Sophie Chotek

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Sofia Chotek
Sophie Chotek de Chotkowa et Wognin
Description de l'image Sophiechotek1868-2.jpg.
Naissance
Stuttgart (Flagge Königreich Württemberg.svg Royaume de Wurtemberg)
Décès (à 46 ans)
Sarajevo (Bosnie-Herzégovine) Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Nationalité Autrichienne
Famille

Enfants :
1) Sophie de Hohenberg (1901-1990)
2) Maximilien de Hohenberg (1902-1962)
3) Ernest de Hohenberg (1904-1954)

4) Un fils mort né en 1908
Armes de Sophie Chotek (1868-1914), duchesse de Hohenberg

Sophie Marie Joséphine Albine Chotek de Chotkowa et Wognin, née le à Stuttgart, fut demoiselle d’honneur à la Cour d’Autriche, avant de devenir l’épouse morganatique de l’archiduc François-Ferdinand héritier du trône de l’empire austro-hongrois. Elle est titrée après son mariage duchesse de Hohenberg.

Elle meurt lors de l’attentat du 28 juin 1914, dirigé contre son époux, attentat qui déclencha la Première Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

La comtesse Sophie Marie Joséphine Albina Chotek de Chotkowa et Wognin est née le 1er mars 1868 à Stuttgart, dans le Wurtemberg. Elle est la quatrième fille du comte Bohuslaw Chotek von Chotkow (cs) et de la comtesse Wilhelmine Kinsky de Wchnitz et Tettau (surnommée Minzie) et est la cinquième d'une fratrie de sept enfants, dont six filles[1]. Les Chotek sont nobles depuis le XIVe siècle mais sans rang dynastique, bien que Sophie soit la descendante d'Elisabeth, sœur de Rodolphe Ier de Habsbourg, roi des Romains, également ancêtre de François Ferdinand[1]. Ils sont élevés à la dignité comtale en 1723[2].

Sophie Chotek est fille d'un diplomate tchèque de petite fortune qui est amenée à voyager beaucoup, de Bruxelles à Vienne en passant par Saint-Pétersbourg et Stuttgart où elle voit le jour. Elle reçoit une éducation raffinée, délivrée par un précepteur. Après la mort de sa mère, elle s'occupe de la gestion de la maison, acquiert un sens aigu de la domesticité et de l'économie. Son père meurt peu après en 1896, la laissant orpheline avec ses six frères et sœurs[2]. Des parents s’occupèrent d’eux.

Sa sœur aînée, la comtesse Zdenka, entre par la suite comme demoiselle d’honneur chez l’archiduchesse Isabelle, née princesse de Croÿ et épouse de l’archiduc Frédéric. Mais la piété ardente de Zdenka et la ferveur de sa foi l’entrainent à prendre le voile. Elle entre en religion et finit par devenir mère supérieure d’un couvent du Sacré-Cœur, où sont élevée les filles des nobles familles autrichiennes[3]. Elle obtient avant son départ d’être remplacée dans sa charge auprès de l’archiduchesse par sa sœur cadette Sophie. Celle-ci devient alors dame d'honneur de l'archiduchesse [1] jusqu'à l'âge de trente ans, âge auquel elle est encore célibataire.

L’archiduchesse Isabelle avait six filles et invita en sa demeure de Presbourg (où demeurait alors l’archiduc Frédéric[3]), un séduisant parti, l’archiduc François-Ferdinand, pour sa fille ainée Marie-Christine, âgée de dix-huit ans. Il y vint en 1896 (certaines sources disent 1894 ou 1897). Sophie rencontre alors François-Ferdinand, fils de l’archiduc Charles-Louis (frère de l’empereur François-Joseph) et de la princesse Marie Annunziata de Bourbon-Deux-Siciles, âgé de 33 ans. Elle a alors 28 ans. C’est également l’héritier du trône depuis la mort tragique de son cousin germain Rodolphe à Mayerling, bien qu’il soit encore atteint d’une maladie pulmonaire s’apparentant à la tuberculose. Ils se trouvent notamment en commun une fervente piété[4] catholique[5] et d’avoir tous les deux vécu à Prague[6]. Ils mènent une relation secrète jusqu'en 1899. Sur l'entremise de la comtesse Clementine von Lützow, une dame d'honneur de l'impératrice Élisabeth, François-Ferdinand et Sophie Chotek passent quelques jours à l’abri des regards dans la station thermale de Neuenahr en 1898. C’est Sophie qui l’aurait convaincu de se soigner sérieusement[2]. L’archiduc François-Ferdinand et la comtesse Sophie vivent une idylle secrète de deux ans.

Difficultés et rebondissements de l’union de Sophie et François-Ferdinand[modifier | modifier le code]

Les nombreuses visites de François-Ferdinand flattent l'archiduchesse Isabelle, qui ambitionne toujours de faire épouser l'une de ses sept filles à l'héritier du trône. L'idylle du jeune couple fut révélée au grand jour quand l'archiduchesse voulut regarder dans la montre à gousset oubliée par son prestigieux visiteur laquelle aucune de ses filles s'y trouvait en photographie : elle y trouva celle de sa dame d'honneur. Scandalisée et choquée par ce qu’elle considère comme une relation inégale, l’archiduchesse devient alors l’ennemie jurée du jeune couple et tente par tous les moyens de rendre impossible leur union. À cette époque, la Cour impériale a déjà été ébranlée par la mort de l’archiduc héritier Rodolphe en 1889. Sophie Chotek, qui a 30 ans, est démise de ses fonctions auprès de l’archiduchesse Isabelle et l’affaire crée un véritable scandale à la Cour. Quand elle apprend le scandale provoqué par la nouvelle du mariage elle part se réfugier à Dresde chez son frère et sa sœur[7].

Sophie et François-Ferdinand en promenade
Sophie et François-Ferdinand en promenade

L’empereur François-Joseph lui demande d’y réfléchir quelques mois et l’archiduc accepte[7]. Le délai dépassé, François-Ferdinand sûr de ses sentiments pour Sophie, tient tête à l’empereur François-Joseph[8]. Celui-ci se retrouve face à un choix cornélien : accepter le mariage de son neveu avec une jeune femme noble mais n’appartenant pas à une famille royale ou princière ou l’écarter du trône au profit de son plus jeune frère l’archiduc Otto (père du futur empereur Charles), connu pour mener une vie parsemée de scandales et de débauche[9].

En 1899 l’empereur cède en partie en acceptant le mariage morganatique de son neveu[1] : François-Ferdinand reste son successeur mais il prive sa future descendance de la succession au trône d’Autriche et ne confère pas de titre d’archiduchesse à la comtesse Sophie. En aucun cas Sophie ne pourra jouir des privilèges d'un membre de la famille impériale. Elle aurait pourtant pu être sacrée princesse de Hongrie car le rang de princesse de naissance n’y est pas nécessaire pour être couronnée, mais le pacte de succession stipule qu’un membre de la famille Habsbourg ne peut être roi de Hongrie s’il n’est pas de plein droit héritier d’Autriche[2]. En revanche, François-Ferdinand conserve son rang. Cette décision est en contradiction avec le principe de la dynastie des Habsbourg qui veut que le fils succède au père[9].

Le 28 juin 1900, François-Ferdinand est obligé de prêter serment à la Hofburg, résidence d'hiver des Habsbourg à Vienne, devant les archiducs, les ministres, le cardinal et les dignitaires de la cour, déclarant publiquement que son mariage avec Sophie Chotek sera une union morganatique. Il s’agit du premier mariage morganatique dans la famille de Habsbourg et son caractère est reconnu par une loi du 24 juin 1900[10]. Ils se marient le à Reichstadt (aujourd'hui Zákupy, en République tchèque). Seuls quelques membres de la famille impériale sont présents, comme l'archiduchesse Marie-Thérèse — qui avait appuyé la décision de François-Joseph auprès de l’empereur — et ses deux filles[1]. Les journalistes de l'époque décrivent « une femme aux grands yeux sombres, à la belle chevelure aux reflets bleutés à force d'être noire, avec un sourire ravissant dévoilant une jolie fossette, portant une robe de satin blanc, une couronne de myrthe et d'oranger, avec un diadème en diamants offert par l'archiduc ». Leur lune de miel se déroula dans le château de Konopischt[7].

Archduke Franz Ferdinand and Sophie wedding picture 1900
Photo de mariage de l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche et de la comtesse Sophie Chotek en présence du cercle intime de la famille Chotek. Prise le 1er juillet 1900 à Reichstadt

Vie à la Cour[modifier | modifier le code]

Le couple a pour enfants[6],[11],[1] :

  1. la princesse Sophie de Hohenberg, née à Konopischt (1901-1990)
  2. le prince Maximilien de Hohenberg, né au château du Belvédère (1902-1962), titré duc de Hohenberg en 1917 avec droit de transmission au chef de la maison de Hohenberg
  3. le prince Ernest de Hohenberg (1904-1954)
  4. un fils mort-né en 1908

Leur mariage, régulier selon le droit civil et le droit canonique de l'Église catholique mais de rang inégal, écarte alors de la succession leurs fils, qui ne sont donc pas archiducs.

Sophie de Hohenberg mène une vie de famille épanouie auprès de son époux et de leurs enfants dont elle s’occupe[12] particulièrement[13]. Ils vivent retirés en Bohême, dans la propriété de Konopischt de l’archiduc ou à Vienne dans leur palais du Belvédère, reclus des fêtes de la cour[4]. L’amour romanesque des époux semble perdurer pour tous les observateurs, comme le laissent présumer les six photos de Sophie présentes sur le bureau de François-Ferdinand selon le témoignage de Jean Pozzi[14]. Elle entretient de très bonnes relations avec sa belle-mère l’archiduchesse Marie-Thérèse et avec Stéphanie de Belgique qui fut l'épouse de l'archiduc Rodolphe et qui, après son remariage, l’invite régulièrement pour des chasses dans son château à Oroszvar. En revanche ses relations avec la Cour sont très tendues, et cette dernière ne lui épargne pas les mesures vexatoires, la surnommant même « la domestique »[9]. Elle voit ainsi passer devant elle dans l’ordre protocolaire toutes les archiduchesses et ce alors que son époux est l’héritier de l’empire. La place d’impératrice à la Cour pour les fêtes et les solennités est alors occupée par Marie-Josèphe, femme de l’archiduc Otto[12]. Le couple n'a pas non plus le droit au « cortège officiel » et à un encadrement par l'armée. Ils ne bénéficient pas de la protection « normale » notamment durant leur voyage en juin 1914 à Sarajevo. Sa situation à la cour impériale est humiliante. Le précepteur impérial, le prince de Montenuevo, s'attache à respecter le protocole de la cour aux dépens de Sophie et ses enfants[1]. Les problèmes de protocole empêchent beaucoup de cours royales du reste de l'Europe d'accueillir le couple; malgré la position d'héritier de François-Ferdinand[15]. Une des exceptions est Guillaume II, premier souverain étranger à consentir à recevoir officiellement l’épouse de François-Ferdinand à sa Cour[11]. De même, le couple rencontre au château de Windsor entre le 17 et le 21 novembre 1913 le roi George V et la reine Mary. D'autre part, il est impossible à Sophie d'assister à un spectacle aux côtés de son mari, qui devait être présent dans la loge impériale[4]. De même lors d'une cérémonie religieuse et de toute manifestation publique en présence de membres de la famille impériale.

L'année de son mariage, Sophie Chotek reçoit néanmoins de l'empereur le titre de princesse (Fürstin) de Hohenberg — avec droit de transmission à sa descendance. Par ailleurs sa situation à la cour tend à lentement s’améliorer. L'empereur lui témoigne plus tard son estime en lui octroyant le titre de duchesse (1909) et la qualification d'Altesse Sérénissime. Son petit-neveu Charles de Habsbourg devient donc dès sa naissance en 1887, l'héritier légitime de l'empire. En 1913, elle est placée par le protocole avant les archiduchesses non mariées. Certains observateurs considèrent d’ailleurs que les rapprochements de François-Ferdinand avec le Vatican ont pour but d’annuler l’engagement de l’archiduc vis-à-vis du statut morganatique de son union une fois l’empereur décédé[11]. Conscient qu’ils ne pourront être inhumés ensemble dans la crypte des Capucins de Vienne, l’archiduc François-Ferdinand décide de créer une chapelle au château d'Artstetten, qui lui a été offert par son père.

L'assassinat du 28 juin 1914[modifier | modifier le code]

L'archiduc et son épouse sont assassinés à Sarajevo le 28 juin 1914, par l’étudiant serbe Gavrilo Princip. Cet attentat déclenche la Première Guerre mondiale qui provoque la fin de l'Empire austro-hongrois et la chute de la Maison de Habsbourg-Lorraine. En raison de la présence de son épouse, qui n'est pas archiduchesse, le service de sécurité autour de l'archiduc-héritier est restreint. Les autorités autrichiennes choisissent le 28 juin 1914, jour de Vidovdan (fête religieuse importante chez les Serbes orthodoxes, qui célèbre la Saint-Guy), comme date de la visite de l’archiduc. Cette date correspond également au quatorzième anniversaire du serment de renoncement au trône pour sa descendance de François-Ferdinand. Le 28 juin, François-Ferdinand profite donc de cette visite pour apparaître publiquement avec son épouse, ce qui a des conséquences dramatiques alors que Sophie Chotek vivait une vie retirée à Vienne. L’héritier, inspecteur général des armées[11], vient observer sur le terrain les dernières manœuvres de l’armée en Bosnie-Herzégovine. Son voyage va se terminer, les manœuvres des 15e et 16e corps d’armées ont pris fin la veille à Illisze, il quitte la ville dans la matinée pour se rendre à Sarajevo, la capitale où des fêtes sont préparées en son honneur[6].

Attentat de Sarajevo
Gravure représentant l'attentat de Sarajevo qui causa la mort de Sophie et François-Ferdinand

Lors du trajet les conduisant au lieu de la réception officielle d’accueil, un premier attentat survient, faisant plusieurs blessés. Après avoir visité l’hôtel de ville pendant une demi-heure, l’archiduc décide d’aller à leur chevet à l’hôpital malgré les dénégations initiales de son entourage[14]. Il est proposé à la duchesse de ne pas l’accompagner en raison du danger mais Sophie de Hohenberg refuse de laisser seul son époux. Au moment où l’auto princière arrive à l’angle de l’avenue François-Joseph et de la rue Rudolph[11], François-Ferdinand et Sophie se retrouvent sous les balles de l’étudiant serbe Gavrilo Princip. L’archiduc est touché à la nuque et perd rapidement beaucoup de sang. La duchesse est touchée à l’abdomen et tombe inconsciente sur les genoux de son époux[11],[6]. Bien que mourant, l’archiduc parvient encore à prononcer ces derniers mots : « Sophie chérie ! Ne meurs pas ! Reste en vie pour les enfants ! »[16]. L’automobile se rend alors au Konak, où deux médecins prodiguent aux blessés des soins bientôt reconnus vains. L’archiduc François-Ferdinand et la duchesse Sophie succombent à leurs blessures à la résidence du gouverneur. Ils ont respectivement 50 ans et 46 ans.

Mariés depuis 14 ans, ils laissent trois orphelins de 12, 11 et 10 ans qui seront pris en charge par l’archiduchesse Marie-Thérèse du Portugal, veuve de leur grand-père paternel. L’empereur François-Joseph aurait pleuré lorsque l’adjudant général Paar lui apprend la tragique nouvelle alors qu’il est en retraite de convalescence dans sa demeure d’Ischl, se désespérant de la destinée malheureuses des membres de sa famille. Il se serait exclamé « Oh ! C’est affreux, affreux ! Rien sur cette terre ne m’aura été épargné ! »[6],[11]. Les funérailles ont lieu à Vienne en présence de la famille impériale avant que les dépouilles ne soient transférées, conformément à leurs dernières volontés, au château d'Artstetten. Ce château abrite aujourd’hui un musée consacré à leur souvenir[17].

Après l'attentat, le fils aîné d'Otto de Habsbourg-Lorraine, Charles, devient l'héritier du trône. Le 28 juillet 1914, l'empire austro-hongrois déclare une guerre « préventive » à la Serbie, ce qui mène à la Première Guerre mondiale.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Le film De Mayerling à Sarajevo de Max Ophüls (1940) retrace la vie de l'archiduc et de son épouse. Le rôle de Sophie Chotek est interprété par Edwige Feuillère et celui de François-Ferdinand d'Autriche par l'acteur américain John Lodge. Le film, centré sur l'histoire d'amour entre l'archiduc et Sophie Chotek, présente François-Ferdinand comme un apôtre de la paix et de l'égalité entre les peuples de l'empire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Nicolas Enache, La Descendance de Marie-Thérèse de Habsburg, Paris, ICC, 1996, p. 54-58
  2. a, b, c et d La joie de la maison no 497, 1900, p. 440-441
  3. a et b Le Temps, 8 juillet 1914, p. 1
  4. a, b et c Moniteur des consulats, no 13, 1909, p. 9
  5. Père Leblanc, vicaire général de Versailles dans Le Correspondant 10 juillet 1914
  6. a, b, c, d et e Le Journal, no 7946, lundi 29 juin 1914, p. 1-2
  7. a, b et c L’Universel, magazine hebdomadaire illustré, 1903, p. 215
  8. Le Gaulois, 29 juin 1914, no 13407 p. 1
  9. a, b et c Chanceler, no 21, 1931 p. 8
  10. Dareste de la Chavannes, Les constitutions modernes: recueil des constitutions en vigueur dans les divers États d’Europe, d’Amérique et du monde civilisé, tome 1, Paris, A. Chammel, 1910, p. 492
  11. a, b, c, d, e, f et g Le Gaulois, no 13407 p. 1
  12. a et b Le Figaro, no 262, 1903, p. 3
  13. Le Gaulois, no 13407 p. 1
  14. a et b Jean Pozzi, Le Correspondant, septembre 1920, p. 841.
  15. Le Figaro, no 138, 1909, p. 1
  16. Albertini, Luigi, 1953, Origins of the War of 1914 (Vol II), Oxford University Press
  17. http://www.schloss-artstetten.at

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Genealogisches Handbuch des Adels, Fürstliche Häuser XV. "Hohenberg". C.A. Starke Verlag, 1997, p. 600–601.

Enache, Nicolas. La Descendance de Marie-Thérèse de Habsbourg. ICC, Paris, 1996. p. 54, 58.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Les articles d'époque sont issus de gallica.bnf.fr