Soninkés
| |
1 787 000[1] |
|---|---|
| |
382 000[2] |
| |
237 000[3] |
| |
138 000[4] |
| |
25 000 |
| |
19 132 |
| Population totale | 2 420 000 (estim. 2015) |
| Régions d’origine | région de Kayes, région de Nioros, région de Nara, Kaarta, Kingui, Kagorota, Bakel, Kaniaga, Garawol, Guidimakha, Guidimé, Gadiaga, Diombokoh, Diafounou, Bahkonou, Banamba, Soroma, Diangounté, Diongaga, Koussané, Marena, Yélimané, Asowana, Barouéli, Trougoumbé, Sélibabi. |
|---|---|
| Langues | soninké |
| Religions | Islam sunnite |
| Ethnies liées | (WAGUE) |
Les Soninkés encore appelés Maraka sont un peuple présent en Afrique de l'Ouest sahélienne, qui peuple un vaste territoire qu’ils nomment eux-mêmes Soninkara, c’est-à-dire « le pays des Soninké » établi principalement au Mali, au Sénégal, en Mauritanie, en Gambie, en Guinée et en Guinée-Bissau.
Les Soninké sont réputés pour leur forte culture cavalière, héritée de l’Empire du Wagadu. Ils sont également reconnus comme un peuple de commerçants, ayant joué un rôle important dans les échanges économiques à travers l’Afrique de l’Ouest et le Sahara.Ils font culturellement partie du groupe mandé par leur langue, le soninké, et forment un groupe ethnique à part entière.
Ethnonymie
[modifier | modifier le code]Selon les sources, ce groupe ethnique est désigné par de nombreuses variantes : Aswanik, Dafing, Dafi, Dyakanke, Gadyaga, Maraka, Maraxa, Marka, Marka Soninké, Saracole, Sarakolé, Sarakollé, Sarakule, Sarawule, Saraxole, Seraculeh, Serahuli, Serakhulle, Silabe, Soniake, Soninkés, Sonninké, Toubakai, Wa’kri, Wakore[5].
Ils se désignent eux-mêmes par le mot soninké qui est en réalité le singulier du mot soninko[6]. Ils sont également appelés « Sarakholés » par les Wolofs, « Marakas » par les Mandingues « Wakoré »[7] par les Songhaïs, ou encore « Toubakaï ». « Marka » est le nom sous lequel ils sont connus au Mali dans la région de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti et au Burkina Faso dans celle de Dafina[8].
Langue
[modifier | modifier le code]Leur langue est le soninké, une langue mandée, dont le nombre total de locuteurs a été estimé à plus de 3 000 000 dans le monde. 1 800 000 ont été dénombrés au Mali, 1 200 000 au Sénégal, 156 000 en Gambie, 237 000 en Mauritanie, 5 000 en Guinée-Bissau et quelques milliers en Côte d'Ivoire, en Guinée (Manda Saran, Linsan Saran et Badougoula) et au Burkina Faso. Les Soninkés sont présents également à l'extérieur de l'Afrique grâce à une importante diaspora. Ces chiffres restent des estimations.
Histoire
[modifier | modifier le code]
Mythe des origines
[modifier | modifier le code]La fondation du royaume du Ouagadou, à l'origine de l'empire du Ghana, d'après la tradition orale des griots soninkés, est attribuée à un personnage légendaire, Dinga, l'ancêtre des Soninkés. Lorsque Dinga arriva en Afrique de l'Ouest, dans la région où se trouvent aujourd'hui le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, il trouva sur place une nation d'agriculteurs, les Karos, qu'il réussit, lui et sa suite, à dominer.
Les troupes de Dinga étaient d'excellents cavaliers, armés de lances, d'épées, de boucliers et d'armures de fer. La légende rapporte que dans la région, un serpent à sept têtes nommé Bida régnait en maître. Pour pouvoir fonder un royaume, Manga Diabé Cissé, fils de Dinga, dut négocier avec le serpent Bida : celui-ci devait le laisser installer son empire à condition que Dinga lui donnât tous les sept ans la fille la plus belle et la plus propre (vierge) du Ouagadou. En contrepartie, le serpent accorderait au Ouagadou la richesse, l'or et la pluie pour les récoltes. Dinga Cissé est l'ancêtre des Soninkés portant les patronymes : Cissé, Diané, Dramé, Khouma, Sakho, Soukhouna, Touré.
Histoire
[modifier | modifier le code]L'historien Abdoulaye Bathily propose une origine saharienne des Soninkés, qui auraient migrés vers le Sahel au fur et à mesure de l'assèchement du climat au IIIe millénaire av. J.-C.[9].
Les Soninkés se sont convertis à l'islam au XIe siècle. Après la chute de l'empire du Ghana, les Soninkés se sont dispersés dans toute l'Afrique de l'Ouest à partir du XIIe siècle, donnant ainsi naissance à plusieurs ethnies dont les Bozo, Soninkés devenus pêcheurs sur le fleuve Niger et en propageant l'islam[10].
Ils ont créé également le royaume du Galam au Sénégal, sur la vallée du fleuve Sénégal, ancien royaume qui se trouvait au sud du Fouta-Toro et à l'est du royaume du Djolof. Le roi portait le titre de Tounka. Le royaume a été plusieurs fois vassalisé par le Djolof à l'époque où celui-ci était un empire, par le Fouta-Toro et par le royaume bambara du Kaarta. La ville de Bakel se trouve sur l'ancien royaume du Galam.
Le royaume du Galam vivait de l'agriculture, du commerce de la gomme arabique, de l'or et des esclaves[11]. Installé idéalement à mi-distance du désert et de la forêt, ses échanges se faisaient avec les peuples de la région comme avec ceux venus du nord.
Le plus lucratif était l'or, extrait au sud ou dans la région, et les esclaves, capturés sur des tribus noires voisines[12], les deux sources essentielles de ses ventes aux peuples du nord. Ce qui n'empêcha pas les Maures de razzier le Galam, en quête de toujours plus d'esclaves pour leurs voies commerciales transsahariennes[13].
L'arrivée des Européens renforça la traite tout en réorientant les axes commerciaux. En effet, les négriers français captèrent une partie du bois d'ébène, notamment celui capturé dans les pays voisins, le Galam réservant les autres esclaves à la traite arabe[11].
Au XIXe siècle, les Européens prohibèrent l'esclavage et la traite. Mamadou Lamine Dramé, un marabout soninké du Galam, fut l'un des plus grands résistants contre la colonisation au Sénégal[14], tout comme Samory Touré et pour la même raison existentielle que lui : il défendait le maintien du libre trafic des esclaves.
Population
[modifier | modifier le code]Le territoire qu'ils occupent s'étend sur 800 kilomètres, d'est en ouest, de la moyenne vallée du Sénégal jusqu'au delta intérieur du Niger[15]. La majorité des Soninkés vivent dans l'ouest du Mali.
Au Sénégal, selon le recensement de 1988, les Soninkés étaient 113 184 sur une population totale estimée à 6 773 417 habitants, soit 1,7 %[16].
Il existe une importante diaspora Soninké, notamment en région parisienne depuis la fin des années 1950[17]. Dans les années 1970, les Soninkés représentaient près de 70 % de la population subsaharienne émigrée en France[18].
Ils sont généralement musulmans sunnites.
Organisation sociale
[modifier | modifier le code]Dès l'époque précoloniale, la société soninké pratique le commerce d'esclaves pour progressivement se transformer en société esclavagiste[19]. Ainsi, jusqu'à la fin du XIXe siècle, dans les régions qu'elle occupe, la population peut être constituée de 30 à 50% d'esclaves[19]. Face à de si grandes proportions, les Soninkés, pour maintenir le contrôle, se montrent brutaux à leur encontre[19]. Les esclaves habitaient dans un quartier spécifique des villages, une pratique qui s'est maintenue jusqu'à nos jours[19].
Les Soninkés vivent sur la vallée du fleuve, plus particulièrement dans la région de Guidimakha et la région du Gorgol. Ils sont sans nul doute les plus grands cultivateurs de la Mauritanie.
L’organisation sociale des Soninkés est très hiérarchisée. Elle comprend trois niveaux[20] :
- les hommes libres appelés Hooro (nobles) auxquels appartiennent les tunkalemmu (princes qui ont vocation au règne) les mangu (courtisans, guerriers, confidents des tunkalemmu) et les modylemmu (imams, marabouts, guides religieux) ;
- les hommes de caste ou Ñaxamala (Niakhamala) auxquels appartiennent les forgerons, les travailleurs du bois, les griots (jaaro) et les cordonniers ;
- les captifs, esclaves ou Komo, qui ont été affranchis au début du XXe siècle sous l'effet de la colonisation[réf. nécessaire].
Ce système est héréditaire. Les mariages se font au sein de chaque catégorie. La société soninké est patrilinéaire.
Le tunka, le roi, est le chef politique. Il est propriétaire des terres de son pays et de ce qui y pousse. Il est issu des tunkalemmu auxquels il se réfère avant de prendre une décision. Les chefs de village doivent obtenir la bénédiction du tunka pour exercer.
Culture
[modifier | modifier le code]
Dans le passé, les hommes avaient les cheveux tressés ou des coiffures en locks, qu'ils enduisaient de karité. Les femmes avaient le plus souvent le crâne rasé, mais il y avait aussi des coiffures tressées, très difficiles à réaliser. Elles tatouaient leurs lèvres et leurs gencives pour faire ressortir la blancheur de leurs dents et rehausser la beauté de leur visage. Les femmes portaient toujours un léger voile sur la tête.
Les Sarakholés ne pratiquent pas la scarification du visage autant que les Bambaras. Hommes comme femmes se font deux ou trois scarifications sur les tempes, et les femmes en font trois de plus sur les joues. L'excision des jeunes filles était très pratiquée dans le passé. Les oreilles de la femme sont percées de plusieurs trous dans lesquels sont placés plusieurs anneaux en or pour les plus fortunées, en argent ou en bronze pour les plus modestes. Les bijoux tels que les colliers, les bracelets au poignet et aux chevilles sont très utilisés. Traditionnellement, les hommes soninkés portent le boubou, une grande robe qui arrivait en bas des genoux et un pantalon, souvent de couleur blanche, beige ou bleu indigo. Dans le passé, une ceinture de cuir était attachée à la taille. Il y a aussi les babouches brodées appelées moukhou, ou les sandales de cuir, le tepou. Les femmes portaient le pagne qui s'arrêtaient en bas des genoux, le fendeli, et pour le haut la camisole, par-dessus laquelle elles mettent un boubou le plus souvent de couleur indigo, appelé doroké khoré (grand vêtement). Avec l'islamisation, le pagne arrive désormais jusqu'aux chevilles. Le bazin (bassa) est le tissu utilisé pour les fêtes, noble et de grande qualité. Sous leurs vêtements, les femmes ont plusieurs colliers de perles qu'elles portent sur la taille. Ils sont portés comme des sous-vêtements de séduction, ils ne peuvent être montrés que dans l'intimité. Sur la tête elles attachent artistiquement un foulard, le tikka ou kala.
Patronymes
[modifier | modifier le code]
Selon Makhtar Diouf, chercheur à l'IFAN[21], certains patronymes sont caractéristiques d'une origine soninké – parfois lointaine – comme : Baradji, Bathily, Barro, Berthé, Bidanessy, Camara, Cissé, Dabo, Diaby, Diabira, Diagana, Diagouraga (tambacoly), Diarisso, Diané, Dianessi, Dioumassy, Diawara (Maréga), Doukouré ou Doucouré, Dounkassi, Doukara, Dramé, Fadiga, Fadé, Fofana, Gassama, Gandega, Goumané ou Gumaneh, Maguiraga, Makadji, Niakaté, Samassa, Koïta, Kouma, Sakho ou Sacko, Samoura, Sissako, Semega, Sylla, Soumaré, Soukouna, Magassa, Simaga, Simpara, Talla, Tandia, Tandjougora Tigana, Tounkara, Touré, Yattabari, Wagué.
D'autres comme Kébé, Séméga, Gallédou, Timéra, Tandia ou Tandian notamment.
Cissé (et ses variantes Cisé, Sise ou Siise) occupe une place de choix, puisque c'était le patronyme des six premiers clans soninké issus des six fils de Dingka[22]. Ci signifiant « cheval », cisé serait « le cavalier ».
Mais on pourrait en ajouter bien d'autres, tels que Diakité d'origine peule, Ira ou Yra, Sanogo d'origine Wangara dioula , Nder, Kaïré, Loum, Khoulé, Diaouné. Les Soninkés connus aussi pour de grand voyageurs ils portent les noms de famille des autres ethnies tel que les Bambaras.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ https://joshuaproject.net/people_groups/14996/ML
- ↑ https://joshuaproject.net/people_groups/14996/SG
- ↑ https://joshuaproject.net/people_groups/14996/M
- ↑ https://joshuaproject.net/people_groups/14996/GA
- ↑ Notice des Soninkés, sur RAMEAU, BnF.
- ↑ Mamadou Dramé, « Cérémonies et rites chez les Soninké », dans Peuples du Sénégal, Sépia, Saint-Maur, 1996, p. 65
- ↑ Tarikh es Fattach (table des matières), Pages de fin
- ↑ (en) James Stuart Olson, « Marka » in The Peoples of Africa: An Ethnohistorical Dictionary, Greenwood Publishing Group, 1996, p. 373 (ISBN 9780313279188).
- ↑ Agnès Gelbert, Ceramic traditions and technical borrowings in the Senegal Valley, Les Éditions de la MSH, , 104 p. (ISBN 978-2-7351-0959-3, présentation en ligne).
- ↑ Guy, p. 359.
- Abdoulaye Bathily, Les portes de l'or : le royaume de Galam, Sénégal, de l'ère musulmane au temps des négriers, VIIIe – XVIIIe siècle, Paris, L'Harmattan, , 379 p. (ISBN 2-7384-0276-3, lire en ligne), p. 264.
- ↑ https://www.persee.fr/doc/jafr_0399-0346_2000_num_70_1_1219
- ↑ Les portes de l'or, op. cit., p. 270-271.
- ↑ Roche, p. 241.
- ↑ Mamadou Dramé, op. cit., p. 69.
- ↑ Chiffres de la Division de la Statistique de Dakar cités dans Peuples du Sénégal, op. cit., p. 182.
- ↑ Jean-Philippe Dedieu, La parole immigrée. Les migrants africains dans l'espace public en France (1960-1995), Paris, Klincksieck, 2012, pp.100-110 ; François Manchuelle, Les diasporas des travailleurs soninké (1848-1960): Migrants volontaires, Paris, Karthala, 2004, pp. 263-310.
- ↑ Bernard Nantet, Dictionnaire de l’Afrique. Histoire, civilisation, actualité, Larousse, Paris, 2006, p. 275 (ISBN 2-03-582658-6).
- François Manchuelle (trad. de l'anglais), Les Diasporas des travailleurs soninké (1848-1960). Migrants volontaires, Paris, Karthala, , 350 p. (ISBN 2-84586-535-X, lire en ligne), p. 48-51.
- ↑ Monique Chastanet, « De la traite à la conquête coloniale dans le Haut Sénégal : l'état Soninke du Gajaaga de 1818 à 1858 », Cahiers du C.R.A, no 5, , p. 87-108 (ISSN 0291-2848, lire en ligne [PDF]).
- ↑ Patronymes identifiés comme soninké par Makhtar Diouf, dans Sénégal, les ethnies et la nation, Dakar, NEAS, 1998, p. 70-71
- ↑ Alikaou Diarra, Du Wagadou au Mali démocratique, 2002, p. 33-34
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Abdoulaye Bathily, Les portes de l'or, Le royaume de Galam, de l'ère musulmane au temps des négriers (VIIIe – XVIIIe siècle), L'Harmattan.
- Amadou Diallo, L’éducation en milieu soninké dans le cercle de Bakel : 1850-1914, Dakar, Université Cheikh Anta Diop, 1994, 36 p. (mémoire de DEA)
- Mamadou Dramé, « Cérémonies et rites chez les Soninké », in Peuples du Sénégal, Sépia, Saint-Maur, 1996, p. 63-96 (ISBN 2-907888-97-8)
- Alain Gallay, « La poterie en pays Sarakolé (Mali, Afrique Occidentale) », Journal de la Société des Africanistes, Paris, CNRS, 1970, tome XL, n° 1, p. 7-84 [lire en ligne]
- Joseph Kerharo, « La pharmacopée sénégalaise : note sur quelques traitements médicaux pratiqués par les Sarakolé du Cercle de Bakel », Bulletin et mémoires de la Faculté mixte de médecine et de pharmacie de Dakar, t. XII, 1964, p. 226-229
- François Manchuelle, Les diasporas des travailleurs soninké (1848-1960): Migrants volontaires, Paris, Karthala, 2004.
- Charles Monteil, La légende du Ouagadou et l'origine des Soninké, IFAN, Dakar, Mémoire n° 23, 1953
- Éric Pollet et Grace Winter, La société soninké (Dyahunu, Mali), Université libre de Bruxelles, 1971
- Badoua Siguine, La tradition épique des forgerons soninké, Dakar, Université de Dakar, 198?, (mémoire de maîtrise)
- Badoua Siguine, Le surnaturel dans les contes soninké, Dakar, Université de Dakar, 1983, 215 p. (mémoire de maîtrise)
- Mahamet Timera, Les Soninké en France : d'un histoire à l'autre, Karthala, 1996, 244 p. (ISBN 2-86537-701-6)
- Samba Traoré, Corpus soninké. Parenté et mariage, Laboratoire d'anthropologie juridique de Paris, Université de Paris 1, 1985
- Cheikhna Wagué, « Quand les identités sociales s’affrontent, la coexistence devient difficile au Fouta Toro. Les Soninkés face aux mutations du XXe siècle », Hypothèses 2006, Travaux de l’École doctorale d’Histoire de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, Paris, Publications de la Sorbonne, 2007, p. 215-226.
- Cheikhna Wagué et Sandra Nossik, « Les 'konpo xooro' des migrants soninkés de Dakar : histoire, pratiques et mises en discours », in La migration prise aux mots. Mises en récits et en images des migrations transafricaines, Cécile Canut et Catherine Mazauric (dir.), Paris, Le Cavalier bleu, 2014, p. 113-127.
- Cheikhna Wagué, « Récits ou miroirs déformants des réalités socio-historiques. L’hétérogénéité des migrations soninkées au Fouta Toro (Mauritanie, Sénégal) depuis la fin du XVIIIe siècle », in Figures et discours de migrants en Afrique. Mémoires de routes et de corps, Abdourahmane Seck, Cécile Canut et Mouhamed Abdallah Ly (dir.), Paris, Riveneuve, 2015, p. 131–154.
- Cheikhna Wagué, «L’hétérogénéité des réalités historiques et sociologiques de l’esclavage (komaaxu) et de ses séquelles en pays soninké (Mauritanie, Mali, Sénégal, Gambie…) », in Zakariya Soumaré, Cheikhna Wagué, Sidi N’diaye (dir.), Penser et écrire la société soninké aujourd’hui, Paris, L’Hamattan, 2020, pp. 211-243.
- Nicolas Guy, « L'enracinement ethnique de l'islam au sud du Sahara. Étude comparée », Cahiers d'études africaines, vol. 18, no 71, , p. 347-377 (lire en ligne, consulté le )
- Christian Roche, « La capture et la mort de Mamadu Lamine, marabout du Buundu (9 décembre 1887) », dans Histoire de la Casamance : conquête et résistance, 1850-1920, Karthala, (ISBN 2-86537-125-5, lire en ligne)
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Royaume du Ouagadou
- Liste des groupes ethniques d'Afrique
- Groupes ethniques du Sénégal
- Mamadou Lamine Dramé
Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Présentation historique des Soninke, sur soninkara.com
- Soninkara.com (Soninkara : portail de la communauté soninké)
- Soninkara.org (Portail sur la Communauté, Société et Culture Soninké)
