Sony Music Entertainment

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Sony Music Entertainment

Description de l'image  SonyMusicLogo.gif.
Création 1929 (American Record Corporation)
1938 (Columbia/CBS Records)
1991 (SME)
2004 (Sony BMG)
2008 (SME)
Dates clés  : Sony-BMG est rebaptisé Sony Music après le rachat des parts de BMG Entertainment par Sony Music Entertainment
Personnages clés Doug Morris (chairman et CEO)
Kevin Kelleher (CFO)
Clive Davis
Siège social Drapeau des États-Unis New York, État de New York (États-Unis)
Activité Industrie musicale, divertissement
Société mère Sony Corporation of America
Site web sonymusic.com

Sony Music Entertainment (souvent abrégé Sony Music ou désigné par l'acronyme SME) est un label de disques dirigé et contrôlé par Sony Corporation of America. En 1929, l'entreprise est fondé sous le nom d'American Record Corporation (en) et est rebaptisée Columbia Recording Corporation en 1938, suite à l'acquisition d'ARC par CBS. En 1966, la société est rebaptisée CBS Records. En 1987, SCA rachète la société et est rebaptisée SME en 1991. Le label est l'un des trois plus grands labels de musique dans le monde derrière Universal Music et devant Warner Music. À noter que Sony Music Entertainment Japan dépend directement de Sony Corporation et n'est pas une filiale de SME.

Histoire[modifier | modifier le code]

Prémices[modifier | modifier le code]

American Record Corporation (1929-1938)[modifier | modifier le code]

En 1929, ARC est fondé grâce à la fusion de plusieurs petites maisons de disques ; l'entreprise se renommera définiment SME[1]. En plein milieu de la crise de 1929, la Columbia Phonograph Company américaine (fondée en 1888) est acquise par ARC en 1934.

Columbia/CBS Records (1938–1990)[modifier | modifier le code]

ARC est acquis en 1938 par Columbia Broadcasting System (CBS, qui se forme elle-même pour devenir Columbia Phonograph Company avant son rachat). ARC est renommée Columbia Recording Corporation[2]. La Columbia Phonograph Company possédait des filiales à l'international telles que la Columbia Graphophone Company (en) au Royaume-Uni, mais ont été vendues avant l'acquisition d'American Columbia par CBS. L'exécutif de RCA Victor Records, Ted Wallerste, tente de convaincre le directeur de la CBS William S. Paley d'investir pour ARC, et Paley nomme Wallerstein à la tête de leur nouvelle maison de disques[3],[4]. Columbia fonde Epic Records en 1953[5]. En 1956, James Conkling, à la tête de la société depuis 1951, quitte Columbia (il aidera à la fondation de la National Academy of Recording Arts and Sciences[6] avant de devenir le premier président de Warner Bros. Records). En 1958, Columbia fonde un autre label, Date Records.

En 1960, Columbia/CBS débute des négociations avec son principal allié international Philips Records afin d'attribuer à la CBS sa propre société à portée internationale[7]. L'acquisition de Mercury Records par Philips aux États-Unis en 1961 lui permet d'atteindre son but[8]. CBS possédait uniquement les droits du nom Columbia en Amérique du Nord ; la branche internationale est alors fondée en 1961 puis lancée en 1962 sous le nom de CBS Records, Philips Records s'occupant de la distribution du label en Europe[9]. La maison de disques mexicaine de CBS, Discos Columbia, est rebaptisée Discos CBS en 1963[9]. En 1964, CBS établit sa propre distribution britannique grâce à l'acquisition d'Oriole Records[10]. EMI poursuit sa distribution d'Epic et Okeh au label Columbia jusqu'à la rupture de contrat avec EMI en 1968[11]. Epic distribue Ode Records entre 1967 et 1969, puis entre 1976 et 1979. En mars 1968, CBS et Sony forment CBS/Sony Records, une entreprise japonaise[12]. Avec Sony, l'un des principaux développeurs du compact disc digital, CBS commence la distribution des quelques premiers CD du marché nord-américain en 1983[13].

En 1970, CBS Records relance Embassy Records (en) au Royaume-Uni et en Europe, devenue défunte lorsque la CBS a pris contrôle de la société Oriole en 1964. Le but de son nouveau lancement implique une redistribution des albums originellement commercialisés aux États-Unis par Columbia Records[14]. Quelques albums, composés par divers musiciens tels qu'Andy Williams, Johnny Cash, Barbra Streisand, The Byrds, Tammy Wynette, Laura Nyro et Sly & the Family Stone ont été distribué par Embassy[15], avant que le label ne redevienne de nouveau inactif en 1980[16]. CBS Records Group est dirigé avec succès par Clive Davis jusqu'à son renvoi en 1972 ; il est renvoyé après avoir utilisé les caisses de la CBS pour payer ses propres dépenses, dont une immense bar mitzvah pour son fils[17]. Il est d'abord remplacé par Goddard Lieberson, puis en 1975, par Walter Yetnikoff, dirigeant de la société jusqu'en 1990.

En 1986, CBS vend sa maison de disque CBS Songs à Stephen Swid, Martin Bandier, et Charles Koppelman pour $ 125 millions, pour ainsi créer SBK Entertainment[18]. Le 17 novembre 1987, SCA rachète CBS Records, qui a vu passer des vedettes telles que Michael Jackson, pour $ 2 milliards. En 1989, CBS Records se relance dans l'industrie musicale en rachetant Tree International Publishing pour plus de $ 30 millions[18].

En 1990, CBS Records rebaptise le label de musique classique CBS Masterworks en Sony Classical Records (en).

Naissance de Sony Music Entertainment (1991–2004)[modifier | modifier le code]

550 Madison Avenue, bureaux de Sony Music.

Sony rebaptise la société Sony Music Entertainment (SME) le 1er janvier 1991[19]. Le label CBS Associated est rebaptisé Epic Associated[20]. Également le 1er janvier 1991, afin de remplacer le label CBS, Sony relance le label mondial Columbia[19]. En 1995, Sony et Michael Jackson s'associent pour former Sony/ATV Music Publishing[21].

Sony BMG (2004-2008)[modifier | modifier le code]

En août 2004, en pleine crise de l'industrie du disque, Sony Music Entertainment (Sony) et BMG Entertainment (Bertelsmann Music Group) (Bertelsmann) fusionnent leurs activités musicales au sein du jointure Sony BMG Music Entertainment[22]. Sony reste toutefois seule à la tête de Sony Music Entertainment Japan, en raison de son importance dans l'industrie musicale japonaise. Sony BMG Music est alors détenu à 50 % par Sony Corporation of America et à 50 % par Bertelsmann.

Retour de Sony Music Entertainment (2008-2011)[modifier | modifier le code]

Le , Bertelsmann qui souhaite se défaire de ses parts détenues dans Sony BMG Music Entertainment, annonce conjointement avec Sony Corporation of America le rachat par ce dernier. Le Sony Music Entertainment obtient pour la somme de 900 millions de dollars la part de 50 % détenue par BMG Entertainment dans Sony BMG Music Entertainment, pour en devenir l'unique propriétaire[23]. La société est rebaptisée Sony Music Entertainment tel qu'avant la fusion et tous les labels de l'ancienne BMG Entertainment passent sous le contrôle intégral de Sony Music Entertainment.

Le 1er juillet 2009, SME et IODA annoncent leur partenariat stratégique[24],[25].

Changement et restructuration (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

En mars 2012, Sony Music ferme ses bureaux aux Philippines[26].

En juillet 2013, Sony Music se sépare de ses opérations en Grèce à cause de la crise économique du pays[27]. Les albums commercialisés par Sony Music en Grèce sont par conséquence distribués par Feelgood Records.

Controverses[modifier | modifier le code]

En , Jordy, l'enfant-star des années 1990, remporte un procès qui l'opposait à son ancienne maison de disques CBS Disques filiale de CBS Records (Sony Music) pour avoir exploité ses titres sans lui reverser les droits d'auteurs ; il reçoit 820 000 euros de dommages et intérêts. Le tribunal de grande instance de Paris confirme « [qu'] En exploitant des enregistrements phonographiques et vidéographiques […] sans autorisation de Jordy, artiste-interprète, Sony Music s'était rendue coupable de contrefaçon ».

En mai 2012, Sony Music poursuit en justice IsoHunt[28].

Liste des labels[modifier | modifier le code]

Labels indépendants distribués[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Elijah Wald, Josh White: Society Blues, Routledge Chapman & Hall,‎ 2002 (ISBN 978-0-415-94204-1, lire en ligne), p. 28.
  2. (en) Raymond E. White, King of the Cowboys, Queen of the West: Roy Rogers And Dale Evans, Popular Press,‎ 1er juillet 2006 (ISBN 978-0-299-21004-5, lire en ligne), p. 51
  3. (en) Philip Hart, Fritz Reiner: A Biography, Northwestern University Press,‎ 1994 (ISBN 978-0-8101-1125-7, lire en ligne), p. 109
  4. « LPs historic », sur Musicinthemail.com (consulté le 19 septembre 2011).
  5. (en) Nielsen Business Media, Inc., Billboard, Nielsen Business Media, Inc.,‎ 19 septembre 1953 (ISSN 00062510, lire en ligne), p. 16.
  6. (en) Nielsen Business Media, Inc., Billboard, Nielsen Business Media, Inc.,‎ 10 juin 1957 (ISSN 00062510, lire en ligne), p. 18–.
  7. (en) Nielsen Business Media, Inc., Billboard, Nielsen Business Media, Inc.,‎ 14 novembre 1960 (ISSN 00062510, lire en ligne), p. 3.
  8. (en) Nielsen Business Media, Inc., Billboard, Nielsen Business Media, Inc.,‎ 26 juin 1961 (ISSN 00062510, lire en ligne), p. 3.
  9. a et b (en) Nielsen Business Media, Inc., Billboard, Nielsen Business Media, Inc.,‎ 16 mars 1963 (ISSN 00062510, lire en ligne), p. 40.
  10. (en) Nielsen Business Media, Inc., Billboard, Nielsen Business Media, Inc.,‎ 3 octobre 1964 (ISSN 00062510, lire en ligne), p. 3.
  11. (en) Nielsen Business Media, Inc., Billboard, Nielsen Business Media, Inc.,‎ 11 mai 1968 (ISSN 00062510, lire en ligne), p. 46.
  12. « CBS/Sony Records is Established in First Round of Capital Deregulation » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  13. « CBS/Sony Inc. », sur New York Times,‎ 8 décembre 1982 (consulté le 20 juillet 2009).
  14. « Rare Record Labels », sur Vinyl Record Collector's Guide (consulté le 2 septembre 2009).
  15. « List of selected Embassy releases », sur Discogs (consulté le 3 septembre 2009).
  16. « Embassy Records », sur Rate Your Music (consulté le 2 septembre 2009).
  17. « Let CBS Tell Its Own Ugly Story », New York Times News Service,‎ 22 juin 1973 (lire en ligne) :

    « Beginning what may be the second most massive cover-up of the past months, CBS fired its records division president, Clive Davis, charging him ... »

    .
  18. a et b « CBS Records to Buy Tree, Ending an Era in Nashville », New York Times,‎ 4 janvier 1989 (lire en ligne) :

    « CBS Songs, the record company's publishing arm, was sold in 1986 for $125 million to Stephen Swid, Martin Bandier and Charles Koppelman, who renamed it SBK Entertainment. It is now the second-largest music publishing company. »

    .
  19. a et b « CBS Records Changes Name », sur Reuters,‎ 16 octobre 1990 (consulté le 31 juillet 2009).
  20. 09:37 AM, « Epic Records:The vanishing label to-be? - SH Forums », sur Stevehoffman.tv (consulté le 19 septembre 2011).
  21. (en) Johnson Publishing Company, Jet, Johnson Publishing Company,‎ 27 novembre 1995 (ISSN 00215996, lire en ligne), p. 36.
  22. (en) Sony completes acquisition of BMG - Variety, 2 octobre 2008.
  23. (en) Sony free to mix music, electronics - Los Angeles Times, 14 octobre 2008.
  24. « Sony Music Entertainment and IODA announce strategic partnership » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Sony Music Entertainment
  25. Yinka Adegoke, « Sony Music, IODA Create Digital Network », Reuters News Agency,‎ 1er juillet 2009 (consulté le 1er juillet 2009).
  26. « Sony Music succumbs to piracy, closes Philippine office », InterAksyon, sur News5 (consulté le 9 juin 2012)
  27. (el) « Κλείνει η ιστορική δισκογραφική Sony Music Greece »,‎ 27 juin 2013 (consulté le 29 janvier 2014).
  28. « Record Labels Threaten the Open Internet, isoHunt Tells Court », sur TorrentFreak,‎ 29 février 2012 (consulté le 28 février 2013).

Liens externes[modifier | modifier le code]