 3 0 0 0
Champ : ensemble des activités.

Le secteur du commerce, transports et services divers est prépondérant sur la commune (49 entreprises sur 80). Sur les 80 entreprises implantées à Souesmes en 2016, 55 ne font appel à aucun salarié et 25 comptent 1 à 9 salariés.

Au , la commune est classée en zone de revitalisation rurale (ZRR), un dispositif visant à aider le développement des territoires ruraux principalement à travers des mesures fiscales et sociales. Des mesures spécifiques en faveur du développement économique s'y appliquent également[65].

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[66]. Le département a perdu près d'un quart de ses exploitations en 10 ans, entre 2000 et 2010 (c'est le département de la région Centre-Val de Loire qui en compte le moins)[67]. Cette tendance se retrouve également au niveau de la commune où le nombre d'exploitations est passé de 35 en 1988 à 1 en 2000 puis à 2 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 20 ha en 1988 à 15 ha en 2010[66]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Souesmes, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l'agriculture à Souesmes (41) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[66]
Nombre d'exploitations (u) 35 1 2
Travail (UTA) 23 0 3
Surface agricole utilisée (ha) 690 0 30
Cultures[68]
Terres labourables (ha) 627 0 s
Céréales (ha) 463 s
dont blé tendre (ha) 0
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 78 s
Tournesol (ha) s s
Colza et navette (ha) 0
Élevage[66]
Cheptel (UGBTA[Note 5]) 6 0 0

Produits labellisés[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est intégré aux aires de productions de divers produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : le vin Val-de-loire[69], les volailles de l’Orléanais[70] et les volailles du Berry[71],[72].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

169 odonymes recensés à Souesmes
au
Allée Avenue Bld Chemin Clos Impasse Mail Passage Place Pont Route Rue Ruelle Voie Autres Total
6 [N 1] 4 [N 2] 0 4 [N 3] 0 5 [N 4] 0 0 0 0 7 [N 5] 44 0 0 99 [N 6] 169
Notes « N »
  1. Allée des Bouleaux, Allée des Faucons, Allée des Genêts, Allée des Houx, Allée des Sorbiers et Allée des Thuyas.
  2. Avenue des Acacias, Avenue de la Gare, Avenue du 11-Novembre et Avenue du 17-Juin-1944.
  3. Chemin de Montchauveux, Chemin du Gué de Launay, Chemin du Gué des Gatz et Chemin du Puet.
  4. Impasse de la Ferme, Impasse de la Motte, Impasse des Plaines, Impasse du Ba et Impasse du Bourg Neuf.
  5. Route d'Aubigny, Route de Ménétréol, Route de Nançay, Route de Neuvy, Route de Pierrefitte, Route de Sainte-Montaine et Route de Salbris.
  6. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & perche-gouet.net & OpenStreetMap

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Souesmes (LoirCher).svg

Les armoiries de Souesmes se blasonnent ainsi :

D'azur à la cotice d'or, au lambel d'argent brochant, à la filière du même.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Les normales climatiques sont des produits statistiques calculés sur des périodes de 30 ans, permettant de caractériser le climat sur cette période et servant de référence.
  3. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  5. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d'espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).

Références[modifier | modifier le code]

  • Chénon (Emile), "Les voies romaines du Berry", 1922
  1. « Gentilés des communes du Loir et Cher », sur www.habitants.fr (consulté le 16 septembre 2015)
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  3. [PDF]« Carte des petites régions agricoles de Loir-et-Cher », sur la plateforme de l'information territoriale de Loir-et-Cher (consulté le 9 avril 2020)
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  5. « Orthodromie entre "Souesmes" et "Romorantin-Lanthenay" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 9 avril 2020).
  6. « Orthodromie entre "Souesmes" et "Salbris" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 9 avril 2020).
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  10. Sandre, « la Sauldre »
  11. Sandre, « la Petite Sauldre »
  12. Sandre, « le Naon »
  13. Sandre, « la Boute Morte »
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  43. Cartulaire general de L'Yonne, t. I, n° 4, p. 8 = Mabillon, De Re diplomatica, p. 465, charte de fondation du monastère Saint-Julien d'Auxerre. p. 465
  44. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux celtique continental, éditions Errance 2003, pp. 268 - 269.
  45. ibidem
  46. Pierre-Yves Lambert, Dictionnaire de la langue gauloise, Collection des Hespérides, Errance, Paris, 1994, p. 38.
  47. Jean Lebeuf, Mémoire concernant l'histoire ecclésiastique et civile d'Auxerre, vol. 1, , 886 p. (présentation en ligne), p. 136.
  48. Voir le livre d'Alain Rafesthain consacré à cet évènement.
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  73. « Adieu de la Sologne à Jacques Dessange », La Nouvelle République du 14/01/2020

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule - Le Loir-et-Cher, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, , 159 p. (ISBN 2-87754-003-0)
  • Christian Poitou, Paroisses et communes de France - Loir-et-Cher, Paris, CNRS Editions, , 591 p. (ISBN 2-271-05482-6)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d'histoire administrative, Paris, Institut National d'Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)
  • Alain Rafesthain,Le maquis de Souesmes en Sologne, éditions Royer, 1992 - (ISBN 2-908670-05-4).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]