Souesmes

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Souesmes
Église Saint-Julien et monument aux morts.
Église Saint-Julien et monument aux morts.
Blason de Souesmes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Romorantin-Lanthenay
Canton La Sologne
Intercommunalité Sologne des Rivières
Maire
Mandat
Jean-Michel Dezelu
2008-2014
Code postal 41300
Code commune 41249
Démographie
Gentilé Souesmois[1]
Population
municipale
1 121 hab. (2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 27′ 34″ nord, 2° 10′ 48″ est
Altitude Min. 105 m – Max. 158 m
Superficie 99,5 km2
Localisation

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Souesmes

Souesmes est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dans le département de Loir-et-Cher, la ville de Souesmes se situe à 200 km de Paris, en Sologne. Elle est limitée au nord par la grande Sauldre, rivière la séparant de Pierrefitte-sur-Sauldre et par la frontière entre les `départements du Cher et du Loir-et-Cher, au Nord-Est.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Souesmes
Nouan-le-Fuzelier Pierrefitte-sur-Sauldre Sainte-Montaine
Salbris Souesmes Ménétréol-sur-Sauldre
Salbris Nançay Presly
Localisation de la Commune de Souesmes dans l'arrondissement de Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher)
Localisation de la Commune de Souesmes dans le canton de La Sologne (Loir-et-Cher)
Localisation de la Commune de Souesmes dans la Communauté de communes de la Sologne des Rivières (Loir-et-Cher)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sissima en 634[2]; Sesmo vico; Segimo vico (monnaie mérovingienne); Seisma au XIe siècle; Soysma; Soamme; Soisma en 1216 (Archives Départementales du Cher-10 G 12) ; Soyma en 1229 (Archives Départementales du Cher-10 G 12) ; In parrochia de Soemio en mai 1248 (Cartulaire du Lieu Notre-Dame, charte 45, p. 39) ; In parrochia de Soemio en juin 1248 (cartulaire du Lieu Notre-Dame, charte 44, p. 36) ; In parochia de Soemio, Aurelianensis dyocesis en mars 1251 (cartulaire du Lieu Notre-Dame, charte 82, p. 58) ; Apud Soema en 1253 (A.D. 18-10 G 12) ; Soyma en 1259 (Archives Départementales du Cher-10 G 12) ; Avia de Muro ducenti apud Soemium, le 11 août 1263 (cartulaire du Lieu Notre-Dame, p. 111) ; Soisma en 1285 (Archives Départementales du Cher-10 G 12) ; Soisma, Soysma, Soema en 1444 (A.D. 18-10 G 12) ; Soesme en août 1455 (Archives Nationales-JJ 187, n° 112, fol. 59 v°) ; Soesmes en Sologne en mai 1476 (A.N.-JJ 195, n° 1571, fol. 384 v°) ; Souesmes en 1740 (B. M. d’Orléans, Ms 995, fol. 238) ; Soesme, le 5 vendémiaire an 9 (application de la loi du 8 pluviôse an 9).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité remonte sans doute à un type toponymique gaulois (celtique continental) *Segisama semblable au lieu Segisama (Espagne) et à la rivière Seymaz (Suisse), cités par Xavier Delamarre[3]. Il s'agit d’un superlatif absolu à partir du radical sego- « victoire, force », suivi du suffixe superlatif -[i]sama, d'où le sens global de « la très forte »[4] ou « la plus forte ». Cette formation toponymique est comparable à Ouessant, anciennement Uxisama, sur uxi- « au-dessus », c'est-à-dire « la plus haute »[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu est occupé aux temps préhistorique et gallo-romain. Souesmes se trouve sur la voie romaine d'Avaricum (Bourges) à Cenabum (Orléans).

Au début du VIIe siècle le lieudit appartient à la Saint-Étienne à qui il fournit les luminaires. En 634, huitième année du règne de Dagobert Ier saint Pallade d'Auxerre, qui fonde le prieuré Saint-Julien d'Auxerre, attribue au nouvel établissement un tiers de la terre de Souesmes[6]. Le lieudit de 634 représente l’actuelle commune de Souesmes, à cause de la mention de Ecclesiae Sancti Stepani, la cathédrale Saint-Étienne de Bourges. L'église est par la suite rattachée au chapitre Saint-Taurin de La Ferté-Imbault.

L’arrêt du Parlement de Paris du 10 avril 1450 fait passer la paroisse de Souesmes du bailliage royal d’Issoudun à celui de Blois. Réuni au comté de Blois en 1451, Souesmes entre dans le domaine royal en 1498 sous Louis XII.

Combats sanglants le 17 juin 1944 entre les résistants et les Allemands[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1960   M Bouchayer    
1969 1977 André Jouslin    
1989 1995 Alain Rabillon    
1995   Jean-Michel Dezelu    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 121 habitants, en augmentation de 0,09 % par rapport à 2009 (Loir-et-Cher : 1,71 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
969 883 848 901 966 1 073 1 065 1 078 1 080
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 087 1 067 1 166 1 195 1 274 1 320 1 368 1 467 1 471
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 493 1 512 1 488 1 393 1 360 1 309 1 231 1 268 1 115
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 094 1 125 1 060 1 122 1 135 1 115 1 114 1 120 1 121
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006 [11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (37,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 10,1 %, 15 à 29 ans = 11,8 %, 30 à 44 ans = 18,8 %, 45 à 59 ans = 24,2 %, plus de 60 ans = 35 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 12,7 %, 15 à 29 ans = 10,3 %, 30 à 44 ans = 14,1 %, 45 à 59 ans = 22,6 %, plus de 60 ans = 40,3 %).
Pyramide des âges à Souesmes en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,8 
10,1 
75 à 89 ans
13,2 
24,4 
60 à 74 ans
25,3 
24,2 
45 à 59 ans
22,6 
18,8 
30 à 44 ans
14,1 
11,8 
15 à 29 ans
10,3 
10,1 
0 à 14 ans
12,7 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Souesmes est située dans l'académie d'Orléans-Tours. La commune dispose d'une école élémentaire publique, l'école Monique-Alory[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

169 odonymes recensés à Souesmes
au 16 mars 2014
Allée Avenue Bld Chemin Clos Impasse Mail Passage Place Pont Route Rue Ruelle Voie Autres Total
6 [N 1] 4 [N 2] 0 4 [N 3] 0 5 [N 4] 0 0 0 0 7 [N 5] 44 0 0 99 [N 6] 169
Notes « N »
  1. Allée des Bouleaux, Allée des Faucons, Allée des Genêts, Allée des Houx, Allée des Sorbiers et Allée des Thuyas.
  2. Avenue des Acacias, Avenue de la Gare, Avenue du 11-Novembre et Avenue du 17-Juin-1944.
  3. Chemin de Montchauveux, Chemin du Gué de Launay, Chemin du Gué des Gatz et Chemin du Puet.
  4. Impasse de la Ferme, Impasse de la Motte, Impasse des Plaines, Impasse du Ba et Impasse du Bourg Neuf.
  5. Route d'Aubigny, Route de Ménétréol, Route de Nançay, Route de Neuvy, Route de Pierrefitte, Route de Sainte-Montaine et Route de Salbris.
  6. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & perche-gouet.net & OpenStreetMap

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Souesmes (LoirCher).svg

Les armoiries de Souesmes se blasonnent ainsi :

D'azur à la cotice d'or, au lambel d'argent brochant, à la filière du même.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  • Chénon (Emile), "Les voies romaines du Berry", 1922
  1. « Gentilés des communes du Loir et Cher », sur www.habitants.fr (consulté le 16 septembre 2015)
  2. Cartulaire general de L’Yonne, t. I, n° 4, p. 8 = Mabillon, De Re diplomatica, p. 465, charte de fondation du monastère Saint-Julien d’Auxerre. p. 465
  3. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux celtique continental, éditions Errance 2003, pp. 268 - 269.
  4. ibidem
  5. Pierre-Yves Lambert, Dictionnaire de la langue gauloise, Collection des Hespérides, Errance, Paris, 1994, p. 38.
  6. Jean Lebeuf, Mémoire concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre, vol. 1, , 886 p. (présentation en ligne), p. 136.
  7. Voir le livre d'Alain Rafesthain consacré à cet évènement.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Évolution et structure de la population à Souesmes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 octobre 2010)
  13. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 octobre 2010)
  14. « Loir-et-Cher (41), Souesmes, école », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 5 novembre 2015).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Rafesthain,Le maquis de Souesmes en Sologne, éditions Royer, 1992 - (ISBN 2-908670-05-4).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]