Sopwith Camel

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Sopwith Camel
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Image illustrative de l'article Sopwith Camel

Constructeur Drapeau : Royaume-Uni Sopwith Aviation Company
Rôle Avion de chasse
Statut Retiré du service
Premier vol 22 décembre 1916
Mise en service juin 1917
Date de retrait 1922
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur Clerget 9B
Nombre 1
Type moteur rotatif à neuf cylindres en étoile
Puissance unitaire 151 ch (111,1 kW)
Dimensions
Sopwith F.1 Camel drawing.jpg
Envergure 8,53 m
Longueur 5,71 m
Hauteur 2,59 m
Surface alaire 21,45 m2
Masses
À vide 421 kg
Avec armement 659 kg
Performances
Vitesse maximale 185 km/h
Plafond 5 273 m
Rayon d'action 485 km
Armement
Interne 2 mitrailleuses Vickers synchronisées Cal. 7,7 mm (500 cartouches chacunes)
Externe 4 bombes de 11 kg

Le Sopwith Camel est un avion de chasse britannique de la Première Guerre mondiale. Il fut sûrement le meilleur avion conçu par le bureau d'études de Sopwith. Environ 6 000 Sopwith Camel ont été produits à partir du . Le Sopwith Camel fut l'un des avions de chasse les plus maniables de tous les temps. Il était toutefois très compliqué à piloter. Il y eut d'ailleurs autant de pilotes de Camel qui furent tués dans des accidents que perdus au combat. Un pilote a résumé le destin des pilotes de Camel par le dicton : Victoria Cross, Red Cross ou Wooden Cross : la plus haute décoration militaire britannique, l’hôpital ou une croix de bois[1].

Conception[modifier | modifier le code]

La désignation officielle de l'avion était Sopwith F1 Scout (éclaireur). L'appareil était le successeur du Sopwith Pup qui était très apprécié de ses pilotes pour sa douceur et sa souplesse en vol. Il n'en allait pas de même du Camel, aux évolutions brutales, qui fut mortel pour des milliers de ses adversaires, mais aussi nombre de ses pilotes[1]

Le moteur du Sopwith Camel était un Gnome et Rhône rotatif à 9 cylindres de 150 chevaux (110 kW). Le Sopwith Camel était armé de deux mitrailleuses Vickers .303 (7,90 mm) montées devant l'habitacle, synchronisées à travers l'hélice et couvertes par un capot de carénage, donnant une bosse qui valut à l'avion son surnom de chameau. Il était capable d'atteindre la vitesse de 185 km/h.

L'appareil effectua son premier vol le à Webridge, dans le Surrey. Aux commandes était le chef pilote d'essais de Sopwith, Harry G. Hawker, qui plus tard fonda sa propre firme, Hawker aviation, à l'origine notamment du chasseur Hawker Hurricane de la Seconde Guerre mondiale. Ses comptes rendus indiquaient la grande sensibilité des commandes[1]. La force gyroscopique du moteur rotatif rendait le pilotage difficile pour un débutant (beaucoup sont morts lors d'une mauvaise approche à l'atterrissage), l'avion étant naturellement instable, ce qui obligeait les aviateurs à compenser tout au long du vol pour rester stable et droit, mais facilitait le virage du côté de rotation du moteur : il a été dit qu'un virage de 270° vers la droite était plus avantageux qu'un virage de 90° à gauche. Cette agilité dans les combats du Sopwith Camel donna une certaine supériorité aux Alliés dans les combats aériens à la fin de la Première Guerre mondiale.

Engagements[modifier | modifier le code]

Entre le (date d'entrée dans le conflit) et le (date de l'armistice), les Sopwith abattirent 1294 avions ennemis. Le Camel était soit adoré soit détesté de ses pilotes. Pour les novices habitués aux avions-écoles lents et tolérant les erreurs, la facilité du Camel à partir brusquement en vrille était souvent fatale. Mais les pilotes expérimentés ressentaient une totale affinité avec leur appareil. Plusieurs ont éprouvé le sentiment qu'il leur suffisait de penser à une manœuvre pour que le Camel l'exécute.

C'est un Camel qui détient le record du nombre d'avions ennemis abattus par un même appareil de toute la Première Guerre mondiale : le B6313 du major canadien George Barker qui combattit en Italie. Du à son rapatriement en Grande-Bretagne le , il remporta 44 victoires à bord de cet avion : 33 avions ennemis abattus, 6 désemparés, 9 ballons captifs détruits. L'avion fut réformé sur place[1].

Variantes[modifier | modifier le code]

Le Sopwith Camel reçut toutes sortes de moteurs rotatifs, fabriqués aussi bien par Bentley, Clerget, Gnome et Rhône d'une puissance allant de 75 à 112 kW (soit 100 à 150 ch).

On peut noter les variantes principales :

  • Camel F.1 : Version de base
  • Camel 2F.1 : Version spécialement créée pour la marine, dotée d'ailes repliables
  • Camel F.1/1 : Version avec des ailes effilées, jamais entrée en service
  • Camel TF.1 : Version d'attaque au sol avec des mitrailleuses tirant en oblique à travers le plancher, jamais entrée en service.

L'aéronautique française l'a utilisé sous trois formes:

  • SOP 1 A 2 : biplace de reconnaissance.
  • SOP 1 B 1 : monoplace de bombardement.
  • SOP 2 B 2 : biplace de bombardement.

Les industriels français ont construit 4797 exemplaires sous licence, auxquels il faut ajouter les exemplaires directement livrés par Sopwith. 74 escadrilles françaises l'ont utilisé.

Les britanniques désignaient quant à eux les différentes versions du Sopwith 1½ Strutter de la manière suivante:

  • Sopwith 9400 S type 1 1/2 Strutter - fightning type - Short distance, pour la chasse,
  • Sopwith 9400 L type 1 1/2 Strutter - fightning type - Long distance, pour la chasse,
  • Sopwith 9700 type 1 1/2 Strutter - type bombing, pour le bombardement.

Pour les britanniques, il a existé 10 versions terrestres et 6 versions maritimes (hydravions). Les dénominations 9400 étaient réservées aux modèles biplaces et les 9700 aux versions monoplaces.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d C. Bowyer, « Le Sopwih Camel, un grand chasseur de la 1re guerre mondiale », Connaissance de l'histoire mensuel éditions Hachette, no 48,‎ , p. 14-21

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Windsock no 34 et no 80 par J.M Bruce consacrés au Sopwith 1 1/2 Strutter.
  • Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et Histoire - 1912-1920 par le SHAA.
  • Le grand atlas de l'aviation, Atlas, , 431 p. (ISBN 2-7312-1468-6), page 68
  • C. Bowyer, « Le Sopwih Camel, un grand chasseur de la 1re guerre mondiale », Connaissance de l'histoire mensuel éditions Hachette, no 48,‎ , p. 14-21